Le défi écologique et les limites du capitalisme vert

Mis en ligne le 12 juin 2010
mardi 8 juin 2010, par François L’Italien

Si on veut abor­der la ques­tion de l’écologie d’un point de vue cri­tique, il faut d’abord partir du constat que cette ques­tion est aujourd’hui satu­rée de bons sen­ti­ments. Et je ne vou­drais pas courir le risque d’en rajou­ter une couche. C’est une ques­tion sur laquelle on a dit beau­coup de choses.

Présentation faite lors de la jour­née d’étude sur l’anticapitalisme orga­ni­sée par Presse-toi à gauche ! et le Centre jus­tice et foi le 15 mai 2010 à Québec.
L’auteur est membre du Collectif d’analyse de la finan­cia­ri­sa­tion du capi­ta­lisme avancé (CAFCA).

J’aimerais jus­te­ment partir de ça : du fait qu’on parle beau­coup d’écologie, de catas­trophes envi­ron­ne­men­tales, de l’accélération du réchauf­fe­ment cli­ma­tique, mais sans rien en dire au fond. Sans rien dire des causes sociales réelles de ces catas­trophes.

(…)

En fait, l’écologie comme dis­cours média­tique nous pré­sente la puis­sance du capi­ta­lisme actuel, nous pré­sente l’une de ses facettes les plus redou­tables, dans la mesure où ce dis­cours informe tout en neu­tra­li­sant. Nous savons main­te­nant que 60% des grands éco­sys­tèmes sur les­quels l’humanité repose sont en déclin. Nous savons main­te­nant que le seuil d’irréversibilité, voire d’emballement, des chan­ge­ments cli­ma­tiques serait aux alen­tours de 2020. Nous connais­sons les taux de dis­pa­ri­tion de plu­sieurs espèces dans le monde. Bref, nous savons beau­coup de choses. Or, para­doxa­le­ment, ce que nous savons ne nous mène pas néces­sai­re­ment à ques­tion­ner et éven­tuel­le­ment ren­ver­ser la dyna­mique qui cause ce péril. Le tour de force de la classe qui a des inté­rêts dans le main­tien du sys­tème capi­ta­liste actuel, c’est de sous­traire l’analyse de cette dégra­da­tion mas­sive à un ques­tion­ne­ment sur ce sys­tème lui-même.

J’aimerais reve­nir sur cet aspect de la puis­sance du capi­ta­lisme actuel, qui réus­sit à main­te­nir sépa­rées la ques­tion éco­lo­gique et la ques­tion « éco­no­mique ». C’est de cet angle mort dont je vou­drais partir aujourd’hui pour mon­trer qu’être anti­ca­pi­ta­liste signi­fie pro­ba­ble­ment refu­ser de voir dis­so­cier notre rap­port à la nature et notre rap­port à la pro­duc­tion de la richesse. Refuser de sépa­rer éco­lo­gie et éco­no­mie. Il s’agit d’une thèse fon­da­trice de l’écologie sociale, qui n’a jamais été aussi per­ti­nente.

