Grève à la plus importante mine de nickel au monde contre la deuxième plus importante transnationale minière mondiale

La solidarité mondiale s’organise contre Vale Inco

Pour introduire ce conflit à Vale Inco centré à Sudbury dans le nord-est de l’Ontario, laissons la parole, malgré quelques inexactitudes de détail, au journaliste des Nouvelles calédoniennes du 31 octobre 2009 dans la colonie française de Nouvelle Calédonie, île du Pacifique à l’est de l’Australie, où une petite délégation de grévistes, majoritairement franco-ontarienne, était allée rencontrer le syndicat de la centrale Force ouvrière de la mine de nickel de Vale Inco sur le point d’ouvrir au début 2010 malgré qu’elle menace un site naturel classé par l’UNESCO :
Par Mis en ligne le 08 novembre 2009

« Face à une éco­no­mie mon­dia­li­sée, le syn­di­ca­lisme tente de s’internationaliser. 3 500 sala­riés de Vale Inco sont en grève au Canada. Leur syn­di­cat United Steel Workers est parti en croi­sade sur tous les sites Vale Inco de la pla­nète, pour y tisser des alliances. Étape en Calédonie avec les syn­di­cats repré­sen­ta­tifs du per­son­nel de l’usine du Sud. […] Depuis trois mois et demi main­te­nant, 3 500 sala­riés de Vale Inco au Canada ont engagé un bras de fer avec la mul­ti­na­tio­nale bré­si­lienne qui a absorbé Inco, le géant de la mine du Canada, à l’origine du projet de Goro Nickel en Calédonie. […] Ils accusent le groupe Vale de pro­fi­ter de la crise mon­diale et de la baisse de ses béné­fices pour opérer des coupes sombres dans les salaires, dans les pen­sions de retraite et dans la cou­ver­ture sociale des employés. Et ils orga­nisent une tour­née mon­diale dans l’ensemble des sites de Vale Inco, au Brésil, en Indonésie, en Australie et en Nouvelle-Calédonie, pour créer une sorte d’alliance pla­né­taire entre les dif­fé­rents syn­di­cats repré­sen­ta­tifs des sala­riés de la multinationale. »

Vale, trop grosse pour être vaincue dans un seul pays

Depuis la mi-juillet 2009 à Sudbury dans le nord-est de l’Ontario, ville de 150 000 habi­tants au tiers fran­co­phone, et depuis le début d’août à Port Colborne aussi dans le nord onta­rien et à Voisey’s Bay au Labrador, les 3 500 mineurs de Vale Inco, filiale cana­dienne de la trans­na­tio­nale minière bré­si­lienne Vale, ont déclen­ché la grève pour s’opposer aux conces­sions deman­dées par l’employeur. Vale, comme les autres géants miniers telles les aus­tralo-bri­tan­niques BHP-Billiton, la plus impor­tante mon­dia­le­ment, et Rio-Tinto, la troi­sième, et quelques autres se sont lancés dans une fré­né­tique course de concentration/​centralisation de l’industrie minière mon­diale. Ils le font tant pour pro­fi­ter de la crois­sance ful­gu­rante de la rente minière géné­rée par la montée des prix des métaux due à la demande explo­sive des pays émer­gents, inter­rom­pue par la crise, que pour se posi­tion­ner afin d’affronter en posi­tion de force les grands ache­teurs, dont sur­tout le gou­ver­ne­ment chi­nois, et les nou­veaux grands pro­duc­teurs issus de ces pays.

