Les groupes populaires face à l’État

Écologistes et forestiers face à l’État Une histoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Enjeux contemporains

Par Mis en ligne le 22 novembre 2018

En 1999, un docu­men­taire-choc, L’erreur boréale, dénonce les excès de l’industrie fores­tière sur le plan éco­lo­gique et social. C’est la bougie d’allumage d’un impor­tant mou­ve­ment popu­laire au Québec récla­mant la modi­fi­ca­tion d’un régime trop com­plai­sant à l’égard des entre­prises qui dominent cette indus­trie. Expression d’une indi­gna­tion géné­ra­li­sée, ce mou­ve­ment sus­cite l’adhésion d’acteurs de tous les hori­zons dont des éco­lo­gistes, des syn­di­cats, des groupes de défense régio­nale, des com­mu­nau­tés reli­gieuses et des orga­nismes autoch­tones. L’ampleur du mou­ve­ment démontre en fin de compte l’étendue de l’enjeu, qui ne se limite pas à la défense d’une res­source natu­relle pour ses attri­buts éco­lo­giques.

Le docu­men­taire de Richard Desjardins et l’information révé­lée sur les coupes à blanc, l’impunité des entre­prises fores­tières et les condi­tions dif­fi­ciles des tra­vailleurs et des tra­vailleuses indiquent la perte de contrôle de la popu­la­tion sur la forêt, pour­tant un pivot du déve­lop­pe­ment éco­no­mique, ter­ri­to­rial et iden­ti­taire du Québec.

C’est ainsi que surgit une mobi­li­sa­tion por­tant sur la réap­pro­pria­tion d’un ter­ri­toire et de ses res­sources. Malgré les concep­tions dif­fé­rentes de la forêt et les diver­gences quant à la façon de l’habiter, dif­fé­rents acteurs semblent par­ta­ger un même projet : celui de pou­voir par­ti­ci­per aux déci­sions qui concernent la ges­tion de cette res­source. Le conflit dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, où la forêt occupe une place cen­trale, rap­pelle cette recherche de prise en charge locale.

Cet article pré­sente tout d’abord un bref retour his­to­rique sur les luttes citoyennes pour la ges­tion de la forêt au Québec. Une ana­lyse plus appro­fon­die des causes qui ont mené à la for­ma­tion de la plus récente mobi­li­sa­tion est ensuite pro­po­sée, pour débou­cher plus loin sur les chan­ge­ments de dyna­mique intro­duits avec l’arrivée de grands groupes envi­ron­ne­men­taux, par­ti­cu­liè­re­ment au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Enfin, quelques pistes de réflexion concer­nant l’avenir de cette mobi­li­sa­tion sont abor­dées.

Un grand enjeu, la forêt

La forêt a condi­tionné pen­dant des cen­taines d’années les choix éco­no­miques et ter­ri­to­riaux au Québec – le déve­lop­pe­ment de l’industrie étant lié à celui de nom­breuses régions – et a for­te­ment contri­bué à construire l’imaginaire col­lec­tif de sa popu­la­tion. Le carac­tère majo­ri­tai­re­ment public de la forêt témoigne du lien iden­ti­taire établi entre cette der­nière et le ter­ri­toire. La pro­priété com­mune de la forêt s’est tou­te­fois avérée être à géo­mé­trie variable, voire même per­ver­tie, alors que les ins­ti­tu­tions en place ont his­to­ri­que­ment favo­risé un groupe res­treint d’acteurs dis­tants, menant à plu­sieurs luttes pour élar­gir sa gou­ver­nance ou atté­nuer les impacts de cette inéga­lité.

