Effervescence du monde sociopolitique autochtone québécois en 2012-2013

Par Mis en ligne le 13 février 2014

On pourra consta­ter en lisant cette chro­nique que le monde autoch­tone et para-autoch­tone qué­bé­cois a été très actif ces der­niers mois, ce qui pour­rait s’expliquer par la conver­gence de dif­fé­rents fac­teurs d’ordre poli­tique, éco­no­mique et his­to­rique. Le contexte poli­tique qué­bé­cois du prin­temps 2012 a été marqué par une immense mobi­li­sa­tion, d’abord étu­diante, ensuite socia­le­ment géné­ra­li­sée, contre les poli­tiques néo­li­bé­rales du gou­ver­ne­ment Charest, met­tant ainsi la table pour toutes les reven­di­ca­tions, y com­pris les reven­di­ca­tions autoch­tones. À Ottawa, les poli­tiques néo­con­ser­va­trices du gou­ver­ne­ment Harper et les pro­jets de loi anti-envi­ron­ne­men­taux C-38 et C-45 ont mis le feu aux poudres dans les rela­tions entre le gou­ver­ne­ment fédé­ral et les Premières Nations, condui­sant à la grève de la faim for­te­ment média­ti­sée de la cheffe d’Attawapiskat Theresa Spence. L’émergence du mou­ve­ment pan­ca­na­dien Idle No More en automne 2012 et celle de la jeune sec­tion qué­bé­coise du mou­ve­ment Idle No More/​Fini l’inertie (qui a pris la plume rouge comme emblème, un clin d’oeil au « carré rouge ») se situent peut-être dans cette double mou­vance.

Du point de vue éco­no­mique, le déve­lop­pe­ment accé­léré des res­sources natu­relles (mines, hydro-élec­tri­cité et forêts) dans les ter­ri­toires habi­tés par des autoch­tones, for­te­ment encou­ragé par les gou­ver­ne­ments pro­vin­ciaux et fédé­ral, a accé­léré la résis­tance des com­mu­nau­tés. Dans le contexte global actuel d’inégalité socio-éner­gé­tique et de réchauf­fe­ment cli­ma­tique, les orga­nismes alter­mon­dia­listes et de défense de l’environnement se sentent très proches des valeurs autoch­tones qui reven­diquent pour la plu­part une ges­tion des res­sources natu­relles res­pec­tant la capa­cité de la pla­nète Terre à se régé­né­rer.

Finalement, la venue au Québec de la Commission de vérité et de récon­ci­lia­tion aura eu un impact cer­tain. La dif­fu­sion natio­nale dans les médias de l’information concer­nant ce pan hon­teux de l’histoire colo­niale cana­dienne (même si l’aspect poli­tique y était sou­vent dilué) aura, nous l’espérons, permis à de nom­breux Québécois de faire les liens qui s’imposent entre, d’une part, ce pro­ces­sus pla­ni­fié d’acculturation et de des­truc­tion sociale et, d’autre part, les impor­tantes dif­fi­cul­tés socio­po­li­tiques actuelles de plu­sieurs com­mu­nau­tés autoch­tones. D’autre part, pour les sur­vi­vants des pen­sion­nats eux-mêmes et leurs familles, la prise de parole publique aura peut-être permis d’exorciser une partie des souf­frances, favo­ri­sant ainsi un pro­ces­sus de gué­ri­son col­lec­tif qui per­met­tra de « tour­ner la page » et de reprendre la place essen­tielle qui leur est propre dans l’espace public social, poli­tique et envi­ron­ne­men­tal qué­bé­cois.

Avril-mai-juin 2012 : prin­temps autoch­tone

Le « prin­temps autoch­tone » s’ouvre par la grande marche de 750 km d’une dou­zaine de cou­ra­geuses femmes innues de Maliotenam qui réclament d’Hydro-Québec l’arrêt des tra­vaux du bar­rage de La Romaine et, de façon plus large, le res­pect du Nistassinan [1]. Cette marche, appuyée par le groupe Alliance romaine, se ter­mine le 22 avril au grand ras­sem­ble­ment du Jour de la Terre 2012, où des mil­liers de « carrés rouges » du « prin­temps érable » sont pré­sents. La péti­tion « Pour le res­pect des droits des autoch­tones » d’Amnistie inter­na­tio­nale – sec­tion Canada fran­co­phone est mise en ligne et récol­tera plus de 3000 signa­tures.

