L’avenir des pipelines des sables bitumineux, un enjeu crucial de justice climatique

Par Mis en ligne le 30 juin 2014

Le pré­sident Obama doit prendre une déci­sion très impor­tante qui va défi­nir sa posi­tion en matière de jus­tice cli­ma­tique. Il peut suivre le conseil de l’Agence amé­ri­caine de pro­tec­tion de l’environnement (EPA) et refu­ser d’autoriser la construc­tion du pipe­line Keystone XL qui relie­rait les sables bitu­mi­neux de l’Alberta aux raf­fi­ne­ries du Texas. Ou alors, il peut céder au lobby de l’industrie pétro­lière et approu­ver le pipe­line. Comme l’EPA est for­te­ment oppo­sée au projet alors que la Secrétaire d’État Hillary Clinton est « encline » à l’approuver, c’est à Obama lui-même qu’il revient de tran­cher.

La construc­tion du Keystone XL viole le prin­cipe du consen­te­ment préa­lable donné libre­ment et en connais­sance de cause, prin­cipe enchâssé dans la Déclaration de l’ONU sur les droits des peuples autoch­tones et pour lequel KAIROS s’est battu pen­dant des années. La construc­tion du pipe­line entraî­ne­rait par ailleurs une aug­men­ta­tion de l’exploitation des sables bitu­mi­neux par rap­port aux niveaux actuel­le­ment approu­vés. KAIROS défend l’idée qu’on ne devrait pas auto­ri­ser d’autres pro­jets dans les sables bitu­mi­neux à cause des émis­sions de car­bone à pré­voir et de leur impact sur la terre, sur la bio­di­ver­sité et sur les droits des peuples autoch­tones.

Le pipe­line Keystone : les retom­bées

KAIROS et ses nom­breux alliés du mou­ve­ment pour la jus­tice éco­lo­gique recon­naissent que la construc­tion du pipe­line Keystone vio­le­rait le droit des peuples autoch­tones à un consen­te­ment préa­lable donné libre­ment et en connais­sance de cause avant que des pro­jets de déve­lop­pe­ment ne tra­versent leurs terres et n’entraînent éven­tuel­le­ment une grave des­truc­tion éco­lo­gique.

Le pipe­line Keystone et le projet de pipe­line Northern Gateway, qui relie­rait l’Alberta à un nou­veau ter­mi­nal mari­time à Kitimat, C.-B., ren­draient néces­saire une expan­sion impor­tante de l’extraction pétro­lière des sables bitu­mi­neux de l’Alberta. Depuis novembre 2009, KAIROS demande qu’on n’approuve plus d’autres pro­jets liés aux sables bitu­mi­neux à cause des émis­sions de car­bone à pré­voir et de leur impact sur la terre, sur la bio­di­ver­sité et sur les droits des peuples autoch­tones.

Plusieurs oppo­sants au pipe­line, notam­ment des peuples autoch­tones, des éco­lo­gistes, des cli­ma­to­logues et des groupes reli­gieux comme le Quaker Earthcare Witness, jugent si impor­tant de stop­per le pipe­line Keystone qu’ils ont pris le risque de se faire arrê­ter en posant des gestes de déso­béis­sance civile non vio­lente aux portes de la Maison-Blanche, du 20 août au 3 sep­tembre 2011[1]. Des pro­tes­ta­tions paci­fiques ana­logues auront [eu] lieu à Ottawa le 26 sep­tembre. Parmi les Canadiennes et les Canadiens émi­nents qui ont donné leur appui à des gestes de déso­béis­sance civile, on trouve la pré­si­dente du Conseil des Canadiens Maude Barlow, le scien­ti­fique et com­mu­ni­ca­teur David Suzuki et l’auteure Naomi Klein. Une délé­ga­tion du Conseil des Églises du Massachusetts a ren­con­tré le Conseil des Églises du Canada, à Boston, pour plai­der contre le pipe­line et, le 20 août 2011, le révé­rend Dr Jim Antal, pré­sident de la Conférence du Massachusetts de l’Église unie du Christ, a été arrêté lors d’une mani­fes­ta­tion devant la Maison-Blanche.

