Québec solidaire appuie la lutte du Front commun

La crise, c’est eux ; la solution, c’est nous !

Tract de Québec solidaire, 25 octobre 2009

Depuis 2000, c’est 10 milliards de dollars de revenus qui ont été perdus avec les baisses d’impôt au Québec. Ce sont principalement les plus riches et les entreprises qui ont bénéficié de ces réductions. Avec ces décisions et la crise économique actuelle, nous sommes replongéEs dans les déficits pour plusieurs années.
Mis en ligne le 04 novembre 2009

Leur projet : lais­ser dépé­rir les ser­vices publics

Le gou­ver­ne­ment libé­ral de Jean Charest pré­pare la négo­cia­tion en pro­po­sant un choix à la popu­la­tion : couper les salaires des fonc­tion­naires ou haus­ser les tarifs de la plu­part des ser­vices publics. Pourtant, la tari­fi­ca­tion est l’impôt le plus régres­sif qui existe car, plus on est pauvre, et plus c’est une grande partie de nos reve­nus qui sont dépen­sés en tarifs.

Que pro­posent le PQ et l’ADQ ? Ils poussent le gou­ver­ne­ment Charest encore plus à droite en récla­mant le retour au défi­cit zéro le plus vite pos­sible ! Les ser­vices ont déjà été atta­qués par les poli­tiques du PQ et des Libéraux. Suite aux cou­pures du défi­cit zéro, on a main­tenu les sous-finan­ce­ments et déve­loppé un sys­tème à deux vitesses. On assiste à une crois­sance des écoles pri­vées et à une dégra­da­tion des classes régu­lières où on constate un manque criant de ser­vices pour les élèves en dif­fi­cul­tés. En santé, les listes d’attente s’allongent et on voit se mul­ti­plier les rési­dences et ser­vices privés. Dans les deux cas, tout comme dans la fonc­tion publique, les condi­tions des tra­vailleurs et majo­ri­tai­re­ment des tra­vailleuses se sont dégra­dées. La pré­ca­rité n’est plus l’exception, mais la norme.

Leur projet : repor­ter sur les tra­vailleurs-ses et la popu­la­tion les effets de leur crise

La pla­nète tra­verse une des pires crises du capi­ta­lisme. Que nous pro­posent les partis de droite pour en sortir ? Financer les banques, les mul­ti­na­tio­nales de l’automobile au fédé­ral et béton­ner le Québec au pro­vin­cial. On pro­pose aussi, dans les deux cas, d’approfondir les poli­tiques néo­li­bé­rales et de couper dans les ser­vices publics. Bref, on veut impo­ser un poison comme remède à la crise ! La crise actuelle du capi­ta­lisme a pour ori­gine les poli­tiques néo­li­bé­rales mises en place depuis 30 ans par les dif­fé­rents gou­ver­ne­ments. Avec leurs cou­pures, pri­va­ti­sa­tions, la stag­na­tion des salaires et l’augmentant de la pré­ca­rité, ils ont limité la consom­ma­tion et ampli­fié les crises. De plus, ils ont déré­gle­menté la finance pour per­mettre à ceux qui concentrent la richesse de spé­cu­ler à tra­vers les fron­tières sur tout ce qui pou­vait être objet d’enrichissement : les mon­naies, les dettes, la nour­ri­ture, le pétrole, etc. Jusqu’à ce que la bulle éclate.

La crise actuelle est le moment pro­pice pour un virage majeur des poli­tiques éco­no­miques. Ce chan­ge­ment doit être basé sur les prin­cipes de démo­cra­tie, de redis­tri­bu­tion de la richesse et la créa­tion d’emploi dans les ser­vices à la popu­la­tion et l’économie éco­lo­gique (éner­gie verte, trans­port col­lec­tif, etc.). Le refi­nan­ce­ment massif des ser­vices publics est au cœur du projet pro­gres­siste de sortie de crise pro­posé par le mou­ve­ment syn­di­cal et Québec soli­daire. Libérez–nous des libé­raux.

Dès sa prise de pou­voir, le gou­ver­ne­ment Charest a atta­qué de front les tra­vailleurs-ses. Malgré de fortes mobi­li­sa­tions, il a imposé ses lois anti­syn­di­cales sous le bâillon en 2003 et décrété la loi 142 qui impo­sait les conven­tions col­lec­tives et empê­chait la mobi­li­sa­tion. Il se pré­pare donc à un nou­veau scé­na­rio, foncer dans le mou­ve­ment syn­di­cal en début de mandat, puis pro­po­ser quelques mesures pro­gres­sistes avant les élec­tions.