Je vais d’abord faire un retour his­to­rique sur les pre­miers anti­ca­pi­ta­listes de notre civi­li­sa­tion, les Grecs anciens. Ils nous ont appris qu’écologie et éco­no­mie par­tagent la même racine, éco-, qui vient du grec oikos. Que signi­fiait pour les Grecs l’oikos ? Ça signi­fiait la mai­son­née, le domaine, le domaine de vie. C’est-à-dire la coha­bi­ta­tion de tous les niveaux d’existence, de la vie privée jusqu’à la vie col­lec­tive, du foyer à l’agora. On dirait aujourd’hui le monde de la vie, dans toutes ses formes. Pour les Grecs, il s’agissait d’un monde limité – l’économie était d’abord une maî­trise de soi – mais sur­tout d’un monde commun : l’oïkos c’est ce qui est par­tagé, commun, humain. Bien s’occuper de sa mai­son­née, pour un Grec, c’est sur­tout s’occuper du commun, culti­ver le commun, enri­chir le commun. À ça les Grecs oppo­saient la chré­ma­tis­tique, qui était la science de l’accumulation privée de richesses. La chré­ma­tis­tique était réser­vée à un groupe bien précis chez les Grecs, les Métèques. Qui étaient les Métèques ? Les Métèques c’étaient les non-citoyens, ceux qui ne venaient pas de la cité. On leur lais­sait ce qu’on consi­dé­rait comme étant le plus dégra­dant, soit le fait de com­mer­cer et de vivre sa vie en fonc­tion de l’accumulation de richesses. La chré­ma­tis­tique était mépri­sée par les Grecs parce qu’elle était consi­dé­rée comme une science de l’échange entre étran­gers, une science qui nous éloigne du commun, qui nous prive du commun, qui « pri­va­tise » le commun. Bref, la valo­ri­sa­tion de l’oïkonomia, qui était l’unité du rap­port à la nature et du rap­port à la société, était struc­tu­rée autour du commun. Enrichir d’abord ce commun plutôt que de s’en priver, telle était la maxime de l’ « éco­no­mie poli­tique » grecque.

Il est évident que ce que l’on appelle aujourd’hui « éco­no­mie » ne réfère pas à cette concep­tion. Il y a eu, en Occident, un grand ren­ver­se­ment qui a mené la chré­ma­tis­tique à être cen­trale plutôt que mar­gi­nale. Et à prendre la place de l’ « éco­no­mie ». On sait que jusqu’à la fin du Moyen-âge, l’Église catho­lique ne per­met­tait pas le prêt à usure, sauf à cer­taines condi­tions bien pré­cises. Or, il se pro­duit une inver­sion com­plète de pers­pec­tive au XVIe et XVIIe siècles : l’Église permet le prêt avec usure sauf à cer­taines condi­tions. On ne peut prêter à des veuves, des orphe­lins ou à des malades. Dès ce moment, l’Église sanc­tionne la bana­li­sa­tion du profit et cesse de condam­ner les per­sonnes qui se consacrent à l’accumulation illi­mi­tée de richesses. Ce que l’on va appe­ler éco­no­mie à partir du XVIè siècle est en fait la libé­ra­tion de la chré­ma­tis­tique. Plusieurs rai­sons ont mené l’Église à faire ça. Mais l’une d’entre elles est le fait qu’elle a pris acte d’un puis­sant mou­ve­ment de trans­for­ma­tion sociale qui com­men­çait à balayer l’Europe. Un mou­ve­ment qui a pris son essor en Angleterre aux XVe et XVIe siècles et qui vient avec la nais­sance du capi­ta­lisme.

Ce qui s’est passé lors de la nais­sance du capi­ta­lisme est quelque chose de dra­ma­tique, qui a struc­turé le reste de l’histoire et qui a eu une inci­dence très concrète sur la façon dont on a dis­so­cié éco­no­mie et éco­lo­gie. En Angleterre au XVIe siècle, à la cam­pagne, les aris­to­crates cher­chaient une façon de se main­te­nir comme classe domi­nante, puisque la cou­ronne avait réus­sit à enle­ver à l’aristocratie anglaise le pou­voir d’utiliser les armes. Les aris­to­crates cher­chaient une façon de main­te­nir leur domi­na­tion autre­ment que par la coer­ci­tion armée. Or, les aris­to­crates ont trouvé une façon de se main­te­nir en selle en fai­sant une chose pré­cise, très simple et fina­le­ment très effi­cace, soit expro­prier les terres com­munes des­quelles dépen­daient la vie des vil­lages. Jusqu’au XVII siècle envi­ron, la pro­priété privée immo­bi­lière était chose rare dans la société. Les trois quarts des terres en Occident étaient des terres com­munes, qui appar­te­naient à plu­sieurs per­sonnes en même temps. Il y avait une série de droits d’usage qui se super­po­saient sur ces terres : l’un avait le droit de ramas­ser les pommes du pom­mier, l’autre le droit ramas­ser le bois mort autour, l’autre pou­vait culti­ver la par­celle ou pous­sait le pom­mier, etc. On se chi­ca­nait sou­vent, c’est cer­tain, mais on ne remet­tait jamais en cause l’usage commun du sol. Il n’y avait pas, ou très peu, de pro­priété privée du sol. Or, ce sont les aris­to­crates anglais qui vont expro­prier mas­si­ve­ment la pay­san­ne­rie et pri­va­ti­ser le commun. On a créé une masse colos­sale de dépos­sé­dés, de per­sonnes qui ont été déra­ci­nées et jetées sur les routes. Et cette expro­pria­tion va mettre en concur­rence, les uns et les autres, les fer­miers indé­pen­dants : « Si vous voulez avoir accès à la terre, vous devez pré­sen­ter un plan vous enga­geant à tirer le maxi­mum de blé de cette terre qui vous est octroyée ». L’aristocratie a créé un marché de la rente fon­cière. Un exemple fictif : la terre com­mune était divi­sée en 10 lots privés, appar­te­nant au noble. Il y avait 11 fer­miers qui concur­ren­çaient pour obte­nir une de ces dix terres. Pour pou­voir, année après année, rester dans le jeu, les fer­miers devaient déve­lop­per des manières d’exploiter le plus ration­nel­le­ment pos­sible la terre, d’en tirer le maxi­mum de pro­duc­tion.

