Serge Roy

Fonction publique menacée

Le néolibéralisme à l'assaut des services publics, 1981-2011

Par Mis en ligne le 16 avril 2012

Fonction publique menacéeQuels sont les liens entre les ponts qui s’écroulent, la cor­rup­tion endé­mique, la sous-trai­tance, les coupes dans l’assistance sociale, le bra­dage des ser­vices de l’État à l’entreprise privée, le pel­le­tage de res­pon­sa­bi­li­tés aux muni­ci­pa­li­tés, la dégra­da­tion des ser­vices aux citoyennes et les poli­tiques néo­li­bé­rales mises en œuvre depuis une tren­taine d’années ? Si les gens sont au fait de cer­tains des effets des poli­tiques néo­li­bé­rales sur les réseaux de la santé, des ser­vices sociaux et de l’éducation, peu connaissent ceux sur les ser­vices qui relèvent de la fonc­tion publique. Les infor­ma­tions col­li­gées par Serge Roy, qui a été fonc­tion­naire pen­dant plus de 30 ans, font dres­ser les che­veux sur la tête. Non seule­ment nous informe-t-il ample­ment sur l’ensemble des mesures prises et sur leurs consé­quences, mais il montre, en outre, que la stra­té­gie de ceux qui détiennent le pou­voir éco­no­mique et poli­tique engendre des catas­trophes.

« Paresse, incom­pé­tence, coûts élevés », on ne cesse de déni­grer les fonction­naires, ce qui permet aux dif­fé­rents gou­ver­ne­ments, libé­raux comme péquistes, de légi­ti­mer leurs coupes sombres dans les bud­gets, de bais­ser, de geler ou d’accorder des aug­men­ta­tions de salaires déri­soires, sou­vent moindres que l’inflation, de dégra­der les condi­tions de tra­vail, de réduire le per­son­nel, d’enclencher des pro­grammes de « réin­gé­nie­rie » au profit du privé, bref de miner les ser­vices à la popu­la­tion, ce qui a de nom­breuses consé­quences délé­tères, y com­pris en ce qui a trait à la sécu­rité des citoyennnes.

Selon Serge Roy, les poli­tiques néo­li­bé­rales mettent en péril la notion même de ser­vice public et étiolent la démo­cra­tie. Pour faire contre­poids au pou­voir des mul­ti­na­tio­nales, des inves­tis­seurs-spé­cu­la­teurs et des finan­ciers, la fonc­tion publique doit non seule­ment être main­te­nue, mais ren­for­cée. Il faut, argu­mente-t-il, créer un rap­port de force per­met­tant d’en prendre col­lec­ti­ve­ment le contrôle ainsi que de la démo­cra­ti­ser.

Lancement
Lundi, le 23 avril
de 16h30 à 19h30
Café-bar La Ninkasi
811, rue Saint-Jean
Faubourg Saint-Jean-Baptiste, Québec
Candidat de Québec soli­daire dans la cir­cons­crip­tion de Taschereau, Serge Roy a été, de 1996 à 2001, le pré­sident natio­nal du Syndicat de la fonc­tion publique du Québec, puis il a pré­sidé, de 2001 à 2007, l’Association qué­bé­coise pour un contrat mon­dial de l’eau. Il est éga­le­ment l’un des fon­da­teurs du pre­mier Comité popu­laire du quar­tier Saint-Jean-Baptiste, du jour­nal Droit de parole et de Radio Basse-Ville.

Collection Mobilisations ; format 6 x 9 pouces ; 208 pages ; 21,95 $ ; 24 € TTC
ISBN : 978-2-923986-36-4 (ver­sion impri­mée) ;
ISBN : 978-2-923986-37-1 (PDF) ;
ISBN : 978-2-923986-38-8 (livrel)

418.529.8538
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