Le bien commun et le « communisme » ?

Par Mis en ligne le 15 avril 2012

Gouverner en obéis­sant, c’est affir­mer au quo­ti­dien que le sou­ve­rain n’est pas l’État mais bien le peuple. Le peuple ne se fait pas entendre seule­ment une fois tous les cinq ans aux élec­tions. Chaque jour le peuple parle et défi­nit ses besoins, attentes et exi­gences col­lec­tives. Que doit faire un gou­ver­ne­ment popu­laire ?

Ne pas se sub­sti­tuer au peuple, mais plutôt d’harmoniser les voix du peuple, de syn­thé­ti­ser ses inquié­tudes. Gouverner en obéis­sant c’est cela : le sou­ve­rain, c’est le peuple et le gou­ver­nant est sim­ple­ment un uni­fi­ca­teur des idées, un arti­cu­la­teur des besoins, et rien de plus. C’est le prin­cipe com­mu­nau­taire, mais aussi socia­liste et com­mu­niste dans le sens fort du terme. Qu’est-ce que le com­mu­nisme : c’est la com­mu­nauté, c’est la richesse com­mune, les déci­sions com­munes, la vie par­ta­gée, le bien-être par­tagé, le pou­voir par­tagé, une démo­cra­tie par­ta­gée, des déci­sions par­ta­gées, des joies et des tris­tesses par­ta­gées. Le com­mu­nisme, c’est cela.

Álvaro García Linera est vice-pré­sident de la Bolivie

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