Qui pense encore que le PQ est à gauche ?

Le PQ de son côté assume son virage à droite. Bouchard, Landry, Boisclair, Legault, Marois, toute la direc­tion du PQ des der­nières années est à droite. Le prin­ci­pal dis­cours tenu par le PQ (et l’ADQ) sur la crise a d’ailleurs été de pous­ser les Libéraux à réta­blir le défi­cit zéro au plus vite. Rappelons-nous les ravages occa­sion­nés par les cou­pures du défi­cit zéro du PQ de 1997. Depuis cette attaque qui leur a servi à bais­ser les impôts des plus riches et des entre­prises, nos ser­vices publics ne se sont jamais autant dégra­dés.

Notre projet : Investir dans des ser­vices publics acces­sibles et de qua­lité

Le Québec se tire plus faci­le­ment de la crise éco­no­mique actuelle qu’ailleurs parce qu’au fil des années nous nous sommes donnés deux polices d’assurance col­lec­tive : des ser­vices publics de qua­lité et un filet de sécu­rité sociale. En effet, si nous nous tirons mieux de la crise actuelle c’est parce que nos ser­vices de santé et d’éducation presque gra­tuits et notre filet social limitent l’impact de cette crise sur les per­sonnes tou­chées par celle-ci. Il faut le dire et en être fier !

Pour une sortie de crise qui amé­liore les condi­tions de vie de la popu­la­tion et les condi­tions de tra­vail des 500 000 employé-e-s de l’État, il faut un réin­ves­tis­se­ment massif dans les ser­vices publics.

Québec soli­daire a été le seul parti poli­tique qui a pris posi­tion lors de la der­nière négo­cia­tion pour sou­te­nir les demandes syn­di­cales. Lors des deux der­nières cam­pagnes élec­to­rales nous avons pro­posé un budget alter­na­tif qui incluait le finan­ce­ment de l’ensemble de ces demandes. Ce refi­nan­ce­ment, c’est par une fis­ca­lité plus pro­gres­sive qui vise les plus riches et les entre­prises que Québec soli­daire pro­pose d’y par­ve­nir, et non par la tari­fi­ca­tion.

La lutte du front commun pour l’amélioration des condi­tions de tra­vail des employé-e-s de l’État doit être appuyée par toute la popu­la­tion.

Québec soli­daire, un parti des tra­vailleuses et des tra­vailleurs.

Le mou­ve­ment syn­di­cal a un allié pré­cieux au par­le­ment, un parti pro-syn­di­cal, consti­tué de mili­tantEs de nom­breux mou­ve­ments sociaux y com­pris de syn­di­cats. Avec notre plate-forme pro­gres­siste, nous avons fait élire un pre­mier député de gauche depuis 50 ans au Québec : Amir Khadir.

Québec soli­daire appuie la lutte actuelle du Front commun. Dans ce sens, nous invi­tons tous les mili­tant-e-s syn­di­caux à nous joindre et à construire une gauche poli­tique forte au Québec, afin de défendre les inté­rêts des tra­vailleurs-ses au par­le­ment.

Pour plus d’information ou pour deve­nir membre, nous vous invi­tons à prendre contact avec nous. Québec soli­daire est pré­sent sur la presque tota­lité du ter­ri­toire du Québec, il ne manque que vous.

Source : http://​www​.que​bec​so​li​daire​.net

Une réponse à “La crise, c’est eux ; la solution, c’est nous !”

  1. Louis Roy dit :

    Au-delà du contenu de ce tract, je vous ferais ami­ca­le­ment remar­quer que le slogan « La crise c’est eux, la solu­tion c’est nous», est un slogan rendu public par la CGT-France il y a plu­sieurs mois, au tout début des pre­mières mani­fes­ta­tions contre les plans de sortie de crise euro­péens. Lorsque je l’utilise publi­que­ment, et je ne m’en prive pas, je prends quand même la peine de rendre à la CGT l’honneur d’avoir mis au monde ce magni­fique slogan ! Je crois que vous devriez faire de même…