La financiarisation sous pavillon social-démocrate

Par Mis en ligne le 20 octobre 2011

Ecrire que les poli­tiques sociales-démo­crates ont encou­ragé le déve­lop­pe­ment du capi­ta­lisme favo­rable aux mar­chés finan­ciers serait vali­der les théo­ries les plus radi­cales de la gauche, voire de l’extrême gauche. Telle est pour­tant la thèse de l’ouvrage – hélas non tra­duit – de Roger M. Barker.

Au-delà de cet aspect polé­mique, son grand mérite est d’affirmer que les dis­po­si­tifs de gou­ver­nance interne aux entre­prises ont des pro­lon­ge­ments poli­tiques non négli­geables. En effet, selon Roger M. Barker, ils seraient à l’origine de la forme que prend le capi­ta­lisme dans une société donnée.

Les dis­po­si­tifs de gou­ver­nance au fon­de­ment de la nature des capi­ta­lismes

En pre­mier lieu, il faut rap­pe­ler que le capi­ta­lisme n’existe pas, mais qu’il coexiste au contraire diverses formes de capi­ta­lisme au sein de l’économie de marché. Ces formes de capi­ta­lisme se dis­tinguent de plu­sieurs façons.

Le choix du dis­po­si­tif de gou­ver­nance des entre­prises est notam­ment un de ces cri­tères de dis­tinc­tion, comme l’indique Roger M. Barker dans son intro­duc­tion inti­tu­lée « Pourquoi le gou­ver­ne­ment d’entreprise compte ». A l’aide d’une biblio­gra­phie qui pourra sem­bler conven­tion­nelle aux lec­teurs aver­tis, l’auteur retrace les grandes lignes des théo­ries de la gou­ver­nance de l’entreprise. Nous n’allons pas ici en faire le résumé, mais seule­ment rap­pe­ler que le monde éco­no­mique contem­po­rain n’est pas uni­que­ment un grand marché, mais qu’il se com­pose éga­le­ment d’une myriade d’organisations appe­lées « entre­prises », dotées d’un sys­tème d’organisation propre.

Les dif­fé­rents modèles de gou­ver­nance des entre­prises se sont construits à la fois éco­no­mi­que­ment et his­to­ri­que­ment. Il faut ainsi rap­pe­ler qu’initialement le capi­ta­lisme états-unien et euro­péen se dif­fé­ren­ciaient notam­ment par le pou­voir des per­sonnes pré­sentes au sein des conseils de direc­tion de l’entreprise. Pour les Anglo-Saxons, la gou­ver­nance de l’entreprise devait être prin­ci­pa­le­ment assu­rée par les action­naires ; en Europe elle était le résul­tat d’un cer­tain consen­sus entre des per­sonnes d’influence issues des mondes éco­no­mique et poli­tique 1. Le modèle social-démo­crate est né ainsi , au cœur des nations de l’Europe du nord, culti­vant ce consen­sus si sin­gu­lier entre dif­fé­rentes élites sociales – à la fois patro­nales et syn­di­cales- consen­sus fondé sur un natio­na­lisme par­tagé.

Cette dif­fé­rence ini­tiale de consti­tu­tion des conseils de direc­tion d’entreprise a donné nais­sance à deux modèles de gou­ver­nance d’entreprise dif­fé­rents. Dans le monde anglo-saxon, la sha­re­hol­der theoryprime. Celle-ci se défi­nit comme un modèle de gou­ver­nance d’entreprise ayant concep­tua­lisé la méfiance à l’égard des mana­gers, et don­nant à ce titre, un contre-pou­voir aux pro­prié­taires et aux action­naires. Pour sa part, le monde social-démo­crate, et plus géné­ra­le­ment euro­péen, a déve­loppé des sys­tèmes – certes hété­ro­gènes du nord au sud de l’Europe – où des méca­nismes de déci­sion bridée ont tou­jours été main­te­nus afin de « blo­quer » une partie de la valeur ajou­tée de l’entreprise. Cette der­nière était ensuite « détour­née », c’est-à-dire inves­tie dans des biens com­muns et col­lec­tifs, qu’ils soient éta­tiques ou pari­taires, afin d’améliorer les condi­tions de tra­vail et la vie sociale. On parle de block­hol­der theory.

