Résumé d'une présentation à venir dans le cadre de l’Université populaire d’été des NCS

Les enjeux du mouvement populaire

Le mouvement populaire contre l’État

Par Mis en ligne le 22 août 2011

La ques­tion que sou­lève cet ate­lier est criante d’actualité. Comment le mou­ve­ment popu­laire doit-il se com­por­ter face aux mul­tiples par­te­na­riats qui lui sont pro­po­sés ? Les exemples sont nom­breux. On peut penser à ces ren­contres des par­te­naires en édu­ca­tion où étu­diantEs et syn­di­cats ont certes été parmi les invi­tés du gou­ver­ne­ment du Québec, mais pour tra­vailler sur des ques­tions comme « Quels prin­cipes doivent guider la hausse des droits de sco­la­rité ? ». Ou encore, à cette mul­ti­pli­ca­tion des inter­ven­tions de la ten­ta­cu­laire Fondation Lucie et André Chagnon (FLAC) qui réus­sit à diri­ger, par les fonds mixtes, l’engagement de l’État face à l’éducation, à la santé, aux orga­ni­sa­tions com­mu­nau­taires… tout cela en orien­tant les ini­tia­tives des mou­ve­ments sociaux pour cadrer dans les objec­tifs qu’elle éla­bore. La liste pour­rait s’allonger davan­tage, mais ces deux exemples nous per­mettent de décli­ner plu­sieurs questions.

Les dés sont-ils pipés d’avance lorsque les inter­ve­nantEs du mou­ve­ment popu­laire sont invi­tés à s’asseoir avec l’État et les par­te­naires privés ? Faut-il prendre part à ces consul­ta­tions, tables de concer­ta­tions et par­te­na­riats ou y briller par notre absence ? Quelle est la place de la mobi­li­sa­tion, de la contes­ta­tion, de la déso­béis­sance civile et jusqu’où est-ce pos­sible (alors même que nous voyons poindre la menace d’une police poli­tique avec les inter­ven­tions de la toute nou­velle escouade du SPVM)? Quel(s) lien(s) le mou­ve­ment popu­laire devrait-il entre­te­nir, selon les divers contextes, avec l’État ? Quand des mou­ve­ments sociaux font le choix de dialoguer/​discuter avec les inter­lo­cu­teurs gou­ver­ne­men­taux, quelles consé­quences cela implique-t-il au niveau de leur concep­tion du projet de société et de la vie poli­tique ? Est-ce pos­sible de col­la­bo­rer avec l’État et autres par­te­naires qui s’immiscent dans les affaires sociales tout en conser­vant son auto­no­mie ? Depuis plu­sieurs décen­nies, le mou­ve­ment popu­laire doit apprendre à tran­si­ger avec l’État. Quelles sont les leçons tirées des expé­riences pas­sées ? Y a-t-il des acquis ? Peut-on iden­ti­fier des expé­riences (de rap­port à l’État) plus ins­pi­rantes que d’autres ?

Les inter­ve­nantEs de cet ate­lier ten­te­ront d’apporter des élé­ments de réponse à ces mul­tiples ques­tions, par le biais de leurs expé­riences, mili­tan­tisme et ana­lyses du mou­ve­ment popu­laire et de ses décli­nai­sons diverses, dont les mou­ve­ments com­mu­nau­taire et syndical.

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