C’est dans ce contexte que Vale avait acheté la trans­na­tio­nale cana­dienne Inco, il y a deux ans, spé­cia­li­sée dans le nickel. Ainsi, Vale se diver­si­fiait de sa propre spé­cia­li­sa­tion dans le mine­rai de fer. Voulant pro­fi­ter de la crise éco­no­mique qui rédui­sait brus­que­ment les prix des mine­rais (voir gra­phique), par­ti­cu­liè­re­ment pour le nickel, Vale, qui avait pour­tant réglé avan­ta­geu­se­ment avec ses employés de Thompson au Manitoba, exigea des autres tra­vailleurs de Vale Inco au Canada un gel sala­rial de trois ans, un régime de pen­sions à contri­bu­tion déter­mi­née pour les nou­veaux enga­gés, alors que le régime actuel est à pres­ta­tion déter­mi­née, une réduc­tion consi­dé­rable de l’important bonus annuel — en moyenne 25% du salaire de base — lié à la pro­fi­ta­bi­lité de l’entreprise et une clause moins avan­ta­geuse d’ajustement du salaire à l’inflation.

Pourtant, contrai­re­ment à ses grands rivaux qui ont connu des pro­blèmes de liqui­dité entraî­nant d’importantes mises à pied — pen­sons à Rio Tinto-Alcan au Québec — Vale est resté très pro­fi­table malgré l’effondrement des prix et n’a pas pro­cédé à d’aussi mas­sives mises à pied bien qu’elle est congé­dié quelques cen­taines d’employés d’Inco après l’achat de cette com­pa­gnie. Au Brésil même, elle aug­men­tera sa main d’œuvre de 12% en 2010 suite à d’importants inves­tis­se­ments exigés par le gou­ver­ne­ment bré­si­lien dont les banques éta­tiques financent Vale d’une façon impor­tante. Il est vrai qu’au Brésil et en Nouvelle-Calédonie les frais sala­riaux sont moindres, peut-être aussi les contraintes environnementales.

En 2008, Vale a fait un profit de 13.2 mil­liards $US. Sa filiale Vale Inco a fait plus de pro­fits en deux ans (2006-2008) qu’Inco en dix ans (1996-2006), soit 4.1 mil­liards $US. Au troi­sième tri­mestre de 2009, en lien avec la remon­tée des prix du nickel et du mine­rai de fer, le profit a doublé par rap­port au tri­mestre pré­cé­dent même s’il ne repré­sente que le tiers du même tri­mestre en 2008. La com­pa­gnie était tel­le­ment fière de ce résul­tat que ses diri­geants avaient prévu se dépla­cer aux bourses de New-York et Londres pour des évé­ne­ments média­tiques à la fin octobre. Mal leur en pris car ils durent les annu­ler suite à la venue de petites délé­ga­tions de gré­vistes — une ving­taine à New York sou­te­nue par des métal­los éta­su­niens mais aussi des ensei­gnants — qui devaient les per­tur­ber avec l’aide de syn­di­ca­listes locaux liés à la Confédération syn­di­cale inter­na­tio­nale (CSI).

L’optimisme de Vale est à ce point élevé que la trans­na­tio­nale a annoncé qu’elle dis­tri­bue­rait en 2009 un divi­dende de 2.75 mil­liards $ soit plus que lui coûte les salaires et béné­fices mar­gi­naux de ses plus de 100 000 employés dans 35 pays à tra­vers le monde. Pourtant la grève est rela­ti­ve­ment effi­cace. La pro­duc­tion de nickel du troi­sième tri­mestre de 2009 est infé­rieure de 45% par rap­port à celle du second tri­mestre et de 55% par rap­port au tri­mestre équi­valent en 2008, sans comp­ter un coût direct de 200 mil­lions $US pour la grève. Il est vrai, cepen­dant, que la remon­tée du prix du nickel a un peu plus qu’effacé l’effet de la baisse de volume sans comp­ter que la pro­duc­tion de nickel (et de cuivre que Vale Inco extrait en paral­lèle) est mar­gi­nale par rap­port à l’ensemble des opé­ra­tions de la trans­na­tio­nale alors qu’elle était cen­trale pour l’ancienne Inco.