La géné­ra­li­sa­tion de la sha­re­hol­der theory dans le pro­ces­sus de mon­dia­li­sa­tion 

Si la block­hol­der theory a démon­tré son effi­ca­cité et sa puis­sance, elle se serait, et c’est la thèse de Roger M. Barker, lar­ge­ment vidée de sa sub­stance et de sa tra­di­tion, dans le pro­ces­sus de mon­dia­li­sa­tion plus pré­ci­sé­ment au cours des années 1990 et 2000. Inversement, le modèle du sha­re­hol­der se serait géné­ra­lisé. Cette concep­tion serait ainsi deve­nue le stan­dard mon­dial des gou­ver­ne­ments d’entreprise, notam­ment sous l’influence des tra­vaux de l’OCDE, d’instances comp­tables inter­na­tio­nales et même d’une cer­taine Europe. Cette évo­lu­tion vers la sha­re­hol­der theory était, selon ces ins­tances, garante de la « bonne gou­ver­nance » des entre­prises.

Cette trans­for­ma­tion aurait été menée très lar­ge­ment par des gou­ver­ne­ments sociaux-démo­crates, alors que les régimes conser­va­teurs auraient été plus enclins à main­te­nir le sys­tème tra­di­tion­nel. Si la thèse est sur­pre­nante, elle vaut la peine d’être inter­ro­gée à tra­vers le prisme de l’histoire et de l’historiographique éco­no­mique de ces der­nières années, raison pour laquelle l’auteur revient sur les chan­ge­ments éco­no­miques dus à la mon­dia­li­sa­tion.

La mon­dia­li­sa­tion aurait à la fois décon­necté les entre­prises de leurs mar­chés natio­naux, et les cadres diri­geants d’un quel­conque inté­rêt natio­nal. Or, la finan­cia­ri­sa­tion non seule­ment des pro­duits finan­ciers, mais éga­le­ment des titres de pro­priété des grandes entre­prises, soumet désor­mais les entre­prises au « public » au sens anglo-saxon – c’est-à-dire les « mar­chés ». Roger M. Barker décrit avec un cer­tain brio cette trans­for­ma­tion à partir de sta­tis­tiques très pro­bantes.

Dès lors, les diri­geants euro­péens – nous l’avons dit, notam­ment sous l’effet de l’Europe de Bruxelles – ont voulu adap­ter la gou­ver­nance de l’entreprise aux mar­chés des capi­taux. Ils sou­hai­taient que les action­naires majo­ri­taires contrôlent plus direc­te­ment le mana­ge­ment des entre­prises. Pour ce faire, ils ont favo­risé toutes les mesures visant à ali­gner le com­por­te­ment des diri­geants de l’entreprise sur l’intérêt des action­naires ; de même, de nou­velles formes de rému­né­ra­tions – de type stock options, retraites cha­peaux, bonus – ont été créées. Etat par Etat, année après année, Roger M. Barker détaille toutes les évo­lu­tions allant dans ce sens. De manière très convain­cante encore une fois.

Les décli­nai­sons euro­péennes de ce pro­ces­sus

Malgré les alter­nances poli­tiques entre sociaux-démo­crates et chré­tiens démo­crates en Europe, la ten­dance idéo­lo­gique de fond a bien convergé vers un accrois­se­ment tou­jours plus grand du pou­voir des action­naires mino­ri­taires et des comi­tés d’audit, ainsi que vers une indexa­tion des reve­nus des diri­geants sur le cours des bourses.

L’intérêt de cet ouvrage est de saisir tout de même les mul­tiples échelles de cette trans­for­ma­tion. Au niveau euro­péen, l’auteur recense à juste titre l’activisme de la Commission Européenne dans ses Directives, pour trans­for­mer et régu­ler la diver­sité des gou­ver­nances d’entreprise selon ce nou­veau dogme. Il remarque d’ailleurs la grande inco­hé­rence entre les actes de l’OCDE et ses rap­ports.