La dif­fi­culté pour l’État à gérer l’immensité du ter­ri­toire fores­tier, la recherche de rentes et celui d’un déve­lop­pe­ment rapide abou­tissent à créer une rela­tion intime avec l’industrie. Ainsi, la Loi sur l’administration des bois et forêts de la Couronne (1849) marque une longue tra­di­tion de régimes entre­te­nant une confu­sion entre l’intérêt privé et celui du public. D’immenses conces­sions sont accor­dées à quelques grands entre­pre­neurs, prin­ci­pa­le­ment bri­tan­niques, qui pos­sèdent pra­ti­que­ment tous les pou­voirs sur la forêt. Les popu­la­tions fran­co­phones sont, quant à elles, relé­guées à un statut de pro­lé­ta­riat fores­tier[1], situa­tion à l’origine d’importants conflits de tra­vail, comme celui en 1906 où une grève ouvrière en Outaouais mène à des affron­te­ments vio­lents[2].

Au XXe siècle, de nou­veaux conflits se mul­ti­plient, de plus en plus entre les grandes pape­tières amé­ri­caines et les colons cana­diens-fran­çais. Invitées par le gou­ver­ne­ment à occu­per le ter­ri­toire, des mil­liers de per­sonnes partent défri­cher des terres dans le nord. Mais rapi­de­ment, des mesures sont adop­tées pour réser­ver une partie du ter­ri­toire fores­tier à l’exploitation et concé­der de plus longs baux aux grandes entre­prises[3].

Pour apai­ser les ten­sions entre les aspi­ra­tions des colons et les inté­rêts mer­can­tiles des conces­sion­naires, le gou­ver­ne­ment crée en 1911 des réserves fores­tières can­to­nales, auto­ri­sant une exploi­ta­tion limi­tée par les colons de cer­taines forêts publiques à des fins de sub­sis­tance et per­met­tant la vente du petit bois de défri­che­ment. On vise ainsi à sti­mu­ler l’intérêt des colons (alors lar­ge­ment blâmés pour la défo­res­ta­tion) pour la conser­va­tion en leur pro­cu­rant « une connais­sance directe de la fores­te­rie et [en pro­mou­vant] un sen­ti­ment de pro­priété com­mune de la forêt », tout en fai­sant de l’industrie l’« auxi­liaire natu­rel de la colo­ni­sa­tion[4] ». Dans les décen­nies qui suivent, la syn­di­ca­li­sa­tion s’accélère dans le sec­teur pen­dant qu’émergent des coopé­ra­tives fores­tières dans le but d’une réap­pro­pria­tion du ter­ri­toire et du tra­vail[5].

Ce nou­veau rap­port entre la popu­la­tion et la forêt s’observe par­ti­cu­liè­re­ment au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Contrairement à d’autres régions, la répar­ti­tion inégale des terres arables force les colons à s’adonner à la fores­te­rie pour com­plé­ter leurs reve­nus, une acti­vité qui devient vite le prin­ci­pal moteur de déve­lop­pe­ment de la région[6]. Les réserves can­to­nales ren­forcent davan­tage l’appropriation du ter­ri­toire, expli­quant pour cer­tains le succès de coopé­ra­tives fores­tières implan­tées à proxi­mité de ces der­nières[7]. Certains des pro­jets de fores­te­rie com­mu­nau­taire les plus recon­nus au Québec se déve­loppent d’ailleurs au Saguenay, en réac­tion à des inquié­tudes quant à la dégra­da­tion de la res­source et au désir de maxi­mi­ser les retom­bées socioé­co­no­miques dans les com­mu­nau­tés[8].

En 1974, le gou­ver­ne­ment du Québec affirme enfin la néces­sité d’abolir les conces­sions fores­tières.

L’émergence d’un nouveau mouvement populaire

La crise éco­no­mique dans les années 1980, qui frappe dure­ment l’industrie fores­tière, relègue les réformes mises de l’avant par le gou­ver­ne­ment[9]. Avec l’adoption de la Loi sur les forêts (1986), les réserves can­to­nales sont abo­lies et les conces­sions, dont moins du tiers avaient été révo­quées, sont rem­pla­cées par des Contrats d’approvisionnement et d’aménagement fores­tier qui délèguent à nou­veau aux grandes entre­prises la ges­tion de vastes ter­ri­toires.

