La théorie du parti de Lénine

Mis en ligne le 29 mars 2010

par Michael Lowy

Extrait d’un texte paru dans Actuel Marx 2009/2 (n° 46)

Les écrits de Lénine sur les pro­blèmes d’organisation du Parti social-démo­crate russe dans la période 1900-1904 – en par­ti­cu­lier Que faire ? (1902) et Un pas en avant, deux pas en arrière (1904) – consti­tuent un ensemble cohé­rent, expri­mant une concep­tion typi­que­ment « cen­tra­liste » du mou­ve­ment socia­liste.

On explique habi­tuel­le­ment cette ten­dance par les « sources russes du bol­ché­visme » : le machia­vé­lisme et l’omniscience des chefs dans Netchaïev, le « sub­jec­ti­visme » de Lavrov et Mikhailovsky, le jaco­bino-blan­quisme de Tkatchev, etc [1]. En effet, il est indis­cu­table que les tra­di­tions du XIXe siècle russe – sur­tout la struc­ture conspi­ra­tive du groupe ter­ro­riste Narodnaïa Volia ( « La volonté du peuple ») – sont un des cadres socio­cul­tu­rels des théo­ries déve­lop­pées dans Que faire ? Lénine lui-même le recon­naît, dans la mesure où il ne cache pas son admi­ra­tion pour le groupe Terre et Liberté (pré­cur­seur de la Narodnaïa Volia formé en 1876 par les popu­listes et Plekhanov), qu’il consi­dère comme une « excel­lente orga­ni­sa­tion », « qui devrait nous servir de modèle à tous » [2]. Enfin, les héri­tiers directs des « narod­niki », les social-révo­lu­tion­naires, futurs enne­mis mor­tels du bol­ché­visme, approu­vaient cha­leu­reu­se­ment le cen­tra­lisme de Lénine avant 1905 [3].

Cependant, il faut se garder des cari­ca­tures du genre : « Lénine égale Netchaïev ». Surtout, il ne faut pas oublier que les « sources » n’expliquent pas grand-chose, mais demandent, au contraire, à être expli­quées. Autrement dit, il faut mon­trer pour­quoi Lénine s’est ins­piré, pré­ci­sé­ment dans la période 1901-1904, des sché­mas cen­tra­listes des « blan­quistes » russes du XIXe siècle. Il nous semble que c’est dans les condi­tions par­ti­cu­lières du mou­ve­ment social-démo­crate russe avant 1905 qu’il faut cher­cher les bases sociales des théo­ries de Lénine :

a) carac­tère isolé, fermé, extrê­me­ment mino­ri­taire et débu­tant de la social-démo­cra­tie, réduite à quelques petits cercles de « révo­lu­tion­naires pro­fes­sion­nels », rela­ti­ve­ment coupés d’un mou­ve­ment de masse, alors de ten­dance plus « éco­no­miste » que poli­tique ;

b) dis­per­sion, divi­sion et désor­ga­ni­sa­tion des noyaux social-démo­crates ;

c) clan­des­ti­nité rigou­reuse du mou­ve­ment face à la répres­sion poli­cière du régime tsa­riste et, par consé­quent, carac­tère res­treint, « pro­fes­sion­nel » et non démo­cra­tique de l’organisation. D’ailleurs, Lénine lui-même pré­sente les exi­gences de la lutte clan­des­tine comme une des prin­ci­pales jus­ti­fi­ca­tions de ses thèses centralistes[4].

d) le combat des diri­geants social-démo­crates ras­sem­blés dans la vieille Iskra d’avant 1903 – et de Lénine en par­ti­cu­lier – contre la ten­dance « éco­no­miste » (Martynov, Akimov, les jour­naux Rabotachaia Mysl et Rabotchéié Diélo), qui ten­daient à réduire le mou­ve­ment ouvrier au syn­di­ca­lisme et à la lutte pour les réformes, en refu­sant de mettre le combat poli­tique révo­lu­tion­naire à l’ordre du jour. Les « éco­no­mistes » se carac­té­ri­saient par le culte de la spon­ta­néité trade-unio­niste des masses ouvrières non poli­ti­sées et niaient par consé­quent le besoin d’une orga­ni­sa­tion clan­des­tine cen­tra­li­sée. Plus tard, Lénine sou­li­gnera à plu­sieurs reprises que l’on ne peut com­prendre Que faire ? que dans le contexte spé­ci­fique d’une polé­mique contre l’ « éco­no­misme ».

