Le « spontanéisme » de Rosa Luxembourg

Mis en ligne le 30 mars 2010

par Michael Löwy

(Extraits d’un article paru dans Actuel Marx, 2009/2, n° 46)

Les for­mules orga­ni­sa­tion­nelles de Rosa Luxemburg, expo­sées dans les articles publiés en 1903-1904 dans la Neue Zeit, organe théo­rique de la social-démo­cra­tie alle­mande et dans la bro­chure Grève géné­rale, parti et syn­di­cats de 1906, s’opposent radi­ca­le­ment au cen­tra­lisme de Lénine d’avant 1905, par leur insis­tance sur l’initiative révo­lu­tion­naire des masses elles-mêmes et par les réserves qu’elles émettent sur la concen­tra­tion du pou­voir entre les mains du noyau diri­geant du parti.

Il nous semble, encore une fois, que c’est dans la situa­tion du mou­ve­ment ouvrier alle­mand en géné­ral et, en par­ti­cu­lier, de son aile révo­lu­tion­naire qu’il faut cher­cher les racines des thèses de Rosa Luxemburg :

a) le parti social-démo­crate alle­mand était une orga­ni­sa­tion de masse, légale et hau­te­ment orga­ni­sée ;

b) des ten­dances oppor­tu­nistes et « révi­sion­nistes » se mani­fes­taient déjà à cette époque (1903-1906) dans la direc­tion du parti, sur­tout dans le groupe par­le­men­taire. L’aile radi­cale du PSD pla­çait ses espoirs dans les poten­tia­li­tés révo­lu­tion­naires des masses, et non dans la capa­cité d’initiative des diri­geants bureau­cra­tiques, les­quels étaient à leurs yeux un élé­ment essen­tiel­le­ment timoré et conser­va­teur. Dans les syn­di­cats, liés au PSD, la mino­rité de gauche menait depuis long­temps un combat acharné contre les ten­dances anti­dé­mo­cra­tiques et cen­tra­listes de la bureau­cra­tie syn­di­cale réfor­miste [26]. Par ailleurs, cer­tains intel­lec­tuels révi­sion­nistes (Georg Bernhard, Maximilien Harden) sou­li­gnaient avec com­plai­sance dans leurs essais poli­tico-lit­té­raires la supé­rio­rité des « diri­geants culti­vés » sur la « masse aveugle », s’attirant les foudres de la cri­tique de Rosa Luxemburg [27].

c) Pour Rosa Luxemburg, comme pour toute la ten­dance mar­xiste du PSD, « l’écroulement » du capi­ta­lisme en Allemagne était envi­sagé en termes sur­tout éco­no­miques – au contraire de la Russie tsa­riste, où les seules limites ima­gi­nables du capi­ta­lisme étaient poli­tiques. Cela nous permet de mieux com­prendre non seule­ment les diver­gences entre Luxemburg et Lénine sur l’accumulation du capi­tal [28], mais aussi leur désac­cord orga­ni­sa­tion­nel : pour Rosa Luxemburg, la crise « catas­tro­phique » de l’économie capi­ta­liste condui­rait les plus larges masses à une posi­tion révo­lu­tion­naire, indé­pen­dam­ment de l’action « consciente » des diri­geants – et même contre les diri­geants, s’ils deviennent un obs­tacle.

d) La tra­di­tion qui ins­pi­rait la gauche mar­xiste du parti alle­mand était celle du « parti ouvrier social-démo­crate » fondé en 1869 à Eisenach (avec l’appui de Marx et Engels). La ten­dance démo­cra­tique et « auto­no­miste » s’y oppo­sait au cen­tra­lisme dic­ta­to­rial de l’Union géné­rale des ouvriers alle­mands fondée par Lassalle [29].

