Dépression : 50% des américains les plus pauvres sont au chômage ou en situation de sous emploi

Mis en ligne le 17 février 2010

Le calcul des taux de chô­mage par tranche de revenu de la popu­la­tion effec­tué par le Centre d’Etude du Marché du Travail (CLMS) de l’université de Boston, révèle le carac­tère dra­ma­tique de la crise pour les plus défa­vo­ri­sés. Alors que le taux de chô­mage natio­nal avoi­sine les 10%, et a atteint en décembre 17% en incluant le sous emploi résul­tant des temps-par­tiels non choi­sis et des chô­meurs non comp­ta­bi­li­sés, pour les amé­ri­cains les plus pauvres, le total du chô­mage et du sous emploi dépasse les 50%.

Pour les trois tranches de revenu les plus basses, le taux cumulé de chô­mage et de sous emploi se situe entre 29,8 et 50,2% [1].

A l’inverse, pour les couches les plus aisées, la situa­tion est pra­ti­que­ment « nor­male », avec un taux de chô­mage entre 3 et 4%, et un sous emploi total de 7,8 et 6,1% pour les deux tranches des revenu les plus élevés.

Le CLMS com­mente ainsi les résul­tats : « Une véri­table dépres­sion pour le marché du tra­vail pour ceux qui sont situés dans les deux déciles du bas ; une pro­fonde réces­sion du marché du tra­vail pour ceux qui sont situés au milieu de la dis­tri­bu­tion [des reve­nus], et une situa­tion proche du plein emploi au sommet. »

« Un écart aussi effroyable entre la situa­tion des groupes situés en haut et en bas de l’échelle sociale est un signal sans équi­voque d’instabilité sociale à venir, » aver­titl’éditorialiste du New York Times Bob Herbert, qui juge cette cir­cons­tance « dan­ge­reuse

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