Ces chan­ge­ments sur­viennent dans un contexte de pro­fondes muta­tions de l’industrie. La méca­ni­sa­tion trans­forme les coupes à blanc en pra­tique cou­rante. Elle réduit éga­le­ment les besoins de main-d’œuvre et affai­blit du même coup l’influence des syn­di­cats[10]. Cette conjonc­ture mène à la résis­tance de citoyennes et de citoyens dans plu­sieurs régions. On dénonce la perte du patri­moine fores­tier et la dépos­ses­sion de la popu­la­tion dans leur rap­port au ter­ri­toire. En 1998, cette résis­tance se trans­forme en réel mou­ve­ment popu­laire avec la for­ma­tion de la Coalition sur les forêts vierges nor­diques, consti­tuée de 13 orga­ni­sa­tions comp­tant plus de 440 000 membres. La prin­ci­pale reven­di­ca­tion est la tenue d’une enquête publique indé­pen­dante devant conduire à une réforme de la fores­te­rie qué­bé­coise, et ce, dans le but de pré­ser­ver les éco­sys­tèmes et de res­pec­ter « le consen­sus des dif­fé­rents points de vue des gens qui vivent et tra­vaillent en forêt[11] ».

C’est à ce moment que la sortie du docu­men­taire de Richard Desjardins et Robert Monderie, L’erreur boréale (1999), pro­cure un véri­table élan à la mobi­li­sa­tion. Les images de forêts dévas­tées jouent un rôle de cata­ly­seur pour la résis­tance en géné­ra­li­sant le sen­ti­ment de dépos­ses­sion à tra­vers le Québec. Même après la dis­so­lu­tion de la Coalition sur les forêts vierges nor­diques en 2001, des ini­tia­tives de la société civile comme Aux arbres citoyens ! per­mettent de main­te­nir la mobi­li­sa­tion à tra­vers plu­sieurs actions comme le lan­ce­ment d’une péti­tion endos­sée par près de 200 000 signa­tures pour pro­té­ger deux sites de la forêt boréale.

Une intrusion controversée

Au début des années 2000, un nou­veau fac­teur appa­raît dans le décor. Le décloi­son­ne­ment de l’enjeu (la forêt) et l’atteinte de résul­tats pro­bants par le mou­ve­ment popu­laire – soit la tenue d’une com­mis­sion d’étude sur la ges­tion de la forêt publique qué­bé­coise, l’organisation d’un pre­mier sommet réunis­sant toutes les par­ties concer­nées, ainsi que l’augmentation des aires pro­té­gées et des modi­fi­ca­tions au régime fores­tier – sus­citent l’intérêt de quelques grands groupes éco­lo­gistes, et par­ti­cu­liè­re­ment celui de Greenpeace.

Cette orga­ni­sa­tion lance en 2007 une cam­pagne à grande échelle au Québec, s’inscrivant dans le cadre plus large d’actions menées à l’international pour récla­mer la pro­tec­tion inté­grale des der­nières forêts intactes, et déve­loppe une cri­tique acerbe de l’industrie. La sim­pli­fi­ca­tion abu­sive du dis­cours de Greenpeace, conçu pour rejoindre les sym­pa­thi­sants à tra­vers le monde, l’empêche de dis­tin­guer la grande indus­trie d’autres uti­li­sa­teurs plus res­pon­sables, comme les coopé­ra­tives fores­tières. Ce dis­cours exclut éga­le­ment l’intérêt des tra­vailleuses et des tra­vailleurs, au moment où le sec­teur tra­verse une impor­tante crise. Au lan­ce­ment de sa cam­pagne, ses com­mu­ni­ca­tions publiques n’en font pas men­tion et aucune des recom­man­da­tions dans le rap­port qu’elle publie pour l’occasion ne les concerne direc­te­ment[12]. À l’invitation de la Confédération des syn­di­cats natio­naux, Greenpeace s’adresse aux tra­vailleurs et aux tra­vailleuses du Saguenay, où se situent plu­sieurs des ter­ri­toires visés par l’organisation[13]. Les effets de cette allo­cu­tion, sans actions concrètes pour ren­for­cer ses liens avec les com­mu­nau­tés, se font cepen­dant peu res­sen­tir.