Comment ont-ils fait ça ? Ils ont d’abord embau­ché les dépos­sé­dés, les gens qui n’avaient plus rien dans la vie, pour aug­men­ter la pro­duc­ti­vité des pra­tiques agri­coles. Naissance du rap­port sala­rial d’un côté. Par ailleurs, les fer­miers devaient trou­ver de nou­velles tech­niques pour dimi­nuer les coûts de pro­duc­tion, aug­men­ter la pro­duc­ti­vité et com­pri­mer le temps de tra­vail au champ. Les socié­tés savantes anglaises, dont la société royale de l’Angleterre, vont appor­ter leur contri­bu­tion et aider les fer­miers à déve­lop­per des pro­cé­dés tech­niques pour tirer de leur action le maxi­mum d’efficacité pos­sible. Naissance des techno-sciences de l’autre côté. C’est sur ce pro­ces­sus d’expropriation des terres com­munes que s’est struc­turé le capi­ta­lisme : d’abord en tablant sur une situa­tion de dépos­ses­sion, qui va mener au rap­port sala­rial entre un « tra­vailleur » et un capi­ta­liste. Ensuite, un sys­tème d’exploitation ration­nelle de la nature, aux consé­quences éco­lo­giques désas­treuses, rendu obli­ga­toire par la concur­rence entre des fer­miers qui font tout pour ne pas deve­nir des « tra­vailleurs ». On a là la matrice du capi­ta­lisme en géné­ral : le capi­tal a besoin d’exproprier le commun pour exis­ter et se main­te­nir en fonc­tion.

C’est encore vrai, d’abord, à la péri­phé­rie de l’Occident, ou ce pro­ces­sus là conti­nue tou­jours. Le pro­ces­sus d’expropriation se main­tient et permet l’entrée de plu­sieurs socié­tés du monde dans le sys­tème capi­ta­liste. Vous devez vous sou­ve­nir que le 1er jan­vier 1994, l’Armée zapa­tiste de libé­ra­tion natio­nale a fait une insur­rec­tion armée dans le sud du Mexique pour défendre les droits des autoch­tones mexi­cains et en même temps dénon­cer glo­ba­le­ment le néo­li­bé­ra­lisme. On se leur­re­rait en pen­sant que c’est une dénon­cia­tion abs­traite du néo­li­bé­ra­lisme. Pourquoi ont-ils décidé de faire une insur­rec­tion le 1er jan­vier 1994 ? C’était la date de l’entrée en vigueur de l’ALENA. Et que disait l’ALENA ? Notamment que l’ejido, le mode de tenure fon­cière com­mune propre aux autoch­tones mexi­cains, était aboli. L’ALENA a mis très clai­re­ment de l’avant une poli­tique de pri­va­ti­sa­tion des terres qui étaient encore étran­gères au régime de pro­priété privée. C’est exac­te­ment le mode par lequel des socié­tés non-capi­ta­listes ont glo­ba­le­ment versé dans le capi­ta­lisme et conti­nuent à le faire dans d’autres régions du monde. Je pense que la Chine s’est aussi lancée dans ce pro­ces­sus récem­ment.

