Histoires, pratiques et théories de la transformation

La gauche et la question nationale

Par Mis en ligne le 03 décembre 2014

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En 1978, dans l’effervescence qué­bé­coise de l’époque naît une revue, les Cahiers du socia­lisme. Son but est de relire la société qué­bé­coise au prisme des classes et des luttes de classes, plus par­ti­cu­liè­re­ment « de faire l’analyse des « rap­ports entre classes sociales au Québec et au Canada, de la nature de l’État capi­ta­liste fédé­ral et qué­bé­cois, de la place du Canada dans le sys­tème impé­ria­liste, des voies d’organisation et d’accession au pou­voir des classes oppri­mées, de la ques­tion natio­nale »[1]. L’« aven­ture » durera jusqu’en 1984[2].

L’irruption du Parti Québécois

Les Cahiers du socia­lisme appa­raissent au moment où le mou­ve­ment popu­laire se retrouve confronté à un nou­veau contexte. En 1976 en effet, le Parti Québécois (PQ) rem­porte les élec­tions pro­vin­ciales grâce à un fort appui popu­laire. Bien que mis en place par des élé­ments dis­si­dents du Parti libé­ral et un groupe social prin­ci­pa­le­ment com­posé de pro­fes­sion­nels et de tech­no­crates, le PQ est de toute évi­dence le choix du peuple et même des élé­ments orga­ni­sés du peuple à tra­vers le riche tissu asso­cia­tif qui prend la forme de syn­di­cats, de groupes popu­laires, de mou­ve­ments étu­diants et fémi­nistes, etc. D’emblée, le PQ se pré­sente comme un parti ayant un « pré­jugé favo­rable » pour les tra­vailleuses et les tra­vailleurs. Au début du mandat effec­ti­ve­ment, des réformes sont mises en place, dans le domaine du tra­vail (la loi 45 inter­di­sant l’utilisation de scabs), de la pro­tec­tion des consom­ma­teurs (mise en place d’un sys­tème public d’assurance-automobile), du monde rural (zonage agri­cole) et bien sûr, la loi 101 dont le but est de faire du fran­çais la langue domi­nante. Dès la fin des années 1970, le PQ rem­plit sa pro­messe de tenir un refe­ren­dum sur l’avenir du Québec, d’où le projet de « sou­ve­rai­neté-asso­cia­tion », qui débouche sur le vote de 1980. Les orga­ni­sa­tions popu­laires sont inter­pel­lées : faut-il par­ti­ci­per à cette stra­té­gie ? De quelle manière ? N’y a-t-il pas un risque d’être ins­tru­men­ta­li­sés dans une lutte entre élites ?

Les divi­sions de la gauche

Après plu­sieurs années de mobi­li­sa­tion et d’organisation popu­laires, les mili­tants et les mili­tantes de gauche sont dans une situa­tion pré­caire. Des frac­tures sévères épar­pillent la gauche entre plu­sieurs ten­dances. Dans la lignée de Charles Gagnon, une gauche dite « mar­xiste-léni­niste » (ou « ML ») est struc­tu­rée autour du groupe En Lutte ! et plus tard, du Parti com­mu­niste ouvrier. Grands rivaux pour s’imposer comme LE parti révo­lu­tion­naire, ces for­ma­tions poli­tiques s’entendent cepen­dant pour décrier non seule­ment le PQ, mais l’idée même de la sou­ve­rai­neté, selon En Lutte ! :

« Le pro­lé­ta­riat du Québec doit savoir qu’il n’a rien à gagner à flir­ter avec le mou­ve­ment indé­pen­dan­tiste qué­bé­cois dont les inté­rêts fon­da­men­taux sont anti-ouvriers ; le pro­lé­ta­riat du Québec doit recon­naître plei­ne­ment que son avenir réside dans la révo­lu­tion socia­liste et que celle-ci n’est pos­sible que dans l’unité des forces ouvrières et popu­laires du Canada tout entier[3]. »

Jusqu’au réfé­ren­dum de 1980, les groupes « ML » mènent cam­pagne contre le projet du PQ en prô­nant l’abstention ou l’annulation lors du refe­ren­dum :