Le fon­de­ment théo­rique plus géné­ral des concep­tions orga­ni­sa­tion­nelles de Que faire ? et d’Un pas en avant, deux pas en arrière est la dis­tinc­tion radi­cale que Lénine éta­blit entre deux formes de la conscience de classe du pro­lé­ta­riat, diverses par leur nature et par leur ori­gine his­to­rique : a) les formes « spon­ta­nées » de cette conscience, qui jaillissent orga­ni­que­ment des pre­mières luttes pro­lé­ta­riennes, au début avec un carac­tère émo­tion­nel – « expres­sion de déses­poir et de ven­geance » – pour atteindre plus tard leur plein déve­lop­pe­ment dans la « conscience syn­di­cale », c’est-à-dire dans la convic­tion qu’il faut s’unir en syn­di­cats, lutter contre les patrons, exiger du gou­ver­ne­ment telles ou telles lois néces­saires aux ouvriers, etc.[5].

Ces réac­tions consti­tuent le niveau le plus élevé de la conscience que la classe ouvrière sau­rait atteindre par elle-même, livrée à ses propres forces, à l’intérieur de la sphère limi­tée des luttes éco­no­miques et des rap­ports entre ouvriers et patrons. Même quand cette conscience prend un carac­tère poli­tique, elle reste entiè­re­ment étran­gère à la poli­tique socia­liste, se limi­tant à la lutte pour des réformes juri­dico-éco­no­miques (droit de grève, lois de pro­tec­tion du tra­vail, etc.) ; b) la conscience social-démo­crate, qui ne surgit pas spon­ta­né­ment dans le mou­ve­ment ouvrier, mais y est intro­duite « du dehors » par les intel­lec­tuels socia­listes, ori­gi­naires des classes pos­sé­dantes. Elle ne s’impose qu’à tra­vers un combat idéo­lo­gique, contre la spon­ta­néité et les ten­dances trade-unio­nistes du pro­lé­ta­riat, qui le mènent à l’asservissement à l’idéologie bour­geoise [6].

La conscience socia­liste est, essen­tiel­le­ment, la conscience de l’antagonisme fon­da­men­tal entre les inté­rêts du pro­lé­ta­riat et le régime poli­tico-social exis­tant. Elle n’attire pas seule­ment l’attention de la classe ouvrière sur elle-même, mais aussi sur les rap­ports de toutes les classes entre elles, sur l’ensemble de la société de classes, insé­rant chaque évé­ne­ment sin­gu­lier dans le tableau géné­ral de l’exploitation capi­ta­liste [7].

C’est à partir de cette ana­lyse de la struc­ture de la conscience de classe du pro­lé­ta­riat que Lénine va construire sa théo­rie du parti, qui se pro­pose d’institutionnaliser, en termes orga­ni­sa­tion­nels, les dif­fé­rents niveaux de conscience.

Tout d’abord, Lénine éta­blit une ligne de démar­ca­tion nette entre le parti et la classe, l’avant-garde-organisation et le mou­ve­ment-masse, la mino­rité consciente et la majo­rité hési­tante au sein du pro­lé­ta­riat, tout en cher­chant à créer des liens entre les deux com­par­ti­ments. Dans Un pas en avant, deux pas en arrière, il sug­gère cinq niveaux hié­rar­chi­sés selon le degré d’organisation et de conscience. Dans le parti : 1) les orga­ni­sa­tions de révo­lu­tion­naires (pro­fes­sion­nels) ; 2) les orga­ni­sa­tions d’ouvriers (révo­lu­tion­naires). Hors du parti : 3) les orga­ni­sa­tions d’ouvriers se rat­ta­chant au parti ; 4) les orga­ni­sa­tions d’ouvriers ne se rat­ta­chant pas au parti, mais sou­mises en fait à son contrôle et à sa direc­tion ; 5) les élé­ments non orga­ni­sés de la classe ouvrière qui obéissent, pen­dant les grandes mani­fes­ta­tions de la lutte des classes, à la direc­tion de la social-démo­cra­tie [8].