Les argu­ments contre les pipe­lines Keystone XL et Northern Gateway sont très forts. Les deux pro­jets revêtent une grande impor­tance pour l’industrie : celle-ci compte inten­si­fier l’exploitation des sables bitu­mi­neux, qui a déjà détruit une bonne partie de la forêt boréale, pollué les eaux et com­pro­mis la santé des peuples autoch­tones du nord du Canada. Par ailleurs, les sables bitu­mi­neux sont au Canada la source de gaz à effet de serre (GES) qui connaît la crois­sance la plus rapide. Si on auto­rise les plans d’expansion de l’industrie, qui dépendent de la construc­tion de nou­veaux pipe­lines, les émis­sions de GES pro­ve­nant des sables bitu­mi­neux vont tri­pler pour atteindre 92 mil­lions de tonnes métriques en 2020, ce qui annu­lera toutes les réduc­tions de GES obte­nues par la fer­me­ture des cen­trales élec­triques au char­bon[2].

La capa­cité de pro­duc­tion pétro­lière à partir des sables bitu­mi­neux est actuel­le­ment de 1,9 mil­lion de barils par jour (mbj). Par ailleurs, on a déjà auto­risé des pro­jets qui pour­ront four­nir 1,8 mbj de plus[3], pour une capa­cité totale de 3,7 mbj. Les pipe­lines exis­tants peuvent trans­por­ter 3,8 mbj de pétrole brut du nord de l’Alberta vers ses dif­fé­rents mar­chés, c’est dire qu’ils sont suf­fi­sants pour livrer les volumes pro­duis actuel­le­ment et la capa­cité de pro­duc­tion déjà approu­vée[4].

Mais l’industrie des sables bitu­mi­neux a d’ambitieux pro­jets d’expansion. En plus des 3,7 mbj ins­tal­lés et approu­vés, l’industrie a pré­senté des demandes pour 1,8 mbj de capa­cité addi­tion­nelle et elle annoncé son inten­tion de pos­tu­ler un jour pour encore 2,2 mbj de capa­cité[5]. C’est pour­quoi l’industrie tient à faire approu­ver le pipe­line Keystone XL, qui aurait une capa­cité ini­tiale de 700 000 barils par jour mais qui pour­rait atteindre 1,5 mbj : il s’agit d’éviter que les pro­duc­teurs de sables bitu­mi­neux ne se retrouvent « ense­ve­lis sous le bitume », sans débou­chés pour leur pro­duc­tion accrue[6]. Le pipe­line Gateway trans­por­te­rait chaque jour 525 000 barils de pro­duits pétro­liers, dont 70 % seraient du bitume extrait des sables de l’Alberta. L’industrie affirme que les nou­veaux pipe­lines sont indis­pen­sables.

Les émis­sions de gaz à effet de serre

Dans son éva­lua­tion de l’impact envi­ron­ne­men­tal (EIS) du projet Keystone XL, le Département d’État des États-Unis pré­tend que le pétrole des sables bitu­mi­neux est « sem­blable » aux autres pétroles et que l’impact d’une dépen­dance accrue au pétrole des sables bitu­mi­neux « serait mineur[7] ». Par contre, une lettre envoyée au Département d’État par l’Agence amé­ri­caine de pro­tec­tion envi­ron­ne­men­tale affirme : « nous esti­mons que les émis­sions de GES du brut des sables bitu­mi­neux cana­diens seraient d’environ 82 % plus éle­vées que celles de la moyenne du brut raf­finé aux États-Unis, du puits au réser­voir[8] ». Or cette pro­jec­tion « du puits au réser­voir » (dans laquelle le réser­voir désigne le réser­voir d’essence d’un véhi­cule) atté­nue la dif­fé­rence réelle. En fait, l’extraction et le trai­te­ment du bitume pour trans­for­mer les sables bitu­mi­neux en com­bus­tible de syn­thèse prêt à être raf­finé pro­duisent déjà de 3,2 à 4,5 fois plus de gaz à effet de serre que la pro­duc­tion du brut nord-amé­ri­cain conven­tion­nel[9].

James Hansen, cli­ma­to­logue de la NASA et signa­taire de l’appel à tenir des sit-in à la Maison-Blanche, voit dans les sables bitu­mi­neux cana­diens une source capi­tale d’émissions de dioxyde de car­bone, qu’il faut abso­lu­ment réduire. Hansen lance l’avertissement : « l’exploitation com­plète des sables bitu­mi­neux va rendre impos­sible la sta­bi­li­sa­tion du climat[10] ». Hansen et ses col­lègues résument leurs recherches sur les niveaux de dioxyde de car­bone dans l’atmosphère – recherches qui font auto­rité dans le domaine – en disant que « si l’humanité veut conser­ver une pla­nète sem­blable à celle sur laquelle s’est déve­lop­pée la civi­li­sa­tion et à laquelle la vie sur terre est adap­tée… [les concen­tra­tions de CO2 dans l’atmosphère] devront passer de leur niveau actuel de 385 ppm [par­ties par mil­lion] à 350 ppm tout au plus, mais il faudra pro­ba­ble­ment les réduire davan­tage[11] ». Depuis la publi­ca­tion de cette étude en 2008, les concen­tra­tions de CO2 ont atteint 391 ppm.