Vale profite de la crise, forte en Ontario

Depuis sa pri­va­ti­sa­tion en 1997 — elle était une société d’État bré­si­lienne fondée durant la Deuxième guerre mon­diale — la mul­ti­na­tio­nale minière Vale affronte sys­té­ma­ti­que­ment ses ouvriers. Au Brésil, ses employés n’ont pas de sécu­rité d’emploi : ils sont congé­diés sans motif et la plu­part le sont entre trois à cinq ans d’ancienneté afin d’embaucher à moindre salaire, ce qui explique que la majo­rité est à contrat. Dans l’actuelle grève au Canada, Vale embauche des bri­seurs de grève et oblige les autres ouvriers à effec­tuer le tra­vail des gré­vistes. Le Nouveau parti démo­cra­tique (NPD) onta­rien a tenté en vain à la légis­la­ture onta­rienne, avec l’appui de gré­vistes dans les tri­bunes dont ils ont été chas­sés, de pré­sen­ter une légis­la­tion anti-bri­seurs de grève sur le modèle qué­bé­cois. À noter que le NPD, parti social-libé­ral lié au mou­ve­ment syn­di­cal et le plus à gauche de la légis­la­ture onta­rienne par­tage le nord et le nord-est onta­rien, région très col bleu sur­tout hors de ces quelques grands centres, avec les Libéraux au pou­voir même s’il ne compte en Ontario pour seule­ment 10 dépu­tés sur 107.

Le rela­tif iso­le­ment des gré­vistes par rap­port aux grandes régions métro­po­li­taines du sud onta­rien n’a pas faci­lité la construc­tion de la soli­da­rité. On peut cepen­dant signa­ler celui des autres syn­di­cats métal­los et de la branche onta­rienne du Syndicat cana­dien de la fonc­tion publique (SCFP), connu pour son avant-gar­disme dans la cam­pagne pro-pales­ti­nienne pour le boy­cott, le dés­in­ves­tis­se­ment et les sanc­tions (BDS) et pour ses locaux affi­liés des tra­vailleurs muni­ci­paux de Toronto et de Windsor qui ont fait de dures grèves cet été afin d’éviter le pire des reculs exigés par les auto­ri­tés muni­ci­pales, dont celle dite « pro­gres­siste » de Toronto, pro­fi­tant du désar­roi de la crise de l’industrie de l’automobile, de l’acier et de la finance qui a frappé de plein fouet l’économie onta­rienne comp­tant pour 40% du PIB cana­dien. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard que le conflit de Vale Inco ait débuté cet été au moment où ces impor­tantes grèves avaient lieu.

Reste que cette soli­da­rité consiste au mieux en visites de quelques diri­geants, avec par­fois chèques à l’appui, et de la mobi­li­sa­tion de noyaux res­treints de mili­tants lors des visites de gré­vistes à Toronto soit pour mobi­li­ser à Queen’s Park, siège du gou­ver­ne­ment onta­rien, soit pour répondre à l’invitation du cinéaste ico­no­claste Michael Moore lors de sa visite à Toronto pour la pre­mière de son film Capitalism, a love story. La mobi­li­sa­tion inter­na­tio­nale, jusqu’à tout der­niè­re­ment, res­tait aussi modeste : lettre d’appui syn­di­cales d’un peu moins d’une dizaine de pays puis visites en Allemagne et en Suède en com­pa­gnie de diri­geants inter­na­tio­naux pour convaincre cer­taines com­pa­gnies de ne pas impor­ter du mine­rai de nickel de Vale. Même le grand ras­sem­ble­ment de la fin sep­tembre avec des invi­tés inter­na­tio­naux dont le pré­sident de la CUT, la grande cen­trale bré­si­lienne, n’a ras­sem­blé que 3 000 per­sonnes, légè­re­ment moins que le nombre total de gré­vistes à Sudbury.

