Le climatoscepticisme sous l’aile de la droite radicale

Claude Vaillancourt, Nouveaux cahiers du socialisme, hiver 2020
Dans le meilleur des mondes, on rejetterait le climatoscepticisme du revers de la main. Nier la science avec autant d’acharnement ne mérite pas tant d’attention. Mais les progrès de cette tendance dans l’opinion publique ont fait des ravages. Au point de contribuer à faire élire, dans deux des pays les plus puissants du monde, les États-Unis et le Brésil, des climatosceptiques notoires, avec un gigantesque pouvoir de nuisance. Nous en ressentirons les conséquences à long terme. Combattre cette tendance devient alors un enjeu vital.
Il existe plusieurs types de climatosceptiques, mais ramenons-les à deux catégories. D’abord le citoyen lambda qui, pour diverses raisons, a tendance à se nourrir de théories plus ou moins crédibles, et qui parvient à croire que le réchauffement climatique causé par l’être humain est une théorie discutable. Certains d’entre eux nient férocement alors que d’autres entretiennent un sérieux doute.
Puis, il y a les climatosceptiques par intérêt. Ceux-là ont calculé que refuser d’admettre la réalité des changements climatiques leur permettra d’encaisser des milliards de dollars. L’accumulation de profits immédiats vaut beaucoup mieux que des spéculations sur l’avenir de l’humanité. Nier les changements climatiques, c’est vendre plus d’énergie fossile, limiter les règlementations qui font entrave à ce marché, ne pas avoir à assumer les importantes externalités liées à ce commerce.
Plusieurs chercheurs et chercheuses ont comparé, à juste titre, la stratégie de ce climatoscepticisme à celle des compagnies de cigarettes semant le doute sur les effets nocifs de leurs produits sur la santé, afin de continuer à en vendre toujours plus. Il s’agit là d’une manœuvre cynique et sans scrupules, comme permet de le constater un mémo interne de la compagnie Brown & Williamson : « Notre produit, c’est le doute, car c’est le meilleur moyen de rivaliser avec la somme de faits et d’informations qui occupe l’esprit du grand public. C’est aussi le moyen d’établir qu’il existe une controverse[1] ».
Financer le climatoscepticisme
Fabriquer un tel déni, allant si ouvertement à l’encontre de la recherche scientifique, demande d’importants investissements pour qu’il puisse être efficace. Ce qui n’est certes pas un obstacle pour ceux qui seront les plus importantes sources de financement de cette fraude scientifique : Exxon Mobil, la plus grande compagnie pétrolière et les frères Charles et David Koch, milliardaires à la tête de Koch Industries, un conglomérat spécialisé dans le raffinage du pétrole, les produits chimiques, les produits dérivés du pétrole.
L’attitude d’Exxon Mobil est d’autant plus inacceptable que l’entreprise a été l’une des premières à reconnaître la réalité des changements climatiques et a même financé de la recherche sur le sujet. Puis, à partir de 1990, elle a brusquement changé de cap. Son offensive a été spectaculaire. Selon l’Union of Concerned Scientifics, elle aurait donné 16 millions de dollars, entre 1998 et 2005, à au moins 43 organisations remettant en cause la réalité des changements climatiques. Des porte-paroles de la compagnie ont nié publiquement que le réchauffement de la Terre était un problème majeur. Pendant 15 ans, la firme s’est payé de la publicité négationniste dans les principaux journaux étatsuniens et les a bombardés de communiqués[2]. Selon le site Carbon Brief, Exxon Mobil n’a pas craint de soudoyer des scientifiques pour nier les faits reconnus par la quasi-totalité de leurs collègues : plus de 900 articles auraient été subventionnés par l’entreprise, avec comme « chercheur » champion, un dénommé Sherwood B. Idso, auteur de 7 % de ces textes et président du Center for the Study of Carbon Dioxide and Global Change, lui-même financé en grande partie par Exxon.