Mais il n’y a pas qu’à la péri­phé­rie de l’Occident que l’accumulation par expro­pria­tion fait son oeuvre. David Harvey a très bien montré que cette logique s’applique à tout ce qui est commun et qui sem­blait sous­trait à la pro­priété privée : les savoirs tra­di­tion­nels, l’eau, les gènes, les connais­sances scien­ti­fiques. C’est le rôle des bre­vets, aujourd’hui, de ver­rouiller ce pro­ces­sus et l’on sou­haite mettre les uni­ver­si­tés au ser­vice de cette gigan­tesque entre­prise de pri­va­ti­sa­tion des savoirs-faire com­muns. L’expropriation capi­ta­liste, c’est pri­va­ti­ser ce qui est d’usage commun, c’est priver l’humanité de tous ses patri­moines. Le capi­ta­lisme cherche constam­ment à expro­prier ce commun pour créer de nou­veaux rap­ports sala­riaux, d’une part, et pour ratio­na­li­ser encore plus effi­ca­ce­ment les formes de vie natu­relles, bre­ve­ter une nou­velle sorte d’oeuf, mettre un gène de pois­son dans un gène de fraise. Vous voyez le por­trait. Le capi­tal, c’est une logique de sépa­ra­tion.

L’enjeu aujourd’hui est donc double : empê­cher, d’une part, cette sépa­ra­tion par tous les moyens et trou­ver, dans la pra­tique, des manières de résis­ter à cette expro­pria­tion du commun, de ce qui appar­tient à tout le monde. Tant dans sa dimen­sion natu­relle que sociale, il faut résis­ter à cette logique de pri­va­ti­sa­tion qui mène à la dégra­da­tion de l’humanité et de la nature. Et il faut, d’autre part, trou­ver de nou­velles manières de recon­nec­ter ce qui a déjà été séparé. Quand on parle de natio­na­li­ser des res­sources natu­relles, c’est une façon de recon­nec­ter, de remettre en commun ce qui a été pri­va­tisé. De remettre en ques­tion l’exploitation débri­dée des res­sources natu­relles, de mettre des limites, de se maî­tri­ser. Et de trou­ver d’autres moda­li­tés d’organisation et de divi­sion du tra­vail, davan­tage res­pec­tueuse de la vie des indi­vi­dus et des col­lec­tifs. Résister à la pri­va­ti­sa­tion du commun et trou­ver dans la pra­tique de recon­nec­ter ce qui a été séparé. C’est une façon de se repré­sen­ter ce qui nous attend.

J’aimerais ter­mi­ner en évo­quant trois pistes d’action, trois grandes façons de sauver les meubles et d’envisager une grande tran­si­tion qui s’impose. Je suis d’accord avec Gilles Gagné qu’il s’agit main­te­nant de nous ras­sem­bler autour de quelques grandes pro­po­si­tions fédé­ra­trices qui vont dans le sens de la suite du monde.

1. Il faut sortir du pétrole. Le pétrole est l’une, sinon la res­source stra­té­gique du capi­ta­lisme indus­triel actuel­le­ment. Les plus grandes capi­ta­li­sa­tions bour­sières sont des com­pa­gnies pétro­lières, les plus grosses boites de lob­bying et les plus puis­sants inté­rêts finan­ciers sont dans le pétrole. Il est aussi urgent de sortir du pétrole pour des rai­sons éco­lo­giques. Nous sommes confron­tés à un pro­ces­sus de réchauf­fe­ment pla­né­taire dont on sait qu’il pour­rait fort bien nous être fatal. Il faut, à tous les niveaux, tant loca­le­ment que natio­na­le­ment, valo­ri­ser et déve­lop­per des ini­tia­tives pour nous sortir de l’industrie pétro­lière. Et je rajou­te­rais : des matières fos­siles non-renou­ve­lables.