En 2010, la réa­li­sa­tion de l’Entente sur la forêt boréale cana­dienne (EFBC) confirme cette dis­tan­cia­tion des grands groupes avec le mou­ve­ment popu­laire et les com­mu­nau­tés locales. Réalisée entre neuf groupes éco­lo­gistes inter­na­tio­naux et l’Association des pro­duits fores­tiers du Canada (AFPC), l’EFBC est aus­si­tôt applau­die par Greenpeace, qui estime qu’il s’agit de « l’une plus ambi­tieuses ententes de conser­va­tion de la forêt boréale[14] ». En réa­lité, cette « trêve », en vertu de laquelle les groupes éco­lo­gistes mettent fin à leurs cam­pagnes de boy­cot­tage en échange d’un mora­toire par­tiel et tem­po­raire sur cer­taines coupes, est réa­li­sée sans qu’aucun groupe local ne soit consulté. La décla­ra­tion du pré­sident de l’APFC affir­mant que l’Entente lui sert de « bou­clier » contre des groupes « comme celui de Richard Desjardins[15]» met en lumière la décon­nexion intro­duite par l’EFBC entre la ges­tion fores­tière et la popu­la­tion.

Rapidement, des groupes éco­lo­gistes locaux dénoncent le fait qu’ils ne sont pas impli­qués dans la ges­tion de leur ter­ri­toire, alors qu’ils sont le plus aptes à le pro­té­ger[16]. Le Grand Conseil des Cris, pour sa part, sou­ligne la portée limi­tée de l’EFBC qui n’inclut pas cer­taines entre­prises qui menacent pour­tant leur ter­ri­toire[17]. Même les tra­vailleurs et les tra­vailleuses décrient l’absence de chan­ge­ment dans leur condi­tion, qu’ils consi­dèrent tout aussi pré­caire[18].

Greenpeace se retire de l’Entente en 2012, mais elle le fait sans col­la­bo­rer avec les groupes locaux et en por­tant de dou­teuses allé­ga­tions contre l’entreprise Produits fores­tiers Résolu, qui emploie des mil­liers de tra­vailleurs au Saguenay, concer­nant des vio­la­tions pré­su­mées de l’EFBC dans la région. Elle publie aussi un rap­port accu­sant l’entreprise de dis­si­mu­ler ses véri­tables impacts envi­ron­ne­men­taux[19]. Produits fores­tiers Résolu entame alors d’importantes pour­suites judi­ciaires pour dif­fa­ma­tion contre l’organisation, ayant poten­tiel­le­ment des réper­cus­sions sur tout le mou­ve­ment éco­lo­giste.

L’apparente dis­tan­cia­tion de Greenpeace des pré­oc­cu­pa­tions locales légi­time le déve­lop­pe­ment d’une forte oppo­si­tion dans les régions fores­tières, qui se tra­duit par la for­ma­tion de l’Alliance forêt boréale, un contre-mou­ve­ment qui s’oppose ouver­te­ment à Greenpeace et plus glo­ba­le­ment aux éco­lo­gistes. Initialement créé au Saguenay-Lac-Saint-Jean, ce mou­ve­ment s’étend à tra­vers le Québec et même jusqu’en Ontario. Parallèlement, des lea­ders syn­di­caux au Saguenay réclament la réins­tau­ra­tion de la léga­lité des pour­suites-bâillons pour mettre fin aux actions de la « mul­ti­na­tio­nale éco­lo­giste[20] ».

Quel avenir pour la mobilisation populaire ?

