Les Cahiers du Socialisme

Le texte qui suit, écrit par Jean-Guy Lacroix, professeur de sociologie à l'UQAM, explique la démarche intellectuelle et politique des Cahiers du socialisme (1978-1985). Paru en 1987, il propose aussi un premier bilan de cette expérience. La diffusion de ce texte nous semble encore pertinente aujourd'hui, parce que les idées qu'il contient participent toujours de l'esprit dans lequel travaillent les membres du Collectif d'analyse politique (l'éditeur des Nouveaux Cahiers du socialisme).

Par Mis en ligne le 25 juillet 2009

Origines et objec­tifs de départ

Le pre­mier numéro de la revue Les Cahiers du Socialisme parut au prin­temps de 1978. Les fon­da­teurs, ayant par­ti­cipé à des expé­riences mili­tantes dif­fé­rentes et pro­ve­nant d’horizons intel­lec­tuels variés, cher­chaient alors à com­bler le vide causé par la dis­pa­ri­tion de Chroniques et les échecs de relance de Socialisme Québécois[1]. Tous étaient uni­ver­si­taires, pour la plu­part membres du dépar­te­ment de socio­lo­gie, de l’Université du Québec à Montréal.

La fon­da­tion des Cahiers tient aussi du contexte des années 1975-1980. Ce contexte, carac­té­risé par l’arrivée du PQ au pou­voir et la crise d’unité natio­nale du Canada que celle-ci pro­vo­qua, donna éga­le­ment nais­sance, en 1979, à la revue Studies in Political Economy : A Socialist Review. Cette der­nière se défi­nis­sait d’ailleurs dans son pre­mier numéro comme la contre­par­tie cana­dienne-anglaise des Cahiers et affir­mait avoir l’intention de faire quelques co-publi­ca­tions avec les Cahiers[2]. Et, au départ il y eut effec­ti­ve­ment quelques articles qui furent tra­duits par cha­cune de ces revues.

Dès leur pre­mier numéro, les Cahiers se défi­nis­saient comme une tri­bune ouverte aux études por­tant sur la société qué­bé­coise et ayant pour but de faire avan­cer la connais­sance des rap­ports entre les classes sociales[3]. L’objectif de faire paraître de telles études tenait au constat qu’il y avait alors peu d’analyses socia­listes de la société qué­bé­coise et que les quelques tra­vaux de cet ordre n’étaient pas suivis d’approfondissements et de débats[4].

Dans la pré­sen­ta­tion du pre­mier numéro, le comité de rédac­tion affir­mait que les pro­blèmes aux­quels s’intéressait la revue étaient ceux qui sem­blaient essen­tiels pour com­prendre et trans­for­mer la société qué­bé­coise. Il pré­ci­sait : « Il s’agit, notam­ment, des rap­ports entre classes sociales au Québec et au Canada, de la nature de l’État capi­ta­liste fédé­ral et qué­bé­cois, de la place du Canada dans le sys­tème impé­ria­liste, des voies d’organisation et d’accession au pou­voir des classes oppri­mées, de la ques­tion natio­nale, etc. »[5].

Et, dans cette pré­sen­ta­tion, on ajou­tait que les Cahiers se vou­laient indé­pen­dants des divers mou­ve­ments et partis de gauche exis­tant alors[6].

Un bref his­to­rique

Depuis ce pre­mier numéro du prin­temps 1978, Les Cahiers du Socialisme ont publié 16 numé­ros conte­nant plus de 135 articles.

Le déve­lop­pe­ment de la revue s’est effec­tué en trois périodes : la pre­mière, du numéro 1 (prin­temps 1978) au numéro 6 (automne 1980); la seconde com­mença avec le numéro 7 (hiver/​printemps 1981) pour se ter­mi­ner avec le numéro double 12/13 (prin­temps 1983); et, la der­nière période qui débuta avec le numéro 14 paru au prin­temps 1984. Ce déve­lop­pe­ment a donc été marqué par deux moments d’importantes trans­for­ma­tions.

