LA CONFERENCE MONDIALE DES PEUPLES SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE ET LES DROITS DE LA TERRE-MERE

Mis en ligne le 03 mai 2010

COCHABAMBA, 19-22 AVRIL 2010

François Houtart

Convoquée par Evo Morales, suite à l’échec de la Conférence des Nations-unies sur le climat à Copenhague, préa­la­ble­ment à celle de Cancun (Mexique) en décembre 2010, cette confé­rence se tint à Cochabamba, ville restée célèbre pour son combat contre la pri­va­ti­sa­tion de l’eau en 1990.Un accord boi­teux avait é&té conclu à Copenhague et imposé par quelques grands pays, un cer­tain nombre d’entre eux, dont la Bolivie et l’Equateur, ayant refusé de le signer.

L’originalité de la démarche fut d’avoir convo­qué ensemble, mou­ve­ments sociaux et gou­ver­ne­ments. En fait, seuls deux chefs d’Etat furent pré­sents, Evo Morales et Hugo Chavez et deux vice-pré­si­dents, celui de Cuba et celui du Burundi. Les délé­ga­tions offi­cielles furent au nombre de 47, plus quelques orga­ni­sa­tions inter­na­tio­nales, tel le secré­ta­riat des Nations-unies Il y eut 147 natio­na­li­tés pré­sentes et quelques 35.500 ins­crits, ce qui dépassa de loin les 15.000 atten­dus. Plus de 800 euro­péens et un cer­tains nombre d’Africains et d’Asiatiques furent empê­ché d’y prendre part, à cause de l’interruption du trafic aérien, due à l’activité volcanique.

La Conférence se tint à l’UNIVALLE, une uni­ver­sité privée d’un fau­bourg de la ville, qui avait mis son campus et des cen­taines d’étudiants au ser­vice de cette acti­vité. Dix sept groupes de tra­vail (mesas) sur le thème cen­tral pré­pa­rèrent la décla­ra­tion finale et rédi­gèrent des rap­ports sur des thèmes, tels que les don­nées scien­ti­fiques, les causes struc­tu­relles des chan­ge­ments cli­ma­tiques, les migra­tions et la dette cli­ma­tiques, les Droits de la terre-Mère, un Referendum mon­dial sur le climat, l’installation d’un Tribunal pénal inter­na­tio­nal sur les délits contre la nature, etc.

Un dix-hui­tième groupe de tra­vail, non-offi­ciel, se réunit à l’extérieur du campus, dans une salle de res­tau­rant. Il traita dune ques­tion non-abor­dée au sein de la Conférence : la contra­dic­tion entre la défense de la nature (la Pacha-Mama) et les poli­tiques extrac­tives (pétrole, gaz, mines) des pays pro­gres­sistes de l’Amérique latine. Des cri­tiques très dures y furent émises par des groupes éco­lo­gistes et indi­gènes, qui en géné­ral, cepen­dant, recon­nais­saient le bien fondé des poli­tiques sociales de ces mêmes pays.

Il y eut aussi des cen­taines d’ateliers auto­gé­rés, orga­ni­sés par des mou­ve­ments sociaux ou des ONG, trai­tant de ques­tions diverses, telles que le rôle des Banques inter­na­tio­nales (Banque mon­diale, Banque inter­amé­ri­caine de déve­lop­pe­ment, etc.) la culture et les chan­ge­ments cli­ma­tiques, les gla­ciers, l’eau, les effets sur la santé, les peuples indi­gènes, plus de nom­breux cas concrets, comme le Yasuni en Equateur (région de haute bio­di­ver­sité habi­tée par des peuples indi­gènes et qui recèle une énorme réserve de pétrole que le gou­ver­ne­ment est prêt à ne pas exploi­ter, si la Communauté inter­na­tio­nale lui accorde la moitié du gain finan­cier que cela aurait rap­porté au pays) ou les exploi­ta­tions minières au Canada, Etats-Unis, Australie et Amérique latine. L’Assemblée des Mouvements sociaux aborda aussi divers aspects de ces thèmes et c’est la Via Campesina qui joua le rôle cen­tral, avec son pré­sident indo­né­sien et le MST (Mouvement des Paysans sans Terre) du Brésil.

