10 octobre 2009 - Cégep Vieux-Montréal

Les ateliers des Nouveaux cahiers du socialisme au Forum social Québécois (FSQ)

Dans le cadre du deuxième Forum social québécois, le Collectif d'analyse politique présentera 5 ateliers Nouveaux cahiers du socialisme au cours de la journée du samedi, 10 octobre 2009 qui se tiendront au Cégep du Vieux-Montréal.
Par Mis en ligne le 06 octobre 2009

NCS-2-AUTOMNE-2009

Premier moment

Plénière d’ouverture : La crise des crises (9h00 – 10h45)
Salle CVM 8.67

Si la crise finan­cière occupe les esprits depuis bien­tôt 2 ans, la sur­im­por­tance des mar­chés bour­siers dans notre société a eu pour effet de cacher l’ampleur de la crise qui déborde la seule spé­cu­la­tion. La crise éco­no­mique actuelle est flan­quée d’une crise ali­men­taire au sud, d’une crise poli­tique de l’hégémonie amé­ri­caine et d’une crise envi­ron­ne­men­tale glo­bale. S’il faut com­prendre cha­cune de ces crises dans leur par­ti­cu­la­rité, il faut aussi et sur­tout cher­cher à com­prendre les liens qui les unissent. Panorama de la crise des crises…

  • Avec : Marc-André Gagnon, Pierre-André Champoux, Andrea Lévy
  • Animation : Pierre Beaudet

Deuxième moment
Ateliers simultanés : Crise et capitalisme (11h15-13h )

Premier atelier : Crise au Québec : fin du modèle québécois et restructuration des finances publiques.
Salle CVM 8.67

L’expression « modèle qué­bé­cois » ren­voie au mode de ges­tion gou­ver­ne­men­tale adopté au Québec dans la foulée de la Révolution tran­quille. Celui-ci se carac­té­rise par le rôle actif de l’État dans la vie éco­no­mique et sociale et le mode par­ti­cu­lier de concer­ta­tion entre les ins­tances du gou­ver­ne­ment, les syn­di­cats et les agents éco­no­miques privés. Ce «
 modèle » repose sur une alliance de classe entre pro­lé­ta­riat et bour­geoi­sie, assu­rant des condi­tions de tra­vail rela­ti­ve­ment bonnes (du moins pour les syn­di­qués) et la par­ti­ci­pa­tion des mou­ve­ments syn­di­caux à la coges­tion, en contre­par­tie de leur renon­cia­tion à la com­ba­ti­vité. Le néo­li­bé­ra­lisme avait déjà atta­qué ce modèle en uti­li­sant la concertation
pour faire accep­ter aux syn­di­qués le déman­tè­le­ment des acquis sociaux. La crise n’est, pour les domi­nants, qu’une occa­sion de plus de pour­suivre dans cette ten­dance, notam­ment par une restruc­tu­ra­tion des finances publiques et une ten­ta­tive de trans­for­mer le rap­port sala­riale, notam­ment des employés du sec­teur public. Assistons-nous à la fin du
« modèle qué­bé­cois » ? Que peut-on appré­hen­der dans les pro­chaines années ? Ne fau­drait-il pas renon­cer à la col­la­bo­ra­tion de classe et à la cogestion ?

  • Avec : Pierre Beaulne, Pierre-Antoine Harvey
  • Animation : Véronique Brouillette

Deuxième atelier : S’attaquer au capitalisme ou l’aménager : le capitalisme est-il humanisable ?
Salle CVM 8.64

