L’érosion des droits des réfugiés

On estime aujourd’hui que 50 millions de personnes vivent et travaillent en situation irrégulière à l’étranger. Elles seraient entre 1.8 à 3,3 millions dans 15 États membres de l’Union européenne (UE) et plus de 10 millions aux États-Unis (contre 3,5 millions en 1990). Au Canada, le phénomène concernerait entre 80 000 et 500 000 personnes, dont 20 000 à 50 000 à Montréal. Cependant, ces chiffres demeurent approximatifs : la migration irrégulière est, par définition, impossible à mesurer avec précision. La frontière entre la migration de travail et la migration forcée s’estompe : les causes de départ sont de plus en plus interconnectées, puisque la guerre et l’instabilité engendrent le déficit démocratique et la pauvreté.

Depuis l’été 2009, les ressortissants mexicains et tchèques sont soumis à l’obligation de se munir d’un visa pour visiter le Canada. Or, de nombreuses sources indépendantes font état de graves violations des droits fondamentaux au Mexique et en République tchèque.

(Extrait d’un texte paru dans le numéro 5 des NCS, Migrations : Stratégies, acteurs et résistances)