L’avenir des retraites sacrifié

Mis en ligne le 06 janvier 2008

Depuis quinze ans, les réformes des régimes de retraites se suc­cèdent et révèlent l’un des aspects les plus sor­dides des poli­tiques néo­li­bé­rales. En 1993, la durée de coti­sa­tion des sala­riés du privé fut allon­gée de 37,5 à 40 ans ; une décote de 10 % fut ins­tau­rée par année man­quante, rame­née à 5 % en 2003 ; les pen­sions cal­cu­lées sur la base des 25 meilleures années – au lieu des 10 meilleures – furent indexées sur les prix et non plus sur les salaires, enté­ri­nant la cou­pure défi­ni­tive entre l’évolution du niveau de vie des retrai­tés et celle de la richesse col­lec­tive. Le résul­tat est catas­tro­phique pour les retraites, qui ont dimi­nué de plus de 20 %. En 2003, les sala­riés de la fonc­tion publique (État, col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, hôpi­taux) subirent le même sort (40 ans de coti­sa­tions et décote de 3 % évo­luant vers 5 %). Et, tou­jours au nom d’une pré­ten­due équité, les sala­riés des régimes spé­ciaux viennent à leur tour, en 2007, d’être « alignés ».

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