Les quelque 1700 mil­liards de barils de pétrole enfouis dans les sables bitu­mi­neux cana­diens contiennent assez de car­bone pour accroître d’environ 150 ppm la concen­tra­tion de CO2 dans l’atmosphère. Si les 315 mil­liards de barils de pétrole que les tech­no­lo­gies actuelles per­met­traient d’extraire étaient tous exploi­tés, leur com­bus­tion aug­men­te­rait les concen­tra­tions de car­bone totales de quelque 30 ppm. Les 7 mil­liards de barils déjà pro­duits ont déjà fait aug­men­ter la concen­tra­tion glo­bale de CO2 d’environ 0,7 ppm et, si les plans d’expansion étaient auto­ri­sés sur une période de dix ans, les sables bitu­mi­neux cana­diens seraient res­pon­sables d’une aug­men­ta­tion de plus de 2 ppm des émis­sions glo­bales[12].

Les droits autoch­tones

Les peuples autoch­tones ont pro­testé vigou­reu­se­ment contre les deux pipe­lines Keystone XL et Gateway, qui violent leur droit à un consen­te­ment préa­lable donné libre­ment et en connais­sance de cause en vertu de la Déclaration de l’ONU sur les droits des peuples autoch­tones. L’Indigenous Environmental Network a par­rainé les pro­tes­ta­tions à Washington et à Ottawa parce que le pipe­line Keystone tra­ver­se­rait des terres sacrées et met­trait en danger des res­sources vitales, notam­ment l’aquifère Lakota. De même, la Première Nation Chipewyan de l’Athabasca, en Alberta, s’oppose à tout autre déve­lop­pe­ment des sables bitu­mi­neux, qui ne pour­rait que mena­cer la chasse, le pié­geage et la pêche. KAIROS appuie l’appel des com­mu­nau­tés autoch­tones cana­diennes pour deman­der des études indé­pen­dantes sur les impacts cumu­lés du déve­lop­pe­ment des sables bitu­mi­neux sur la santé, l’eau et les éco­sys­tèmes.

Dans le cas du pipe­line Gateway, la société res­pon­sable, Enbridge, a essayé d’acheter l’appui des peuples autoch­tones en offrant près de 1 mil­liard de dol­lars en actions du pipe­line et par d’autres paie­ments. Mais les peuples autoch­tones ont résisté fer­me­ment à ces offres. Cinq nations de l’Alliance dénée Yinka de Colombie-Britannique, sou­te­nues par l’Assemblée natio­nale dénée qui repré­sente des Premières Nations du nord de l’Alberta et des Territoires du Nord-Ouest, ont rejeté l’offre. La moitié du pipe­line et de la voie mari­time qu’emprunteraient les pétro­liers tra­ver­se­raient les ter­ri­toires tra­di­tion­nels de peuples autoch­tones qui s’opposent au pipe­line[13]. « Nos terres et nos eaux ne sont à vendre à aucun prix », dit le chef Larry Nooski de la Première Nation Nadleh Whut’en[14]. Pour sa part, Pete Erickson, conseiller de la Première Nation Nak’azdli, a déclaré à l’assemblée annuelle d’Enbridge : « Nous ne vou­lons pas de votre argent… Je vous demande… de res­pec­ter les lois tra­di­tion­nelles qui régissent nos terres afin que nous puis­sions déci­der nous-mêmes de notre avenir[15] ».

Le Grand Chef Stewart Phillip, pré­sident de l’Union des chefs indiens de Colombie-Britannique (UBCIC), a dit que « l’UBCIC s’oppose au projet de pipe­line d’Enbridge et appuie les nom­breuses Premières Nations qui forment un bloc com­pact pour s’opposer à ce projet de pipe­line pour les sables bitu­mi­neux[16] ».

Outre le danger de déver­se­ments sur les terres et les cours d’eau des bas­sins ver­sants fra­giles des fleuves Fraser, Skeena et Kitimat dans le nord de la Colombie-Britannique, les peuples autoch­tones, les éco­lo­gistes et les pêcheurs sont très inquiets d’un déver­se­ment de pétrole en mer. Quelque 225 pétro­liers par année devraient tra­ver­ser l’archipel côtier de la Colombie-Britannique pour ache­mi­ner le pétrole brut en Asie ou sur la côte ouest des États-Unis. Tous ceux qui vivent de la pêche du saumon en Colombie-Britannique se rap­pellent clai­re­ment le nau­frage de l’Exxon Valdez dans le golfe du Prince-William, tout à côté en Alaska, qui a conta­miné 2 100 kilo­mètres de côte[17].

