Le mépris de Monsieur Péladeau a assez duré!

par Québec solidaire Rosemont

Attendu que les travailleurs et les travailleuses du Journal de Montréal ont été jeté-es à la rue, il y a plus d’un an, par Pierre Péladeau et que rien ne laisse penser que la situation va s’améliorer à court, voire même à moyen terme;

Attendu que la stratégie de Pierre Péladeau et ses collègues est limpide à savoir que le recours au lock-out est une manière claire de « casser » le syndicat;

Attendu que les membres du syndicat du Journal de Montréal n’ont pas d’appuis populaires suffisants compte tenu des attaques immenses qu’ils vivent depuis trop longtemps;

Attendu que le lock-out exercé par la direction du journal de Montréal dépasse le simple  enjeu syndical, que cette décision s’inscrit dans une perspective partagée par plusieurs dirigeants d’entreprises de la presse, visant à reconfigurer d’une manière radicale le marché de la presse écrite et  audiovisuelle au Québec. Et que cette diversité vise à  réduire la diversité de la presse et la liberté d’expression et à augmenter le profit général de ces dirigeants;

Attendu que Monsieur Péladeau profite de sa notoriété pour lancer des propos méprisants à l’égard du mouvement syndical et répandre des énormités à savoir que le syndicalisme est un frein à l’enrichissement de la société québécoise;

Il est proposé que l’assemblée générale de Québec solidaire de la région de Montréal :

  • appuie publiquement les membres du syndicat du journal de Montréal dans leur lutte de résistance contre la direction du Journal de Montréal;
  • dénonce l’attitude de la direction du Journal de Montréal  dans sa lutte, non seulement contre le syndicat de son établissement mais aussi contre la pratique générale du syndicalisme au Québec;
  • appuie la démarche de résistance qui a été entreprise depuis le début du lock-out par la création du journal virtuel appelé Rue Frontenac;
  • appuie le collectif inter-syndical (qui a été créé parmi ses membres dans la région de Montréal) qui vise à appuyer concrètement les membres du syndicat du Journal de Montréal;

Rédigé par René Charest

Québec solidaire Rosemont

21 février 2010.