Le Québec des résistances, d’hier à aujourd’hui

Université d'été des NCS
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Depuis 2008, la crise des crises fait sauter bien des illusions. Les dominants, dans leur acharnement à défendre le néolibéralisme sont divisés. Les dominés s’interrogent également : peut-on «retourner» la crise en «opportunité» et relancer la résistance pour avancer dans la lutte pour l’émancipation ?

Université populaire du CAP/NCS

  • les 25–26–27 août 2011
  • À l’UQÀM, :
    – 25 août au A-M050 (Pavillon Hubert-Aquin)
    – 26-27 août au DS-R510 (Pavillon J.-A.-De Sève)

Présentation | Programme | Présentation des contributions Dépliant et inscription | Affiche | Partenaires et supporteurs

Soirée publique avec Susan George : entrée libre. Les inscriptions aux ateliers de vendredi et samedi pourront se faire sur place au coût de 30 $ (20 $ pour les étudiants.

Présentation

Les phases de la crise

Nous voici arrivés à un tournant dangereux. Nonobstant les fractures qui les séparent les uns des autres, les dominants «offrent» aux dominés d’accepter une très longue dégradation de leurs conditions de vie et de travail. Cette «solution» est en ligne avec à ce qu’ils défendent depuis 30 ans : démantèlement de l’État-providence, libéralisation des marchés et des flux financiers, tarification et privatisation des services publics. La «récompense», nous dit-on, est que la «catastrophe» sera évitée. Autrement dit, «il faut accepter de perdre beaucoup pour garder un peu»…

Déplacement des plaques tectoniques

Devant cet assaut, les acteurs politiques et sociaux sont désemparés. La droite «traditionnelle» ou «nouvelle» est à la recherche de nouveaux moyens pour faire accepter l’inacceptable. Un de ces moyens est de créer un climat terrorisant où tout le monde se voit contre tout le monde, dans le contexte de la «guerre sans fin» contre le «terrorisme», des «dangers» venant de l’immigration, etc. Entre-temps, les formations centristes ou de tradition social-démocrate tentent de gérer ce néolibéralisme, quitte à l’humaniser (un peu).

Les défis du mouvement populaire

En principe, cette situation instable devrait ouvrir la porte aux mouvements populaires et à la gauche. Une grande partie de la population est prête à remettre en question le «modèle» capitaliste à la source des catastrophes à répétition. Mais la gauche est-elle au rendez-vous ? La réponse n’est pas claire. Pour certains, il faut accepter des compromis pour sauver l’«essentiel», et ce pour ralentir le «bulldozer» ? Pour d’autres, la meilleure défensive est l’offensive et il faut confronter le pouvoir, comme cela se fait en Amérique latine.

Repenser la résistance

Au total, des mouvements populaires s’entêtent : résister, mettre de (gros) grains de sable dans l’engrenage des dominants, et pourquoi pas ?, penser à vaincre. Pour cela, on voit apparaître une nouvelle pensée «stratégique». Une pensée qui «calcule», qui analyse les rapports de forces en présence. Une pensée qui puise dans le riche héritage des luttes passées. Une pensée qui élabore aussi de nouvelles perspectives, qui avance dans le laborieux travail d’enquête, de recherche, d’exploration, qui décortique le réel derrière les apparences.

Une «boîte à outils»

Voici en gros ce qui nous amène à deuxième édition de l’Université populaire des NCS. Modestement, nous voulons participer à l’élaboration des stratégies contre-hégémoniques. Ce travail implique de manipuler des analyses, des concepts, des méthodes, de les discuter et de les décortiquer, et d’en faire de véritables outils justement, pour comprendre et surtout agir.

Programme


Jeudi 25 août

UQAM, Pavillon Hubert-Aquin, salle AM-050

Soirée publique avec SUSAN GEORGE – Entrée libre


19h00 Présentation de la soirée Véronique Brouillette

19h15

Leur crise, nos solutions

Une crise de crises restructure le capitalisme mondial. Pourtant, on peut abolir  des paradis fiscaux, nationaliser des banques, diriger des investissements dans la restauration de l’environnement. En quoi ce «réformisme radical» est pensable ? Quelles sont les forces qui peuvent le réaliser ?