Les 2 et 3 mai, quelques cen­taines de per­sonnes repré­sen­tant les dif­fé­rentes ins­tances gou­ver­ne­men­tales alloch­tones et autoch­tones, les uni­ver­si­tés qué­bé­coises, plu­sieurs orga­nismes de la société civile et plu­sieurs syn­di­cats, ainsi que des membres de cer­tains partis poli­tiques, par­ti­cipent au Forum « Plan Nord : ne per­dons pas le nord ! » Selon une des orga­ni­sa­trices, c’est « le pre­mier forum pari­taire autoch­tone-alloch­tone ET homme-femme de l’histoire ! » (voir Trudel 2011).

En juin, les Attikameks d’Obedjiwan et de plu­sieurs com­mu­nau­tés bloquent les opé­ra­tions fores­tières en Haute-Mauricie afin de contes­ter les acti­vi­tés de l’entreprise Kruger qui s’effectuent sans leur consen­te­ment et sans consul­ta­tion.

Juillet- août- sep­tembre 2012 : blo­cages et col­loques popu­laires

En juillet, les Anichinabés de Lac- Barrière alias Lac-Rapide, appuyés par des mili­tants qué­bé­cois et onta­riens de l’organisme Solidarité Lac-Barrière, bloquent l’accès aux che­mins fores­tiers situés dans leur ter­ri­toire tra­di­tion­nel face aux tra­vailleurs de la mul­ti­na­tio­nale fores­tière Résolu Produits fores­tiers, ancien­ne­ment Abitibi Bowater.

Leur but est de récla­mer, encore une fois, le res­pect de l’entente tri­la­té­rale dûment signée en 1991 par Québec, Ottawa et la com­mu­nauté de Lac- Barrière. À la suite de cette reven­di­ca­tion, des « mesures d’harmonisation » inté­ri­maires sont défi­nies entre les par­ties. Le 8 août, une mani­fes­ta­tion pour la rivière Romaine est orga­ni­sée par les mar­cheuses de Maliotenam, Alliance Romaine et la Fondation Rivières. Trois grands col­loques de la société civile se suc­cèdent ensuite en l’espace de quelques semaines, de la mi-août à la fin de sep­tembre. L’Université d’été des Nouveaux Cahiers du socia­lisme pré­sente une confé­rence de Ghislain Picard, chef de l’APNQL ainsi que deux ate­liers reliés aux enjeux autoch­tones avec Viviane Michel et Aurélie Arnaud, de Femmes autoch­tones du Québec, ainsi que l’artiste et mili­tante kanien­ke­haka Ellen Gabriel.

De son côté, l’École d’été de l’Institut du Nouveau-Monde pré­sente en août une confé­rence de la copré­si­dente du Réseau pour la stra­té­gie urbaine de la com­mu­nauté autoch­tone à Montréal, Odile Joannette. Finalement, une alliance d’organismes portée par le Québec Public Interest and Research Group (QPIRG) de l’Université Concordia orga­nise un Forum anti-colo­nial contre le Plan Nord, don­nant entre autres la parole aux mar­cheuses innues Denise Jourdain et Élyse Vollant ainsi qu’à Ellen Gabriel.

Octobre-novembre-décembre 2012 : Commission FRAPRU sur le loge­ment et grève de la faim

Le 2 octobre, Amnistie inter­na­tio­nale orga­nise un débat inti­tulé « Plan nord : et si cela nous unit » à la Maison du déve­lop­pe­ment durable, avec Alice Jerome, cheffe du grand Conseil algon­quin-ani­shi­na­beg. Le 26 octobre, l’organisme Femmes autoch­tones du Québec invite la popu­la­tion qué­bé­coise au lan­ce­ment de son nou­veau docu­ment « Lignes direc­trices en matière de recherche avec les femmes autoch­tones [2] ».

