L’Université d’été des NCS

Par Mis en ligne le 24 août 2010

Le programme complet [PDF]

Articles connexes

Le Collectif d’analyse poli­tique (CAP) et les Nouveaux cahiers du socia­lisme (NCS) pré­sentent

L’Université d’été des NCS
CRISES, RÉSISTANCES, POUVOIRS

Montréal, UQÀM, 24 au 26 août 2010


2 conférences gratuites
CONVERGENCE DES LUTTES

Le mercredi 25 août à 19 h
UQÀM – Niveau Métro – Salle DSR-510

L’ÉCOSOCIALISME

Le jeudi 26 août à 19 h
UQÀM – Niveau Métro – Salle AM-050
ADMISSION LIBRE


Conférenciers lors des trois jours de formation :

Joel Kovel, Jean-Marc Piotte, Pascale Dufour, Amir Khadir , Barbara Legault, Françoise David, Francis Dupuis-Déri, Serge Denis, René Charest, Anne-Marie Provost, Xavier Lafrance, Ronald Cameron, Thomas Chiasson-Lebel, Pierre Beaudet, Marie-Ève Rancourt, Roger Rashi, François Cyr, Véronique Brouillette, Nathalie Guay, Eric Martin, L’IRIS, Éric Pineault, Jean-Paul Faniel, Raphaël Canet, Michaël Lowy, Emir Sader et plu­sieurs autres invi­tés.

Pourquoi une université d’été des Nouveaux cahiers du socialisme ?

Nous vivons actuel­le­ment une crise majeure du capi­ta­lisme : gou­ver­ne­ments, ban­quiers, grands médias, entre­pre­neurs, le répètent sans cesse. En face, les tra­vailleurs et tra­vailleuses et, plus géné­ra­le­ment, les sala­rié-e-s, les étu­diant-e-s, mais aussi ceux et celles qui ont atteint l’âge de la retraite, vivent cette crise avec beau­coup d’angoisse. Les inéga­li­tés socio-éco­no­miques et la des­truc­tion envi­ron­ne­men­tale se mul­ti­plient et l’on sent que nos socié­tés s’engagent sur la voie de l’impasse, tant au plan humain qu’au plan du res­pect de la nature.

Le besoin se fait donc sentir d’approfondir la réflexion col­lec­tive, de se faire une « tête com­mune » sur les trans­for­ma­tions qui agitent notre monde, pour être en mesure d’agir effi­ca­ce­ment. Il faut se deman­der où en sont les com­po­santes du mou­ve­ment social, quelles sont les exi­gences du moment et quelles étapes il fau­drait main­te­nant fran­chir dans le face-à-face avec les pou­voirs domi­nants.

Se pose aussi la ques­tion pro­pre­ment poli­tique du rap­port entre la gauche, le(s) pouvoir(s) et la société. Est-il pos­sible de se doter d’un projet commun sur le ter­rain poli­tique, et, si ou, quelle en sera la nature ? Le socia­lisme repré­sente-t-il encore une option viable ? Pour réflé­chir sur le fond à cette ques­tion, il paraît néces­saire de débor­der le champ de l’intervention spé­cia­li­sée et de se donner les moyens de mettre en contexte et de com­prendre la conjonc­ture pré­sente, en la situant notam­ment dans le déve­lop­pe­ment his­to­rique des mou­ve­ments sociaux et des ini­tia­tives popu­laires de résis­tance et de dis­pute du pou­voir. Comment la crise actuelle du capi­ta­lisme montre-t-elle la néces­sité d’une trans­for­ma­tion pro­fonde de la société ? Comment penser une société qui valo­rise la richesse réelle (celle des cultures, du vivant, de la nature, du monde) plutôt qu’une société qui la détruise pour accu­mu­ler des pro­fits ?

