Hausse des droits de scolarité

La FAE appuie la lutte des étudiantes et des étudiants

Par Mis en ligne le 25 novembre 2011
La Fédération auto­nome de l’enseignement (FAE) appuie les étu­diantes et étu­diants dans leur lutte pour contrer l’augmentation des droits de sco­la­rité. Le gou­ver­ne­ment Charest a annoncé qu’à comp­ter de 2012, les droits de sco­la­rité aug­men­te­ront de 325 $ par année pen­dant cinq ans, accrois­sant ainsi le far­deau finan­cier des étu­diants. Pour la FAE, cette hausse de 1 625 $, à terme, va frei­ner de manière inac­cep­table l’accessibilité aux études. Cette mesure tra­duit un manque de vision de la part du gou­ver­ne­ment Charest en niant la place de l’éducation comme levier du déve­lop­pe­ment social. Cette hausse impor­tante va tou­cher dure­ment la très grande majo­rité des étu­diants et leur famille qui aura de la dif­fi­culté à les sou­te­nir finan­ciè­re­ment.

Une aug­men­ta­tion scan­da­leuse
« Le gou­ver­ne­ment Charest fait fausse route pour rele­ver les défis éco­no­miques aux­quels il est confronté. S’attaquer ainsi aux forces vives d’une société par une aug­men­ta­tion scan­da­leuse des droits de sco­la­rité, faire porter par les par­ti­cu­liers dits » usa­gers » le poids du finan­ce­ment des ser­vices publics ou para­pu­blics et faire fi de la res­pon­sa­bi­lité des entre­prises dans l’effort col­lec­tif et le sou­tien aux mesures sociales pour assu­rer une contri­bu­tion équi­table aux reve­nus de l’État, c’est non seule­ment main­te­nir les inéga­li­tés sociales, mais encou­ra­ger qu’elles per­durent au béné­fice des mieux nantis. Il faut cesser de tou­jours péna­li­ser la classe moyenne et les plus dému­nis et cette fois les étu­diants. Il est assez iro­nique de voir s’appliquer une telle mesure au moment où on célèbre les 50 ans de la Révolution tran­quille et de la Grande Charte de l’éducation. Celle-ci ouvrait la voie à une amé­lio­ra­tion de l’accessibilité à l’éducation à tous les niveaux. En ins­tau­rant alors la gra­tuité sco­laire et l’accroissement des prêts et des bourses d’études pour per­mettre aux uni­ver­si­tés d’accélérer leur déve­lop­pe­ment et d’ouvrir leur porte à un plus grand nombre d’étudiants, l’État déci­dait de favo­ri­ser le déve­lop­pe­ment éco­no­mique et social. Nous ne pou­vons accep­ter que cela soit main­te­nant balayé par une mesure régres­sive, une impo­si­tion directe aux étu­diants », a déclaré Pierre St-Germain, le pré­sident de la FAE.

L’éducation, c’est un inves­tis­se­ment à haut ren­de­ment
La FAE réitère que le gou­ver­ne­ment doit inves­tir en édu­ca­tion pour assu­rer le déve­lop­pe­ment social, cultu­rel et éco­no­mique de la société qué­bé­coise. Comme l’affirmait la Commission des États géné­raux sur l’éducation, l’éducation, c’est un inves­tis­se­ment social à haut ren­de­ment. Hausser les droits de sco­la­rité, c’est accroître l’endettement d’un très grand nombre d’étudiants ou pire encore, fermer la porte aux études supé­rieures à un très grand nombre de jeunes pro­ve­nant de milieux modestes. La FAE apporte son appui à toutes les étu­diantes et tous les étu­diants qui, aujourd’hui, mani­festent en grand nombre pour défendre une société plus juste, plus res­pec­tueuse, plus équi­table pour toutes les géné­ra­tions, pré­sentes et à venir et qui reven­diquent le droit d’accéder à une édu­ca­tion de qua­lité.

La FAE regroupe neuf syn­di­cats de l’enseignement qui repré­sentent quelque 32 000 ensei­gnantes et ensei­gnants (le tiers du per­son­nel ensei­gnant au Québec) du pré­sco­laire, du pri­maire, du secon­daire, du milieu car­cé­ral, de la for­ma­tion pro­fes­sion­nelle et de l’éducation des adultes ainsi que le per­son­nel sco­laire des écoles Peter Hall et du Centre aca­dé­mique Fournier.

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Source : Fédération auto­nome de l’enseignement
Renseignements : Armand Dubois, conseiller aux com­mu­ni­ca­tions
514 666-7763, poste 296 – bureau
514 910-1754 – cel­lu­laire

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