La pauvreté coûte 2 milliards $ par an aux citoyens du Nouveau-Brunswick

Par , Mis en ligne le 16 octobre 2011

(Halifax / Moncton) Une nou­velle étude publiée aujourd’hui, inti­tu­lée « Coût de la pau­vreté au Nouveau-Brunswick», réa­li­sée conjoin­te­ment par l’économiste Angella MacEwen et Christine Saulnier, révèle que :

La pau­vreté coûte au gou­ver­ne­ment du Nouveau-Brunswick un demi-mil­liard de dol­lars par an.

  • Ces coûts repré­sen­taient 6,5 % du budget du gou­ver­ne­ment du Nouveau-Brunswick pour l’année 2009-2010 ;
  • Les dépenses de soins de santé liées à la pau­vreté coûtent à elles seules au gou­ver­ne­ment 196 mil­lions de dol­lars par an ;
  • En ajou­tant aux coûts pour le gou­ver­ne­ment l’ensemble des coûts éco­no­miques, le coût total de la pau­vreté pour la pro­vince est de 2 mil­liards de dol­lars ;
  • Investir dans un plan global visant à réduire la pau­vreté pour­rait coûter aussi peu que la moitié des coûts attri­buables à la pau­vreté.

« Il est clair qu’en tar­dant d’agir pour com­battre la pau­vreté au Nouveau-Brunswick cela est très coû­teux non seule­ment pour le gou­ver­ne­ment, mais pour la société dans son ensemble», explique Christine Saulnier, direc­trice du Centre cana­dien de poli­tiques alter­na­tives, au bureau de la Nouvelle-Écosse, auteur du rap­port dévoilé aujourd’hui en par­te­na­riat avec le Front commun pour la jus­tice sociale du NB Inc.

Tout en dévoi­lant ces coûts, le rap­port démontre que si on réus­sis­sait à sortir de la pau­vreté la tranche de 20 % des citoyens les plus pauvres au NB, une quan­tité impor­tante de res­sources pour­rait être épar­gnée ou réaf­fec­tée. « Cette fois encore, cette recherche montre que nous avons beau­coup à gagner en inves­tis­sant dans la réduc­tion et l’élimination de la pau­vreté», affirme MacEwen. « Les poli­tiques qui s’attaquent aux causes pro­fondes de la pau­vreté sont sus­cep­tibles d’améliorer la qua­lité de vie et de pro­mou­voir la pro­duc­tion éco­no­mique pour l’ensemble de la pro­vince. »

Les cal­culs dans le rap­port sont fon­dées sur des recherches qui, l’une après l’autre, font le lien entre la pau­vreté et les pro­blèmes sur le plan de la santé, le manque d’alphabétisation, l’augmentation de la cri­mi­na­lité, le piètre ren­de­ment sco­laire pour les enfants et plus de stress pour tous ceux qui vivent dans la pau­vreté.

Selon Saulnier, « Les don­nées citées dans l’étude sont des esti­ma­tions pru­dentes des coûts éco­no­miques de la pau­vreté au Nouveau-Brunswick. Elles ne tiennent pas compte du vécu réel des pauvres au quo­ti­dien ni des consé­quences qu’a la pau­vreté pour la société.

« L’étude por­tant sur le coût de la pau­vreté au Nouveau-Brunswick peut être télé­chargé gra­tui­te­ment à www​.poli​cyal​ter​na​tives​.ca. Pour ce qui est des entre­vues avec les médias, veuillez appe­ler Christine Saulnier au (902) 240-0926 (cel­lu­laire) ou Jean-Claude Basque au (506) 854-2745. Christine Saulnier pré­sen­tera les conclu­sions de ce rap­port lors du Forum pro­vin­cial du Nouveau-Brunswick : « La pau­vreté, la faim, la mau­vaise santé – Mettons fin à cela ! »» orga­nisé par le Front commun NB pour la jus­tice sociale, et qui aura lieu le mer­credi 28 sep­tembre 2011 à Moncton. Pour plus d’information, voir http://​www​.frontnb​.ca/.

Pour consulter le rapport complet :

Coût de la pau­vreté au Nouveau-Brunswick

L’obligation morale de mettre fin à la pau­vreté a tou­jours existé, d’abord et avant tout, pour les per­sonnes qui vivent dans le besoin. Nous savons que les dépenses asso­ciées à la pau­vreté coutent très chère au gou­ver­ne­ment et à la société. Dans ce docu­ment, le troi­sième d’une sériel sur les coûts de la pau­vreté dans les pro­vinces mari­times, nous déter­mi­nons com­bien il en coûte à la popu­la­tion du Nouveau-Brunswick de ne pas mettre fin à la pau­vreté.
September 27, 2011 | Nova Scotia Office

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