Les prin­cipes qui consti­tuent le schéma des rap­ports entre le parti et les masses sont éga­le­ment appli­qués par Lénine à la struc­ture interne de l’organisation révo­lu­tion­naire par l’élaboration des règles sui­vantes :

a) le contenu poli­tique de la lutte social-démo­crate et la clan­des­ti­nité obli­ga­toire de son action exigent que l’organisation des révo­lu­tion­naires englobe « avant tout et prin­ci­pa­le­ment des hommes dont la pro­fes­sion est l’action révo­lu­tion­naire », au contraire des grandes orga­ni­sa­tions adap­tées à la lutte éco­no­mique, qui doivent être le plus larges pos­sible [9].

b) pour les mêmes rai­sons, il est impos­sible de donner un carac­tère « démo­cra­tique » au parti (avec élec­tions, contrôle sur les diri­geants, etc.). La struc­ture du parti doit être « bureau­cra­tique » et cen­tra­liste, fondée sur le prin­cipe de construc­tion du parti du « sommet à la base », de « haut en bas ». Le démo­cra­tisme, l’autonomisme et le prin­cipe d’organisation « de la base au sommet » sont l’apanage de l’opportunisme dans la social-démo­cra­tie [10].

c) par consé­quent, la direc­tion du parti doit être entre les mains d’un groupe de chefs « fermes et réso­lus », « pro­fes­sion­nel­le­ment pré­pa­rés et ins­truits par une longue pra­tique ». Les pires enne­mis de la classe ouvrière sont les déma­gogues qui sèment la méfiance à l’égard des chefs et éveillent « les ins­tincts mau­vais, les ins­tincts de vanité » de la foule [11].

d) fina­le­ment, une dis­ci­pline de fer doit régler la vie interne du parti, dis­ci­pline pour laquelle les ouvriers sont natu­rel­le­ment pré­pa­rés par l’ « école de la fabrique », mais à laquelle la petite-bour­geoi­sie, anar­chique du fait de ses propres condi­tions d’existence, cherche à échap­per [12].

Face à ses adver­saires dans la social-démo­cra­tie, qui l’accusaient de « jaco­bi­nisme » sur le plan orga­ni­sa­tion­nel, Lénine répon­dait que le social-démo­crate révo­lu­tion­naire n’était autre chose qu’un « jaco­bin lié indis­so­lu­ble­ment à l’organisation du pro­lé­ta­riat » [13].

Sans doute les écrits de Lénine pen­dant la période 1902-1904 consti­tuent-ils un tout cohé­rent, qui doit être étudié en tant que tel. Mais, ce tout consti­tue-t-il « l’essence du bol­ché­visme » ou « l’expression accom­plie du léni­nisme », comme le pré­tendent beau­coup de ses par­ti­sans et de ses adver­saires ?