Le pre­mier moment

Les Cahiers connurent durant la pre­mière période de leur encore courte his­toire une dif­fu­sion assez large dans les milieux de gauche de cette époque. Plusieurs des articles alors publiés par la revue renou­ve­laient autant l’approche théo­rique qu’empirique pré­va­lant alors. Ainsi, cer­tains textes eurent une cir­cu­la­tion impor­tante et furent repris par beau­coup de gens, par des revues dites « savantes » de même que par les milieux popu­laires. On peut à ce titre entre autres men­tion­ner les articles de Jorge Niosi sur la bour­geoi­sie cana­dienne-fran­çaise[7], de Dorval Brunelle sur les rap­ports fédé­ral-pro­vin­cial[8] et de Gilles Bourque sur la bour­geoi­sie qué­bé­coise et l’État qué­bé­cois[9]. Notons qu’à ce moment pré-réfé­ren­daire, les années 1979-1980, beau­coup « d’esprits » étaient pré­oc­cu­pés par la nature de la bour­geoi­sie qué­bé­coise. La revue, par ces articles, par­ti­ci­pait donc au débat en cours dans la société qué­bé­coise. Cela se pour­sui­vit jusqu’au numéro 5 (prin­temps 1980). Par la suite un cer­tain flot­te­ment se fit sentir ; cela allait conduire à une trans­for­ma­tion des Cahiers.

Ce pre­mier moment de trans­for­ma­tion de la revue est marqué par le numéro 7. L’éditorial de ce numéro, le pre­mier que les Cahiers publièrent, fait un court bilan des trois pre­mières années de la revue et signale deux pro­blèmes étroi­te­ment liés : la teneur essen­tiel­le­ment aca­dé­mique des articles et la com­po­si­tion très res­treinte du comité de rédac­tion. Le comité affir­mait alors que si la démarche et l’approche, jusque-là pra­ti­quées par les Cahiers, per­met­taient d’établir la per­ti­nence d’une ana­lyse cri­tique dans le contexte qué­bé­cois, elles pou­vaient tou­te­fois main­te­nir entre le comité de rédac­tion et les lec­teurs une trop grande dis­tance. Il pré­ci­sait : « (…) en d’autres mots, si l’approche théo­rique pou­vait être valable, la repré­sen­ta­ti­vité du comité lui-même, son rôle, sa place et ses fonc­tions dans la conjonc­ture sociale et poli­tique des années 1980 par rap­port au milieu dans lequel il est sensé inter­ve­nir pou­vait s’avérer trop grande »[10].

Ces constats eurent deux impacts. D’une part, ils ame­nèrent le comité à s’élargir et à diver­si­fier sa com­po­si­tion sociale en inté­grant des gens qui n’étaient pas de l’UQAM et en éten­dant les hori­zons cri­tiques et la pro­ve­nance géo­gra­phique (en termes de régions du Québec) des membres du comité de rédac­tion. D’autre part, ces constats ame­nèrent le comité à défi­nir le contenu des futurs numé­ros de manière à ce que la cri­tique du capi­ta­lisme s’inscrive plus immé­dia­te­ment et plus concrè­te­ment dans les pré­oc­cu­pa­tions des intel­lec­tuels et mili­tants socia­listes[11].

Dans l’éditorial de ce numéro-char­nière dans le déve­lop­pe­ment des Cahiers, la revue se défi­nis­sait comme un ins­tru­ment de lutte idéo­lo­gique défen­dant le socia­lisme et l’indépendance du Québec. Toutefois, le comité pré­ci­sait ne pas vou­loir défi­nir de ligne théo­rico-poli­tique, ni iden­ti­fier les Cahiers à un cou­rant poli­tique spé­ci­fique[12]. Le comité ajou­tait alors : « (…) la revue demeu­rera ouverte à la plu­ra­lité des gauches sans nulle excep­tion. Notre tâche spé­ci­fique sera pré­ci­sé­ment de favo­ri­ser le ques­tion­ne­ment »[13]. Cet objec­tif fut pré­cisé par l’éditorial du numéro 9 affir­mant que cette pers­pec­tive « ouverte » visait à assu­rer que dans l’effervescence des idées se déve­loppe un projet unifié de société par l’enrichissement des diverses pro­po­si­tions plutôt que par leur réduc­tion à un dogme[14].

À comp­ter des numé­ros 7 et 8 s’ouvre donc la deuxième période de déve­lop­pe­ment de la revue. Cette période sera carac­té­ri­sée par un élar­gis­se­ment impor­tant du comité de rédac­tion. Toutefois, la com­po­si­tion sociale de celui-ci demeura très majo­ri­tai­re­ment aca­dé­mique. Par contre, les lieux d’implication mili­tante des membres s’accrurent de façon appré­ciable avec cet élar­gis­se­ment.

