Lutte des femmes

La FIQ à la 55e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies

Par Mis en ligne le 04 mars 2011

La 55e ses­sion de la Commission de la condi­tion des femmes (CCF) s’est ouverte mardi, le 22 février, sur fond de décep­tion et même de colère des repré­sen­tantes des ONG présentes.

Chaque année des mil­liers de femmes de la société civile (groupes de femmes, orga­ni­sa­tions syn­di­cales et ONG) viennent à New York à l’occasion de la réunion de la CCF pour suivre les tra­vaux et faire pres­sion sur les repré­sen­tants de leurs pays. Or, cette année, nous avons appris que seule­ment une per­sonne par orga­ni­sa­tion inter­na­tio­nale pour­rait assis­ter aux tra­vaux, soit seule­ment quatre pour toute la délé­ga­tion cana­dienne et qué­bé­coise ! Les ONG sont ainsi tenues à l’écart des débats des délé­gués offi­ciels – une étrange concep­tion de la démocratie !

Mercredi matin, la Mission cana­dienne à l’ONU avait invité les repré­sen­tantes des ONG à un petit-déjeu­ner. Toutefois, nous avons été accueillies par une haut-fonc­tion­naire, la Ministre n’ayant pas jugé impor­tant d’y être. Nous n’avons donc pas pu avoir de réponse à nos ques­tions. Cela témoigne à notre avis de l’importance que la ministre accorde à la contri­bu­tion des ONG aux tra­vaux pour l’égalité des femmes.

Michèle Boisclair, vice-présidente de la FIQ, dénonce les coupures imposées à 58 groupes et organismes par le gouvernement Harper depuis son arrivée au pouvoir.

Michèle Boisclair, vice-pré­si­dente de la FIQ, dénonce les cou­pures impo­sées à 58 groupes et orga­nismes par le gou­ver­ne­ment Harper depuis son arri­vée au pouvoir.

Lors de cette ren­contre man­quée, la pré­si­dente de la Fédération cana­dienne des ensei­gnantes (FCE) a annoncé que l’ACDI venait de couper les fonds à un pro­gramme de coopé­ra­tion inter­na­tio­nal vieux de 50 ans. La FCE mène actuel­le­ment une cam­pagne pour que le finan­ce­ment soit réta­bli. Nous vous invi­tons à signer une péti­tion en ligne à l’adresse sui­vante : <http://​www​.ctf​-fce​.ca/​p​e​t​i​t​i​o​n​/​D​e​f​a​u​l​t​.aspx> . Michèle Boisclair, vice-pré­si­dente de la FIQ et res­pon­sable poli­tique du sec­teur Condition fémi­nine, en a pro­fité pour atti­rer l’attention sur la liste des groupes de la société civile et des orga­nismes gou­ver­ne­men­taux qui ont vu leur finan­ce­ment réduit ou entière sup­primé depuis l’arrivée du gou­ver­ne­ment Harper en 2006 – 58 groupes et orga­nismes en tout, incluant KAIROS, l’Association fémi­nine d’éducation et d’action sociale (AFÉAS), le Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au tra­vail (CIAFT), l’Association natio­nale femmes et droit (ANFD).

Mercredi matin, alors que la Ministre doit prendre la parole en assem­blée géné­rale, nous appre­nons qu’aucun des quatre lais­ser-passer octroyés quo­ti­dien­ne­ment à la délé­ga­tion cana­dienne et qué­bé­coise ne sera dis­tri­bué. Toutefois, fai­sant preuve d’une légen­daire ingé­nio­sité, une dizaine de femmes ont réus­sit à s’y faufiler.

À suivre…

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C’est sous le thème « L’accès et la par­ti­ci­pa­tion des femmes et des filles à l’éducation, à la for­ma­tion, à la science et à la tech­no­lo­gie, y com­pris pour la pro­mo­tion de l’égalité d’accès au plein emploi et à un tra­vail décent » que se déroulent les tra­vaux de la 55e ses­sion de la Commission de la condi­tion de la femme des Nations Unies.

Pour plus d’informations sur la Commission de la condi­tion de la femme des Nations Unies (en anglais) :

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