Le der­nier jour, une réunion com­mune entre repré­sen­tants des pays et des orga­ni­sa­tions inter­na­tio­nales et les mou­ve­ments et ONG (société civile) permit de pré­sen­ter les rap­ports de syn­thèse des divers groupes , qui furent com­men­tées par les repré­sen­tants des gou­ver­ne­ments. C’est là que le Ministre des Affaires étran­gères de l’Equateur, Ricardo Platiño, signala que son pays et la Bolivie, avaient res­pec­ti­ve­ment subi une réduc­tion de 2,5 mil­lions et de 3 mil­lions de dol­lars de la coopé­ra­tion des Etats-Unis pour n’avoir pas signé le docu­ment de Copenhague. Il annonça que l’Equateur était prêt à accor­der aux Etats-Unis une somme de 2,5 mil­lions de dol­lars, s’ils rati­fiaient le pro­to­cole de Kyoto.

Dans son dis­cours d’inauguration, Evo Morales, donna le ton de la Conférence. C’est le mode de déve­lop­pe­ment, dominé par les prin­cipes du capi­ta­lisme, qui est en jeu, car il est des­truc­teur de la Terre-Mère et des com­mu­nau­tés humaines. Hugo Chavez ajouta à la clô­ture, que seul le socia­lisme pou­vait appor­ter une réponse com­plète. Evo Morales illus­tra d’exemples sym­bo­liques les consé­quences inso­lites d’un modèle pro­duc­ti­viste, se deman­dant pour­quoi les Européens deve­naient chauves, alors que les indi­gènes de l’Amérique latine conser­vaient leur che­ve­lure et attri­buant mal­en­con­treu­se­ment des chan­ge­ments d’orientation sexuelle chez les hommes, dus aux hor­mones fémi­nines pré­sentes dans la nour­ri­ture des pou­lets indus­triel­le­ment pro­duits. La presse boli­vienne par­ti­cu­liè­re­ment hos­tile au régime du pré­sident Morales, s’empara de cette aubaine média­tique, pour en faire la une des jour­naux. La presse inter­na­tio­nale ne fut pas en reste, du New York Times au País, expri­mant une fois de plus à quel niveau se situe la com­mu­ni­ca­tion sociale, quand il s’agit de déni­grer un projet qui remet en jeu le sys­tème dominant.

Lors de la céré­mo­nie d’ouverture, la repré­sen­tante du Secrétaire géné­ral des Nations-Unies fit un dis­cours très engagé. Malgré cela, elle fut huée par une grande partie de l’assemblée, non sur le contenu de son dis­cours, mais parce qu’elle repré­sen­tait une ins­ti­tu­tion qui avait perdu son pres­tige et sa cré­di­bi­lité suite à la Conférence de Copenhague.

La décla­ra­tion finale

La décla­ra­tion finale com­prend, après avoir constaté un cer­tain nombre de faits, à la fois une série de prin­cipes et des pro­po­si­tions concrètes. Il s’agit en pre­mier lieu de décla­rer la Terre-Mère, source de vie et d’affirmer le prin­cipe d’harmonie et d’équilibre entre tous et par tous. Sur cette base, le sys­tème capi­ta­liste doit être remis en ques­tion, car il a semé la dépré­da­tion et la mort et donc brisé l’harmonie avec la nature et contre­dit le res­pect de la vie. En effet, il imposa une logique de com­pé­ti­ti­vité, de pro­grès et de crois­sance illi­mi­tée, en recherche de profit sans fin, sépa­rant l’homme de la nature, éta­blis­sant un régime de domi­na­tion sur cette der­nière et conver­tis­sant tout en mar­chan­dise. Il faut, au contraire, créer un nou­veau sys­tème, basé sur les prin­cipes de com­plé­men­ta­rité, de soli­da­rité et d’équité, du bien-être col­lec­tif et de la satis­fac­tion des besoins de tous, en har­mo­nie avec la Terre-Mère et consi­dé­rer l’être humain pour ce qu’il est et non pas pour ce qu’il pos­sède. En effet, il ne peut y avoir d’équilibre avec la nature que s’il y a équité entre les êtres humains.

