Occupons Montréal

La CSN-Construction demande au maire Tremblay de permettre l’occupation pacifique du Square Victoria

Par Mis en ligne le 20 novembre 2011

Devant la menace qui plane sur les mili­tantes et les mili­tants du mou­ve­ment Occupons Montréal qui risquent d’être évin­cés du Square Victoria, la CSN-Construction demande au maire Tremblay de per­mettre l’occupation paci­fique qui se pour­suit depuis plus d’un mois.

En mani­fes­tant de cette façon leur indi­gna­tion au milieu du quar­tier des affaires, des citoyennes et des citoyens pointent du doigt le cœur du sys­tème capi­ta­liste, géni­teur d’injustice, d’exploitation et d’exclusion. Ce sys­tème, qui se nour­rit de la vio­lence décou­lant de condi­tions de tra­vail déplo­rables et de tous les effets dévas­ta­teurs des crises qu’il engendre sur les condi­tions de vie des tra­vailleuses et des tra­vailleurs, semble être incon­for­table devant le paci­fisme et toutes les assu­rances qu’ont don­nées aux auto­ri­tés les porte-parole du mou­ve­ment que leur action se dérou­le­rait dans l’ordre et que les ins­tal­la­tions demeu­re­raient sécu­ri­taires. L’éviction bru­tale et sans condi­tion, qui est géné­ra­le­ment le choix des auto­ri­tés lors de telles mani­fes­ta­tions, doit abso­lu­ment être évitée ici.

Devant le ques­tion­ne­ment paci­fique et silen­cieux et à la réflexion à laquelle nous convient les indi­gnés, les diri­geants de la Ville de Montréal ne peuvent invo­quer des risques d’incendie pour venir à bout de cette expres­sion des plus légi­times. « Pourtant, il n’existe aucune situa­tion qui soit plus incen­diaires que les rap­ports d’injustice et d’oppression sociale que nous impose le capi­ta­lisme, ce que com­battent avec beau­coup de jus­tesse les indi­gnés », a déclaré le pré­sident de la CSN-Construction, Aldo Miguel Paolinelli.

La fédé­ra­tion, qui repré­sente plus de 18 000 ouvrières et ouvriers de la construc­tion, invite donc le maire Tremblay à lais­ser s’exprimer cette contes­ta­tion paci­fique et cet appel en faveur d’un monde plus juste et équi­table en per­met­tant au mou­ve­ment d’Occupation Montréal de se pour­suivre.

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