Keystone XL accroî­trait l’obligation pour le Canada d’exporter son pétrole en vertu de l’ALÉNA

En plus de faire peser une menace sur les éco­sys­tèmes et les droits autoch­tones, le pipe­line Keystone XL empê­che­rait aussi le Canada à l’avenir de réduire l’extraction de son pétrole. L’Accord de libre-échange nord-amé­ri­cain (ALÉNA) oblige le Canada à offrir aux États-Unis une pro­por­tion de ses pro­vi­sions de pétrole et de gaz cor­res­pon­dant à ses expor­ta­tions des trois der­nières années, même si ce niveau d’exportation devait pro­vo­quer une pénu­rie pour les Canadiens[18]. Selon les der­nières don­nées dis­po­nibles, si le Canada choi­sis­sait de réduire de dix pour cent sa pro­duc­tion pétro­lière, à des fins de conser­va­tion et pour com­battre les chan­ge­ments cli­ma­tiques, il serait obligé de mettre à la dis­po­si­tion des États-Unis 67,5 % de sa pro­duc­tion. En consé­quence, les Canadiens devraient faire face à une pénu­rie de 46 mil­lions de barils de pétrole par année, l’équivalent de 26 jours de leur consom­ma­tion inté­rieure.

Si le pipe­line Keystone XL était construit et exploité à sa pleine capa­cité, les expor­ta­tions cana­diennes de pétrole aux États-Unis aug­men­te­raient de 1,5 mil­lion de barils par jour. En consé­quence, l’obligation pour le Canada de mettre une partie de ses réserves de pétrole à la dis­po­si­tion des États-Unis pas­se­rait de 67,5 % de sa pro­duc­tion totale à envi­ron 72 %[19]. Et si le pipe­line Gateway ser­vait à ache­mi­ner du brut aux raf­fi­ne­ries amé­ri­caines plutôt qu’en Asie, les obli­ga­tions du Canada en vertu de l’ALÉNA seraient encore plus éle­vées.

Conclusion

D’éminents par­te­naires de KAIROS dont George Poitras, l’ancien chef de la Première Nation crie Mikisew de Fort Chipewyan, en Alberta, et plu­sieurs prix Nobel dont Mgr Desmond Tutu et Adolfo Perez Esquivel, ont écrit au pré­sident Obama pour le pres­ser de ne pas auto­ri­ser le pipe­line Keystone.

Ceux et celles qui ne [pou­vaient] pas se rendre à Washington pour pré­sen­ter le mes­sage en per­sonne au pré­sident Obama [ont été] invi­tés à le faire en ligne en signant une péti­tion[20] qui [affir­mait] :

« Les sables bitu­mi­neux repré­sentent une menace catas­tro­phique pour nos com­mu­nau­tés, notre climat et notre pla­nète. Nous vous exhor­tons à faire preuve de vrai lea­der­ship pour le climat en reje­tant la demande de permis pour le pipe­line Keystone XL et de pri­vi­lé­gier plutôt le déve­lop­pe­ment d’une éner­gie propre et sécu­ri­taire. »

KAIROS [a eu] une pré­sence visuelle sur la Colline par­le­men­taire le 26 sep­tembre 2011, avec des orga­ni­sa­tions alliées autoch­tones, civiques et envi­ron­ne­men­tales, pour pro­tes­ter contre le pipe­line Keystone.

[1] Voir le site web Stop the Pipeline ! Tar Sands Action.
http://​www​.tar​sand​sac​tion​.org.

[2] Projections d’Environnement Canada citées dans Nathan Vanderklippe, « Oil Sands expec­ted to undo carbon cuts at power plants », The Globe and Mail, 8 août 2011, p. B3.

[3] Voir R.B. Dunbar, Existing and Proposed Canadian Commercial oil Sands Projects, Calgary, Strategy West, jan­vier 2011.
http://​stra​te​gy​west​.com/​d​o​w​n​l​o​a​d​s​/​S​t​r​a​t​W​e​s​t​_​O​S​P​r​o​j​e​c​t​s​_​2​0​1​1​_​0​1.pdf

[4] Voir Michelle Mech, A Comprehensive Guide to the Alberta Oil Sands, mai 2011 (édi­tion révi­sée, mars 2012), p. 47.
http://​www​.green​party​.ca/​s​i​t​e​s​/​g​r​e​e​n​p​a​r​t​y.ca/…

[5] R.B. Dunbar, op. cit.