Les thèses de Rosa Luxemburg n’ont pas changé, de 1903 à 1906, la révo­lu­tion russe de 1905 n’ayant que confirmé ses espoirs dans la capa­cité révo­lu­tion­naire des masses pro­lé­ta­riennes. Ses deux articles sur les pro­blèmes d’organisation, parus dans la Neue Zeit, ainsi que sa bro­chure sur la grève géné­rale expriment la même théo­rie, à tra­vers trois thèmes carac­té­ris­tiques : conscience de classe, rap­ports parti-masses, orga­ni­sa­tion interne du parti.

Pour Rosa Luxemburg, le pro­ces­sus de prise de conscience des masses ouvrières découle moins de la pro­pa­gande des bro­chures et tracts du parti que de l’expérience de la lutte révo­lu­tion­naire, de l’action directe et auto­nome du pro­lé­ta­riat : « C’est par le pro­lé­ta­riat que l’absolutisme doit être ren­versé en Russie. Mais le pro­lé­ta­riat a besoin pour cela d’un haut degré d’éducation poli­tique, de conscience de classe et d’organisation. Toutes ces condi­tions […] ne lui vien­dront que de l’école poli­tique vivante, de la lutte et dans la lutte, au cours de la Révolution en marche. […] Le sou­dain sou­lè­ve­ment géné­ral du pro­lé­ta­riat en jan­vier, sous la forte impul­sion des évé­ne­ments de Saint-Pétersbourg était, dans son action vers le dehors, un acte poli­tique de décla­ra­tion de guerre révo­lu­tion­naire à l’absolutisme. Mais cette pre­mière action géné­rale directe de classe n’en eut qu’un plus puis­sant contre­coup vers l’intérieur, en éveillant pour la pre­mière fois, comme par une secousse élec­trique, le sen­ti­ment et la conscience de classe chez des mil­lions et des mil­lions d’hommes » [30].

Ici, Rosa Luxemburg se montre dis­ciple fidèle de la théo­rie de la révo­lu­tion de Marx : c’est dans la praxis révo­lu­tion­naire des masses que changent en même temps le « dehors », les « cir­cons­tances » et l’ « inté­rieur », la conscience de classe. La conscience révo­lu­tion­naire ne peut se géné­ra­li­ser qu’au cours d’un mou­ve­ment « pra­tique », le chan­ge­ment « massif » des hommes ne peut s’opérer que dans la révo­lu­tion elle-même. La caté­go­rie de la praxis – qui est, chez elle comme chez Marx, l’unité dia­lec­tique de l’objectif et du sub­jec­tif, la média­tion par laquelle la classe en soi devient pour soi – lui permet de dépas­ser le dilemme figé et méta­phy­sique de la social-démo­cra­tie alle­mande, entre le mora­lisme abs­trait de Bernstein et l’économisme méca­nique de Kautsky : tandis que, pour le pre­mier, le chan­ge­ment « sub­jec­tif », moral et spi­ri­tuel du peuple est la condi­tion de l’avènement de la « jus­tice sociale », pour le deuxième, c’est l’évolution éco­no­mique objec­tive qui mène « fata­le­ment » au socia­lisme. Cela permet de mieux com­prendre pour­quoi Rosa Luxemburg s’opposait non seule­ment aux révi­sion­nistes néo-kan­tiens, mais aussi, à partir de 1905, à la stra­té­gie d’attentisme passif prônée par le « centre ortho­doxe ». De même, c’est la dia­lec­tique de la praxis qui lui permet de dépas­ser le tra­di­tion­nel dua­lisme incarné dans le Programme d’Erfurt, entre les réformes, ou le « pro­gramme mini­mum », et la révo­lu­tion, ou « le but final ». Par la stra­té­gie de la grève de masse, qu’elle pro­pose en 1906 (contre la bureau­cra­tie syn­di­cale) et en 1910 (contre Kautsky), Rosa Luxemburg trouve pré­ci­sé­ment une voie capable de trans­for­mer les luttes éco­no­miques ou le combat pour le suf­frage uni­ver­sel en un mou­ve­ment révo­lu­tion­naire géné­ral.

