Réforme du système canadien des retraites

Le ministre Flaherty prépare une mauvaise retraite pour les jeunes

Par Mis en ligne le 28 mars 2011

Le ministre fédé­ral des Finances, Jim Flaherty, vient d’annoncer qu’au lieu de pro­cé­der à une amé­lio­ra­tion pro­gres­sive du Régime de pen­sions du Canada (RPC), il pro­po­sera aux ministres pro­vin­ciaux des Finances les 19 et 20 décembre pro­chains la mise sur pied de régimes de pen­sion agréés col­lec­tifs (RPAC). Pourtant, en juin der­nier, les ministres fédé­ral et pro­vin­ciaux des Finances ont écarté cette option pour pri­vi­lé­gier plutôt une amé­lio­ra­tion du RPC et de son jumeau qué­bé­cois, le Régime de rentes du Québec (RRQ). Actuellement ces régimes assurent une rente modeste d’un peu moins que 25% du salaire moyen de car­rière pour une rente maxi­male de 7 847$ à 60 ans ou de 11 210 $ à 65 ans en 2010. . Avec des régimes publics aussi faibles, il n’est pas sur­pre­nant qu’une per­sonne âgée sur deux de plus de 65 ans au Québec soit suf­fi­sam­ment pauvre pour être admis­sible au Supplément de revenu garanti du gou­ver­ne­ment fédé­ral, un pro­gramme visant exclu­si­ve­ment les per­sonnes âgées à faible revenu.

NDLR : Texte rédigé en vue de la confé­rence des ministres des finances du Canada tenue les 19 et 20 décembre 2010.

Michel Lizée est éco­no­miste et coor­don­na­teur au Service aux col­lec­ti­vi­tés de l’UQAM. Il est impli­qué acti­ve­ment dans le dos­sier des régimes de retraite à titre de fidu­ciaire de deux caisses de retraite et de for­ma­teur de membres de comi­tés de retraite.

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