La contribution des frères Koch est moins précise tant ceux-ci ont semé à tout vent, déboursant d’importantes sommes pour les causes les plus conservatrices, mais aussi pour la culture, afin de se donner une bonne image. Leur implication dans la négation des changements climatiques n’est pas stimulée uniquement par leurs intérêts financiers, mais aussi par leur adhésion sans réserve et passionnée à l’idéologie libertarienne – dont la propagation leur permet de faire croître leur fortune, l’une des plus importantes au monde[3]. Le site KOCH CA$H, qui s’est donné comme mandat de démontrer l’influence des deux frères, présente une analogie qui a beaucoup circulé : les frères Koch sont comparés à une pieuvre avec ses multiples tentacules[4]. Le nombre d’organisations financées par la fratrie est phénoménal. Cela va de la recherche scientifique aux fausses organisations populaires (grassroot), aux lobbyistes, aux collaborateurs dans le milieu de la justice, aux think tanks (parmi les plus connus, le CATO Institute, l’Heritage Fondation, le Fraser Institute).
La négation des changements climatiques est l’une de leurs plus importantes batailles, avec celle contre un système de santé public. Selon Greenpeace, entre 2007 et 2017, les frères Koch auraient donné près de 130 millions de dollars à 92 organisations pour contredire les experts du climat, un montant qui dépasse les dons d’Exxon. L’effet de martèlement, provoqué par un pareil arsenal de propagande et de recherches pseudo-scientifiques et produit par des organismes aux noms d’apparence respectable, a fini par marquer l’esprit d’un vaste public. Bien qu’il soit difficile de démontrer concrètement l’effet de ces publications et de cette présence médiatique, il n’en reste pas moins qu’en 2013 aux États-Unis, seulement 40 % de la population considère que les changements climatiques sont un problème sérieux[5] – un pourcentage qui atteint 59 % en 2018. Cette propagande a aussi ses effets à l’étranger, alors que l’influence des États-Unis continue à être importante et alors que les organisations financées par les frères Koch ont aussi des ramifications à l’extérieur du pays.
Exxon et les frères Koch profitent du prestige associé à leur puissance et à leur fortune, ce qui donne encore plus d’impact aux idées qu’ils diffusent. Leur scepticisme alimente une grande chaîne d’intérêts qui profite d’une pareille négation de la science. D’abord les entreprises qui leur sont directement reliées. Mais aussi les fabricants d’automobiles et l’industrie de la publicité qui se nourrit de revenus tirés de ces dernières et de ses concessionnaires. En profitent également les médias qui se financent en grande partie par la publicité. Sans oublier les marchés financiers qui spéculent sur la valeur des énergies fossiles, une grande source de revenus. Et portés par ce mouvement, des citoyens et citoyennes ordinaires reprennent ces idées négationnistes en croyant qu’il s’agit de vérités aussi solides que les autres et s’en servent comme prétexte pour maintenir un mode de vie qu’ils ne veulent pas changer.
L’industrie automobile, en particulier, a elle aussi investi considérablement pour convaincre les gouvernements de ne pas prendre de mesures strictes pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C, comme on en a convenu dans l’Accord de Paris. Leurs démarches ressemblent davantage à du lobbying plutôt classique, un jeu de coulisses leur permettant de contrôler la règlementation qui les concerne[6]. Cette activité contredit les bonnes intentions de ces entreprises qui affirment publiquement qu’elles appuient les initiatives pour combattre les changements climatiques. Bien qu’elles ne s’associent pas au climatoscepticisme, elles profitent tout de même d’une inertie de la part des gouvernements qui leur permet de vendre toujours plus d’automobiles, avec une prédilection pour les véhicules utilitaires sport (VUS), particulièrement polluants, mais qui leur assurent une excellente marge de profits.
Dans l’antre des conservateurs
Après des années de climatoscepticisme, il est légitime de se demander si cette opération de propagande a été un succès ou un échec. D’une part, elle n’a pas réussi à ébranler le milieu scientifique qui continue à alarmer la population et qui a même revu à la hausse ses prévisions concernant les effets dévastateurs des changements climatiques. Le climatoscepticisme, s’il a encore de nombreux adeptes, paraît de moins en moins légitime et défendable. Son soutien financier a d’ailleurs subi une réduction.
