Le président Chavez supprime la dette qu’Haïti a avec le Venezuela et la réunion des pays de l’ALBA

Mis en ligne le 27 janvier 2010

Réunion extra­or­dia­naire du Conseil Politique de l’ALBA-TCP (Alianza Bolivariana para los Pueblos de Nuestra América- Tratado de Comercio de los Pueblos)

Les pays membres de l’ALBA en réunion extra­or­di­naire dans la ville de Caracas, République Bolivarienne du Venezuela, pré­oc­cu­pés par la grave situa­tion qu’affronte la nation soeur cari­béenne de la République de Haïti.

Les pays de l’ALBA-TCP mani­fes­te­ront leur soli­da­rité avec le peuple frère et le gou­ver­ne­ment de Haïti expriment à nou­veau leurs plus pro­fondes condo­léances pour la perte de vies humaines consé­quence du trem­ble­ment de terre de mardi passé 12 jan­vier 2010.

Ils sou­lignent le fait que les efforts pour la recons­truc­tion de Haïti devront avoir le peuple et le gou­ver­ne­ment de ce pays pour pro­ta­go­nistes prin­ci­paux, en res­pec­tant les prin­cipes de sou­ve­rai­neté et d’intégrité ter­ri­to­riale, en même temps qu’un tra­vail de la com­mu­nauté inter­na­tio­nale ample trans­pa­rent et d’aide, équi­table dans la recons­truc­tion de Haïti.

Ils ont mis en relief le rôle cen­tral de coor­di­na­tion, d’harmonisation et de contrôle de l’effort inter­na­tio­nal qui coores­pond à celui des Nations Unies pour faire face à la situa­tion d’urgence à Haïti et pour contri­buer à la recons­truc­tion et au déve­lop­pe­ment de cette nation soeur.

Ils ont exprimé leur pré­oc­cu­pa­tion sur la pré­sence exces­sive de forces mili­taires étran­gères en Haïti, sans motifs qui le jus­ti­fient et sans pré­ci­sion sur son auto­rité, son objec­tif, ses com­pé­tences et le temps de son main­tien ce qui menace de com­pli­quer plus encore la situa­tion sur le ter­rain et la maté­ria­li­sa­tion de la coopé­ra­tion inter­na­tio­nale.

Ils ont approuvé le projet inté­gral d’aide d’urgence, de réha­bi­li­ta­tion et la recons­truc­tion de Haïti, dans la sphère de la santé, qui regroupe les efforts des pays de l’ALBA – de TCP et met à profit l’expérience accu­mu­lée de la coopé­ra­tion avec ce pays et les condi­tions déjà créées sur le ter­rain. Ce projet esti­mera ce qu’il faut faire du point de vue de la logis­tique, de l’infrastructure, du trans­port, des sup­ports tech­niques et de l’approvisionnement.

Ils ont décidé d’envoyer une repré­sen­ta­tion de haut niveau de l’ALBA-TCP pour avoir une ren­contre avec le Président Réné preval pour lui trans­mettre la volonté de coopé­ra­tion des pays de l’Alliance et pro­po­ser le Projet inté­gral de coopé­ra­tion dont les efforts en matière de santé sont l’élément cen­tral.

Ils ont rati­fié la dis­po­si­tion de l’ALBA-TCP de coopé­rer avec d’autres pays et regrou­pe­ments de pays qui sont en situa­tion d’apoporter de l’aide, tou­jours dans le but de sou­la­ger la situa­tion du peuple haï­tien et contri­buer à l’urgence de son déve­lop­pe­ment.

Ils ont ont donné des ordres à la banque de l’ALBA pour la créa­tion du Fonds Humanitaire de l’ALBA-TCP pour Haïti qui sera consti­tuée à partir des apports des pays membres de l’Alliance.

Ils ont renou­vellé les plans d’aide à la géné­ra­tion d’énergie élec­trique, en garan­tis­sant toute l’approvisionnement du com­bus­tible néces­saire aux plan­ta­tions du Bout haï­tien, de Gonaves et Carrefour, ainsi que le main­tien de l’aide éner­gé­tique à tra­vers PETROCARIBE.