Introduction de  Claude VaillancourtConférence : Susan GeorgeRéflexions de Louis Roy

21h30 Fin de la soirée

Vendredi 26 août

UQAM, Pavillon de Sève, DS-R510


9h00 Présentation du programme Véronique Brouillette

9h15

Les mutations du capitalisme

Dans les pays capitalistes, le régime néolibéral régule via la domination des marchés financiers, l’assaut contre  les salaires et la privatisation du secteur public. Alors qu’est éliminé le régime keynésien, ce nouveau régime néolibéral est en crise. Sommes-nous au début d’un cycle de crises ?

* Jean-Guy Loranger

10h45

La crise au Canada et les réponses du mouvement populaire

Quelles sont les réponses du mouvement social à la crise ?

* Pierre Beaulne * Josée Lamoureux

12h00 Pause

13h30

Module «Comprendre le capitalisme»Capitalismes et crises

Que faut-il retenir des explorations de Marx sur le capitalisme et ses cycles de crise ? Comment le capitalisme «moderne» réussit-il à relancer l’accumulation?

Animation : Pierre Beaudet * Éric Pineault * Andrea Levy * Phil Hurteau

Module «Histoire du socialisme»

Socialisme, syndicalisme et mouvements sociaux au QuébecLe projet socialiste des années 1930 rebondit dans les années 1960 autour d’une «nouvelle» gauche. Il se redéfinit dans les années 1990 autour des nouvelles mobilisations sociales. Quelles sont les leçons ?

Animation : André Frappier * Sean Mills * Jacques Rouillard * Pascale Dufour

Module : «Les enjeux du mouvement populaire»

Mouvement populaire et action politiquePendant longtemps, la gauche a fonctionné selon le principe que la forme «parti» était supérieure aux formes «Mouvements». Mais aujourd’hui, les mouvements cherchent à faire de «la» et «du» politique. En quoi les résistances indiquent un renouvellement de la politique «par en bas» ?

Animation : Alain Philoctète * Jean-Pierre Daubois * Jean-Paul Faniel * Anne Latendresse

16h30 Réception

19h00

L’internationalisme et le socialisme, d’hier à aujourd’hui

Aujourd’hui, l’internationalisme évolue en fonction des grandes luttes démocratiques et de masse comme ce qui se passe dans les pays arabe. En quoi l’internationalisme est-il aujourd’hui partie prenante du projet socialiste ?

Animation:Sébastien Bouchard * Dominique Caouette * Charmain Lévy * Thomas Lebel * Yasser Choukry

21h00 Réception

Samedi 27 août


9h00

Du socialisme à l’écosocialisme

Aujourd’hui, l’identité socialiste se transforme sous l’influence de l’altermondialisme, du féminisme, de l’écologisme. En quoi cela transforme les perspectives de ces mouvements ? Peut-on réconcilier le «vert» et le «rouge» ?

Animation : Nathalie Guay * Roger Rashi * Éric Darier * Éric Martin * Dominique Daigneault

10h30

Module «Comprendre le capitalisme»

L’État et le capitalismeL’État est-il un «outil des dominants » ? Un site de contradictions ? L’État doit-il être réformé ou aboli ? Ou encore éteint «à petits feux» ? Quelles sont les formes que prennent ces débats aujourd’hui ?

Animation : Jacques Pelletier * Pierre Beaudet. * Maxime Ouellet

10h30

Module «Histoire du socialisme»

Les projets de transformation sociale se sont notamment incarnés en divers processus révolutionnaires. La révolution soviétique de 1917 est le processus qui a le plus influencé l’histoire du socialisme au 20ème siècle. Quelle fut la nature de cette révolution? Comment la situer historiquement? Comment comprendre ses suites?

Animation : René Denis * Serge Denis * David Mandel * Richard Poulin

10h30

Module : «Les enjeux du mouvement populaire»

Le mouvement populaire se bat pour maintenir certains acquis et éviter l’instrumentalisation et l’intégration dans les structures étatiques (les PPP et les PPC). Comment relancer la mobilisation citoyenne ? Quelles sont les leçons des luttes des dernières années ?