Mais ses ravages se font beaucoup trop sentir. Les grands industriels qui l’ont propagé ont atteint un de leurs principaux objectifs : gagner du temps. Pendant qu’on débat à savoir si oui ou non les changements ont bel et bien lieu et s’ils sont dus à l’être humain, le pétrole continue à couler à flots, y compris de sources toujours plus polluantes, comme le pétrole de schiste ou celui des sables bitumineux, et les automobiles se vendent en grand nombre. Les profits s’accumulent par milliards, alors que la planète continue à se réchauffer.
Le climatoscepticisme s’inscrit naturellement dans l’idéologie de la droite radicale. Le libre marché, dans son acception la plus radicale défendue par le courant libertarien, justifie très bien cette position. D’abord, pour les purs et durs, parce qu’il ne peut pas commettre d’erreur. Admettre que le libre marché peut mener à des catastrophes, c’est aussi reconnaître une cuisante réfutation du dogme. Mais surtout, la lutte contre les changements climatiques nécessite une transformation du rôle de l’État, qui ne doit plus être au service des entreprises, comme il l’a été ces dernières années, mais doit assumer d’importantes responsabilités face aux populations, comme règlementer les firmes, limiter les émissions de CO2, se lancer à fond dans la transition énergétique. Cette dernière nécessite d’importants investissements, dont plusieurs seront publics.
Les climatosceptiques adoptent d’autres causes conservatrices, en vrac, de façon variable, comme le combat contre l’immigration, celui contre l’avortement ou en faveur de la libre possession des armes. Au Québec, par exemple, le climatoscepticisme est principalement défendu par les radios privées, dites « radios poubelles », de la région de Québec et par certains chroniqueurs de Québecor. Ces entreprises s’intègrent dans la chaîne d’intérêts dont nous parlions plus haut : elles reçoivent une grande partie de leur financement des fabricants d’automobiles et de leurs concessionnaires, alors que l’étalement urbain favorise le transport privé. À Québec, la campagne de ces médias en faveur d’un troisième lien, un improbable tunnel sous le fleuve Saint-Laurent, dont les effets négatifs ont été soulignés par nombre d’experts, est l’une des plus importantes conséquences de leur engagement.
Pour se donner une caution scientifique, la radio privée de Québec a fait appel à Reynald Du Berger, un professeur retraité de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Celui-ci a pourtant cessé depuis longtemps de publier des articles scientifiques, et en tant que sismologue, il n’a pas de compétence particulière pour comprendre le phénomène des changements climatiques. À sa croisade contre les « climatorédempteurs » s’ajoute un combat contre l’islam qu’il dénonce par des propos farfelus, par exemple : « Il n’y a qu’un seul islam qui ordonne, pas permet, à tous les musulmans d’exterminer, par égorgement de préférence, tous ceux qui ne veulent pas adhérer à la doctrine de l’islam[7] ». La défense de ces deux causes qui n’ont rien à voir entre elles crée un curieux amalgame. Mais leurs dénominateurs communs sont une grande irrationalité et une intégration dans un système idéologique très conservateur qui reste difficilement ébranlable par des arguments rigoureux.
La carte électorale des dernières élections fédérales au Québec reflète de pareilles prises de position. Bien que le Parti conservateur ne soit pas anti-immigration, il est nettement le plus à droite dans le spectre des partis politiques au Canada (si on exclut le Parti populaire du Canada qui n’a fait élire aucun député). Il est aussi celui qui demeure le plus favorable à l’industrie pétrolière et, de loin, le moins ambitieux pour combattre les changements climatiques. Avec des médias très populaires diffusant les idées de la droite radicale, il n’est pas surprenant que la région de Québec, cohérente avec elle-même, ait élu la quasi-totalité des conservateurs au Québec.