En octobre et novembre 2013, la Commission iti­né­rante sur le loge­ment du FRAPRU par­court le Québec pour sen­si­bi­li­ser les gou­ver­ne­ments aux pro­blèmes de loge­ment des plus dému­nis de la société. De façon sym­bo­lique, la Commission lance ses tra­vaux dans le vil­lage nor­dique inuit de Kuujjuaq le 12 octobre et ter­mine son par­cours le 23 novembre dans la com­mu­nauté ani­chi­na­bée de Lac-Simon.

L’année 2012 se ter­mine par une action dra­ma­tique. Le 12 décembre Theresa Spence, la cheffe de la réserve crie d’Attawapiskat, située sur la rive ouest et onta­rienne de la baie James, entre­prend une grève de la faim pour dénon­cer le Projet de loi C-45 et les mau­vaises condi­tions de vie de sa com­mu­nauté. Cet évé­ne­ment très média­tisé, qui durera jusqu’au 23 jan­vier 2013, bou­le­verse la popu­la­tion cana­dienne et attire l’attention de la com­mu­nauté inter­na­tio­nale, met­tant le gou­ver­ne­ment fédé­ral dans l’embarras. Plusieurs orga­nismes autoch­tones et alloch­tones du Québec appuient publi­que­ment ces reven­di­ca­tions (voir Collectif 2013). Une pre­mière vague de mobi­li­sa­tion pan­ca­na­dienne du mou­ve­ment Idle No More (INM) a lieu le 10 décembre et la sec­tion qué­bé­coise du mou­ve­ment orga­nise une pre­mière acti­vité le 21 décembre.

Événements reliés à la Commission de vérité et de récon­ci­lia­tion (2012)

•• 28 février (Québec) : Projet Wampum – Soirée de ren­contre et de sen­si­bi­li­sa­tion entre autoch­tones et non-autoch­tones.

•• 8 mars (Montréal) : Le pou­voir des femmes, avec Françoise David, Widia Larivière et des coopé­rantes de l’Amérique cen­trale.

•• 17 mars (Montréal) : Conférence « Comprendre la situa­tion des Autochtones du Canada », avec Michèle Audette de Femmes autoch­tones du Canada.

•• 19 mars (Montréal) : Présentation com­men­tée du docu­men­taire Nous n’étions que des enfants de Tim Wolochatiuk.

•• 20 mars, Jardin des Premières Nations du Jardin bota­nique : Cérémonie du lever du soleil et de la « tente à suer » pour les sur­vi­vants des pen­sion­nats autoch­tones.

•• 25 mars (Montréal) : Projet Wampum – Soirée de ren­contre et de sen­si­bi­li­sa­tion entre autoch­tones et non-autoch­tones.

•• 18-19 avril : Pensionnats autoch­tones au Québec : Héritage pour la recherche – Colloque orga­nisé conjoin­te­ment par l’Université de Montréal et l’Université Concordia.

•• 17 juin : Présentation du film We Were Children, com­menté par des sur­vi­vants mohawks des pen­sion­nats autoch­tones de Kanesatake (voir http://​www​.nfb​.ca/​film/ wewere_​chil­dren).

Janvier-février-mars 2013 : Idle No More/​Fini l’inertie se fait entendre

Le 11 jan­vier, la sec­tion qué­bé­coise d’INM, deve­nue INM/​Fini l’inertie, orga­nise une marche à laquelle par­ti­ci­pe­ront plus de 2000 per­sonnes. Le 28 jan­vier com­mence par une céré­mo­nie du lever du soleil avec une aînée mohawk et se pour­suit par un trans­port vers Ottawa pour ceux et celles qui veulent par­ti­ci­per à la mani­fes­ta­tion natio­nale. Pour ceux qui res­tent, il y aura deux évé­ne­ments en soirée : une « Soirée soli­daire INM/​Fini l’inertie » avec la pré­si­dente de Femmes autoch­tones du Québec, Viviane Michel, et une pré­sen­ta­tion du film The People of the Kattawapiskak River par Alanis O’Bomsawin, en pré­sence de la réa­li­sa­trice (voir http://​www​.nfb​.ca/​film/ people_​of_​kattawapiskak_​river/​). En jan­vier, les deux porte-paroles d’INM/ Fini l’inertie par­ti­cipent à l’assemblée de fon­da­tion du Forum social 2014 Québec-Canada-Peuples autoch­tones à Ottawa. Le 10 février, le mou­ve­ment orga­nise une mani­fes­ta­tion à Montréal contre les pro­jets de loi C-45 et C-38 du gou­ver­ne­ment Harper, et le 21 février les porte-paroles par­ti­cipent à un souper-par­tage, inti­tulé « Solidarité avec les pre­mières nations en résis­tance », au Carrefour d’éducation popu­laire de Pointe-Saint-Charles. Le 21 mars, INM/​Fini l’inertie orga­nise une danse tra­di­tion­nelle à Montréal, et le 10 avril, le mou­ve­ment tien­dra une soirée d’information avec Greenpeace Québec.