[6] Nathan Vanderklippe et Shawn McCarthy, « Without keys­tone XL, ‘land­lo­cked in bitu­men’», The Globe and Mail, 9 juin 2011.
http://​investdb1​.the​glo​beand​mail​.com/​s​e​r​v​l​e​t​/​s​tory/…

[7] Cité dans Wikileaks reveals State depart­ment dis­cord over U.S. sup­port for Canadian tar sands oil pipe­line, Think Progress, 31 décembre 2010.
http://​think​pro​gress​.org/​r​o​m​m​/​2​0​1​0​/​1​2​/​3​1​/​2​0​7150/…

[8] Cité dans Keith Stewart et Melina Laboucan-Massimo, Deep Trouble : The Reality of In Situ Tar Sands Operations, Toronto/​Edmonton, Canada, 2011, p. 4.

[9] Michelle Mech, op. cit., p. 6.

[10] Leahy, Stephen, « Canada Spurns Kyoto in Favour of Tar Sands », IPS, 13 juin 2011.
http://​www​.ips​news​.net/​2​0​1​1​/​0​6​/​c​a​n​a​d​a​-​s​p​u​r​n​s​-​k​y​o​t​o​-​i​n​-​f​a​v​o​u​r​-​o​f​-​t​a​r​-​s​ands/.

[11] James Hansen et al., « Target Atmospheric CO2 : Where Should Humanity Aim ? », The Open Atmospheric Science Journal, 2008, 2, p. 217.

[12] Ces cal­culs se fondent sur une cor­res­pon­dance avec Michelle Mech fondée sur les don­nées du Groupe d’experts inter­gou­ver­ne­men­tal sur l’évolution du climat, en consul­ta­tion avec le Professeur David Keith, de l’Université de Calgary.

[13] Barbara Yaffe, « Natives Aren’t Buying Northern Gateway Pipeline », Vancouver Sun, 6 février 2011.

[14] Cité dans Shawn McCarthy, « B.C. Indian bands give thumbs-down to pipe­line », The Globe and Mail, 17 décembre 2010, p. B3.

[15] Cité dans Nathan Vanderklippe, « Enbridge looks to LNG export boom », The Globe and Mail, 12 mai 2011, p. B3.

[16] Communiqué de presse, « UBCIC Opposes Enbridge Pipeline Project », Vancouver, Union of B.C. Indian Chiefs, 23 mars 2010.
http://​www​.ubcic​.bc​.ca/​N​e​w​s​_​R​e​l​e​a​s​e​s​/​U​B​C​I​C​N​e​w​s​0​3​2​3​1​0​0​1​.​h​t​m​#​a​x​z​z​3​5​z​C​xOLuu

[17] Tyler McCreary, « Hundreds pro­test Enbridge Northern Gateway Pipeline in Kitimat, B.C. », rabble​.ca, 2 sep­tembre 2010.
http://​rabble​.ca/​b​l​o​g​s​/​b​l​o​g​g​e​r​s​/​t​y​l​e​r​m​c​c​r​e​a​r​y​/​2​0​1​0/09/…

[18] Gordon Laxer et John Dillon, Over a Barrel : Exiting from NAFTA’s Proportionality Clause, Ottawa/​Edmonton, Centre cana­dien pour les poli­tiques alter­na­tives et Institut Parkland, mai 2008.
http://​www​.iatp​.org/​f​i​l​e​s​/​4​5​1​_​2​_​1​0​4​9​1​6.pdf

[19] Calcul fondé sur les don­nées de Statistique Canada, Guide sta­tis­tique de l’énergie, pre­mier tri­mestre 2011. Le tableau 4.1 sup­pose que la demande inté­rieure et les impor­ta­tions res­te­raient à leurs niveaux de 2010 et que le pipe­line Keystone XL ser­vi­rait à trans­por­ter une pro­duc­tion addi­tion­nelle extraite des sables bitu­mi­neux.

[20] À l’adresse http://​www​.tar​sand​sac​tion​.org/​o​b​a​m​a​-​p​e​t​i​tion/

KAIROS, sep­tembre 2011

KAIROS réunit 11 églises et orga­nismes reli­gieux dans une action ins­pi­rée par la foi en faveur de la jus­tice éco­lo­gique et des droits humains.

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