Trump, Bolsonaro, Poutine
L’un des grands obstacles à la transition écologique est la présence de chefs d’État climatosceptiques à la tête de pays d’une importance capitale en ce qui concerne la protection de l’environnement, plus particulièrement les États-Unis, le Brésil et la Russie. Les États-Unis constituent les deuxièmes plus grands producteurs de CO2 et leur modèle économique axé sur une consommation sans limites est celui que de nombreux pays et individus cherchent à adopter. Le Brésil a sur son territoire un puits de carbone d’une importance majeure, la forêt amazonienne, qui demande une impeccable protection alors qu’elle se fait gruger de partout. Quant à elle, la Russie, le plus grand pays au monde, possède aussi d’immenses forêts à préserver (25 % de la surface forestière mondiale), une importante industrie lourde polluante et très peu de préoccupations environnementales.
Il s’agit aussi de pays où les idées de la droite radicale sont très bien implantées dans les partis au pouvoir et largement diffusées dans les médias. Leurs chefs d’État, bien qu’œuvrant dans des contextes très différents, partagent certaines caractéristiques importantes : ils aiment gouverner de façon autoritaire, ont peu de respect pour les institutions, s’opposent à l’immigration, soutiennent une exploitation sans limites des ressources naturelles, s’appuient sur des religieux ultraconservateurs et accordent peu de place aux femmes, quand ils ne sont pas carrément misogynes. Bolsonaro et Poutine sont en plus homophobes et hétérocentrés. Le climatoscepticisme affirmé de ce triumvirat leur permet de laisser les entreprises détruire l’environnement et agir comme s’il n’y avait aucune nécessité d’entreprendre une transition énergétique. Trump se permet même de forcer son pays à faire marche arrière, en se retirant de l’Accord de Paris, en enlevant à la Californie le droit de fixer ses propres normes sur les émissions de gaz à effet de serre pour les véhicules (alors qu’elle est un chef de file en la matière), et en s’attaquant au principe de la tarification du carbone[8].
Combattre le climatoscepticisme
Le défi de la transition écologique est aussi d’entreprendre un véritable combat idéologique contre la droite radicale. Le climatoscepticisme a en effet changé de visage. Il réduit son champ d’action : il est prêt à admettre, du bout des lèvres, que le réchauffement climatique existe, qu’il pourrait être causé par l’être humain, mais tient à dire qu’il n’y a ni urgence ni crise climatique[9]. Il a perdu pour de bon la bataille de la crédibilité et de la justification scientifique. Le doute qu’il est parvenu à implanter pendant quelques années disparaît. Le climatoscepticisme ressemble de plus en plus à une croyance, que ses adeptes défendent comme telle, qui s’inscrit, nous l’avons vu, dans une vision ultraconservatrice de la politique et de l’économie.
Le climatoscepticisme est loin d’être innocent. Le retard qu’il a causé et qu’il cause encore dans la lutte contre les changements climatiques mènera à des catastrophes dont il est difficile de prendre l’exacte mesure maintenant. La campagne de désinformation, en toute connaissance de cause du problème, entreprise par Exxon Mobil et les frères Koch, ne relève pas de la liberté d’expression, mais bien d’une grande irresponsabilité, d’une attitude criminelle mettant la vie d’un grand nombre de personnes en danger.
Il pourrait être possible de les accuser d’écocide, que l’on définit comme la destruction d’un écosystème par l’être humain. Cette notion est controversée et n’obtient pas – encore – de reconnaissance dans le droit international. Cependant de nombreux militants et militantes font pression pour qu’il en soit ainsi et se servent de ce concept pour démontrer que les responsables du changement climatique ont des comptes à rendre devant la loi.