Cette trans­for­ma­tion du comité de rédac­tion allait trans­pa­raître dans la nature des articles et la com­po­si­tion des numé­ros. Ainsi, à partir du numéro 7, la revue aborde-t-elle plus fré­quem­ment et plus sub­stan­tiel­le­ment des pro­blèmes pré­oc­cu­pant direc­te­ment les milieux mili­tants. On vit alors : dans le numéro 8 un pre­mier article sur le fémi­nisme ; plu­sieurs articles sur Solidarité et la Pologne dans le numéro 9 ; des dos­siers sur les groupes popu­laires et la dis­so­lu­tion d’En lutte dans le numéro double 10/11 ; et plu­sieurs articles sur la crise poli­tique et la crise du syn­di­ca­lisme dans le numéro double 12/13.

Cette deuxième période de déve­lop­pe­ment des Cahiers du Socialisme fut éga­le­ment mar­quée par la publi­ca­tion d’éditoriaux. C’était, pour les Cahiers, une façon d’intervenir plus acti­ve­ment dans les débats et pré­oc­cu­pa­tions des mili­tants et mili­tantes des milieux popu­laires et syn­di­ca­listes autant que poli­tiques.

Le deuxième moment

Après la paru­tion, en mars 1983, du numéro double 12/13, la publi­ca­tion des Cahiers fut inter­rom­pue pen­dant près d’un an. Les rai­sons de cette inter­rup­tion sont mul­tiples mais les plus impor­tantes tiennent à des dif­fi­cul­tés finan­cières et à une crise interne nul­le­ment étran­gère à la crise qui assaille toute la gauche depuis plu­sieurs années. Cette crise interne se solda par quelques départs du comité de rédac­tion et l’arrivée de quelques nou­veaux membres.

Cette crise, de même que la relance qui s’ensuivit, ne firent pas l’objet d’un édi­to­rial comme ce fut le cas lors du pre­mier moment de trans­for­ma­tion des Cahiers. Cependant, la nature de cette crise et les objec­tifs de la relance trans­pa­raissent dans l’éditorial du numéro 14, paru au prin­temps de 1984[15].

Dans un texte interne ayant servi de base à la relance de la revue, le comité de rédac­tion se don­nait alors l’objectif de tra­vailler à l’élaboration d’un point de vue de gauche sur la réa­lité sociale et poli­tique qué­bé­coise dans la pers­pec­tive de la construc­tion d’un ras­sem­ble­ment de la gauche dans le champ poli­tique[16]. Cet objec­tif s’inscrit à l’intérieur de limites bali­sées par les notions de « ras­sem­ble­ment de la gauche » et de « socia­lisme ».

Par « ras­sem­ble­ment de la gauche » la revue réfère aux indi­vi­dus, groupes, asso­cia­tions, orga­ni­sa­tions poli­tiques qui, en dépit de leurs contra­dic­tions internes, s’interrogent sur les mêmes ques­tions de fond concer­nant l’organisation sociale et qui sont à la recherche d’une alter­na­tive pro­gres­siste, d’une trans­for­ma­tion radi­cale des rap­ports de domi­na­tion tels qu’ils existent aujourd’hui[17].

Le « socia­lisme » auquel la revue se réfère trouve ses fon­de­ments dans le mar­xisme dans ce qu’il a en lui d’essentiel : la méthode d’analyse et la mise en lumière de la nature des rap­ports sociaux. Dans cette pers­pec­tive le mar­xisme auquel se réfèrent les Cahiers ren­voie à tous ceux et toutes celles qui sont conscients-es des rap­ports de domi­na­tion et d’exploitation, qui luttent contre ceux-ci et qui cherchent une alter­na­tive[18].

Les plus récents numé­ros de la revue, les numé­ros 14, 15 et 16, sont ins­pi­rés par cette défi­ni­tion. La fac­ture des Cahiers a été peu chan­gée mais la com­po­si­tion, elle, en fut modi­fiée. Ainsi, depuis le début de cette troi­sième période de déve­lop­pe­ment, la revue cherche à pro­duire des numé­ros plus arti­cu­lés autour d’un thème et encore mieux ins­crits dans la conjonc­ture.

Les cinq carac­té­ris­tiques des Cahiers du Socialisme

Le bref his­to­rique que nous venons d’esquisser permet de faire res­sor­tir les grandes carac­té­ris­tiques de la revue.