Les moda­li­tés de trans­for­ma­tion au niveau de l’entreprise, dif­fé­rentes d’un pays à l’autre, nous sont éga­le­ment détaillées dans cet ouvrage. L’auteur nous dresse ainsi un por­trait, à tra­vers une ana­lyse qua­li­ta­tive de la lit­té­ra­ture scien­ti­fique sur le sujet, de la trans­for­ma­tion du capi­ta­lisme social-démo­crate alle­mand. Le modèle alle­mand est celui qui a le mieux su prendre en compte l’évolution des rap­ports de forces capi­ta­lis­tiques, ce qui lui a permis de main­te­nir, en l’adaptant, le modèle his­to­rique.

Le cas fran­çais est dif­fé­rent dans la mesure où la trans­for­ma­tion du capi­ta­lisme relève de phé­no­mènes tout autres. Jusque dans les années 1990, et grâce à un modèle éco­no­mique plus éta­tisé, la France a su garder un capi­ta­lisme de type block­hol­der dans lequel les pro­fits pou­vaient être réin­ves­tis dans le social. Depuis le gou­ver­ne­ment Jospin, le pour­cen­tage de l’actionnariat bloqué a néan­moins fondu, puisque, sous des allures de moder­ni­sa­tion, davan­tage de pou­voir a été donné aux action­naires mino­ri­taires.

Comment expli­quer cette poli­tique des sociaux-démo­crates ?

Le livre n’aborde pas cette ques­tion, dans la mesure où l’auteur entend seule­ment démon­trer que le chan­ge­ment de modèle capi­ta­liste a eu lieu, en Europe, sous le gou­ver­ne­ment des sociaux-démo­crates. Roger M. Barker montre ainsi que ces gou­ver­ne­ments ont enté­riné les mesures légis­la­tives pro­pices à la trans­for­ma­tion pro­gres­sive du capi­ta­lisme social-démo­crate en un capi­ta­lisme finan­cier de type anglo-saxon. Nous sommes donc en mesure de nous inter­ro­ger sur la res­pon­sa­bi­lité de ces gou­ver­ne­ments dans les évo­lu­tions du capi­ta­lisme euro­péen.

On peut leur repro­cher, ainsi, d’avoir sous estimé l’importance du mode de gou­ver­nance des entre­prises. Trop tech­nique, trop sou­vent vu comme « une affaire du patro­nat « , ce thème n’a jamais été très popu­laire dans les doc­trines pro­gres­sistes, alors même que, et c’est l’apport cen­tral de ce livre, le mode de gou­ver­nance des entre­prises est loin d’être neutre puisqu’il se situe dans la conti­nuité d’un modèle social et d’un modèle éco­no­mique donné.

D’autre part, on peut regret­ter l’absence d’éléments sur la pri­va­ti­sa­tion mas­sive des entre­prises euro­péennes, alors même que cette ques­tion fut au centre du seul débat ayant fait sens au cours de la décen­nie 2000. Ce phé­no­mène s’explique-t-il uni­que­ment par le manque de ren­ta­bi­lité intrin­sèque à ces entre­prises ? Quel lien pou­vons-nous faire entre la géné­ra­li­sa­tion des emprunts réa­li­sés par les grands groupes euro­péens, néces­si­teux en capi­taux, et les évo­lu­tions dans la struc­ture de gou­ver­nance de ces mêmes groupes ?