Mais la principale voie pour vaincre le climatoscepticisme est de s’attaquer à la droite radicale, puisqu’elle en fait clairement la promotion et l’intègre à sa vision du monde. Le néolibéralisme est aussi à blâmer : malgré une approche qui semble plus conciliante et bien qu’il affirme être prêt à se remettre en cause — sans grande conviction toutefois —, il continue en fait à défendre une économie qui permet difficilement de contraindre les entreprises. Ce double discours s’observe, nous l’avons vu, chez les fabricants d’automobiles qui continuent à favoriser les véhicules polluants, mais aussi chez le gouvernement Trudeau qui se dit préoccupé par l’environnement tout en achetant l’oléoduc Trans Mountain, ou encore chez la plus importante firme de gestion d’actifs, BlackRock, qui défend publiquement le développement durable tout en investissant en priorité là où cela rapporte le plus, par exemple dans les hydrocarbures et autres entreprises polluantes.
Le néolibéralisme conserve une certaine vulnérabilité par son hypocrisie et ses contradictions. Par contre, la droite radicale n’est pas effleurée par le doute. Ses prises de position la marginalisent cependant, même si elle profite du soutien sans faille d’une base solide et convaincue. Les faiblesses évidentes des gouvernements Trump et Bolsonaro permettront peut-être de changer la donne et de démontrer les dangers de leurs politiques. Mais l’attraction très forte que les médias très à droite exercent demeure inquiétante et sa ferveur décomplexée continue à produire de l’effet – on le voit entre autres par la campagne particulièrement agressive qu’ils ont menée contre la militante Greta Thunberg, ou, au Québec, par les encouragements qu’ils offrent au gouvernement Legault de maintenir des projets aussi dommageables pour l’environnement que le troisième lien à Québec et le gazoduc de GNL.
Le climatoscepticisme doit se combattre sur une base plus large que ce qu’on a fait lors de son apparition. Il ne s’agit plus d’argumenter avec lui ou de tomber dans le piège de discuter de sa légitimité. Le grand défi est peut-être de trouver des façons de rejoindre les déçus de la mondialisation et les grandes victimes des inégalités sociales qui se sont tournées vers l’extrême droite. Leur faire la démonstration que les politiques qu’ils soutiennent vont à l’encontre de leurs propres intérêts ne sera jamais facile, même si de très nombreux faits sont là pour le prouver. Il faut lutter contre une propagande qui marque des points par ses constats simplistes. Le grand problème, c’est que le temps pour se lancer dans une véritable transition écologique est limité. Le climatoscepticisme, sous ses diverses incarnations, nous rappelle l’importance de ne pas négliger le facteur idéologique dans la lutte contre les changements climatiques.
[1] Cité par Stéphane Horel dans Lobbytomie. Comment les lobbies empoisonnent nos vies et la démocratie, Paris, La Découverte, 2018, p. 28.
[2] Parmi les nombreux textes écrits sur le sujet, celui-ci est intéressant : Katie Jennings, Dino Grandoni et Suzanne Rust, « How Exxon went from leader to skeptic on climate change research », Los Angeles Times, 23 octobre 2015.
[3] Avant la mort de David Koch, la fortune des deux frères faisait d’eux la deuxième famille la plus riche aux États-Unis. Selon Investopedia, elle était évaluée à 99 milliards de dollars.
[4] Voir le site <kochcash.org>. Cette pieuvre porte en anglais le nom de Kochtopus.
[5] Moira Fagan et Christine Huang, « A look at how people around the world view climate change », Pew Research Center, 18 avril 2019, <www.pewresearch.org/fact-tank/2019/04/18/a-look-at-how-people-around-the-world-view-climate-change/>.
[6] Sandra Laville, « Carmakers among key opponents of climate action », The Guardian, 10 octobre 2019.
[7] DH en 90 minutes, avec Reynald Du Berger et Dany Houle, CHOI Radio Québec, 12 octobre 2017. Le site Sortons les radios-poubelles a fait une importante recension de ses propos en onde, <https://sortonslespoubelles.com/tag/reynald-du-berger/>.
[8] Sur le sujet : Julie-Pier Nadeau, « La Californie, en “vert” et contre Trump », Le Devoir, 29 octobre 2019.
[9] Ce qu’on peut constater dans une lettre adressée le 23 septembre 2019 au secrétaire général des Nations unies et signée par 500 « scientifiques », dont le Québécois Reynald du Berger.