L’Université d’été des Nouveaux cahiers du socia­lisme (NCS) a ceci de par­ti­cu­lier qu’elle renoue avec une tra­di­tion de for­ma­tion poli­tique et d’éducation popu­laire où l’accent est mis sur le par­tage et l’élaboration d’une ana­lyse com­mune. Ainsi, plutôt que de pro­po­ser des ate­liers « à la carte » ou chacun et cha­cune se ren­drait aux aléas de ses pré­fé­rences, l’université d’été des NCS pro­pose un pro­gramme cohé­rent de trois jours pri­vi­lé­giant le par­tage de connais­sances et de pers­pec­tives à partir d’analyses de l’état de déve­lop­pe­ment actuel du capi­ta­lisme, des pou­voirs et des alter­na­tives. Alternant entre les cours de for­ma­tion et les dis­cus­sions col­lec­tives, l’université d’été pro­pose aux par­ti­ci­pants et par­ti­ci­pantes de venir réflé­chir col­lec­ti­ve­ment avec d’autres mili­tants et mili­tantes, tra­vailleurs et tra­vailleuses à la nature des pro­blèmes (inéga­li­tés sociales, crise éco­no­mique et envi­ron­ne­men­tale) qui affectent notre société, et aux pistes d’analyse et d’action per­met­tant d’œuvrer à une réso­lu­tion durable de ces contra­dic­tions. Nous espé­rons vous y voir en grand nombre ! —-

Structure et organisation

L’université d’été des NCS aura lieu sur 3 jours, du 24 au 26 août 2010.

Elle est struc­tu­rée en deux « moments » : Un pre­mier moment sera orga­nisé les 24-25-26 août, sous la forme de Journées de for­ma­tion. Celles-ci entendent ras­sem­bler des mili­tants et des mili­tantes du milieu syn­di­cal, du « milieu » jeune et étu­diant, des groupes com­mu­nau­taires et de groupes fémi­nistes, de Québec soli­daire et de groupes anti­ca­pi­ta­listes et alter­mon­dia­listes.

Au programme de ces trois jours de formation, des thèmes transversaux :

  • Comprendre le capi­ta­lisme, le néo­li­bé­ra­lisme et la crise éco­no­mique-éco­lo­gique d’aujourd’hui. Comment fonc­tionne notre sys­tème éco­no­mique, et, sur­tout, dans quel direc­tion nous entraîne-t-il, tant au plan social qu’au plan éco­lo­gique ? Comment com­prendre la crise actuelle et les « sor­ties de crise » pro­po­sées par les domi­nants ?
  • (Re)penser les trans­for­ma­tions de l’État : de l’État social à l’État « busi­ness », quel rap­port avec la classe domi­nante et le capi­ta­lisme ? Pourquoi l’État trans­forme-t-il de la sorte ? Que reste-t-il du key­né­sia­nisme ? Quel rôle joue la classe domi­nante au sein de ces trans­for­ma­tions ? Pourquoi l’État ne semble-t-il plus être au ser­vice de la société, mais au ser­vice de l’argent ? Qu’est-ce que l’État capi­ta­liste en fin de compte ?
  • Où en est le mou­ve­ment syn­di­cal aujourd’hui ? Quel est son dis­cours, et son posi­tion­ne­ment dans les rap­ports de force ? Où en est son action poli­tique ? Le syn­di­ca­lisme est-il por­teur de chan­ge­ment ? Comment le syn­di­ca­lisme peut mobi­li­ser les immi­grants, les jeunes et autres sec­teurs de la société ?
  • Où en est le mou­ve­ment com­mu­nau­taire et popu­laire ? Quelle sons les orien­ta­tions et les contra­dic­tions du milieu com­mu­nau­taire ? Quelle est son auto­no­mie face au gou­ver­ne­ment ? Ce mou­ve­ment est-il por­teur de chan­ge­ment ? Comment ?
  • Où en sont les mou­ve­ments anti­ra­cistes, étu­diants, éco­lo­gistes ? Quel est leur apport pour une meilleure com­pré­hen­sion des domi­na­tions et contra­dic­tions de notre société ? Comment ces luttes peuvent-elles être liées à des pers­pec­tives de chan­ge­ment global ?
  • Quelles sont les pers­pec­tives du mou­ve­ment fémi­niste ? En vue la pro­chaine Marche mon­diale des femmes, quelles sont les pers­pec­tives ?
  • Que faire face à la poli­tique et au(x) pouvoir(s)? Faut-il construire un parti de gauche, opter plutôt pour d’autres tac­tiques, ou com­bi­ner les deux stra­té­gies ? Comment construire des conver­gences entre les dif­fé­rentes luttes sociales et poli­tiques ? L’altermondialisme peut-il favo­ri­ser cette conver­gence ?
  • Par quoi rem­pla­cer le capi­ta­lisme ? Quels sont les contours de l’après-capitalisme ? Par quels méca­nismes, pro­ces­sus et leviers de pou­voirs pourra-t-on repen­ser la pro­duc­tion, le bien-vivre-ensemble et le res­pect de l’environnement ?

