Le président Chavez supprime la dette qu’Haïti a avec le Venezuela et la réunion des pays de l’ALBA

Réunion extraordianaire du Conseil Politique de l’ALBA-TCP (Alianza Bolivariana para los Pueblos de Nuestra América- Tratado de Comercio de los Pueblos)

Les pays membres de l’ALBA en réunion extraordinaire dans la ville de Caracas, République Bolivarienne du Venezuela, préoccupés par la grave situation qu’affronte la nation soeur caribéenne de la République de Haïti.

Les pays de l’ALBA-TCP manifesteront leur solidarité avec le peuple frère et le gouvernement de Haïti expriment à nouveau leurs plus profondes condoléances pour la perte de vies humaines conséquence du tremblement de terre de mardi passé 12 janvier 2010.

Ils soulignent le fait que les efforts pour la reconstruction de Haïti devront avoir le peuple et le gouvernement de ce pays pour protagonistes principaux, en respectant les principes de souveraineté et d’intégrité territoriale, en même temps qu’un travail de la communauté internationale ample transparent et d’aide, équitable dans la reconstruction de Haïti.

Ils ont mis en relief le rôle central de coordination, d’harmonisation et de contrôle de l’effort international qui coorespond à celui des Nations Unies pour faire face à la situation d’urgence à Haïti et pour contribuer à la reconstruction et au développement de cette nation soeur.

Ils ont exprimé leur préoccupation sur la présence excessive de forces militaires étrangères en Haïti, sans motifs qui le justifient et sans précision sur son autorité, son objectif, ses compétences et le temps de son maintien ce qui menace de compliquer plus encore la situation sur le terrain et la matérialisation de la coopération internationale.

Ils ont approuvé le projet intégral d’aide d’urgence, de réhabilitation et la reconstruction de Haïti, dans la sphère de la santé, qui regroupe les efforts des pays de l’ALBA – de TCP et met à profit l’expérience accumulée de la coopération avec ce pays et les conditions déjà créées sur le terrain. Ce projet estimera ce qu’il faut faire du point de vue de la logistique, de l’infrastructure, du transport, des supports techniques et de l’approvisionnement.

Ils ont décidé d’envoyer une représentation de haut niveau de l’ALBA-TCP pour avoir une rencontre avec le Président Réné preval pour lui transmettre la volonté de coopération des pays de l’Alliance et proposer le Projet intégral de coopération dont les efforts en matière de santé sont l’élément central.

Ils ont ratifié la disposition de l’ALBA-TCP de coopérer avec d’autres pays et regroupements de pays qui sont en situation d’apoporter de l’aide, toujours dans le but de soulager la situation du peuple haïtien et contribuer à l’urgence de son développement.

Ils ont ont donné des ordres à la banque de l’ALBA pour la création du Fonds Humanitaire de l’ALBA-TCP pour Haïti qui sera constituée à partir des apports des pays membres de l’Alliance.

Ils ont renouvellé les plans d’aide à la génération d’énergie électrique, en garantissant toute l’approvisionnement du combustible nécessaire aux plantations du Bout haïtien, de Gonaves et Carrefour, ainsi que le maintien de l’aide énergétique à travers PETROCARIBE.

Ils ont décidé de mettre en oeuvre un plan prioritaire pour les petits garçons et les petites filles qui combine la réhabilitation de l’infrastructure éducative haïtienne et les programmes d’appui alimentaire, de dotation scolaire, la formation de maîtres.

Ilsont envisagé une possible amnistie qui régularise le statut social migratoire des citadins haïtiens résidants dans les pays de l’ALBA-TCP.

Ils ont convoqué des spécialistes de chacun de nos pays, pour qu’ils formulent leurs recommandations sur l’entame d’un plan de reconstruction conformément aux capacités réelles des pays de l’ALBA et avec les nécessités du terrain, un plan de démolition et de reconstruction.

Ils se sont mis d’accord de mettre à profit la capacité logistique de l’entreprise pétrolière CITGO aux États-Unis, pour l’acquisition et l’envoi Haïti des facteurs de production, de matériels et d’équipements spécialisées nécessaires pour les plans de reconstruction,en tenant compte de la proximité géographique des ports haïtiens et des bases de cette annexe de PDVSA.

En la ciudad de Caracas, República Bolivariana de Venezuela a los 25 días del mes de Enero de 2010.

Le 25 janvier de 2010.-le Palais de Miraflores, de Caracas. Le président Hugo Chávez a proposé que les pays membres de l’Alliance Bolivariana des Peuples de Notre Amérique (l’ALBA) octroient 100 millions de dollars comme aide financière pour commencer à actualiser le projet d’aide sur tous les plans à Haïti après la catastrophe que vit ce peuple vit

26.01.2010. Les 8 décisions du sommet de l’ALBA pour Haïti

lundi 25 janvier 2010

25.01.10. Caracas. La reunión des chanceliers des pays membres de l’ALBA a abouti à huit décisions de coopération concrète avec le peuple haïtien, avec pour axe central la santé.