Jusqu’ici, la cam­pagne de Greenpeace ne s’est pas dis­tin­guée des pra­tiques de l’industrie. Qu’ils soient moti­vés par les inté­rêts finan­ciers d’actionnaires sans visage ou par la néces­sité de sti­mu­ler l’adhésion de mili­tants et de mili­tantes à tra­vers le monde, les actions de ces deux par­ties contri­buent éga­le­ment à dépos­sé­der les gens qui habitent le ter­ri­toire de le gérer selon leurs inté­rêts.

Face à l’actuelle pola­ri­sa­tion de l’enjeu entre Greenpeace et Produits fores­tiers Résolu, deux options limi­tant tout autant la prise en charge locale, il n’est pas éton­nant que le dis­cours de l’Alliance forêt boréale per­cole autant au sein des com­mu­nau­tés. Bien qu’il semble défendre davan­tage le « droit de récol­ter » que celui de déci­der du mode de gou­ver­nance fores­tière[21], ce dis­cours demeure centré sur la pro­tec­tion des inté­rêts socioé­co­no­miques des com­mu­nau­tés et crée un lien avec les popu­la­tions locales, ce que Greenpeace semble avoir été inca­pable de faire.

En 2015, des groupes éla­borent aussi la pla­te­forme « Industrie fores­tière qué­bé­coise : pour des solu­tions durables » appe­lant à une sortie de crise et à une dépo­la­ri­sa­tion de l’enjeu, à laquelle Greenpeace n’est pas conviée. Cette ini­tia­tive est animée par le groupe sague­néen Boréalisation (fondé par un ancien membre de Greenpeace), Nature Québec, le Regroupement natio­nal des conseils régio­naux de l’environnement du Québec et la Société pour la nature et les parcs, d’où émerge une ten­ta­tive pour recréer un mou­ve­ment popu­laire incluant les éco­lo­gistes.

Devant tout cela, Greenpeace semble n’avoir d’autre choix que de modi­fier sa stra­té­gie. Elle inclut main­te­nant dans son dis­cours les consi­dé­ra­tions socioé­co­no­miques, voire une cri­tique de la ges­tion dis­tante de l’industrie[22]. L’organisme par­ti­cipe éga­le­ment en 2017 à une ren­contre en Abitibi-Témiscamingue avec des groupes locaux pour jeter les bases d’une col­la­bo­ra­tion[23].

Pour sa part, Richard Desjardins appelle à une nou­velle mobi­li­sa­tion[24]. Cette résis­tance s’exprime alors qu’on attend tou­jours les effets concrets du régime fores­tier entré en vigueur en 2013, censé favo­ri­ser une fores­te­rie de proxi­mité.

Aujourd’hui, le mou­ve­ment pour la forêt qué­bé­coise est à la croi­sée des che­mins. Le degré de conver­gence des luttes déter­mi­nera le modèle de gou­ver­nance pri­vi­lé­gié. Les groupes comme Greenpeace devront se joindre aux résis­tances locales et rendre compte de l’enjeu sous-jacent à toutes les luttes qui se sont déve­lop­pées dans la forêt qué­bé­coise : la réap­pro­pria­tion d’un ter­ri­toire, vec­teur de déve­lop­pe­ment à la fois éco­no­mique, social et iden­ti­taire.