2. Il faut sortir de la crois­sance. Il faut être un fou ou un éco­no­miste pour penser que la crois­sance peut conti­nuer éter­nel­le­ment. Nous devons exiger de maî­tri­ser davan­tage la pro­duc­tion et la consom­ma­tion de biens. Individuellement mais d’abord et sur­tout col­lec­ti­ve­ment. Le mou­ve­ment pour la décrois­sance est l’un des mou­ve­ments anti­ca­pi­ta­listes qui saisit le mieux la logique déme­su­rée du capi­tal. La décrois­sance signi­fie beau­coup de choses. Cela peut vou­loir dire moins consom­mer mais cela peut aussi vou­loir dire que les indi­ca­teurs éco­no­miques de base, quan­ti­ta­tifs, ne sont plus les indi­ca­teurs de réfé­rence. Cela signi­fie qu’il faut pou­voir valo­ri­ser les contre-pou­voirs, les contre indi­ca­teurs et déve­lop­per une autre matrice de saisie, de décou­page de la réa­lité que celle qui est basée sur la crois­sance. Il faut valo­ri­ser les indi­ca­teurs qua­li­ta­tifs.

3. Il faut sortir du capi­tal. Vaste pro­gramme. Il y a plu­sieurs niveaux com­plé­men­taires à cela. Cela veut dire d’abord déve­lop­per des coopé­ra­tives, qui sont des ins­tances de proxi­mité, qui tiennent avec elles tout un patri­moine de luttes, de repré­sen­ta­tions, de contre-pou­voirs, de per­son­nages et de cou­rage encore très proches en Occident d’une tra­di­tion « anti­ca­pi­ta­liste ». Il y a ensuite les ins­tances muni­ci­pales et régio­nales, qui détiennent un poten­tiel de résis­tances et d’alternatives au capi­ta­lisme. Si je prend l’exemple du monde fores­tier au Québec, cer­taines muni­ci­pa­li­tés ou MRC ont fait et vont faire des pro­po­si­tions d’aménagement et de ges­tion du patri­moine fores­tier qui conçoivent la forêt comme un bien commun, qui ne séparent pas le ren­de­ment de la péren­nité de la forêt. Les pro­jets qui donnent vie à une fores­te­rie alter­na­tive avancent, len­te­ment mais sûre­ment. Mais c’est aussi vrai dans l’alimentation, dans les échanges locaux. L’échelle muni­ci­pale et régio­nale est une échelle qui permet une pla­ni­fi­ca­tion, ce qui échappe à la com­mu­nauté la plus proche. Puis, il y a la com­mu­nauté natio­nale et l’État. Certains disent, comme Hardt et Negri, que la glo­ba­li­sa­tion est bonne parce qu’elle abolit l’État. Bon. L’État sera tou­jours au coeur d’un conflit pour son appro­pria­tion. Il a malgré tout d’autre chose que les carac­té­ris­tiques du plus froid des monstres froids. Il y a des moments, comme ce serait le temps main­te­nant, ou la volonté consti­tuante se pointe le bout du nez, même au par­le­ment. Nationaliser l’éolien me semble néces­saire. Développer une poli­tique de sou­tien à l’agriculture bio­lo­gique, couplé à une poli­tique d’occupation du ter­ri­toire, me semble essen­tiel. Miser sur les moyens de trans­ports élec­triques est la solu­tion. S’aider à se sortir de l’industrie pétro­lière en se sor­tant du Canada me semble clair… On ne doit pas lais­ser l’État aux porte-parole de la finance et du capi­tal.

L’histoire nous a montré que l’État peut faire autre chose. C’est un puis­sant levier pour res­sou­der ce qui a été séparé. La natio­na­li­sa­tion est un exemple, mais il y en a beau­coup d’autres. Ces trois niveaux sont com­plé­men­taires. Il y a une mul­ti­tude de pro­jets où ceux qui savent peuvent apprendre de ceux qui font, et ceux qui font peuvent apprendre de ceux qui savent.

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