L’érosion des droits des réfugiés

Par Mis en ligne le 24 mars 2011

On estime aujourd’hui que 50 mil­lions de per­sonnes vivent et tra­vaillent en situa­tion irré­gu­lière à l’étranger. Elles seraient entre 1.8 à 3,3 mil­lions dans 15 États membres de l’Union euro­péenne (UE) et plus de 10 mil­lions aux États-Unis (contre 3,5 mil­lions en 1990). Au Canada, le phé­no­mène concer­ne­rait entre 80 000 et 500 000 per­sonnes, dont 20 000 à 50 000 à Montréal. Cependant, ces chiffres demeurent approxi­ma­tifs : la migra­tion irré­gu­lière est, par défi­ni­tion, impos­sible à mesu­rer avec pré­ci­sion. La fron­tière entre la migra­tion de tra­vail et la migra­tion forcée s’estompe : les causes de départ sont de plus en plus inter­con­nec­tées, puisque la guerre et l’instabilité engendrent le défi­cit démo­cra­tique et la pau­vreté.

Depuis l’été 2009, les res­sor­tis­sants mexi­cains et tchèques sont soumis à l’obligation de se munir d’un visa pour visi­ter le Canada. Or, de nom­breuses sources indé­pen­dantes font état de graves vio­la­tions des droits fon­da­men­taux au Mexique et en République tchèque.

(Extrait d’un texte paru dans le numéro 5 des NCS, Migrations : Stratégies, acteurs et résis­tances)

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