Les ateliers des Nouveaux cahiers du socialisme au Forum social Québécois (FSQ)

NCS-2-AUTOMNE-2009

Premier moment

Plénière d’ouverture : La crise des crises (9h00 – 10h45)
Salle CVM 8.67

Si la crise financière occupe les esprits depuis bientôt 2 ans, la surimportance des marchés boursiers dans notre société a eu pour effet de cacher l’ampleur de la crise qui déborde la seule spéculation. La crise économique actuelle est flanquée d’une crise alimentaire au sud, d’une crise politique de l’hégémonie américaine et d’une crise environnementale globale. S’il faut comprendre chacune de ces crises dans leur particularité, il faut aussi et surtout chercher à comprendre les liens qui les unissent. Panorama de la crise des crises…

  • Avec : Marc-André Gagnon, Pierre-André Champoux, Andrea Lévy
  • Animation : Pierre Beaudet

Deuxième moment
Ateliers simultanés : Crise et capitalisme (11h15-13h )

Premier atelier : Crise au Québec : fin du modèle québécois et restructuration des finances publiques.
Salle CVM 8.67

L’expression « modèle québécois » renvoie au mode de gestion gouvernementale adopté au Québec dans la foulée de la Révolution tranquille. Celui-ci se caractérise par le rôle actif de l’État dans la vie économique et sociale et le mode particulier de concertation entre les instances du gouvernement, les syndicats et les agents économiques privés. Ce «
modèle » repose sur une alliance de classe entre prolétariat et bourgeoisie, assurant des conditions de travail relativement bonnes (du moins pour les syndiqués) et la participation des mouvements syndicaux à la cogestion, en contrepartie de leur renonciation à la combativité. Le néolibéralisme avait déjà attaqué ce modèle en utilisant la concertation
pour faire accepter aux syndiqués le démantèlement des acquis sociaux. La crise n’est, pour les dominants, qu’une occasion de plus de poursuivre dans cette tendance, notamment par une restructuration des finances publiques et une tentative de transformer le rapport salariale, notamment des employés du secteur public. Assistons-nous à la fin du
« modèle québécois » ? Que peut-on appréhender dans les prochaines années? Ne faudrait-il pas renoncer à la collaboration de classe et à la cogestion?

  • Avec : Pierre Beaulne, Pierre-Antoine Harvey
  • Animation : Véronique Brouillette

Deuxième atelier : S’attaquer au capitalisme ou l’aménager : le capitalisme est-il humanisable?
Salle CVM 8.64

Au Québec et ailleurs, la crise a donné une importance plus grande au discours critique du capitalisme. Toutefois, pour les dominants, il s’agit plutôt de réaménager le capitalisme. À l’heure où les institutions qui devaient faire fructifier l’épargne collective (Caisse de dépôt et placement) sont parmi les grands perdants, il faut se demander comment empêcher la répétition des erreurs. Cette crise est symptomatique du mal cyclique dont le capitalisme souffre. Ne faudrait-il pas aller plus loin que de simples aménagements ? Quelle sorte de système économique peut-on mettre de l’avant ? Comment l’État peut-il interagir avec la production et la distribution de la richesse ? Peut-on aménager le capitalisme, ou faut-il faire table rase?

  • Avec Simon Tremblay-Pépin, Serge Denis. Yves Vaillancourt.
  • Animation : Éric Martin

Troisième moment

Harper, Charest et les classes ouvrières québécoises et canadiennes (14 h 30-16h15)
Salle CVM 8.67

Au Canada, le gouvernement de Stephen Harper reste les bras croisés devant les pertes d’emploi record engagées par la crise, se traîne les pieds alors qu’il s’était engagé à élargir l’accès à l’assurance-emploi et met globalement de l’avant un programme antisocial, anti-écologique, pro-impérialiste doublé d’ arrogance, de duplicité et de mépris. Au Québec, le règne interminable des libéraux de Jean Charest signifie aussi la destruction de rivières, des hausses de frais de scolarité,
des privatisations et des fermetures d’usines. Bientôt, les conventions collectives du secteur public viennent à échéance. Face au projet des dominants, où en est le mouvement ouvrier canadien et québécois? Quelles sont les perspectives de lutte qui s’ouvrent? Que peut-on attendre du front commun au Québec? Quels sont les prochains coups de la classe dirigeante, et comment tenteront-ils de réprimer les travailleurs et travailleuses?

  • Avec Mona-Josée Gagnon, Judy rebick, René Charest
  • Animation Nathalie Guay

Quatrième moment : plénière de fermeture.

Quel programme pour la gauche québécoise? (16h45)
Salle CVM 8.67

Les dernières décennies au Québec ont vu émerger plusieurs mouvements de protestation contre la mondialisation « néolibérale », la guerre, les attaques sur les services publics, etc. Une grande partie des forces de gauche s’est rassemblée au sein de Québec solidaire pour porter les revendications à travers la voie parlementaire. Un peu à la manière de l’alter-mondialisme, la formation politique développe sa critique du système économique actuel en additionnant les
revendications de la gauche sans s’associer directement aux termes de la gauche traditionnelle que sont le socialisme et le communisme. Avec la crise, la critique du capitalisme se fait de plus en plus présente. Ne faudrait-il pas que Québec solidaire propose des alternatives globales pour que son discours s’en prenne avec plus de force aux racines de la crise? Une telle position est-elle possible au sein des institutions parlementaires bourgeoises ? Faut-il miser sur des mouvements de rue ou des organisations révolutionnaires anticapitalistes, socialistes, anarchistes? La gauche peut-elle prétendre se rassembler autour d’idées révolutionnaires?

  • Avec Amir Khadir, Marc-André Cyr, Gabrielle Gérin
  • Animation : François Cyr