Un possible tournant en octobre

Il semble, cepen­dant, qu’un tour­nant pour le mieux soit apparu en octobre. Le comité d’appui des femmes, qui avait joué un rôle si impor­tant dans la grève très mili­tante de neuf mois en 1978-79, s’est remis sur pied avec l’aide des anciennes mili­tantes. Avec le comité de sou­tien lui aussi récem­ment consti­tué, il orga­ni­sera une série d’activités fami­liales en novembre. La com­mu­nauté ukrai­nienne de la région s’est aussi mise de la partie. Peut-être retrou­vera-t-on cet esprit de 1978-79. On sent aussi un chan­ge­ment au niveau de la soli­da­rité inter­na­tio­nale. On a déjà men­tionné la virée de New-York. Une petite délé­ga­tion revient d’une tour­née en Australie, où Vale a acquis plu­sieurs mines de char­bon en 2007, et en Nouvelle-Calédonie où Vale Inco ouvrira sous peu une nou­velle mine de nickel. Au-delà des direc­tions syn­di­cales, des dizaines de mineurs aus­tra­liens ont sym­pa­thisé avec la délé­ga­tion… mais leur contrat se ter­mine seule­ment en 2011.

En Nouvelle-Calédonie, ce qui fut remar­quable fut la cou­ver­ture média­tique et la ren­contre cha­leu­reuse avec les élus kanak, pre­mière nation de cette colo­nie fran­çaise qui ne forme plus que 45% de la popu­la­tion totale. Y a-t-il eu des atomes cro­chus entre franco-onta­riens et kanak, deux natio­na­li­tés for­te­ment oppri­mées tant au niveau de l’autonomie ter­ri­to­riale, de la langue que des condi­tions éco­no­miques ? Qu’on songe que le site web des métal­los consa­cré à ce conflit [1], où la très grande majo­rité des infor­ma­tions de cet article est tirée, est bilingue… anglais-por­tu­gais bré­si­lien. Pourtant la prin­ci­pale région tou­chée, comme on l’a vu, est for­te­ment fran­co­phone tout comme elle est limi­trophe du Québec. De même, le maté­riel dis­po­nible est uni­lingue anglais. Est-ce que cette uni­forme et for­melle unité ren­for­cera la capa­cité de mobi­li­sa­tion de masse ? Est-ce la meilleure manière de construire un mou­ve­ment pan-cana­dien ? Internationalisme bien ordonné com­mence par chez soi.

C’est cepen­dant au Brésil, de loin la base éco­no­mique la plus impor­tante de Vale, où la situa­tion promet le plus. Pour leurs propres reven­di­ca­tions, les mineurs de la plus impor­tante mine bré­si­lienne de Vale, et de deux autres mines, ont débrayé pen­dant deux jours, les 26 et 27 octobre 2009. Quelques jours plus tard, à deux autres mines affi­liées à la plus petite cen­trale syn­di­cale Conlutas, répu­tée pour sa com­ba­ti­vité, le comité de négo­cia­tion a sym­bo­li­que­ment inté­gré la repré­sen­tante des métal­los cana­diens pro­vo­quant la colère des négo­cia­teurs patro­naux qui ont rompu les négo­cia­tions. Ajoutant l’insulte à l’injure, 700 tra­vailleurs de ces deux mines ont signé une lettre à la com­pa­gnie les enjoi­gnant de régler la grève cana­dienne où les négo­cia­tions n’ont jamais repris depuis le début de la grève. Comme le disent les diri­geants du syn­di­cat local Conlutas :

« Vale craint davan­tage que la seule pos­si­bi­lité d’une vic­toire de la grève de nos frères et sœurs cana­diens, une pos­si­bi­lité ren­for­cée par notre action d’aujourd’hui. Elle craint aussi une crois­sante unité inter­na­tio­nale en construc­tion au sein des tra­vailleurs de Vale et aussi dans les com­mu­nau­tés à tra­vers le monde où les pro­fits de Vale ont causé des désastres environnementaux… »