Par ailleurs, selon Rosa Luxemburg, au cours d’un sou­lè­ve­ment radi­cal des masses ouvrières, la sépa­ra­tion que le « pédan­tisme sché­ma­tique » veut éta­blir entre la lutte éco­no­mique (syn­di­cale) et la lutte poli­tique (social-démo­crate) dis­pa­raît : elles deviennent deux faces entre­mê­lées de la lutte des classes, et la limite arti­fi­cielle tracée entre syn­di­cat et parti socia­liste est effa­cée [31].

Refusant ainsi l’opposition entre « conscience trade-unio­niste » et « conscience social-démo­crate » (Lénine), elle sug­gère une dis­tinc­tion entre la conscience théo­rique latente, carac­té­ris­tique du mou­ve­ment ouvrier pen­dant la période de domi­na­tion du par­le­men­ta­risme bour­geois, et la conscience pra­tique et active, qui surgit dans le pro­ces­sus révo­lu­tion­naire, quand la masse elle-même (et non seule­ment les dépu­tés et diri­geants du parti) appa­raît sur la scène poli­tique, cris­tal­li­sant son « édu­ca­tion idéo­lo­gique » direc­te­ment dans la praxis. C’est grâce à cette conscience pra­tico-active que les couches arrié­rées et non orga­ni­sées consti­tue­ront, en période de lutte révo­lu­tion­naire, l’élément le plus radi­cal, et non l’élément à la traîne [32].

Évidemment, cette théo­rie de la conscience de classe conduit à une concep­tion des rap­ports entre le parti et les masses très dif­fé­rente de celle esquis­sée dans Que faire ? et Un pas en avant, deux pas en arrière. Tout en s’opposant aux ten­dances du par­le­men­ta­risme oppor­tu­niste, qui pré­tend effa­cer toute dis­tinc­tion entre le parti et les couches popu­laires non orga­ni­sées, pour « noyer l’élite active et consciente du pro­lé­ta­riat dans la masse amorphe du ‘corps élec­to­ral’ », Rosa Luxemburg se refuse à dres­ser des cloi­sons étanches entre le noyau socia­liste, soli­de­ment enca­dré par le parti, et les couches ambiantes du pro­lé­ta­riat, « déjà entraî­nées dans la lutte des classes et chez les­quelles la conscience de classe s’accroît chaque jour davan­tage » [33].

Pour cette raison, elle cri­tique ceux qui fondent leur stra­té­gie poli­tique sur ce qu’elle consi­dère comme une sur­es­ti­ma­tion du rôle de l’organisation dans la lutte des classes – laquelle se com­plète d’habitude par une sous-esti­ma­tion de la matu­rité poli­tique du pro­lé­ta­riat encore non orga­nisé –, oubliant l’action édu­ca­trice de « l’orage des grandes luttes de classes », pen­dant lequel l’influence des idées socia­listes va bien au-delà des limites que sug­gèrent les listes des orga­ni­sa­tions, ou même les sta­tis­tiques élec­to­rales des temps calmes. Cela ne signi­fie pas, évi­dem­ment, que l’avant-garde consciente doive attendre les bras croi­sés la venue « spon­ta­née » d’un mou­ve­ment révo­lu­tion­naire. Au contraire, son rôle est pré­ci­sé­ment de « devan­cer l’évolution des choses et de cher­cher à la pré­ci­pi­ter » [34].

Enfin, résu­mant en une phrase ses thèses orga­ni­sa­tion­nelles et répon­dant à la célèbre image de Lénine, qui com­pare le social-démo­crate à un « jaco­bin indis­so­lu­ble­ment lié à l’organisation du pro­lé­ta­riat », Rosa Luxemburg pro­clame : « En vérité, la social-démo­cra­tie n’est pas liée à l’organisation de la classe ouvrière, elle est le mou­ve­ment propre de la classe ouvrière » [35].

Par ailleurs, selon Rosa Luxemburg, la social-démo­cra­tie a comme tâche l’abolition de l’antithèse entre « diri­geants » et « masse diri­gée », entre les « chefs », hommes d’État consom­més, et la molle argile humaine du « trou­peau aveugle », anti­thèse qui consti­tue le fon­de­ment his­to­rique de toute domi­na­tion de classe [36].

