Pourquoi un dossier sur la COVID-19 ?

Tout le monde sait maintenant que l’année 2020 aura en grande partie déterminée par la pandémie qui a commencé au printemps dernier. Les conséquences sur la santé, l’économie, les migrations, les conflits et la gouvernance ont été immenses et de bien des manières, il appert que ces turbulences vont continuer en 2021.

Cette grave crise de la santé publique a révélé les défaillances et les vulnérabilités de notre monde globalisé. Il est par ailleurs évident que cette crise n’est pas simplement “naturelle”, mais découle d’un ensemble de facteurs perturbateurs. au niveau de l’environnement entre autres, comme par exemple la détérioration gravissime des milieux naturels. Les mesures prises par les États font également partie de la problématique, puisqu’il ressort la grande inégalité des citoyens et des citoyennes face à la pandémie, qui se manifeste par les taux d’infection et décès disproportionnés qui affectent les couches populaires, les populations marginalisées et le Sud Global en général. Il y a cependant des exceptions où les États ont pris des mesures appropriées, notamment en Chine, au Vietnam, à Cuba et ailleurs.

Face à cette situation, de nombreuses initiatives et mouvements de résistance se sont mis en place. Si ce n’est que pour décortiquer les responsabilités systémiques émanant des États et des oligarchies soucieuses de renvoyer les coûts aux couches populaires, voire d’occulter les conséquences et les impacts, notamment au niveau de l’emploi, du logement, de l’accès à la santé et l’éducation. Un sentiment très répandu est à l’effet que la gestion de la crise du COVID a été un immense « bricolage » plus ou moins efficace, d’où les conséquences très néfastes constatées à peu près partout.

Si la critique de cette gestion était documentée dans ce dossier, nous nous attarderions également aux luttes, aux projets alternatifs, aux initiatives citoyennes qui ont pu jusqu’à un certain point confronter la crise et même, poser les jalons d’une réorganisation en profondeur de la société, du rapport à la nature et de la santé publique.