L’efficacité de cette coopération reposera sur une action à court, moyen et long terme, supervisée par une commission nommée à cette fin.

Le plan a pour premier point le secteur de la santé, divisé en trois phases fondamentales.

a) l’urgence, pour soigner les traumatismos et les pathologies diectement produites par le tremblement de terre ;

b) l’épidémiologie, pour traiter les conséquences dérivées de l’insalubrité, avec des services de base ;

c) la réhabilitation.

20 millions de dollars ont été engagés pour commencer ce travail.

Second point : un appui financier à travers le Fond Humanitaire de l’ALBA pour Haití, doté par les États membres dans le but de rassembler des Fonds des organisations politiques apportés de manière volontaire. Cela se développera via les collectes d’entreprises comme Pétroles du Venezuela (Pdvsa) et de l’entreprise CITGO. Pour cela le président Chávez a suggéré une première dotation de 100 millions de dollars.

Troisième point, la continuation de l’appui énergétique à travers Petrocaribe. Le président vénézuélien a souligné l’anulation de la dette de Haití envers Petrocaribe. Il a également anoncé la création d’un plan spécial pour l’approvisionement direct en combustible à travers les stations-service dans les endroits stratégiques.

Elles seront orientées sous la forme d’aides gratuites pour les véhicules utilisés par les véhicules des centres assistentiels humanitaires, hôpitaux et personnel de soutien, ainsi que l’aide directe à la population pour la génération d’électricité.

Quatrième point : des initiatives agricoles seront développées pour la fourniture d’aliments et des plans de production seront réactivés tels qu’ils s’effectuaient auparavant dans le cadre de l’initiative ALBA-Aliments. Débutera une campagne de reforestation, pour laquelle seront construits de petites réserves d’eau, des citernes de captation, des puits artésiens avec des camions-perforeurs, des dons de semence et d’outils agricoles tels que des machettes seront effectués, ainsi que des microtracteurs, des pelles pour la construction, dans le but de construire une école de formation en agroécologie, initiative de la Brigade de la Vía Campesina du Brésil, présente en Haití.

L’éducation constitue le cinquième point : il s’agit de former les jeunes haïtiens à des carrières techniques de cycle court. Un plan proritaire sera développé pour la réhabilitation et les fournitures scolaires, la formation de maîtres et la réception prioritaire d’enfants dont les parents migreraient vers des pays de l’ALBA dans des écoles de systèmes publics nationaux.

Sixième point, le chef de l’État vénézuélien a souligné l’importance d’intensifier les plans de l’ALBA en décrétant l’amnistie migratoire aux fins de faciliter le mouvement dans les deux sens :

a) Réception des familles dans les pays de l’ALBA.

b) Création d’une brigade solidaire de coopération qui apportera une aide à travers les réseaux de haïtiens qui résident au Vennezuela, et qui compte environ 15000 personnes.

Point sept, une étude détaillée sera faite avec des recommandations pour concentrer l’effort et refonder le développement humanitaire en Haití. A cette fin seront créés trois campements avec une capacité de loger jusqu’à 8 mille victimes à Port-au-Prince, Jacmel et Leogane, avec la logistique de l’entreprise pétrolière CITGO aux États-Unis (filiale de Pdvsa) pour acquérir les outils, les matériels spécialisés nécessaires à remettre en état les ports haïtiens. En ce sens CITGO a acheminé sur les lieux de la catastrophe 2 mille 500 transmetteurs de radio et des milliers de tentes de campagne.

Le huitième point concerne la coopération en matière de sécurité, de transport et de logistique pour réunir les efforts et appuyer le peuple de manière efficace sur le plan humanitaire.

Les représentants de l’ALBA ont souligné l’importance de ce que « les efforts pour reconstruire Haití devrront veiller à ce que le peuple et le gouvernement de ce pays en soient les principaux protagonistes. Ils ont insisté sur le principe de souveraineté et d’intégrité territoriale« .

Ils ont manifesté leur préoccupation au sujet de “la présence excessive de forces militaires étrangères en Haití, sans motifs qui le justifient et sans clarté sur leur autorité, leurs objectifs, leurs compételes et la durée de leur séjour”.

Les pays de l’ALBA rappellent que “l’instance la plus indiquée est le G-192, constitué par l’Organisation des Nations Unies (ONU), afin de garantir que nul ne profite de la terrible situation que vit Haïti pour entamer une nouvelle occupation qui viole la souveraineté de ce pays et pour que nulle entrave ou restriction d’aucune sorte ne soient mises aux pays qui souhaitent coopérer”.

(FIN/ Rodicely Cárdenas Barillas)

Traduction : Thierry Deronne, pour www.larevolucionvive.org.ve/