« Nous ne mili­tons pas en faveur de la sépa­ra­tion du Québec parce qu’elle nui­rait à la cause révo­lu­tion­naire du pro­lé­ta­riat en le divi­sant face à la bour­geoi­sie cana­dienne, notre ennemi prin­ci­pal, et en affai­blis­sant notre peuple face aux visées hégé­mo­niques des deux super­puis­sances. (…) Le PQ, parti bour­geois anti-ouvrier, n’est pas le défen­seur consé­quent de la nation qué­bé­coise. Il doit être com­battu pour ce qu’il est : un parti natio­na­liste bour­geois pour qui les inté­rêts de classe priment sur les inté­rêts natio­naux[4]. »

L’influence de ces groupes est réelle auprès de seg­ments du mou­ve­ment popu­laire qui cherchent un projet qu’ils espèrent « authen­ti­que­ment révo­lu­tion­naire » autour d’un projet tota­le­ment défini. L’indépendance, selon cette vision, est une ter­rible trom­pe­rie qui risque de frag­men­ter le Canada et de le rendre plus vul­né­rable à l’influence des États-Unis. La révo­lu­tion pro­lé­ta­rienne cana­dienne, par ailleurs, recon­naî­tra le droit à l’autodétermination du peuple qué­bé­cois.

Après la défaite du « oui » cepen­dant, une crise larvée éclate parmi ces groupes qui entament alors un déclin irré­sis­tible[5]. Le PCO se dis­sout en 1983, pré­cédé d’En Lutte ! en 1982. Certes, il serait sim­pliste d’attribuer le déclin des « ML » à leur posi­tion extrême sur la ques­tion natio­nale, puisque plu­sieurs autres élé­ments ont déclen­ché cette crise ter­mi­nale (la place des femmes dans l’organisation, le style de fonc­tion­ne­ment quasi mili­taire, une pensée carac­té­ri­sée par la « ligne juste » envers et contre tout, etc.).

Socialisme et indé­pen­dance

Si les « ML » en mènent large à la fin des années 1970, ils ne consti­tuent pas le cou­rant domi­nant dans le mou­ve­ment popu­laire. Des cou­rants plu­ra­listes agis­sant en réseaux dans les mou­ve­ments popu­laires expriment la conti­nuité de l’option « socia­lisme et indé­pen­dance » éla­bo­rée dès les années 1960. Cette option conti­nue l’opération poli­tique et intel­lec­tuelle entre­prise par divers mou­ve­ments comme le Parti socia­liste du Québec et le Mouvement de libé­ra­tion popu­laire, les revues Parti Pris et Révolution qué­bé­coises. L’idée est de mener une lutte de libé­ra­tion natio­nale contre le colo­nia­lisme et le capi­ta­lisme[6]. Au bout du compte, la majo­rité de cette géné­ra­tion mili­tante finira par accep­ter l’idée que l’indépendance du Québec est une condi­tion préa­lable à l’émancipation sociale et se ral­liera au PQ. C’est ce qu’exprime Jean-Marc Piotte à l’époque :

« On peut défi­nir le cou­rant Lévesque comme social-démo­crate, et, entre la social-démo­cra­tie et le néo-capi­ta­lisme, la marge est plus qu’étroite. Mais il faut voir aussi le pro­grès que marque Lévesque par rap­port au parti libé­ral et à l’UN (…) Et, plus impor­tant, une large frac­tion des masses les plus poli­ti­sées et les plus conscientes suivent Lévesque (…) Se situer hors du mou­ve­ment Lévesque, c’est se condam­ner à être mar­gi­nal, sans aucune prise réelle sur les évé­ne­ments, sur les masses popu­laires. C’est se condam­ner à créer une autre petite secte qui écla­tera au bout de quelques années[7]. »

Mais tous ne sont pas d’accord :

« L’initiative du mou­ve­ment indé­pen­dan­tiste est momen­ta­né­ment passée à ces petits bour­geois qui sont moti­vés par des inté­rêts de classe immé­diats. La domi­na­tion éco­no­mique crois­sante des Américains sur le Québec, les limites à leur liberté poli­tique qu’entrainent cette domi­na­tion, et le pou­voir cen­tra­li­sa­teur d’Ottawa réduisent leur rôle et leur pou­voir à presque rien. Incapable de s’attaquer à la puis­sance éco­no­mique yankee, convain­cue même de pou­voir s’en passer, la bour­geoi­sie indé­pen­dan­tiste qué­bé­coise (…) ne rêve plus qu’à se débar­ras­ser de cet inter­mé­diaire consti­tué par la bour­geoi­sie anglo-saxonne de Montréal et de Toronto[8]. »