Animation : Karine L’Écuyer * Lorraine Guay * Serge Peticlerc * Thomas Collombat * Sébastien Rivard

12h30 Pause

14h00

Faire de la politique autrement ?

Au Québec, le mouvement populaire construit des réseaux, il s’articule comme protagoniste. Parallèlement, une nouvelle constellation apparaît autour de Québec solidaire. Quels sont les points forts et les points faibles des mouvements ? Peut-on investir l’espace politique sans réduire la portée et le radicalisme des luttes ? Quelles sont les stratégies qui peuvent aider le mouvement à vaincre le système en place ?

Animation : Raphael Canet * Marie-Ève Rancourt * Simon Tremblay-Pépin * Alexandre Boulerice * Ronald Cameron. * Pierre Dubuc * Diane Matte * Jean Trudelle * Maria Mourani

16h00 Mots de la fin Susan George Véronique Brouillette

 

Personnes ressources

Beaudet, Pierre Professeur à l’Université d’Ottawa
Beaulne, Pierre Économiste de la CSQ
Bouchard, Sébastien Syndicaliste de la CSQ
Boudreau, Philippe Professeur au Collège Ahuntsic
Brouillette, Véronique Syndicaliste de la CSQ
Cameron, Ronald Militant syndical
Canet, Raphael Professeur au cégep du Vieux-Montréal
Caouette, Dominique Professeur à l’Université de Montréal
Charest, René Militant syndical
Choukry, Yasser Militant égyptien
Colombat, Thomas Chercheur à l’UQAM
Cyr, François Professeur au Collège Ahuntsic
Daigneault, Dominique Syndicaliste au Conseil central de Montréal – CSN
Darier, Éric Directeur de Greepeance-Québec
Denis, René Professeur au cégep Édouard-Montpetit
Denis, Serge Professeur à l’Université d’Ottawa
Dufour, Pascale Professeur à l’Université de Montréal
Dubuc, Pierre Rédacteur à l’Aut’journal
Faniel, Jean-Paul Collectif pour un Québec sans pauvreté
Frappier, André Syndicaliste de la FTQ
George, Susan Auteure
Guay, Lorraine Militante communautaire
Guay, Nathalie Syndicaliste à la CSN
Hurteau, Philippe Chercheur à l’IRIS
Lamoureux, Josée Économiste à la CSN
Lebel, Thomas Doctorant à l’Université de York
L’Écuyer, Karine Professeur au cégep Montmorency
Levy, Andrea Chercheure indépendante
Lévy, Charmain Professeur à l’Université du Québec en Outaouais
Loranger, Jean-Guy Professeur à l’Université de Montréal
Mandel, David Professeur à l’Université du Québec à Montréal
Martin, Éric Doctorant à l’Université d’Ottawa
Matte, Diane Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle
Mills, Sean Professeur à York University
Ouellet, Maxime Chercheur à l’IRIS
Pelletier, Jacques Professeur à l’Université du Québec à Montréal
Petitclerc, Serge Collectif pour un Québec sans pauvreté
Philoctète, Alain Chercheur à l’INRS
Pineault, Éric Professeur à l’Université du Québec à Montréal
Poulin, Richard Professeur à l’Université d’Ottawa
Rancourt, Marie-Ève Responsable des luttes sociales au MÉPACQ et une des porte-parole de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics
Rashi, Roger Militant de Québec solidaire
Rouillard, Jacques Professeur à l’Université de Montréal
Roy, Louis Président de la CSN
Tremblay-Pépin, Simon Chercheur à l’INRS
Trudelle, Jean Président de la FNEEQ – CSN
Vaillancourt, Claude Militant d’ATTAC
Vanasse, Christian Environnementaliste et artiste

Inscription

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Frais d’inscription

  • Pour les organisations et institutions : $50
  • Pour individus : $30
  • Pour étudiantEs, sans-emploi, personnes à faible revenus : $20

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  • cap@qc.ca.edu

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