Enfin, on notera que, si ce n’est pas la thèse de l’auteur, l’idée d’une naï­veté des sociaux-démo­crates est impli­cite dans cet ouvrage. Comment ont-ils pu croire que favo­ri­ser le vote des action­naires mino­ri­taires dans les conseils d’administration était une mesure favo­rable à leurs idéaux ? En confon­dant la place des syn­di­cats et celle des repré­sen­tants du capi­tal sala­rié ? En croyant les mirages de l’activisme de l’actionnariat sala­rié (qui existe, mais n’est guère actif) ? Dans nombre de domaines concer­nant le tra­vail, l’entreprise ou l’économie, les sociaux-démo­crates n’ont ainsi pas eu le recul et les moyens de répondre à ce monde en pleine trans­for­ma­tion, monde qu’ils ne com­pre­naient pas tout-à-fait.

Quoiqu’il en soit, ce livre a pour mérite de poser une autre ques­tion lan­ci­nante, fai­sant l’objet de nom­breux ouvrages récem­ment parus, sur­tout du côté de Harvard : quelles sont les condi­tions d’existence d’une société régu­lée de type euro­péen ? Existe-t-il une ges­tion d’entreprise d’essence social-démo­crate ? De bien belles ques­tions qui devraient agiter tous les congrès et les thinks tankspro­gres­sistes et sociaux-démo­crates en Europe. En France, on peine mal­heu­reu­se­ment à voir une évo­lu­tion de la recherche éco­no­mique dans ce sens.

Les décli­nai­sons euro­péennes de ce pro­ces­sus

Malgré les alter­nances poli­tiques entre sociaux-démo­crates et chré­tiens démo­crates en Europe, la ten­dance idéo­lo­gique de fond a bien convergé vers un accrois­se­ment tou­jours plus grand du pou­voir des action­naires mino­ri­taires et des comi­tés d’audit, ainsi que vers une indexa­tion des reve­nus des diri­geants sur le cours des bourses.

L’intérêt de cet ouvrage est de saisir tout de même les mul­tiples échelles de cette trans­for­ma­tion. Au niveau euro­péen, l’auteur recense à juste titre l’activisme de la Commission Européenne dans ses Directives, pour trans­for­mer et régu­ler la diver­sité des gou­ver­nances d’entreprise selon ce nou­veau dogme. Il remarque d’ailleurs la grande inco­hé­rence entre les actes de l’OCDE et ses rap­ports.

Les moda­li­tés de trans­for­ma­tion au niveau de l’entreprise, dif­fé­rentes d’un pays à l’autre, nous sont éga­le­ment détaillées dans cet ouvrage. L’auteur nous dresse ainsi un por­trait, à tra­vers une ana­lyse qua­li­ta­tive de la lit­té­ra­ture scien­ti­fique sur le sujet, de la trans­for­ma­tion du capi­ta­lisme social-démo­crate alle­mand. Le modèle alle­mand est celui qui a le mieux su prendre en compte l’évolution des rap­ports de forces capi­ta­lis­tiques, ce qui lui a permis de main­te­nir, en l’adaptant, le modèle his­to­rique.

Le cas fran­çais est dif­fé­rent dans la mesure où la trans­for­ma­tion du capi­ta­lisme relève de phé­no­mènes tout autres. Jusque dans les années 1990, et grâce à un modèle éco­no­mique plus éta­tisé, la France a su garder un capi­ta­lisme de type block­hol­der dans lequel les pro­fits pou­vaient être réin­ves­tis dans le social. Depuis le gou­ver­ne­ment Jospin, le pour­cen­tage de l’actionnariat bloqué a néan­moins fondu, puisque, sous des allures de moder­ni­sa­tion, davan­tage de pou­voir a été donné aux action­naires mino­ri­taires.

Comment expli­quer cette poli­tique des sociaux-démo­crates ?

Le livre n’aborde pas cette ques­tion, dans la mesure où l’auteur entend seule­ment démon­trer que le chan­ge­ment de modèle capi­ta­liste a eu lieu, en Europe, sous le gou­ver­ne­ment des sociaux-démo­crates. Roger M. Barker montre ainsi que ces gou­ver­ne­ments ont enté­riné les mesures légis­la­tives pro­pices à la trans­for­ma­tion pro­gres­sive du capi­ta­lisme social-démo­crate en un capi­ta­lisme finan­cier de type anglo-saxon. Nous sommes donc en mesure de nous inter­ro­ger sur la res­pon­sa­bi­lité de ces gou­ver­ne­ments dans les évo­lu­tions du capi­ta­lisme euro­péen.