Plus tard, cette thé­ma­tique évolue sous l’influence de mou­ve­ments radi­ca­li­sés vou­lant tou­jours lier l’émancipation sociale à l’émancipation natio­nale, avec une cer­taine emphase sur le pre­mier terme de l’équation (tels le Front de libé­ra­tion popu­laire, les Comités d’action poli­tique du FRAP, la revue Mobilisation et même une frac­tion du Front de libé­ra­tion du Québec). Ces groupes conti­nuent d’argumenter en faveur d’une indé­pen­dance par et pour les tra­vailleurs :

« Il n’y a qu’une seule solu­tion pos­sible : que le peuple qué­bé­cois sous la direc­tion des tra­vailleurs orga­ni­sés ren­verse la domi­na­tion impé­ria­liste, libère les forces pro­duc­tives de l’emprise du capi­tal nord-amé­ri­cain et prenne col­lec­ti­ve­ment le contrôle de la richesse sociale. Le natio­na­lisme déplace les pro­blèmes en insis­tant sur les aspects eth­niques et cultu­rels de la domi­na­tion étran­gère : “C’est la faute aux Anglais ! C’est contre Ottawa qu’il faut se battre!” Alors qu’en réa­lité les res­pon­sables étaient et sont encore avant tout capi­ta­listes, anglais autre­fois, sur­tout amé­ri­cains aujourd’hui. Pour le faire, d’abord libé­rer nos consciences, chan­ger notre men­ta­lité indi­vi­dua­liste pour une soli­da­rité et une conscience claire des inté­rêts com­muns de la classe ouvrière (…) Nous rendre capables de reprendre en mains nos moyens de pro­duc­tion, notre sol, nos res­sources natu­relles, en somme, l’ensemble de notre richesse sociale[9]. »

À la veille du refe­ren­dum de 1980, des cen­trales syn­di­cales comme la CSN et la CEQ (l’ancêtre de la CSQ), des mou­ve­ments com­mu­nau­taires et étu­diants, et de petites orga­ni­sa­tions de gauche tels le Regroupement pour le socia­lisme (RPS), le Groupe socia­liste des tra­vailleurs (GST) et le Groupe mar­xiste révo­lu­tion­naire (GMR) [10] convergent pour à la fois se dis­tan­cier du PQ qui est pour eux un « parti bour­geois », tout en pro­cla­mant la néces­sité d’une indé­pen­dance par et pour le peuple :

« Nous sommes indé­pen­dan­tistes parce que l’oppression de la nation qué­bé­coise consti­tue un pro­blème social majeur dont la solu­tion ne peut être trou­vée dans le cadre du sys­tème fédé­ral cana­dien (…) Dans ce contexte, les classes popu­laires fran­co­phones frap­pées à la fois par l’exploitation capi­ta­liste, par le sous-déve­lop­pe­ment régio­nal et par l’oppression natio­nale se trouvent à consti­tuer une force poten­tielle de chan­ge­ment social stra­té­gique[11]. »

Pour plu­sieurs syn­di­ca­listes de gauche de l’époque :

« Il est impor­tant de sous­traire les tra­vailleurs de l’influence du PQ. Ceci implique une lutte idéo­lo­gique dans le but de déga­ger la portée réelle de la lutte natio­nale et la néces­sité d’une hégé­mo­nie des tra­vailleurs orga­ni­sés dans cette lutte. Renforcer la lutte natio­nale, c’est s’attaquer à l’ennemi prin­ci­pal dans lutte natio­nale et à des enne­mis dans la lutte anti­ca­pi­ta­liste. C’est lier ensemble lutte de classe et lutte natio­nale comme condi­tion de déve­lop­pe­ment de l’organisation poli­tique auto­nome des tra­vailleurs[12]. »

Dans le contexte du refe­ren­dum de 1980, ces cou­rants de gauche pro-indé­pen­dance ont fait cam­pagne pour un « oui cri­tique », ce qui veut dire oui à la ques­tion posée concer­nant l’accession à la sou­ve­rai­neté, et cri­tique à l’endroit du PQ :