Le 23 mars, le Centre d’amitié autoch­tone de Val-d’Or orga­nise sa trei­zième marche Gabriel-Commanda contre le racisme, qui, malgré la tem­pête, attire des cen­taines de per­sonnes. Avril-mai-juin 2013 : his­toire et soli­da­rité Du 12 au 14 avril, l’organisme Femmes autoch­tones du Québec (FAQ) et la Fédération des femmes du Québec orga­nisent une fin de semaine de réflexion, d’apprentissage et de par­tage des luttes inti­tu­lée « Autodétermination des peuples autoch­tones et colo­nia­lisme ». Le 11 mai, la pré­si­dente de FAQ et le député Amir Khadir de Québec soli­daire déposent à l’Assemblée natio­nale une péti­tion signée par 4411 per­sonnes pour exiger que la réforme du pro­gramme d’histoire au secon­daire inclue l’histoire des peuples autoch­tones. Le 15 juin, INM/​Fini l’inertie par­ti­cipe à la confé­rence « Contrer le modèle extrac­ti­viste cana­dien » dans le cadre du Festival des soli­da­ri­tés 2013 orga­nisé par le groupe alter­mon­dia­liste Alternatives.

Le 21 juin, Journée natio­nale des autoch­tones, a lieu une « Grande mani­fes­ta­tion fes­tive Idle No More/​Fini l’inertie », appuyée par de nom­breux orga­nismes [3]. La Journée des autoch­tones du 21 juin est aussi, pour l’organisme de « tou­risme social » L’Autre Montréal, l’occasion d’organiser une tour­née inti­tu­lée « Les Autochtones et la ville », suivie d’une visite dans la com­mu­nauté de Kahnawake.

Juillet-août-sep­tembre 2013 : délé­ga­tions et col­loques popu­laires

En juillet, une délé­ga­tion qué­bé­coise mise sur pied par l’organisme Alternatives et com­po­sée de plu­sieurs orga­nismes, dont INM/​Fini l’inertie, se rend sur le ter­ri­toire de la Nation crie de Beaver Lake, à Fort McMurray en Alberta, pour appuyer la Marche de la gué­ri­son contre les sables bitumineux/​Tar Sands Healing Walk. Une autre délé­ga­tion d’organismes est invi­tée dans la com­mu­nauté ani­chi­na­bée de Lac-Barrière située dans la réserve fau­nique de La Vérendrye, afin de relan­cer la cam­pagne de sen­si­bi­li­sa­tion en faveur de l’entente tri­la­té­rale de coges­tion du ter­ri­toire car l’entente d’harmonisation n’a pas fonc­tionné.

En août, l’École d’été de l’Institut du Nouveau Monde pré­sente une confé­rence du jeune réa­li­sa­teur innu Réal Jr Leblanc, ainsi qu’un débat­con­fé­rence inti­tulé « Décolonisation et récon­ci­lia­tion : les Autochtones au xxie siècle » avec l’anthropologue Pierre Trudel, la mili­tante d’INM/Fini l’inertie Widia Larivière et le député fédé­ral cri Roméo Saganash. Presque au même moment, l’Université d’été des Nouveaux Cahiers du socia­lisme pré­sente une confé­ren­ce­dé­bat inti­tu­lée « Le mes­sage autoch­tone : lutter ensemble », avec Janet Mark, coor­don­na­trice de la for­ma­tion autoch­tone à l’UQTR, la mili­tante d’INM/Fini l’inertie Melissa Mollen- Dupuis, l’aîné et mili­tant ani­chi­nabé de Lac-Barrière Michel Thusky et la vice­pré­si­dente de la CSN Manon Perron.