Sur le plan pra­tique, une série de pro­po­si­tions seront trans­mises à la Conférence des Nations-unies à Cancun : la rati­fi­ca­tion par tous les pays indus­tria­li­sés du pro­to­cole de Kyoto ; la réduc­tion de 50 % d’émission de CO2 pour 2050, sur base de la situa­tion de 1990 ; une limite de 1 degré cen­ti­grade d’augmentation de la tem­pé­ra­ture de la pla­nète et non de deux, comme prévu à Copenhague ; une charte des Droits des migrants cli­ma­tiques ; un encou­ra­ge­ment à l’éducation sur les ques­tions cli­ma­tiques et envi­ron­ne­men­tales. Un ensemble de mesures concrètes seront aussi pro­po­sées à Cancun, telles que l’élaboration d’une Déclaration uni­ver­selle du Bien Commun de la Terre-Mère et de l’Humanité, dont un projet fut rédigé et pré­senté par le Père Miguel D’Escoto, ancien pré­sident de l’Assemblée géné­rale des Nations-Unies, comme base d’une réforme de l’ONU ; un Referendum mon­dial, sur le res­pect et le droit de la nature, dont les ques­tions avaient été rédi­gées par le groupe de tra­vail formé à cet effet et enfin la consti­tu­tion d’un Tribunal pénal inter­na­tio­nal sur les crimes contre le climat et l’environnement.

Questions pen­dantes

Si le sommet de Cochabamba a permis de poser des ques­tions fon­da­men­tales et de pro­gres­ser dans la pensée et dans les pro­po­si­tions poli­tiques, il reste, comme dans tout pro­ces­sus en cours, un cer­tain nombre de ques­tions qu’il faudra résoudre dans l’avenir. Il est bon d’en signa­ler deux, l’une d’ordre théo­rique et l’autre d’ordre pra­tique, les réflexions qui suivent ser­vant d’hypothèses de travail.

Sur le plan théo­rique c’est la concep­tion des rap­ports entre l’humanité et la nature qui est en cause et donc aussi le voca­bu­laire uti­lisé. Ce n’est peut-être pas tel­le­ment le mot Terre-Mère, qui a posa pro­blème. En effet celui-ci a été adopté à l’unanimité par l’Assemblée géné­rale des Nations-unies en 2009, quand le 22 avril, date choi­sie d’ailleurs pour clô­tu­rer le sommet de Cochabamba, fut déclaré : jour de la terre-Mère. Cependant, cer­taines voix se sont éle­vées, au cours de la Conférence, pour deman­der une exten­sion du concept. C’est plutôt le texte de l’introduction du docu­ment de la Conférence et cer­tains dis­cours, qui de manière très expli­cite, dépas­saient l’expression méta­pho­rique, pour attri­buer à la Terre-Mère, les carac­té­ris­tiques d’une per­sonne vivante, capable d’écouter, de réagir, d’être aimée et pour cette raison d’être un sujet de droit. La décla­ra­tion finale demande de reva­lo­ri­ser la sagesse et les savoirs ances­traux des peuples indi­gènes et de « recon­naître la Terre-Mère comme un être vivant, avec lequel nous avons une rela­tion indi­vi­sible, inter­dé­pen­dante, com­plé­men­taire et spi­ri­tuelle ». La Déclaration parle, entre autres, du droit de la terre-Mère à la vie et à l’existence ; d’être res­pec­tée ; de conti­nuer ses cycles et pro­ces­sus vitaux libre d’altérations humaines ; de main­te­nir son iden­tité et inté­gra­lité avec ses êtres dif­fé­ren­ciés et en interaction.

