Résumé d'une présentation à venir dans le cadre de l’Université populaire d’été des NCS

Internationalisme et socialisme

Par Mis en ligne le 11 août 2011

Les Philippines consti­tuent aujourd’hui une excep­tion dans l’ensemble de l’Asie du Sud-Est car encore aujourd’hui, un mou­ve­ment révo­lu­tion­naire maoïste et armé tente de ren­ver­ser le pou­voir et mettre en place un régime socia­liste. Bien que cette pos­si­bi­lité est plutôt impro­bable à court terme et dans la conjonc­ture mon­diale actuelle, il importe de s’interroger sur son impor­tance his­to­rique et poli­tique depuis la for­ma­tion du Parti com­mu­niste phi­lip­pin en 1968. 

Mouvement issue en grande partie de la mou­vance étu­diantes de la fin des années 60 et de la résis­tance à la dic­ta­ture de Ferdinand Marcos, il a su contri­bué à la for­ma­tion de plu­sieurs géné­ra­tions de mili­tants et mili­tantes qui sont aujourd’hui à la tête de nom­breuse orga­ni­sa­tions régio­nales et mou­ve­ments sociaux trans­na­tio­naux en Asie.

De plus, le Front démo­cra­tique natio­nal (NDF) a entre­pris depuis le début des années 2000 de jouer un rôle impor­tant au niveau inter­na­tio­nal en ini­tiant la Ligue inter­na­tio­nale de lutte des peuples (International League of People’s Struggles – ILPS) et dif­fé­rentes coa­li­tions trans­na­tio­nales, telles l’Association inter­na­tio­nale des migrants, l’Alliance inter­na­tio­nale des femmes et récem­ment le Festival inter­na­tio­nal des luttes et des droits popu­laires.

Alors que la gauche phi­lip­pine s’est frac­tion­née, de manière sem­blable à beau­coup d’autres, com­prendre la dimen­sion trans­na­tio­nale du mou­ve­ment popu­laire aux Philippines dans son ensemble à la fois hété­ro­gène et éclaté offre une pers­pec­tive ori­gi­nale et riche d’enseignement quant aux pos­si­bi­li­tés et défis de l’internationalisme et de la soli­da­rité aujourd’hui.

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