On peut leur repro­cher, ainsi, d’avoir sous estimé l’importance du mode de gou­ver­nance des entre­prises. Trop tech­nique, trop sou­vent vu comme « une affaire du patro­nat « , ce thème n’a jamais été très popu­laire dans les doc­trines pro­gres­sistes, alors même que, et c’est l’apport cen­tral de ce livre, le mode de gou­ver­nance des entre­prises est loin d’être neutre puisqu’il se situe dans la conti­nuité d’un modèle social et d’un modèle éco­no­mique donné.

D’autre part, on peut regret­ter l’absence d’éléments sur la pri­va­ti­sa­tion mas­sive des entre­prises euro­péennes, alors même que cette ques­tion fut au centre du seul débat ayant fait sens au cours de la décen­nie 2000. Ce phé­no­mène s’explique-t-il uni­que­ment par le manque de ren­ta­bi­lité intrin­sèque à ces entre­prises ? Quel lien pou­vons-nous faire entre la géné­ra­li­sa­tion des emprunts réa­li­sés par les grands groupes euro­péens, néces­si­teux en capi­taux, et les évo­lu­tions dans la struc­ture de gou­ver­nance de ces mêmes groupes ?

Enfin, on notera que, si ce n’est pas la thèse de l’auteur, l’idée d’une naï­veté des sociaux-démo­crates est impli­cite dans cet ouvrage. Comment ont-ils pu croire que favo­ri­ser le vote des action­naires mino­ri­taires dans les conseils d’administration était une mesure favo­rable à leurs idéaux ? En confon­dant la place des syn­di­cats et celle des repré­sen­tants du capi­tal sala­rié ? En croyant les mirages de l’activisme de l’actionnariat sala­rié (qui existe, mais n’est guère actif) ? Dans nombre de domaines concer­nant le tra­vail, l’entreprise ou l’économie, les sociaux-démo­crates n’ont ainsi pas eu le recul et les moyens de répondre à ce monde en pleine trans­for­ma­tion, monde qu’ils ne com­pre­naient pas tout-à-fait.

Quoiqu’il en soit, ce livre a pour mérite de poser une autre ques­tion lan­ci­nante, fai­sant l’objet de nom­breux ouvrages récem­ment parus, sur­tout du côté de Harvard : quelles sont les condi­tions d’existence d’une société régu­lée de type euro­péen ? Existe-t-il une ges­tion d’entreprise d’essence social-démo­crate ? De bien belles ques­tions qui devraient agiter tous les congrès et les thinks tankspro­gres­sistes et sociaux-démo­crates en Europe. En France, on peine mal­heu­reu­se­ment à voir une évo­lu­tion de la recherche éco­no­mique dans ce sens.

* Pour aller plus loin :

– Fabrizio Barca et Marco Becht (dir), The Control of Corporate Europe, Oxford University Press, 2001.

– Mark J. Roe, Political Determinants of Corporate Governance. Political Context, Corporate Impact,Harvard Law School, 2009.

rédac­teur : David CHOPIN, Critique à non​fic​tion​.fr
Illustration : flickr / stéfan

Notes :
1 – Sous le terme de block­hol­der, la théo­rie de la gou­ver­nance dis­tingue en Europe un sys­tème de gou­ver­nance où les rentes de profit sont plus lar­ge­ment redis­tri­buées, assu­rant une sta­bi­lité de la main-d’œuvre et une montée en com­pé­tence plus grande, à dif­fé­ren­cier du modèle anglo-saxon plus fluide mais donc plus coû­teux à long terme

Titre du livre : Corporate Governance, Competition and Political Parties. Explaining Corporate Governance Change in Europe
Auteur : Roger M. Barker
Éditeur : Oxford University Press
Date de publi­ca­tion : 01/02/10
N° ISBN : 0199576815

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