Il n’est évi­dem­ment pas ques­tion de remettre en ques­tion la néces­saire har­mo­nie entre nature et genre humain et l’impératif de la régé­né­res­cence de la pla­nète, ni d’avaliser le concept capi­ta­liste d’exploitation des­truc­trice de la nature, en fonc­tion d’un déve­lop­pe­ment conçu comme une crois­sance maté­rielle illi­mi­tée. Il ne s’agit pas non plus de nier la néces­sité de revoir une phi­lo­so­phie de ce rap­port qui ignore les autres espèces vivantes et la capa­cité de repro­duc­tion de l’équilibre de la nature. On ne peut accep­ter non plus de mépri­ser et de mar­gi­na­li­ser des cultures qui peuvent appor­ter à l’humanité d’aujourd’hui une salu­taire cri­tique, tant du rap­port d’exploitation véhi­culé par la logique du capi­ta­lisme, que de l’individualisme exa­cerbé du modèle de consom­ma­tion et des autres com­por­te­ments qui carac­té­rise cette der­nière. Mais il s’agit de recon­naître qu’il existe des cultures dif­fé­rentes. Vouloir expri­mer le chan­ge­ment néces­saire, uni­que­ment dans les termes d’une pensée sym­bo­lique, qui tend à iden­ti­fier le sym­bole à la réa­lité, signi­fie se heur­ter à une culture carac­té­ri­sée par une pensée ana­ly­tique, qui replace la cau­sa­lité des phé­no­mènes dans leur champ spé­ci­fique, que ce soit phy­sique ou social.

Les deux cultures coexistent aujourd’hui. La pre­mière avec une richesse d’expression, qui rap­pelle la force du sym­bole et la réa­lité de l’idéel, par­ti­cu­liè­re­ment utile dans le domaine des rap­ports à la nature et dont les para­mètres pra­tiques sont par­fai­te­ment tra­dui­sibles en savoirs, en com­por­te­ments et en poli­tiques, mais dont la cos­mo­vi­sion est dif­fi­ci­le­ment assi­mi­lable par une culture urbaine et indus­trielle, où que ce soit dans le monde. La seconde qui, certes, a réduit la culture à une ratio­na­lité ins­tru­men­tale ou à une simple super­struc­ture (une cerise sur le gâteau, dirait Maurice Godelier) et donc ren­forcé la logique du capi­ta­lisme et contri­bué à sa repro­duc­tion, mais qui a aussi permis un déve­lop­pe­ment impor­tant des connais­sances, utiles pour résoudre des pro­blèmes pra­tiques et poli­tiques. En réagis­sant contre les contra­dic­tions du capi­ta­lisme, qui conduisent l’humanité et la nature au désastre, ne serait-il pas sage de per­mettre l’expression de diverses cultures et d’appliquer le prin­cipe de la multi-cultu­ra­lité dans toutes ses dimensions.

C’est un simple début de réflexion, sans pré­ten­tion d’imposer un cadre de pensée sur ce pro­blème, mais pour ouvrir la dis­cus­sion et arri­ver à des solu­tions per­met­tant une lutte com­mune dans la diver­sité et le res­pect mutuel. C’est notam­ment impor­tant pour l’aspect juri­dique. Comment défi­nir ce que signi­fie le Droit de la Terre-Mère et parler d’un Tribunal inter­na­tio­nal de Justice cli­ma­tique et envi­ron­ne­men­tal ? Evidemment les concep­tions juri­diques peuvent évo­luer et le res­pect d’un équi­libre natu­rel est indis­pen­sable. Encore faut-il savoir si l’on uti­lise une méta­phore pour expri­mer une réa­lité concrète ou si l’on crée de nou­veaux concepts pour défi­nir l’harmonie néces­saire. Tout cela a des consé­quences sur la manière de dire le droit, de pré­ci­ser les res­pon­sa­bi­li­tés et d’appliquer des sanctions.