Premièrement, la revue a tou­jours accordé une impor­tance aux pro­blèmes concer­nant le socia­lisme et la ques­tion natio­nale qué­bé­coise.

Deuxièmement, elle s’est tou­jours défi­nie comme un ins­tru­ment de débats et cha­cune de ses trans­for­ma­tions tente de concré­ti­ser plus acti­ve­ment cet objec­tif. D’une cer­taine façon, la diver­sité des articles de même que la diver­sité de leur pro­ve­nance comme les réac­tions que cer­tains sus­ci­tèrent montrent que cet objec­tif ne fut pas illu­soire. Cependant, la réa­li­sa­tion de celui-ci demeure limi­tée car le tirage modeste de la revue, qui a tou­jours varié entre 1000 et 1500 exem­plaires[19], indique que cet ins­tru­ment de débat est demeuré un outil dont l’utilisation reste limi­tée.

Troisièmement, les Cahiers se sont tou­jours voulus le plus près pos­sible, par les membres du comité de rédac­tion et les articles publiés, des lieux d’implication, de lutte. Cela fut concré­tisé par l’élargissement et le renou­vel­le­ment du comité de même que par cer­taines trans­for­ma­tions de la revue. La pour­suite des objec­tifs de départ au tra­vers de ce renou­vel­le­ment témoigne d’une cer­taine réus­site de la revue. Toutefois, les femmes sont encore peu nom­breuses au comité et il n’y a pas de jeunes. La revue est, à ce titre, tra­ver­sée par les mêmes contra­dic­tions et sujette aux mêmes pro­blèmes que ren­contrent actuel­le­ment toutes les formes d’organisations mili­tantes.

Quatrièmement, les Cahiers se sont tou­jours voulus indé­pen­dants des groupes, mou­ve­ments et partis poli­tiques, des syn­di­cats et/​ou des autres formes d’organisation. Le comité de rédac­tion a ainsi tou­jours voulu pré­ser­ver l’autonomie et la liberté de cri­tique de la revue. Cette carac­té­ris­tique a d’ailleurs fait que la revue a été « ouverte » à un plu­ra­lisme de points de vue cri­tiques.

Finalement, la revue a tou­jours pré­servé son auto­no­mie finan­cière. Évidemment, la pau­vreté chro­nique des Cahiers n’est pas étran­gère à cela. En fait, la revue survit grâce aux abon­ne­ments et au sou­tien finan­cier des membres du comité de rédac­tion.

À qui s’adressent les Cahiers du Socialisme ?

Le bref his­to­rique que nous venons de faire nous permet de consta­ter que les Cahiers se sont tou­jours adres­sés aux classes domi­nées, à ceux et celles qui subissent l’exploitation et les mul­tiples formes d’oppression qui l’accompagnent. Évidemment, cela défi­nit de façon très large quel est pour les Cahiers l’acteur prin­ci­pal du pro­grès social. Les Cahiers ont tou­jours voulu éviter le débat sté­rile concer­nant l’identification de « l’avant-garde-qui » doit « pré­si­der-aux-des­ti­nées-du-peuple » au profit d’une concep­tion plus large, moins « pure », et moins res­tric­tive. C’est la raison pour laquelle des concepts tels ceux de classe ouvrière et peuple qué­bé­cois sont sou­vent côtoyés dans les Cahiers par des concepts moins précis socia­le­ment et poli­ti­que­ment comme ceux de tra­vailleurs, de groupes popu­laires et de classes popu­laires. Cependant, même aca­dé­mi­que­ment moins sûrs, ces concepts ont l’avantage de dési­gner plus concrè­te­ment les acteurs réels d’un éven­tuel pro­grès social démo­cra­tique.

Mais le faible tirage des Cahiers et la nature des articles, encore sou­vent trop académiques,expliquent que concrè­te­ment la revue n’est acces­sible qu’à un cercle plus res­treint sur­tout com­posé de mili­tants et mili­tantes de groupes poli­tiques, de groupes popu­laires, des syn­di­cats et d’intellectuels-les.

Théoriquement, il n’y a pas de contra­dic­tion entre le fait de s’adresser aux classes popu­laires et celui de ne cir­cu­ler que dans un cercle plus res­treint.