Optimisme internationaliste et contradiction bureaucratique

Il y a ici un grand opti­misme inter­na­tio­na­liste. Mais il en faut. Jusqu’ici le déve­lop­pe­ment des liens inter­na­tio­naux fut avant tout à l’initiative des bureau­cra­ties syn­di­cales. Il ne faut pas cepen­dant sous-esti­mer leur volonté de le déve­lop­per car elles sont pris de court par cette grève voulue par la base contre une trans­na­tio­nale très puis­sante et très dure qui peut endu­rer une grève natio­nale isolée même mili­tante. Elles se rendent compte que les méthodes bureau­cra­tiques habi­tuelles de négo­cia­tions appuyées par une grève natio­nale limi­tée aux piquets de grève et contrô­lée par en haut entraî­nera inévi­ta­ble­ment des reculs. Quand la base syn­di­cale hésite à ripos­ter devant une situa­tion objec­tive dif­fi­cile, comme dans le sec­teur auto­mo­bile, les direc­tions peuvent faire avaler des reculs. Mais le prix à payer en termes de cré­di­bi­lité peut être élevé quand le seuil de la grève illi­mi­tée a été fran­chie. Pour faire plier Vale, il faut un cer­tain degré de coor­di­na­tion inter­na­tio­nale des grèves, sauf peut-être pour le Brésil où une coor­di­na­tion natio­nale inter­syn­di­cale pour­rait suffire.

La néces­sité pour la bureau­cra­tie syn­di­cale de mobi­li­ser la base jusqu’à un cer­tain degré, ou de la lais­ser se mobi­li­ser sans trop d’entraves, ouvre la porte de l’auto-organisation. Le comité des femmes a-t-il donné le signal de départ ? La néces­sité de déve­lop­per des liens inter­na­tio­naux, par­ti­cu­liè­re­ment avec les syn­di­cats bré­si­liens, oblige les bureau­cra­ties à res­treindre l’expression de chau­vi­nisme de petite puis­sance impé­ria­liste, genre « défendre notre statut de classe moyenne… anti-éco­lo­gique » en faveur d’une ouver­ture vers l’internationalisme pro­lé­ta­rien, genre nive­ler par le haut les salaires horaires et les condi­tions de tra­vail des employés de Vale à tra­vers le monde.

Il y a ici une ambi­guïté du mot d’ordre de natio­na­li­sa­tion évo­quée par le pré­sident « inter­na­tio­nal », c’est-à-dire regrou­pant les locaux éta­su­niens et cana­diens, des métal­los lors de la grande assem­blée de la fin sep­tembre et applau­die debout par les gré­vistes. Si natio­na­li­sa­tion signi­fie prise en charge par l’État (capi­ta­liste) pour se sous­traire aux condi­tions de vie bré­si­liennes, il y a recul inter­na­tio­na­liste… et illu­sion éco­no­mique car le marché du nickel est mon­dial. L’entreprise éta­tique fera ce que fait Vale. Par contre, natio­na­li­sa­tion peut signi­fier la pre­mière étape pour la prise en charge par le col­lec­tif des tra­vailleurs à la manière de l’entreprise auto­gé­rée Zanon en Argentine. Le col­lec­tif auto­géré mettra l’État devant ses res­pon­sa­bi­li­tés de finan­ce­ment, d’aide tech­nique et de garan­tis de mar­chés inter­na­tio­naux, à défaut de recon­ver­sion de l’entreprise ou des tra­vailleurs. Il se liera à la com­mu­nauté et, dans le cas d’une entre­prise intrin­sè­que­ment expor­ta­trice, il se liera aussi aux tra­vailleurs des entre­prises étran­gères clientes et concur­rentes pour appuyer leurs reven­di­ca­tions et leurs luttes dans une pers­pec­tive de col­la­bo­ra­tion pour une mise en marché conjointe dans le cadre d’un nivel­le­ment par le haut des condi­tions de vie. Il y aurait là le pre­mier pas vers une auto­ges­tion internationaliste.

Peu importe qu’elle débloque ou qu’elle s’épuise, cette grève contre Vale donne une idée de ce que sera le mou­ve­ment gré­viste du XXIiè siècle. Les grèves mon­diales contre les trans­na­tio­nales seront un pilier essen­tiel de l’internationalisme. Elles ne font que commencer.

Notes

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