G-20 à Toronto : des groupes québécois manifestent pour dénoncer les forces policières

Par Mis en ligne le 16 juillet 2010

L’Association pour une soli­da­rité syn­di­cale étu­diante (ASSÉ), le Front commun des per­sonnes assis­tées sociales du Québec (FCPASQ) et le Regroupement inter­sec­to­riel des orga­nismes com­mu­nau­taires de Montréal (RIOCM) accusent les forces poli­cières de débor­de­ments lors du récent sommet du G-20 à Toronto et réclament une enquête publique. « Nous serons dans les rues de Montréal aujourd’hui à 13h00 pour récla­mer jus­tice. Les ten­ta­tives poli­cières de dis­sua­der les mani­fes­tantes et mani­fes­tants de s’exprimer ne doivent pas nous empê­cher de des­cendre dans la rue pour dénon­cer les dérives du sys­tème éco­no­mique et poli­tique. » déclare Gabriel Nadeau-Dubois de l’ASSÉ.

Les orga­ni­sa­tions signa­taires joignent leurs voix à ceux et celles qui réclament la tenue d’une enquête publique, qui per­met­trait de faire toute la lumière sur la vio­lence com­mise par les poli­ciers et poli­cières lors du sommet à Toronto. « Les évè­ne­ments à Toronto illus­trent bien à quel point les liber­tés civiles sont dans la mire du gou­ver­ne­ment Harper. Le droit à la contes­ta­tion poli­tique et à la liberté d’expression sont des droits démo­cra­tiques fon­da­men­taux et nous devons fer­me­ment nous oppo­ser à ce qu’ils soient bafoués de la sorte ! » s’insurge Sébastien Rivard du RIOCM.

Du même souffle, ces orga­ni­sa­tions exigent le retrait immé­diat de toutes les charges rete­nues contre les mani­fes­tants et les mani­fes­tantes, qui tiennent à un fil. « Profilage, inti­mi­da­tion, bru­ta­lité, pri­va­tion d’eau et de soins médi­caux, fouilles à nu abu­sives, arres­ta­tions et déten­tions illé­gales : ce sont plutôt les poli­ciers et poli­cières qui devraient avoir des charges ! » affirme à son tour Gabriel Nadeau-Dubois de l’ASSÉ

Les orga­ni­sa­tions dénoncent fina­le­ment la pas­si­vité de Jean Charest, qui refuse d’admettre que les per­sonnes qué­bé­coises ont été vic­times de dis­cri­mi­na­tion. Les exemples de pro­fi­lages spé­ci­fi­que­ment diri­gés vers les indi­vi­dus pro­ve­nant du Québec foi­sonnent : voi­tures arrê­tées sim­ple­ment parce qu’elles avaient une plaque d’immatriculation du Québec, contrôle des cartes d’identité dans les tram­ways ou insultes sur le fait de parler fran­çais ont été mon­naie cou­rante. « Les témoi­gnages des Québécoises et Québécois détenu-e-s à Toronto portent à croire qu’ils et elles ont subi des trai­te­ments inhu­mains et dégra­dants ; cette situa­tion à elle seule devrait jus­ti­fier une prise de posi­tion publique du gou­ver­ne­ment Charest en faveur d’une enquête publique. » dénonce Yolande Tourigny du FCPASQ.

L’Association pour une soli­da­rité syn­di­cale étu­diante (ASSÉ), le Front commun des per­sonnes assis­tées sociales du Québec (FCPASQ) et le Regroupement inter­sec­to­riel des orga­nismes com­mu­nau­taires de Montréal (RIOCM) appellent donc leurs membres ainsi que la popu­la­tion à se joindre à la mani­fes­ta­tion orga­ni­sée par la Convergence des luttes anti­ca­pi­ta­listes (CLAC) ce samedi 17 juillet à 13h00 au Carré Phillips à l’angle des rues Sainte-Catherine et Phillips.

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