Le deuxième moment aura lieu le jeudi 26 août au soir, sous la forme d’une « Grande confé­rence sur les alter­na­tives au capi­ta­lisme », sous le thème « Écologie et socia­lisme ». Le mer­credi 25 août au soir aura éga­le­ment lieu une soirée-dis­cus­sion sur le thème de la « Convergence des luttes ». L’admission à ces deux soi­rées est libre et gra­tuite.

Informations et inscription

  • L’inscription aux jour­nées de for­ma­tion est au coût de :
    50$ pour les trois jours, ou 20$ pour les étu­diant-e-s et sans emploi.
  • La grande confé­rence du 26 août est GRATUITE et ouverte à tous et toutes, de même que la soirée-dis­cus­sion du 25 août.

Postez votre demande d’inscription assor­tie d’un chèque à émis à l’ordre du Collectif d’analyse poli­tique (CAP) adressé à :

Université d’été des NCS
A/S Les Éditions Écosociété
C.P. 32 052, comp­toir Saint-André
Montréal (Québec) H2L 4Y5

Pour obtenir des renseignements ou vous inscrire, veuillez écrire à :

universite@​cahiersdusocialisme.​org

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5 réponses à “L’Université d’été des NCS”

  1. yvon couillard dit :

    Bonjour, je serais inté­ressé à par­ti­ci­per à l’université popu­laire des mou­ve­mants sociaux.

    En tant que tra­vailleur com­mu­nau­taire, depuis 25 ans +, auto­di­dacte, orga­ni­sa­teur com­mu­nau­taire, for­ma­teur pour les coopé­ra­tives et main­te­nant direc­teur d’un orga­nisme com­mu­nau­taire.

    je sur­veille votre site pour avoir les détails du pro­gramme.

    Merci.

    Yvon Couillard

  2. « l’échec des marches colos­sales contre la guerre en Irak en 2003 »

    Je suis en total désac­cord avec cette affir­ma­tion. Nous nous sommes mobi­li­ser pour empê­cher le gou­ver­ne­ment cana­dien d’y aller et nous avons GAGNÉ ! tout comme en France et dans plu­sieurs autres pays.

    Nous avons perdu pour l’Afghanistan mais il n’y avait pas de mobi­li­sa­tion com­pa­rable.

    Il faut savoir recon­naitre ses vic­toires pour construire les futurs mobi­li­sa­tion

  3. Une uni­ver­sité d’été de gauche, J’AIME !
    J’attends les détails du pro­gramme et les moda­li­tés d’inscription avec grande fébri­lité.
    Au plair,
    Mélanie.

  4. Nathalie Trottier pour Monique Veillet dit :

    Bonjour,

    J’aimerais avoir plus d’information concer­nant le Programme Pouvoirs et contre-pou­voir qui se dérou­lera les 24, 25 et 26 août 2010. À savoir : Je n’ai pas trouvé le for­mu­laire à rem­plir « Demande d’inscription… ». J’aimerais avoir l’adresse com­plète où se dérou­lera d’activités..

    Merci.

    Bonne jour­née !

    Nathalie Trottier
    Pour Monique veillet

    NB : J’ai envoyé un cour­riel le 17 mai 2010 et je n’ai pas reçu de réponse…

  5. André Gravel dit :

    Bonjour

    Je suis inté­ressé à par­ti­ci­per à l’université d’été. Le pro­gramme est très cer­tai­ne­ment ambi­tieux !
    Merci

    André Gravel
    1696 Gouin est
    Montréal H2C 1C4
    514 382 4009