Pendant l’époque « sta­li­nienne », Que faire ? a été tra­duit et dif­fusé dans l’ensemble du mou­ve­ment com­mu­niste inter­na­tio­nal comme le der­nier mot de Lénine sur les pro­blèmes d’organisation [14]. Or, en 1921, Lénine consi­dé­rait la tra­duc­tion de cette œuvre comme « non dési­rable » et exi­geait qu’une éven­tuelle publi­ca­tion en langues non russes fût accom­pa­gnée au moins d’ « un bon com­men­taire », « pour éviter de fausses appli­ca­tions » [15] ! Dès 1907, dans une nou­velle pré­face, Lénine émet­tait des réserves sur ce texte, sou­li­gnant qu’il conte­nait des expres­sions « plus ou moins mal­adroites ou impré­cises », qu’il ne devait pas être déta­ché « de la situa­tion déter­mi­née qui lui a donné nais­sance, à une période déjà loin­taine du déve­lop­pe­ment de notre parti », enfin qu’il est « une œuvre de polé­mique diri­gée contre les erreurs de l’économisme et c’est de ce point de vue qu’il faut l’apprécier ». Par ailleurs, Lénine pro­clame n’avoir jamais songé à « ériger en pro­gramme, en prin­cipes spé­ciaux, les for­mules de Que faire ? » Il sug­gère que ces for­mules cor­res­pon­daient à l’époque où la social-démo­cra­tie était enfer­mée dans le cadre étroit des « cercles », et il ajoute : « Seule l’affluence des élé­ments pro­lé­ta­riens dans le parti, ainsi que l’action de masses ouverte fera dis­pa­raître toute trace de la men­ta­lité des cercles, laquelle ne serait pré­sen­te­ment qu’une entrave. Et le prin­cipe d’une orga­ni­sa­tion démo­cra­tique, pro­clamé par les bol­che­viks, en novembre 1905, dans la Novaia Jizn, dès que les cir­cons­tances eurent permis l’action ouverte, a été déjà, au fond, une rup­ture sans retour avec ce qu’il y avait de périmé dans les anciens cercles » [16].

De toute évi­dence, ce chan­ge­ment pro­fond des thèses de Lénine entre 1904 et 1907 est en rap­port étroit avec un évé­ne­ment his­to­rique qui se situe entre ces deux dates et qui a montré la pro­di­gieuse ini­tia­tive poli­tique des masses ouvrières russes : la révo­lu­tion de 1905-1906. Il suffit, pour s’en convaincre, de lire les écrits de Lénine pen­dant 1905, qui esquissent toute une nou­velle vision d’ensemble du mou­ve­ment ouvrier et social-démo­crate, concep­tion qui n’est pas éloi­gnée, par moments, de celle de Rosa Luxemburg.

Tout d’abord, Lénine ne parle plus de conscience « intro­duite du dehors », mais d’une prise de conscience des masses par leur propre pra­tique, par leur expé­rience révo­lu­tion­naire concrète : « Les masses […] inter­viennent acti­ve­ment sur la scène et com­battent. Ces masses s’éduquent par la pra­tique, sous les yeux de tous, à force d’essais, de tâton­ne­ments, de jalon­ne­ments, en se met­tant à l’épreuve et en met­tant à l’épreuve leurs idéo­logues. […] On ne pourra jamais rien com­pa­rer, quant à l’importance, à cette édu­ca­tion directe des masses et des classes dans le cours même de la lutte révo­lu­tion­naire » [17]. Dans son célèbre article de jan­vier 1905, « Le début de la révo­lu­tion en Russie », il écrit, à propos du « dimanche san­glant » du 9 jan­vier à Saint-Pétersbourg : « L’éducation révo­lu­tion­naire du pro­lé­ta­riat a fait, en l’espace d’un jour, plus de pro­grès qu’elle n’en aurait pu faire en des mois et des années d’existence mono­tone, grise et sou­mise » [18]. Il va jusqu’à affir­mer, vers la fin de 1905, que « la classe ouvrière est ins­tinc­ti­ve­ment, spon­ta­né­ment social-démo­crate, et plus de dix ans de tra­vail de la social-démo­cra­tie ont fait beau­coup pour trans­for­mer cette spon­ta­néité en conscience » [19]. Il voit main­te­nant le rap­port entre les diri­geants et la classe sous une lumière nou­velle et sou­ligne, dans un com­men­taire de 1906 sur l’insurrection de Moscou (décembre 1905) que « la modi­fi­ca­tion des condi­tions objec­tives de la lutte et, par suite, la néces­sité de passer de la grève à l’insurrection ont été sen­ties par le pro­lé­ta­riat avant de l’être par ses diri­geants. La pra­tique, comme tou­jours, a pré­cédé la théo­rie » [20].