« Le défi de la bour­geoi­sie qué­bé­coise est réamé­na­ger son espace dans le capi­ta­lisme nord-amé­ri­cain. Le PQ espère trou­ver un par­te­naire prêt à éla­bo­rer un fédé­ra­lisme renou­velé tout en lui don­nant plus de pou­voir (…) Au contraire, l’indépendance sera le moment d’un nou­veau rap­port de forces, d’une brèche dans le sys­tème de domi­na­tion capi­ta­liste en Amérique du Nord (…) L’indépendance pré­co­ni­sée par le mou­ve­ment ouvrier qué­bé­cois implique l’élaboration d’une stra­té­gie anti-impé­ria­liste et anti­ca­pi­ta­liste à l’échelle conti­nen­tale. »

Plus encore :

« Notre appui à l’indépendance est un aspect de la lutte poli­tique pour le socia­lisme, c’est une posi­tion de démar­ca­tion sans équi­voque avec le natio­na­lisme, car nous sommes conscients que les inté­rêts des tra­vailleurs sont anta­go­niques à ceux de la bour­geoi­sie et de tout autre force sociale qui pré­co­nise une “autre voie” que le socia­lisme, ce qui condui­rait le Québec à s’intégrer d’une nou­velle manière dans le sys­tème capi­ta­liste mon­dial[13]. »

Par rap­port au PQ, la gauche indé­pen­dan­tiste pré­cise que :

« Les pro­jets qu’il véhi­cule tant sur la ques­tion sociale et éco­no­mique que sociale, sont colo­rés et déter­mi­nés par sa volonté de construire un bloc social, une alliance de classe, dans les­quels la pre­mière place revient au capi­tal, la seconde aux petites bour­geoi­sies de couches supé­rieures et la troi­sième seule­ment aux classes popu­laires. Cela signi­fie que le gou­ver­ne­ment du PQ sacri­fie les classes popu­laires chaque fois qu’il est impos­sible de leur faire des conces­sions sans heur­ter en même temps les capi­ta­listes de la petite et de la moyenne entre­prise[14]. »

Après la défaite du réfé­ren­dum de 1980, la ten­dance « indé­pen­dance et socia­lisme », comme les autres groupes de gauche connaî­tra un déclin[15].

Une revue et un projet

Face à cette évo­lu­tion, de jeunes intel­lec­tuels, pour la plu­part pro­fes­seurs à l’UQAM, décident à la fin des années 1970 de reprendre un cer­tain nombre de débats plus ou moins mis de côté depuis la dis­pa­ri­tion de la revue Parti Pris, dont l’influence a été impor­tante entre 1963 et 1968. D’ailleurs, un cer­tain nombre de rédac­teurs de Parti Pris se retrouve dans les Cahiers. D’emblée, la ques­tion natio­nale, dans le contexte du réfé­ren­dum annoncé, devient un des thèmes pri­vi­lé­giés. De concert avec divers sec­teurs du mou­ve­ment popu­laire et des réseaux de gauche indé­pen­dante, la revue s’acharne à décor­ti­quer la nature du bloc de classe qu’essaie de construire le PQ, de manière à s’en dis­tin­guer et à pro­po­ser un projet contre-hégé­mo­nique enra­ciné dans la société et dans ses luttes. À cette époque, plu­sieurs pro­fes­seurs des dépar­te­ments de sciences sociales de l’UQAM sont enga­gés dans une réflexion cri­tique et péda­go­gique, pour pour­suivre une rigou­reuse ana­lyse théo­rique d’une part, et tra­duire celle-ci d’une manière à inter­pel­ler une partie impor­tante de la gauche et du mou­ve­ment popu­laire, ce qui fait que les textes ne sont pas contraints à la forme aca­dé­mique en usage.

