Québec solidaire

Économie, écologie et travail

les propositions qui seront débattues lors de son Congrès des 25, 26 et 27 mars

Par Mis en ligne le 21 mars 2011

Québec soli­daire tien­dra la fin de semaine pro­chaine un congrès sur sa vision du déve­lop­pe­ment éco­no­mique et éco­lo­gique du Québec de même que sur l’emploi et les condi­tions de tra­vail.

« Notre démarche démo­cra­tique et la pro­fon­deur des débats tra­ver­sant Québec soli­daire me rem­plissent de fierté. Nous démon­tre­rons aux Québécois-e-s en fin de semaine que nous sommes por­teurs d’une vision cré­dible et mobi­li­sante », s’enthousiasme Françoise David, pré­si­dente et porte-parole de Québec soli­daire.

Un cahier-syn­thèse qui regroupe toutes les pro­po­si­tions sou­mises au vote est dis­po­nible sur le site de Québec soli­daire. Fruit des débats dans les asso­cia­tions locales, ce cahier-syn­thèse est l’aboutissement d’une démarche amor­cée par Québec soli­daire depuis plus d’un an.

Des débats et un projet qui nous ras­semble : le bien commun

« Notre parti vise l’élaboration d’un modèle de déve­lop­pe­ment éco­no­mique qui soit éco­lo­gique, créa­teur d’emplois durables, favo­rable aux femmes et aux hommes, res­pec­tueux des droits des tra­vailleuses et des tra­vailleurs et pro­fi­table à toutes les régions du Québec. De plus, tous et toutes s’entendent pour que l’État qué­bé­cois assure à la col­lec­ti­vité la pleine maî­trise de ses res­sources natu­relles et éner­gé­tiques », déclare Monique Moisan, membre du comité syn­thèse de Québec soli­daire.

Le cahier-syn­thèse pré­sente le contenu des débats sur les­quels les membres de Québec soli­daire seront amenés à sta­tuer, par exemple :

  • Quels sont les fina­li­tés et les moyens d’en arri­ver à une éco­no­mie véri­ta­ble­ment verte ?
  • Faut-il viser une éco­no­mie plu­rielle –publique, sociale, privée-?
  • Comment prendre en consi­dé­ra­tion l’économie domes­tique occu­pée prin­ci­pa­le­ment par les femmes ?
  • Comment faire des tra­vailleuses et tra­vailleurs de même que des com­mu­nau­tés, des acteurs à part entière dans l’organisation éco­no­mique au Québec ?
  • Faut-il envi­sa­ger une pro­priété publique ou éta­tique sous diverses formes -natio­na­li­sa­tions, pro­priété mixte, coopé­ra­tives-, notam­ment dans le cas des mines, de la forêt et des res­sources éner­gé­tiques ou encore dans les banques et les ins­ti­tu­tions finan­cières ?
  • Quels sont les cri­tères à adop­ter pour déter­mi­ner le salaire mini­mum ?
  • La réduc­tion du temps de tra­vail est-elle un objec­tif à atteindre et com­ment y par­ve­nir ?
  • Comment assu­rer une fis­ca­lité équi­table entre les entre­prises et les par­ti­cu­liers ?

Une ana­lyse fémi­niste nova­trice

Pour Québec soli­daire, la place des femmes dans notre société est une pré­oc­cu­pa­tion majeure qui se tra­duit dans le cahier-syn­thèse :

« Les femmes tra­vaillent en grand nombre dans des ser­vices publics, com­mu­nau­taires et privés. Elles demeurent les prin­ci­pales res­pon­sables des familles. Elles s’occupent des per­sonnes et ce rôle est fort peu valo­risé. On ne peut débattre d’économie sans cher­cher des solu­tions pour recon­naître finan­ciè­re­ment l’apport des femmes à la vie éco­no­mique, sociale et cultu­relle. On trou­vera donc dans notre cahier des pro­po­si­tions allant dans ce sens, notam­ment : ren­for­ce­ment de l’équité sala­riale, amé­lio­ra­tion des condi­tions de tra­vail à temps par­tiel, pro­lon­ga­tion du congé paren­tal avec rem­pla­ce­ment du revenu, recon­nais­sance du tra­vail « invi­sible » des femmes dans la famille et le voi­si­nage», conclut Françoise David.

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