Une nou­velle concep­tion du rap­port entre le parti et les masses appa­raît donc chez Lénine, qui sou­ligne avec insis­tance le rôle déci­sif de l’initiative propre des masses : « L’initiative des ouvriers eux-mêmes va main­te­nant se mani­fes­ter dans des pro­por­tions dont nous n’osions rêver, hier encore, dans notre illé­ga­lité et nos ‘petits cercles’ de mili­tants » [21]. C’est pour cette raison qu’il pro­pose – à l’encontre des « comi­tards » du parti – la trans­for­ma­tion du Soviet de dépu­tés ouvriers en centre poli­tique de la révo­lu­tion, en gou­ver­ne­ment pro­vi­soire révo­lu­tion­naire. Il esquisse même une pro­cla­ma­tion publique de ce futur gou­ver­ne­ment, autour du thème cen­tral sui­vant : « Nous ne nous iso­lons pas du peuple révo­lu­tion­naire, mais au contraire, nous sou­met­tons à son ver­dict chacun de nos pas, cha­cune de nos déci­sions ; nous nous appuyons entiè­re­ment et exclu­si­ve­ment sur l’initiative libre qui émane des propres masses labo­rieuses » [22].

Enfin, le « cours nou­veau » se mani­feste aussi au niveau de l’organisation interne du parti, qui reçoit l’adhésion en masse d’ouvriers révo­lu­tion­naires. Un IVe congrès du Parti est convo­qué, et Lénine exige que des délé­gués des nou­veaux adhé­rents ouvriers y soient admis, à côté des repré­sen­tants des anciens « comi­tés ». D’ailleurs, il voit dans la déci­sion de convo­quer le IVe congrès « un pas déci­sif vers l’application entière du prin­cipe démo­cra­tique dans nos orga­ni­sa­tions » [23].

Il est ins­truc­tif de com­pa­rer l’attitude de Lénine face à l’éclatement de la révo­lu­tion en jan­vier 1905 avec celle de Staline, qui est typique des « comi­tards » du parti : dans un tract adressé aux « ouvriers du Caucase », ce der­nier écri­vait en effet : « Tendons-nous la main et ser­rons-nous autour des comi­tés du parti ! Nous ne devons pas oublier un ins­tant que seuls, les comi­tés du parti peuvent nous diri­ger digne­ment : eux seuls sau­ront nous éclai­rer la route qui mène à cette ‘terre pro­mise’ : le monde socia­liste ! » [24].

À la même époque, Lénine appe­lait à la for­ma­tion de comi­tés révo­lu­tion­naires – c’est-à-dire de comi­tés où se ras­sem­ble­raient tous les révo­lu­tion­naires, social-démo­crates ou non – « dans chaque fabrique, dans chaque quar­tier, dans chaque bour­gade impor­tante » [25] [25].