Ce qu’on retrouve dans le recueil

Le pre­mier texte pro­vient du numéro de lan­ce­ment des Cahiers (par Gilles Bourque) et tente de mettre sur la table un cer­tain nombre d’hypothèses concer­nant le fait natio­nal. Pour Bourque, la nation n’est pas une réa­lité intan­gible et éter­nelle, mais un pro­ces­sus marqué par la lutte des classes. Le tout doit être his­to­ri­cisé à tra­vers les luttes tra­ver­sant l’espace cana­dien et qué­bé­cois depuis 1945 (comme l’explique Dorval Brunelle). Par la suite, les rédac­teurs des Cahiers tentent d’expliquer le « phé­no­mène » du PQ à tra­vers les rap­ports de classe (Levasseur et Lacroix), la ges­tion du pou­voir (Niosi, Piotte et Dostaler), et la com­po­si­tion des groupes sociaux au cœur du projet péquiste (Bourque et Légaré). Cette ana­lyse est pour­sui­vie dans d’autres textes qui ana­lysent la stra­té­gie des domi­nants (le col­lec­tif du Centre de for­ma­tion popu­laire) et la nature du projet libé­ral-fédé­ra­liste (Brunelle). Le tout consti­tue un bon aperçu des débats, tra­vaux et recherches en cours à cette époque de démar­ca­tion. L’échec du réfé­ren­dum de 1980, suivi du détour­ne­ment du PQ vers la ges­tion néo­li­bé­rale et l’abandon du projet de sou­ve­rai­neté (la poli­tique dite du « beau risque » consis­tant à appuyer le gou­ver­ne­ment conser­va­teur à Ottawa), mettra un terme tem­po­raire à ces explo­ra­tions, du moins jusque dans les années 1990, ce qui explique sans doute la dis­lo­ca­tion du projet des Cahiers.

Aujourd’hui, la tra­di­tion des Cahiers conti­nue sous la forme des Nouveaux Cahiers du socia­lisme.

[1] « Présentation », Les Cahiers du socia­lisme, numéro 1, 1978, p. 2. [2] Richard Poulin, « Des revues enga­gées, Cahiers du socia­lisme, Critiques socia­listes et Nouveaux Cahiers du socia­lisme », Bulletin d’histoire poli­tique, volume 19, numéro 2, hiver 2011. [3] En Lutte !, Pour l’unité du pro­lé­ta­riat cana­dien, publié par En Lutte !, avril 1977, page 27. [4] Document d’entente poli­tique pour la créa­tion de la Ligue com­mu­niste (mar­xiste-léni­niste) du Canada, novembre 1975. [5] David Milot et al., « Histoire du mou­ve­ment mar­xiste-léni­niste au Québec 1973-1983 », Bulletin d’histoire poli­tique du Québec, volume 13, numéro 1, automne 2004. [6] Lucille Beaudry, « Le mar­xisme au Québec : une hégé­mo­nie intel­lec­tuelle en muta­tion (1960-1980). » publié dans l’ouvrage sous la direc­tion de Lucille Beaudry, Christian Deblock et Jean-Jacques Gislain, Un siècle de mar­xisme. Les Presses de l’Université du Québec, 1990. [7] Jean-Marc Piotte, « Lettre à une mili­tante », Partis Pris, volume 5, numéro 8, été 1968. [8] Charles Gagnon, « Proposition pour la révo­lu­tion nord-amé­ri­caine », été 1968, repro­duit dans Charles Gagnon, Feu sur l’Amérique, Écrits volume un 1966-72, Lux Éditeur, 2006 [9] CAP Maisonneuve et Cap Saint-Jacques, La néces­sité d’une orga­ni­sa­tion poli­tique des tra­vailleurs, avril 1972 [10] Ces deux der­niers se récla­mant de l’héritage de la Quatrième Internationale [11] Marc Ferland et Yves Vaillancourt, Socialisme et indé­pen­dance au Québec, Éditions Albert Saint-Martin, 1981, pages 62-63. [12] Bernard Normand et Victor Lapalme, Travailleurs qué­bé­cois et lutte natio­nale, Document de tra­vail de la CEQ, jan­vier 1973, p. 71. [13] CFP, La ques­tion natio­nale, un défi à rele­ver pour le mou­ve­ment ouvrier, mai 1978. [14] Yves Vaillancourt avec la col­la­bo­ra­tion d’Annie Antonès, Le PQ et le social, élé­ments de base des poli­tiques sociales du gou­ver­ne­ment du Parti Québécois, 1976-1982, Éditions Saint-Martin, 1983. [15] Le Regroupement pour le socia­lisme, le Mouvement socia­liste (créé en 1980 par Marcel Pepin) et le Groupe socia­liste des tra­vailleurs seront tous dis­sous. Voir à ce sujet Pierre Beaudet, « La radi­ca­li­sa­tion des mou­ve­ments sociaux dans les années 1970, Bulletin d’histoire poli­tique, « La gauche au Québec depuis 1945 », volume 19, no 2, automne 2010. Les rai­sons com­plexes de ce déclin seront déve­lop­pées dans un autre cahier de la col­lec­tion.

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