La conscience claire que les masses ont d’elles-mêmes est « pour l’action socia­liste une condi­tion his­to­rique indis­pen­sable tout comme l’inconscience de la masse fut autre­fois la condi­tion des actions des classes domi­nantes » [37]. Par consé­quent, le rôle des diri­geants doit être pré­ci­sé­ment de se dépouiller de leur qua­lité de « chefs », « dans la mesure où ils font de la masse la diri­geante, et d’eux-mêmes les organes exé­cu­tifs de l’action consciente de la masse » [38].

En somme, le seul « sujet » auquel incombe le rôle de diri­geant est le « moi » col­lec­tif de la classe ouvrière révo­lu­tion­naire, dont les erreurs sont his­to­ri­que­ment beau­coup plus fécondes que l’infaillibilité du meilleur comité cen­tral [39].

Partant de ces pré­sup­po­si­tions, Rosa Luxemburg refuse ce qu’elle appelle l’ « ultra-cen­tra­lisme » de Lénine dans Un pas en avant… Ce cen­tra­lisme revêt, à son avis, un carac­tère net­te­ment « jaco­bino-blan­quiste », ten­dant à faire du Comité cen­tral le seul noyau actif du parti. « Imprégné de l’esprit sté­rile du veilleur de nuit », le noyau direc­teur se sou­ciera plus de contrô­ler et enca­drer le mou­ve­ment que de le déve­lop­per et le fécon­der. À ce type de cen­tra­lisme, adé­quat à une orga­ni­sa­tion de conju­rés, elle oppose le cen­tra­lisme socia­liste, qui ne sau­rait être autre chose qu’un « auto­cen­tra­lisme » : le règne de la majo­rité à l’intérieur du parti, la concen­tra­tion impé­rieuse de la volonté de l’avant-garde, contre les par­ti­cu­la­rismes d’ordre natio­nal, reli­gieux ou pro­fes­sion­nel [40].

Quant à la dis­ci­pline acquise dans l’ « école de la fabrique », dis­ci­pline qui, selon Lénine, rend le pro­lé­taire natu­rel­le­ment adapté à la dis­ci­pline du parti, elle est, pour Rosa Luxemburg, « la doci­lité bien réglée d’une classe oppri­mée ». Elle n’a rien de commun avec l’autodiscipline libre­ment consen­tie de la social-démo­cra­tie, que la classe ouvrière ne peut acqué­rir qu’en extir­pant jusqu’à la der­nière racine les habi­tudes d’obéissance et de ser­vi­tude impo­sées par la société capi­ta­liste [41].

En conclu­sion, s’il est vrai que Rosa Luxemburg a sous-estimé le rôle de l’organisation dans la lutte révo­lu­tion­naire, il faut sou­li­gner qu’elle n’a pas, comme cer­tains « luxem­bur­gistes », érigé le spon­ta­néisme des masses en prin­cipe absolu et abs­trait. Même dans son écrit le plus « spon­ta­néiste », Grève de masse, Parti et syn­di­cat (1906), elle recon­naît que le Parti socia­liste doit prendre « la direc­tion poli­tique » de la grève de masses, ce qui consiste à « donner à la bataille son mot d’ordre, sa ten­dance, régler la tac­tique de la lutte poli­tique, etc. » ; elle recon­naît même que l’organisation socia­liste est « l’avant-garde direc­trice de tout le peuple tra­vailleur » et que « la clarté poli­tique, la force, l’unité du mou­ve­ment découlent pré­ci­sé­ment de cette orga­ni­sa­tion » [42]. Il faut ajou­ter que l’organisation polo­naise diri­gée par Rosa Luxemburg (SDKPiL), clan­des­tine et révo­lu­tion­naire, res­sem­blait beau­coup plus au parti bol­che­vik qu’à la social-démo­cra­tie alle­mande… Finalement, un aspect méconnu doit être pris en consi­dé­ra­tion : il s’agit de l’attitude de Rosa Luxemburg envers l’Internationale (sur­tout après 1914), qu’elle conce­vait comme un parti mon­dial cen­tra­lisé et dis­ci­pliné. Ce n’est pas la moindre des iro­nies que Karl Liebknecht, dans une lettre à Rosa Luxemburg, cri­tique sa concep­tion de l’Internationale comme étant « trop cen­tra­liste-méca­nique », avec « trop de ‘dis­ci­pline’, trop peu de spon­ta­néité », consi­dé­rant les masses « trop comme ins­tru­ments de l’action, non comme por­teurs de la volonté ; en tant qu’instruments de l’action voulue et déci­dée par l’Internationale, non en tant que vou­lant et déci­dant elles-mêmes » [43].

