La FAE recommande le rejet des offres salariales du gouvernement

Par Mis en ligne le 09 septembre 2010

Montréal, le 31 août 2010 – Réunies ven­dredi der­nier en Conseil fédé­ra­tif de négo­cia­tion, les per­sonnes délé­guées de la Fédération auto­nome de l’enseignement (FAE) ont rejeté le projet d’entente sur les clauses éco­no­miques. Les membres des neuf syn­di­cats seront invi­tés à se pro­non­cer à leur tour sur cette entente lors des assem­blées géné­rales que chaque syn­di­cat tien­dra au cours des pro­chains jours.

Après ana­lyse, il est apparu évident pour les membres du Conseil fédé­ra­tif de négo­cia­tion que les pro­po­si­tions patro­nales sur le plan éco­no­mique demeu­raient net­te­ment insuf­fi­santes. Si on prend l’ensemble des sec­teurs d’activité, les sala­riés qué­bé­cois rece­vront en 2010 des aug­men­ta­tions sala­riales variant entre 2 % et 2,9 % . Or, le gou­ver­ne­ment offre 0,5 % pour la pre­mière année. Les aug­men­ta­tions pré­vues pour les autres années du contrat demeurent éga­le­ment infé­rieures au taux d’inflation anti­cipé. Cette année, le taux d’inflation attein­dra 1,7 % selon le minis­tère du Travail.

« Nous avons négo­cié avec achar­ne­ment l’amélioration de nos condi­tions de tra­vail et nous recom­man­de­rons à nos membres d’entériner l’entente sec­to­rielle. Cependant, sur le plan éco­no­mique, nous croyons que les dis­cus­sions doivent se pour­suivre, car la pro­po­si­tion gou­ver­ne­men­tale est loin de répondre à nos demandes et laisse plu­sieurs pro­blèmes en sus­pens. Au moment où il y a pénu­rie d’enseignantes et ensei­gnants, et que sub­sistent des dif­fi­cul­tés de réten­tion dans plu­sieurs sec­teurs, il nous semble que le gou­ver­ne­ment aurait inté­rêt à offrir des condi­tions sala­riales inté­res­santes à son per­son­nel. Or, les pro­po­si­tions éco­no­miques du gou­ver­ne­ment ne contiennent pas pour le moment de mesures per­met­tant d’exercer un pou­voir d’attraction chez les jeunes dési­rant faire car­rière dans l’enseignement. De plus, celles-ci n’offrent aucune réelle pro­tec­tion contre l’inflation et creusent l’écart avec le sec­teur privé. Nous sou­hai­tons que le gou­ver­ne­ment porte une atten­tion par­ti­cu­lière à notre pro­po­si­tion ori­gi­nale qui éta­blit les aug­men­ta­tions sala­riales sur la crois­sance du PIB. Nous croyons tou­jours qu’il y place à une négo­cia­tion sensée sur les condi­tions éco­no­miques », de pré­ci­ser le pré­sident de la FAE, Pierre St-Germain.

Sur le plan du régime de retraite, la FAE juge les mesures ané­miques pour contrer les effets de l’inflation et s’inquiète de l’impact néga­tif au niveau des coti­sa­tions que pourra avoir le modèle pro­posé de la ges­tion des sur­plus de la caisse de retraite. En cette matière, le gou­ver­ne­ment pro­pose une vision à court terme plutôt qu’à long terme de la ges­tion de cet impor­tant por­te­feuille et com­pro­met la sécu­rité du revenu des futurs retrai­tés.

Les membres des syn­di­cats affi­liés à la FAE se pro­non­ce­ront en assem­blée géné­rale au cours des pro­chains jours sur l’ensemble des résul­tats obte­nus au terme des négo­cia­tions conclues en juin der­nier.
La FAE regroupe neuf syn­di­cats de l’enseignement qui repré­sentent quelque 32 000 ensei­gnantes et ensei­gnants (le tiers du per­son­nel ensei­gnant au Québec) du pré­sco­laire, du pri­maire, du secon­daire, du milieu car­cé­ral, de la for­ma­tion pro­fes­sion­nelle et de l’éducation des adultes ainsi que le per­son­nel sco­laire des écoles Peter Hall et du Centre aca­dé­mique Fournier

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