Cependant, la vie de la revue ne peut être assu­rée que par une cir­cu­la­tion gran­dis­sante tout comme le pro­grès social ne peut être assuré que par une mobi­li­sa­tion débor­dant le cercle immé­diat des mili­tants et mili­tantes direc­te­ment impli­qués-es. Il y a là pour les Cahiers, comme pour toutes les publi­ca­tions alter­na­tives, un pro­blème fon­da­men­tal à sur­mon­ter. Et, ce n’est pas uni­que­ment la survie de ces publi­ca­tions qui dépend de la réso­lu­tion de ce pro­blème mais éga­le­ment leur légi­ti­mité sociale et poli­tique.

Conclusion

En conclu­sion je vou­drais, en tant qu’actuel coor­don­na­teur et plus ancien membre de la rédac­tion des Cahiers, essayer d’évaluer le rôle social des Cahiers.

Bien sûr les Cahiers ne sont qu’une modeste revue qu’un groupe d’obstinés main­tiennent « à bout de bras ». Le rôle social de la revue ne peut donc être que fort modeste. Modeste peut-être… mais tout de même utile, je le pense, pour la défense de l’idée de pro­grès social, de libé­ra­tion de l’exploitation.

Les Cahiers se sont voulus un lieu de débats et un médium de dif­fu­sion des idées pro­gres­sistes. À ce titre, près de huit ans de publi­ca­tion et plus de 135 articles repré­sentent un apport non-négli­geable. Et si l’objectif des fon­da­teurs était de com­bler le vide laissé par la dis­pa­ri­tion de Chroniques et de Socialisme Québécois, on peut penser que les Cahiers ont au moins contri­bué à assu­rer une tri­bune à la dif­fu­sion des idées pro­gres­sistes et des ana­lyses socia­listes sur la société qué­bé­coise.

De plus, au cours de leur déve­lop­pe­ment, les Cahiers se sont tou­jours défi­nis comme actifs dans les débats dont ils ont fait état. Cette impli­ca­tion demeure une modeste contri­bu­tion au pro­ces­sus de lutte contre l’exploitation. Cependant, dans le contexte actuel où la gauche est très mino­ri­taire et en crise, où il n’est pas facile de défendre le socia­lisme comme outil néces­saire de la libé­ra­tion des classes domi­nées, la pour­suite de l’expérience des Cahiers contri­bue au déve­lop­pe­ment des lieux de débats et de ques­tion­ne­ment sur le pro­grès social… conçu autre­ment que par le profit et la ren­ta­bi­lité.


[1] Éditorial, Les Cahiers du Socialisme, 1981, no 7, p. 5.

[2] Editorial Statement, Studies in Political Economy : a Socialist Review, Spring 1979, no 1, p. IV.

[3] Présentation, Les Cahiers du Socialisme, 1970, no 1, p. 2.

[4] Ibidem.

[5] Ibid, p. 3.

[6] Ibidem.

[7] Jorge Niosi, « La nou­velle bour­geoi­sie cana­dienne-fran­çaise», Les Cahiers du Socialisme, prin­temps 1978, no 1, p. 5-51.

[8] Dorval Brunelle, « L’intervention de l’État dans l’économie et la ques­tion du rap­port entre le fédé­ral et les pro­vinces », Les Cahiers du Socialisme, prin­temps 1978, no 1, p. 51-87.

[9] Gilles Bourque, « Petite bour­geoi­sie enva­his­sante et bour­geoi­sie téné­breuse », Les Cahiers du Socialisme, prin­temps 1979, no 3, p. 120-162.

[10] Éditorial, Les Cahiers du Socialisme, 1981, no 7, p. 3.

[11] Ibidem.

[12] Ibid., p. 5.

[13] Ibidem.

[14] Jean-Guy Lacroix et Pierre Milot, « Éditorial : Les Cahiers, les revues, la conjonc­ture», Les Cahiers du socia­lisme, automne 1981, no 8, p.8.

[15] Jean-Guy Lacroix, « Éditorial : La coa­li­tion pour que cesse notre para­ly­sie poli­tique», Les Cahiers du socia­lisme, prin­temps 1984, no 14, p. 4-13.

[16] Comité de rédac­tion des Cahiers du socia­lisme, Projet de relance, docu­ment interne, 1984, p. 1.

[17] Ibid., p. 2.

[18] Ibid., p. 2.

[19] Exception faite du numéro 2 dont le tirage s’éleva à 2500 exem­plaires.

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