Au Québec et ailleurs, la crise a donné une impor­tance plus grande au dis­cours cri­tique du capi­ta­lisme. Toutefois, pour les domi­nants, il s’agit plutôt de réamé­na­ger le capi­ta­lisme. À l’heure où les ins­ti­tu­tions qui devaient faire fruc­ti­fier l’épargne col­lec­tive (Caisse de dépôt et pla­ce­ment) sont parmi les grands per­dants, il faut se deman­der com­ment empê­cher la répé­ti­tion des erreurs. Cette crise est symp­to­ma­tique du mal cyclique dont le capi­ta­lisme souffre. Ne fau­drait-il pas aller plus loin que de simples amé­na­ge­ments ? Quelle sorte de sys­tème éco­no­mique peut-on mettre de l’avant ? Comment l’État peut-il inter­agir avec la pro­duc­tion et la dis­tri­bu­tion de la richesse ? Peut-on amé­na­ger le capi­ta­lisme, ou faut-il faire table rase ?

  • Avec Simon Tremblay-Pépin, Serge Denis. Yves Vaillancourt.
  • Animation : Éric Martin

Troisième moment

Harper, Charest et les classes ouvrières québécoises et canadiennes (14 h 30-16h15)
Salle CVM 8.67

Au Canada, le gou­ver­ne­ment de Stephen Harper reste les bras croi­sés devant les pertes d’emploi record enga­gées par la crise, se traîne les pieds alors qu’il s’était engagé à élar­gir l’accès à l’assurance-emploi et met glo­ba­le­ment de l’avant un pro­gramme anti­so­cial, anti-éco­lo­gique, pro-impé­ria­liste doublé d’ arro­gance, de dupli­cité et de mépris. Au Québec, le règne inter­mi­nable des libé­raux de Jean Charest signi­fie aussi la des­truc­tion de rivières, des hausses de frais de scolarité,
des pri­va­ti­sa­tions et des fer­me­tures d’usines. Bientôt, les conven­tions col­lec­tives du sec­teur public viennent à échéance. Face au projet des domi­nants, où en est le mou­ve­ment ouvrier cana­dien et qué­bé­cois ? Quelles sont les pers­pec­tives de lutte qui s’ouvrent ? Que peut-on attendre du front commun au Québec ? Quels sont les pro­chains coups de la classe diri­geante, et com­ment ten­te­ront-ils de répri­mer les tra­vailleurs et travailleuses ?

  • Avec Mona-Josée Gagnon, Judy rebick, René Charest
  • Animation Nathalie Guay

Quatrième moment : plénière de fermeture.

Quel programme pour la gauche québécoise ? (16h45)
Salle CVM 8.67

Les der­nières décen­nies au Québec ont vu émer­ger plu­sieurs mou­ve­ments de pro­tes­ta­tion contre la mon­dia­li­sa­tion « néo­li­bé­rale », la guerre, les attaques sur les ser­vices publics, etc. Une grande partie des forces de gauche s’est ras­sem­blée au sein de Québec soli­daire pour porter les reven­di­ca­tions à tra­vers la voie par­le­men­taire. Un peu à la manière de l’alter-mondialisme, la for­ma­tion poli­tique déve­loppe sa cri­tique du sys­tème éco­no­mique actuel en addi­tion­nant les
reven­di­ca­tions de la gauche sans s’associer direc­te­ment aux termes de la gauche tra­di­tion­nelle que sont le socia­lisme et le com­mu­nisme. Avec la crise, la cri­tique du capi­ta­lisme se fait de plus en plus pré­sente. Ne fau­drait-il pas que Québec soli­daire pro­pose des alter­na­tives glo­bales pour que son dis­cours s’en prenne avec plus de force aux racines de la crise ? Une telle posi­tion est-elle pos­sible au sein des ins­ti­tu­tions par­le­men­taires bour­geoises ? Faut-il miser sur des mou­ve­ments de rue ou des orga­ni­sa­tions révo­lu­tion­naires anti­ca­pi­ta­listes, socia­listes, anar­chistes ? La gauche peut-elle pré­tendre se ras­sem­bler autour d’idées révolutionnaires ?

  • Avec Amir Khadir, Marc-André Cyr, Gabrielle Gérin
  • Animation : François Cyr

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