Conclusion

Nous pou­vons consta­ter à la lec­ture de ce recen­se­ment d’activités que cette effer­ves­cence socio­po­li­tique est majo­ri­tai­re­ment portée par les jeunes et par les femmes. Il s’agit d’activités de reven­di­ca­tions qui uti­lisent le canal de l’action directe (mani­fes­ta­tions, marches, blo­cages, prises de parole) plutôt que celui des négo­cia­tions tra­di­tion­nelles.

Ce type de reven­di­ca­tion aura été pro­pice à plu­sieurs ren­contres entre les mili­tants autoch­tones et les mili­tants des mou­ve­ments sociaux alloch­tones sur le ter­rain.


Geneviève Beaudet a été la porte-parole du Comité citoyen pour le centre héber­ge­ment inuit dans Villeray d’avril 2011 à octobre 2013. Elle est main­te­nant impli­quée avec l’Université d’été desNouveaux cahiers du socia­lisme et est nou­vel­le­ment res­pon­sable de la sec­tion Actualités de la revue Recherches amé­rin­diennes au Québec. Geneviève Beaudet détient un bac­ca­lau­réat en musique et un Diplôme de 2e cycle en admi­nis­tra­tion ins­ti­tu­tion­nelle de l’université Concordia. Elle a tra­vaillé comme musi­cienne auto­nome pen­dant une quin­zaine d’années tout en éle­vant ses deux enfants, puis dans le milieu com­mu­nau­taire pen­dant une dizaine d’années. Elle tra­vaille comme tech­ni­cienne syn­di­quée (SCFP) à l’université de Montréal depuis 2009. ] en 2010 ainsi que la res­pon­sable de la com­mis­sion thé­ma­tique sur les droits des autoch­tones de Québec soli­daire d’avril 2011 à octobre 2013. Elle est main­te­nant impli­quée avec l’Université d’été des Nouveaux cahiers du socia­lisme et est nou­vel­le­ment res­pon­sable de la sec­tion Actualités de la revue Recherches amé­rin­diennes au Québec. Geneviève Beaudet détient un bac­ca­lau­réat en musique et un Diplôme de 2e cycle en admi­nis­tra­tion ins­ti­tu­tion­nelle de l’université Concordia. Elle a tra­vaillé comme musi­cienne auto­nome pen­dant une quin­zaine d’années tout en éle­vant ses deux enfants, puis dans le milieu com­mu­nau­taire pen­dant une dizaine d’années. Elle tra­vaille comme tech­ni­cienne syn­di­quée (SCFP) à l’université de Montréal depuis 2009.

[1] Cette marche fait suite au blo­cage de la route 138, un évé­ne­ment qui a fait l’objet d’un beau docu­men­taire inti­tulé Blocus 138, du jeune cinéaste innu Réal Jr Leblanc : http://​wapi​koni​.tv/ medias/​fiche/​movie/​730. [2] Disponible sur le site de FAQ : http:// www​.faq​-qnw​.org/​f​r​/​p​u​b​l​i​c​a​t​ions/ lignes-directrices-en-mati%C3%A8rede- recherche-avec-les-fem­me­sau­toch­tones [3] FAQ, la FFQ, Greenpeace Québec, le GRIP de l’UQAM, Amnistie inter­na­tio­nale, la Coalition pour les droits des peuples autoch­tones au Québec, l’ASSÉ, le Réseau qué­bé­cois des groupes éco­lo­gistes, la CSN, la Fondation David Suzuki, Nature Québec, la Fondation Rivières, le CCMM-CSN, AmiEs de la Terre de Québec, le Projet Accompagnement Québec-Guatemala, The Native Youth Sexual Health Network, SOS Poigan et Québec soli­daire.

11 février 2014

Ce texte sera publié dans la revue Recherches amé­rin­diennes du Québec -sortie le 14 février 2014.

Les commentaires sont fermés.