Fonction publique menacée

Fonction publique menacéeQuels sont les liens entre les ponts qui s’écroulent, la corruption endémique, la sous-traitance, les coupes dans l’assistance sociale, le bradage des services de l’État à l’entreprise privée, le pelletage de responsabilités aux municipalités, la dégradation des services aux citoyennes et les politiques néolibérales mises en œuvre depuis une trentaine d’années ? Si les gens sont au fait de certains des effets des politiques néolibérales sur les réseaux de la santé, des services sociaux et de l’éducation, peu connaissent ceux sur les services qui relèvent de la fonction publique. Les informations colligées par Serge Roy, qui a été fonctionnaire pendant plus de 30 ans, font dresser les cheveux sur la tête. Non seulement nous informe-t-il amplement sur l’ensemble des mesures prises et sur leurs conséquences, mais il montre, en outre, que la stratégie de ceux qui détiennent le pouvoir économique et politique engendre des catastrophes.

« Paresse, incompétence, coûts élevés », on ne cesse de dénigrer les fonction­naires, ce qui permet aux différents gouvernements, libéraux comme péquistes, de légitimer leurs coupes sombres dans les budgets, de baisser, de geler ou d’accorder des augmentations de salaires dérisoires, souvent moindres que l’inflation, de dégrader les conditions de travail, de réduire le personnel, d’enclencher des programmes de « réingénierie » au profit du privé, bref de miner les services à la population, ce qui a de nombreuses conséquences délétères, y compris en ce qui a trait à la sécurité des citoyennnes.

Selon Serge Roy, les politiques néolibérales mettent en péril la notion même de service public et étiolent la démocratie. Pour faire contrepoids au pouvoir des multinationales, des investisseurs-spéculateurs et des financiers, la fonction publique doit non seulement être maintenue, mais renforcée. Il faut, argumente-t-il, créer un rapport de force permettant d’en prendre collectivement le contrôle ainsi que de la démocratiser.

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Lundi, le 23 avril
de 16h30 à 19h30
Café-bar La Ninkasi
811, rue Saint-Jean
Faubourg Saint-Jean-Baptiste, Québec
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Candidat de Québec solidaire dans la circonscription de Taschereau, Serge Roy a été, de 1996 à 2001, le président national du Syndicat de la fonction publique du Québec, puis il a présidé, de 2001 à 2007, l’Association québécoise pour un contrat mondial de l’eau. Il est également l’un des fondateurs du premier Comité populaire du quartier Saint-Jean-Baptiste, du journal Droit de parole et de Radio Basse-Ville.

Collection Mobilisations ; format 6 x 9 pouces ; 208 pages ; 21,95 $ ; 24 € TTC
ISBN : 978-2-923986-36-4 (version imprimée) ;
ISBN : 978-2-923986-37-1 (PDF) ;
ISBN : 978-2-923986-38-8 (livrel)

418.529.8538
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