Notes

[ 1] Voir M. Collinet, Du bol­ché­visme, Paris, Le Livre contem­po­rain, Amiot-Dumont, 1957 ; Nicolas Berdiaev, Les Sources et le sens du com­mu­nisme russe, Paris, Gallimard, 1963 ; D. Shub, Lenin, New York, Mentor Book, 1951 ; G. Lichtheim, Marxism, New York, Praeger, 1962. [ 2] V. I. Lénine, Que faire ? Moscou, Éditions en langues étran­gères, 1958, p. 151. [ 3] Voir I. Deutscher, Trotsky. I – Le Prophète armé, Paris, Julliard, 1962, p. 137. L’un d’eux écri­vait à propos de Que faire ? : « Ici s’efface toute la ligne de démar­ca­tion entre les narodo-voltny et les social-démo­crates » (Que faire ? Paris, Seuil, 1966, p. 248, « ‘Que faire ? ’ et les socia­listes révo­lu­tion­naires »). [ 4] V. I. Lénine, Que faire ? op. cit., pp. 132, 139, 156, 164, etc. [ 5] Ibid., pp. 33-34. [ 6] Ibid., pp. 34, 43, 45. À l’origine, la thèse de l’introduction du socia­lisme « du dehors » n’est pas de Lénine, mais de Kautsky. [ 7] Ibid., pp. 34, 78. [ 8] V. I. Lénine, Un pas en avant, deux pas en arrière, Paris, Éditions Sociales, 1953, p. 39. [ 9] V. I. Lénine, Que faire ? op. cit., p. 127. [ 10] V. I. Lénine, Un pas en avant…, op. cit., pp. 6, 78, 86. [ 11] V. I. Lénine, Que faire ? op. cit., p. 136. [ 12] V. I. Lénine, Un pas en avant…, op. cit., pp. 73-74. [ 13] Ibid., p. 66. [ 14] Dans l’histoire du PCUS (b), écrite sous l’inspiration directe de Staline, il est dit que « les thèses théo­riques expo­sées dans Que faire ? sont deve­nues le fon­de­ment de l’idéologie du parti bol­che­vik » (voir History of the CPSU (b), Moscou, Short Course, 1939, p. 38). [ 15] T. Cliff, Rosa Luxemburg, London, International Socialism, 1959, p. 48. [ 16] V. I. Lénine, Préface (1907), in Que faire ? Paris, Librairie de l’Humanité, 1925, pp. IX-XV. [ 17] V. I. Lénine, « Journées Révolutionnaires » (jan­vier 1905), in Œuvres com­plètes, Paris, Éditions Sociales Internationales, 1928, vol. VII, p. 105. [ 18] V. I. Lénine, Œuvres, Paris, Éditions Sociales, 1964, tome VIII, p. 90. [ 19] V. I. Lénine, « De la réor­ga­ni­sa­tion du Parti » (1905), in Œuvres com­plètes, Paris, Éditions Sociales Internationales, 1928, vol. VIII, p. 472 (sou­li­gné par nous). Voir aussi l’article de novembre 1905, « Parti socia­liste et révo­lu­tion­naires sans parti » : « La situa­tion par­ti­cu­lière du pro­lé­ta­riat dans la société capi­ta­liste conduit à ce fait que l’aspiration des tra­vailleurs au socia­lisme et à leur union avec un parti socia­liste surgit avec une force spon­ta­née dès les pre­mières étapes du mou­ve­ment » (in R. Garaudy, Lénine, Paris, P. U. F., 1968, pp. 27-28). [ 20] Dans un essai de 1907, Lénine com­pare l’attitude de Marx envers la Commune avec celle des diri­geants social-démo­crates envers la révo­lu­tion de 1905 et il s’écrie : « Marx estime par-dessus tout l’initiative his­to­rique des masses. Ah ! si nos social-démo­crates russes avaient appris chez Marx à appré­cier l’initiative his­to­rique des ouvriers et des pay­sans russes en octobre et en décembre 1905 ! ». [ 21] V. I. Lénine, « De la réor­ga­ni­sa­tion du Parti », in Œuvres, VIII, op. cit., p. 472. [ 22] V. I. Lénine, « Our tasks and the soviet of wor­kers’ depu­ties », Collected Works, Moscow, Foreign Languages Publishing House, 1962, p. 27. [ 23] V. I. Lénine, « De la réor­ga­ni­sa­tion du Parti », in Œuvres, VIII, op. cit., pp. 467-469. [ 24] J. Staline, « Ouvriers du Caucase, il est temps de se venger ! », in Œuvres, Paris, Éditions Sociales, tome I, 1954, p. 78. [ 25] V. I. Lénine, « Le début de la Révolution en Russie » (jan­vier 1905), in Œuvres, Éditions Sociales, tome VIII, 1964, p. 92.

Les commentaires sont fermés.