La deuxième ques­tion est celle posée par le groupe dix-huit, c’est-à-dire la contra­dic­tion entre les poli­tiques extrac­tives et la défense de la nature. Il est évident que l’activité extrac­tive com­porte un cer­tain degré de des­truc­tion natu­relle et que la pro­duc­tion et l’utilisation de ces res­sources natu­relles entraine des dom­mages éco­lo­giques. Par ailleurs on ne peut deman­der au Venezuela de cesser demain l’exploitation du pétrole, ni à la Bolivie celle du gaz ou à l’Equateur de fermer ses mines immé­dia­te­ment. Les reve­nus de ces acti­vi­tés forment la base des poli­tiques nou­velles, notam­ment sur les plans sociaux et cultu­rels. Une solu­tion pour­rait être d’utiliser de manière opé­ra­tion­nelle le concept de tran­si­tion et de le défi­nir en termes poli­tiques. Il s’agirait de quatre orien­ta­tions fon­da­men­tales. Tout d’abord déve­lop­per une éco­no­mie cen­trée, non sur l’extraction pour l’exportation, mais sur le marché interne. Cela ne se fait évi­dem­ment pas du jour au len­de­main et cela sup­pose le moyen et le long terme. Plusieurs pays prennent déjà des mesures dans ce sens. Ensuite, éta­blir des règles strictes du point de vue éco­lo­gique et social, de façon à limi­ter les dégâts à la nature et à res­pec­ter les droits des popu­la­tions. En troi­sième lieu, exiger des pays indus­triels (le Nord) en faveur des­quels la majeure partie de cette extrac­tion se réa­lise, de réduire leur consom­ma­tion de res­sources natu­relles, de réduire leurs émis­sions de gaz à effet de serre et de finan­cer les efforts des pays du Sud pour la pro­tec­tion de la nature et le res­pect des droits sociaux. Finalement éta­blir des normes inter­na­tio­nales dans ces domaines, sanc­tion­nées par un tri­bu­nal inter­na­tio­nal, afin d’évider que ceux qui res­pectent stric­te­ment les prin­cipes de pro­tec­tion et d’équité, soient péna­li­sés éco­no­mi­que­ment. Sur cette base, des pro­grès réels pour­raient être accomplis.

Les leçons de Cochabamba

La mobi­li­sa­tion popu­laire pour l’harmonie entre l’humanité et la nature (la Terre-Mère) est une condi­tion indis­pen­sable pour que les res­pon­sables poli­tiques prennent les déci­sions qui s’imposent. A cet effet, le diplo­mate mexi­cain en charge de la pré­pa­ra­tion de la Conférence de Cancun, Mr de Alba, a sou­haité la bien­ve­nue à tous les mou­ve­ments sociaux. Certains parmi la délé­ga­tion mexi­caine ne cachaient pas cepen­dant leur inquié­tude, crai­gnant que la pré­sence des mou­ve­ments ne remette en ques­tion la tran­quillité des débats. Les pré­si­dents Morales et Chavez ont assuré qu’ils pré­sen­te­raient les conclu­sions de Cochabamba dans l’enceinte offi­cielle. Le dos­sier n’est pas clôt et c’est peut-être le plus important.

Une réponse à “LA CONFERENCE MONDIALE DES PEUPLES SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE ET LES DROITS DE LA TERRE-MERE”

  1. François Houtart, avec son expé­rience énorme et sa vue glo­bale, est une des rares per­sonnes euro­péennes qui dis­posent de la légi­ti­mité et de tout notre estime pour résu­mer la volonté des peuples et les droits de la terre-mère. Merci beau­coup, François, pour cet excellent résumé – mieux que si on y était – que ta voix conti­nue à nous rajeu­nir encore longtemps !
    Hier, j’ai vu le film de Coline Serreau : Solutions locales pour un désordre global – on n’était pas 35 000, mais deux dans la salle – mais cela suffit pour en faire la pub. La volonté des peuples et le droit de la pacha-mama vaincront !