Fétichisme et mondialisation

Par Mis en ligne le 23 juin 2010

La mon­dia­li­sa­tion néo‐libérale des années 80 et 90 n’est cer­tai­ne­ment pas un simple mythe ou une idéo­lo­gie. Elle a eu des consé­quences néga­tives très réelles sur la classe ouvrière des pays déve­lop­pés et sur les pays du Sud et de l’Est. Le chô­mage et la pau­vreté nou­velle, la « flexi­bi­lité » du temps et du marché du tra­vail, la mise en ques­tion des méca­nismes régu­la­teurs de l’Etat key­né­sien, la stag­na­tion quasi abso­lue dans les pays en déve­lop­pe­ment pen­dant des décen­nies, la dété­rio­ra­tion des termes de l’échange au détri­ment du « Tiers Monde » et sa prise en otage par la finance inter­na­tio­nale, les crises « finan­cières » et les désastres éco­no­miques, sociaux et éco­lo­giques qui en résultent, tous ces phé­no­mènes ont été dévoi­lés et dénon­cés comme pro­duits de la mon­dia­li­sa­tion néo‐libérale par maintes ana­lyses cri­tiques. Le déve­lop­pe­ment social et mon­dial devient de plus en plus inéga­li­taire et en même temps de plus en plus fra­gile et vul­né­rable. Le temps court s’impose au temps long non seule­ment en éco­no­mie, mais aussi en matière de res­sources natu­relles et de ges­tion envi­ron­ne­men­tale.

Stavros Tombazos – Fétichisme et mon­dia­li­sa­tion

Les commentaires sont fermés.