Christophe Aura est un chercheur indépendant

  1. Luc Bouthillier, « Quebec : conso­li­da­tion and the move­ment towards sus­tai­na­bi­lity », dans Michael Howlett (dir.), Canadian Forest Policy. Adapting to Change, Toronto, University of Toronto Press, 2001, p. 237-278.
  2. Université de Sherbrooke, « Déclenchement d’une grève au moulin à bois de Buckingham », Bilan du siècle, 2018, <http://​bilan​.usher​brooke​.ca/​b​i​l​a​n​/​p​a​g​e​s​/​e​v​e​n​e​m​e​n​t​s​/​1​0​9​.html>.
  3. René Blais et Jacques L. Boucher, Les régimes fores­tiers qué­bé­cois. Régimes d’accumulation, struc­tures d’acteurs et modèles de déve­lop­pe­ment, Montréal, Les Cahiers du CRISES, 2008.
  4. Stéphane Castonguay, « Foresterie scien­ti­fique et refo­res­ta­tion : l’État et la pro­duc­tion d’une “forêt à pâte” au Québec dans la pre­mière moitié du XXe siècle », Revue d’histoire de l’Amérique fran­çaise, vol. 60, n° 1-2, 2006, p. 86.
  5. Philippe Barré et Claude Rioux, « L’industrie des pro­duits fores­tiers au Québec : la crise d’un modèle socio-pro­duc­tif », Recherches socio­géo­gra­phiques, vol. 53, n° 3, 2012, p. 645-669.
  6. Normand Séguin, « L’économie agro-fores­tière : genèse du déve­lop­pe­ment au Saguenay au XIXe siècle », Revue d’histoire de l’Amérique fran­çaise, vol. 29, n° 4, 1976, p. 559-565.
  7. Peter N. Duinker, Patrick Matakala, Florence Chege et Luc Bouthillier, « Community forests in Canada : an over­view », The Forestry Chronicle, vol. 70, n° 6, 1994, p. 711-720.
  8. Sara Teitelbaum et Éric Saumure, L’arbre est dans ses feuilles et la forêt, dans sa com­mu­nauté. Guide sur la fores­te­rie com­mu­nau­taire, Nicolet, Solidarité rurale du Québec, 2010.
  9. Étienne Bélanger, « Évolution de la gou­ver­nance des forêts au Québec », dans Étienne Bélanger, La cer­ti­fi­ca­tion fores­tière et le renou­vel­le­ment du régime fores­tier qué­bé­cois, Québec, Université Laval, 2009, <theses​.ulaval​.ca/​a​r​c​h​i​m​e​d​e​/​f​i​c​h​i​e​r​s​/​2​5​9​4​7​/​c​h​0​4​.​h​t​m​l​#​d​0​e1540>.
  10. Barré et Rioux, op. cit.
  11. Coalition sur les forêts vierges nor­diques, L’inacceptable statu quo en forêt, Québec, 23 mai 2001.
  12. Greenpeace Canada, Destruction en chaîne, 2007.
  13. Greenpeace Canada, « Discours de Melissa Filion », 2007.
  14. Greenpeace Canada, Greenpeace et l’Entente his­to­rique sur la forêt boréale. Le rôle de Greenpeace, 2010.
  15. Charles Côté, « Richard Desjardins pour­fend Greenpeace », La Presse, 20 mai 2010.
  16. Henri Jacob, « Une entente his­to­rique pour qui ? », Le Devoir, 27 mai 2010.
  17. Charles Côté, « Forêt boréale : l’entente de pré­ser­va­tion sus­cite le scep­ti­cisme », La Presse, 18 mai 2010.
  18. François Saint-Gelais, « Un bout de chemin », Le Quotidien, 22 mai 2010.
  19. Greenpeace Canada, Des pro­messes à la réa­lité : le déve­lop­pe­ment (non) durable de Résolu, 2013.
  20. Louis Potvin, « Le bâillon pour faire taire Greenpeace », Le Quotidien, 27 mai 2016.
  21. Alliance forêt boréale (2018), <allian​ce​fo​ret​bo​reale​.org/​f​r​/​a​-​p​r​opos/>.
  22. Nicolas Mainville, « Au-delà du conflit, bio­di­ver­si­fier la ges­tion fores­tière », Réseau vert, vol. 22, n° 1, prin­temps-été 2014, p. 4-6.
  23. Thomas Deshaies, « Des groupes envi­ron­ne­men­ta­listes feront front commun », L’Écho Abitibien, 27 juillet 2017.
  24. David Prince, « Richard Desjardins repart en guerre contre le ministre des Forêts », TVA Nouvelles, 1er juillet 2017.


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