Ils ont décidé de mettre en oeuvre un plan prio­ri­taire pour les petits gar­çons et les petites filles qui com­bine la réha­bi­li­ta­tion de l’infrastructure édu­ca­tive haï­tienne et les pro­grammes d’appui ali­men­taire, de dota­tion sco­laire, la for­ma­tion de maîtres.

Ilsont envi­sagé une pos­sible amnis­tie qui régu­la­rise le statut social migra­toire des cita­dins haï­tiens rési­dants dans les pays de l’ALBA-TCP.

Ils ont convo­qué des spé­cia­listes de chacun de nos pays, pour qu’ils for­mulent leurs recom­man­da­tions sur l’entame d’un plan de recons­truc­tion confor­mé­ment aux capa­ci­tés réelles des pays de l’ALBA et avec les néces­si­tés du ter­rain, un plan de démo­li­tion et de recons­truc­tion.

Ils se sont mis d’accord de mettre à profit la capa­cité logis­tique de l’entreprise pétro­lière CITGO aux États-Unis, pour l’acquisition et l’envoi Haïti des fac­teurs de pro­duc­tion, de maté­riels et d’équipements spé­cia­li­sées néces­saires pour les plans de reconstruction,en tenant compte de la proxi­mité géo­gra­phique des ports haï­tiens et des bases de cette annexe de PDVSA.

En la ciudad de Caracas, República Bolivariana de Venezuela a los 25 días del mes de Enero de 2010.

Le 25 jan­vier de 2010.-le Palais de Miraflores, de Caracas. Le pré­sident Hugo Chávez a pro­posé que les pays membres de l’Alliance Bolivariana des Peuples de Notre Amérique (l’ALBA) octroient 100 mil­lions de dol­lars comme aide finan­cière pour com­men­cer à actua­li­ser le projet d’aide sur tous les plans à Haïti après la catas­trophe que vit ce peuple vit

26.01.2010. Les 8 déci­sions du sommet de l’ALBA pour Haïti

lundi 25 jan­vier 2010

25.01.10. Caracas. La reu­nión des chan­ce­liers des pays membres de l’ALBA a abouti à huit déci­sions de coopé­ra­tion concrète avec le peuple haï­tien, avec pour axe cen­tral la santé.

L’efficacité de cette coopé­ra­tion repo­sera sur une action à court, moyen et long terme, super­vi­sée par une com­mis­sion nommée à cette fin.

Le plan a pour pre­mier point le sec­teur de la santé, divisé en trois phases fon­da­men­tales.

a) l’urgence, pour soi­gner les trau­ma­tis­mos et les patho­lo­gies diec­te­ment pro­duites par le trem­ble­ment de terre ;

b) l’épidémiologie, pour trai­ter les consé­quences déri­vées de l’insalubrité, avec des ser­vices de base ;

c) la réha­bi­li­ta­tion.

20 mil­lions de dol­lars ont été enga­gés pour com­men­cer ce tra­vail.

Second point : un appui finan­cier à tra­vers le Fond Humanitaire de l’ALBA pour Haití, doté par les États membres dans le but de ras­sem­bler des Fonds des orga­ni­sa­tions poli­tiques appor­tés de manière volon­taire. Cela se déve­lop­pera via les col­lectes d’entreprises comme Pétroles du Venezuela (Pdvsa) et de l’entreprise CITGO. Pour cela le pré­sident Chávez a sug­géré une pre­mière dota­tion de 100 mil­lions de dol­lars.

Troisième point, la conti­nua­tion de l’appui éner­gé­tique à tra­vers Petrocaribe. Le pré­sident véné­zué­lien a sou­li­gné l’anulation de la dette de Haití envers Petrocaribe. Il a éga­le­ment anoncé la créa­tion d’un plan spé­cial pour l’approvisionement direct en com­bus­tible à tra­vers les sta­tions-ser­vice dans les endroits stra­té­giques.

Elles seront orien­tées sous la forme d’aides gra­tuites pour les véhi­cules uti­li­sés par les véhi­cules des centres assis­ten­tiels huma­ni­taires, hôpi­taux et per­son­nel de sou­tien, ainsi que l’aide directe à la popu­la­tion pour la géné­ra­tion d’électricité.