L’échec de jan­vier 1919 a montré clai­re­ment les limites du spon­ta­néisme et le rôle vital d’une avant-garde révo­lu­tion­naire puis­sante. Peut-être Rosa Luxemburg, dans ses der­niers articles en 1919, s’en est-elle rendue compte plus que jamais, puisqu’elle insiste, cette fois, sur le fait que « les masses ont besoin d’une direc­tion claire et de diri­geants impi­toya­ble­ment déter­mi­nés » [44].

Notes

[26] Voir C. E. Schorske, German Social-Democracy 1905-1917, New York, J. Wiley, 1965, pp. 10-11, 133, 249. [27] R. Luxemburg, « Espoirs déçus », Neue Zeit 1903-1904 ; trad. fr. « Masses et chefs », in Marxisme contre dic­ta­ture, Spartacus, Paris, 1946. [28] Voir L. Goldmann, Sciences humaines et Philosophie, Paris, Gallimard, 1970, pp. 72-73. [29] Voir R. Luxemburg, « Questions d’organisation de la social-démo­cra­tie russe », Neue Zeit 1903-1904, trad. fr. « Centralisme et Démocratie », in Marxisme contre dic­ta­ture, op. cit., p 29. Selon T. Cliff (Rosa Luxemburg, op. cit., p. 42), une des sources pos­sibles des concep­tions de Rosa Luxemburg est sa lutte contre le Parti socia­liste polo­nais (PPS), de ten­dance « social-patriote », d’une part, conspi­ra­trice et ter­ro­riste, d’autre part. [30] R. Luxemburg, Grève des masses, parti et syn­di­cats (1906), Paris, Maspero, 1964, pp. 114 et suivi. [31] Ibid., pp. 129, 154. [32] Ibid., p. 60. [33] R. Luxemburg, « Centralisme et démo­cra­tie », op. cit., pp. 21, 28. [34] R. Luxemburg, Grève de masse…, op. cit., pp. 59, 61. [35] R. Luxemburg, « Centralisme et démo­cra­tie », op. cit., p. 21. [36] R. Luxemburg, « Masses et chefs », op. cit., pp. 37-39. Ces remarques de Rosa Luxemburg ne sont pas diri­gées contre Lénine, mais contre les révi­sion­nistes alle­mands, fran­çais (Jaurès) et ita­liens (Turati). Elle cite comme exemple his­to­rique de cette atti­tude Bruno Bauer, qui voyait dans la « masse » le pire ennemi de l’ « esprit »… [37] Ibid., p. 37. [38] Id. [39] R. Luxemburg, « Centralisme et démo­cra­tie », op. cit., p. 33. Cette fois la cri­tique est adres­sée à Lénine. [40] R. Luxemburg, « Centralisme et démo­cra­tie », op. cit., pp. 19-25. [ 41] Ibid., pp. 22-23. [42] R. Luxemburg, Grève de masse…, op. cit., pp. 49, 58. [43] Voir K. Liebknecht, « A Rosa Luxemburg : Remarques à propos de son projet de thèses pour le groupe ‘Internationale’ », Partisans, no 45, jan­vier 1969, p. 113. [44] J.-P. Nettl, Rosa Luxemburg, London, Oxford University Press, 1966, vol. II, p. 765.

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