Quatrième point : des ini­tia­tives agri­coles seront déve­lop­pées pour la four­ni­ture d’aliments et des plans de pro­duc­tion seront réac­ti­vés tels qu’ils s’effectuaient aupa­ra­vant dans le cadre de l’initiative ALBA-Aliments. Débutera une cam­pagne de refo­res­ta­tion, pour laquelle seront construits de petites réserves d’eau, des citernes de cap­ta­tion, des puits arté­siens avec des camions-per­fo­reurs, des dons de semence et d’outils agri­coles tels que des machettes seront effec­tués, ainsi que des micro­trac­teurs, des pelles pour la construc­tion, dans le but de construire une école de for­ma­tion en agroé­co­lo­gie, ini­tia­tive de la Brigade de la Vía Campesina du Brésil, pré­sente en Haití.

L’éducation consti­tue le cin­quième point : il s’agit de former les jeunes haï­tiens à des car­rières tech­niques de cycle court. Un plan pro­ri­taire sera déve­loppé pour la réha­bi­li­ta­tion et les four­ni­tures sco­laires, la for­ma­tion de maîtres et la récep­tion prio­ri­taire d’enfants dont les parents migre­raient vers des pays de l’ALBA dans des écoles de sys­tèmes publics natio­naux.

Sixième point, le chef de l’État véné­zué­lien a sou­li­gné l’importance d’intensifier les plans de l’ALBA en décré­tant l’amnistie migra­toire aux fins de faci­li­ter le mou­ve­ment dans les deux sens :

a) Réception des familles dans les pays de l’ALBA.

b) Création d’une bri­gade soli­daire de coopé­ra­tion qui appor­tera une aide à tra­vers les réseaux de haï­tiens qui résident au Vennezuela, et qui compte envi­ron 15000 per­sonnes.

Point sept, une étude détaillée sera faite avec des recom­man­da­tions pour concen­trer l’effort et refon­der le déve­lop­pe­ment huma­ni­taire en Haití. A cette fin seront créés trois cam­pe­ments avec une capa­cité de loger jusqu’à 8 mille vic­times à Port-au-Prince, Jacmel et Leogane, avec la logis­tique de l’entreprise pétro­lière CITGO aux États-Unis (filiale de Pdvsa) pour acqué­rir les outils, les maté­riels spé­cia­li­sés néces­saires à remettre en état les ports haï­tiens. En ce sens CITGO a ache­miné sur les lieux de la catas­trophe 2 mille 500 trans­met­teurs de radio et des mil­liers de tentes de cam­pagne.

Le hui­tième point concerne la coopé­ra­tion en matière de sécu­rité, de trans­port et de logis­tique pour réunir les efforts et appuyer le peuple de manière effi­cace sur le plan huma­ni­taire.

Les repré­sen­tants de l’ALBA ont sou­li­gné l’importance de ce que « les efforts pour recons­truire Haití devr­ront veiller à ce que le peuple et le gou­ver­ne­ment de ce pays en soient les prin­ci­paux pro­ta­go­nistes. Ils ont insisté sur le prin­cipe de sou­ve­rai­neté et d’intégrité ter­ri­to­riale« .

Ils ont mani­festé leur pré­oc­cu­pa­tion au sujet de “la pré­sence exces­sive de forces mili­taires étran­gères en Haití, sans motifs qui le jus­ti­fient et sans clarté sur leur auto­rité, leurs objec­tifs, leurs com­pé­teles et la durée de leur séjour”.

Les pays de l’ALBA rap­pellent que “l’instance la plus indi­quée est le G-192, consti­tué par l’Organisation des Nations Unies (ONU), afin de garan­tir que nul ne pro­fite de la ter­rible situa­tion que vit Haïti pour enta­mer une nou­velle occu­pa­tion qui viole la sou­ve­rai­neté de ce pays et pour que nulle entrave ou res­tric­tion d’aucune sorte ne soient mises aux pays qui sou­haitent coopé­rer”.

(FIN/ Rodicely Cárdenas Barillas)

Traduction : Thierry Deronne, pour www​.lare​vo​lu​cion​vive​.org​.ve/

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