Forum parlementaire mondial

Déclaration finale

Bilan FSM

Mis en ligne le 18 septembre 2016

forum_parlementaire_fsm2016Nous, par­ti­ci­pantes et par­ti­ci­pants du Forum par­le­men­taire mon­dial, réuni.es à Montréal, le 9 août 2016, dans le cadre du Forum social mon­dial, des élu.es de tous les conti­nents repré­sen­tant des for­ma­tions poli­tiques adhé­rant à la Charte de Porto Alegre, des repré­sen­tantes et repré­sen­tants des mou­ve­ments sociaux et des citoyennes et citoyens engagé.es, adop­tons la décla­ra­tion sui­vante. Nous dénon­çons l’État cana­dien qui a inter­dit de séjour de nom­breux par­ti­ci­pants et par­ti­ci­pantes du Forum social mon­dial engagé.es pour la paix, la démo­cra­tie, la jus­tice sociale et l’environnement, parmi les­quels plu­sieurs par­le­men­taires.

Il y a 16 ans, à Porto Alegre, au Brésil, le Forum social mon­dial fai­sait con verger, pour la pre­mière fois à l’échelle pla­né­taire, les résis­tances au néo­li­bé­ra­lisme et à la glo­ba­li­sa­tion capi­ta­liste. Depuis cette date, les forums sociaux locaux, régio­naux et mon­diaux débusquent les men­songes du néo­li­bé­ra­lisme, rap­portent la voix de s luttes sociales et construisent des alter­na­tives. Nous saluons les per­sonnes enga­gées dans les mou­ve­ments sociaux, les orga­ni­sa­tions poli­tiques pro­gres­sistes et les col­lec­tifs locaux qui luttent sans relâche pour une société mon­diale libre, éga­li­taire et éco­lo­giste.

L’an 2000 fut aussi l’année de la pre­mière Marche mon­diale des femmes, réa­li­sée à l’initiative du mou­ve­ment des femmes du Québec. Nous tenons à sou­li­gner les objec­tifs, tou­jours actuels, de cette marche : mettre fin à la pau­vreté et à la vio­lence dont sont vic­times les femmes. Dans notre lutte pour la jus­tice sociale, nous favo­ri­sons l’égalité éco­no­mique et la parité poli­tique, autant dans nos orga­ni­sa­tions que dans la société. La sou­ve­rai­neté des peuples ne se fera pas sans la sou­ve­rai­neté des femmes sur leur corps et leur vie éco­no­mique.

Le mensonge de l’austérité et du néolibéralisme

Malgré nos luttes et notre conver­gence, les gou­ver­ne­ments appliquent les recettes néo­li­bé­rales en pro­met­tant les bien­faits du libre marché pour leur popu­la­tion. Les poli­tiques du néo­li­bé­ra­lisme accen­tuent l’enrichissement des grandes cor­po­ra­tions et du 1 % le plus riche, au détri­ment de la majo­rité de la popu­la­tion, en par­ti­cu­lier les femmes, les jeunes et les popu­la­tions raci­sées. Le désen­ga­ge­ment social touche prin­ci­pa­le­ment les ser­vices sociaux et com­mu­nau­taires assu­rés par le tra­vail fémi­nin, qu’il soit rému­néré ou non.

Suite aux crises finan­cières mon­diales suc­ces­sives, les gou­ver­ne­ments ont ren­floué avec de l’argent public les mar­chés finan­ciers, res­pon­sable s des dés­équi­libres éco­no­miques, tout en adop­tant des mesures d’austérité sociale qui étouffent les popu­la­tions et aug­mentent les inéga­li­tés. De plus, l’austérité nuit à la conver­sion éco­lo­gique de l’économie ainsi qu’à la satis­fac­tion des besoins essen­tiels de toute la popu­la­tion.

Nous réité­rons que la crise de la dette publique est un ins­tru­ment de domi­na­tion de la finance glo­ba­li­sée sur les peuples. Pour atteindre les exi­gences des créan­ciers inter­na­tio­naux, les États sont obli­gés de couper dras­ti­que­ment dans les dépenses sociales, pri­va­ti­ser des socié­tés publiques et d’entamer des réformes struc­tu­relles qui béné­fi­cient aux classes domi­nantes et aux entre­prises trans­na­tio­nales. Nous, par­ti­ci­pantes et par­ti­ci­pants du Forum par­le­men­taire mon­dial, venons des pays ancien­ne­ment colo­ni­sés et des pays du Nord floués par les ins­ti­tu­tions finan­cières ; nous deman­dons l’annulation des dettes sou­ve­raines insou­te­nables. Nous sou­te­nons la lutte poli­tique au niveau ins­ti­tu­tion­nel pour le réajus­te­ment de dettes dans les p ays du Sud euro­péen. Pour finan­cer adé­qua­te­ment les ser­vices publics, il est urgent d’enrayer l’évasion fis­cale des riches et des grandes socié­tés. Pour ce faire, nous sommes en faveur d’institutions inter­gou­ver­ne­men­tales qui puissent régir et sanc­tion­ner les pra­tiques fis­cales frau­du­leuses.

Les défis de la jus­tice sociale, envi­ron­ne­men­tale et cli­ma­tique La confé­rence de Paris de 2015 a offi­cia­lisé ce que le mou­ve­ment éco­lo­giste dit depuis long­temps : le défi cli­ma­tique pla­né­taire néces­site de s’engager dès main­te­nant sur la voie d’un chan­ge­ment radi­cal. Or, ce chan­ge­ment ne pourra s’opérer qu’en dépas­sant le sys­tème capi­ta­liste actuel.

Les bou­le­ver­se­ments cli­ma­tiques causent déjà d’immenses dégâts, dont l’appauvrissement éco­lo­gique de nom­breux ter­ri­toires et des catas­trophes météo­ro­lo­giques à répé­ti­tion. Ces dégâts affectent au pre­mier chef les peuples autoch­tones et les pays les plus pauvres. Les pays déve­lop­pés ont une res­pon­sa­bi­lité his­to­rique dans les chan­ge­ments cli­ma­tiques. Or, les classes domi­nantes, qui pro­fitent des inéga­li­tés actuelles, contrôlent les États et les grands conglo­mé­rats éco­no­miques et n’ont aucun inté­rêt à chan­ger le sys­tème éco­no­mique et tech­no­lo­gique.

Nous croyons que les partis poli­tiques pro­gres­sistes s’allient aux mou­ve­ments sociaux à tra­vers le monde pour pro­po­ser une alter­na­tive viable au sys­tème actuel et pour enga­ger les peuples dans une tran­si­tion éner­gé­tique juste et des stra­té­gies d’efficacité éner­gé­tique abor­dables pour tous et toutes.

Nous deman­dons de conclure et de mettre en œuvre des accords juri­di­que­ment contrai­gnants sur le climat pour limi­ter la hausse de la tem­pé­ra­ture moyenne mon­diale en deçà de 2 °C, avec un objec­tif de 1,5 °C. Les grands pro­jets éner­gé­tiques ou miniers doivent être éva­lués selon l’objectif de tran­si­tion éner­gé­tique, afin de sortir de l’économie du car­bone et de la pro­duc­tion d’énergie nucléaire, ainsi que l’obligation de pro­té­ger le patri­moine aqui­fère, agri­cole et cultu­rel des popu­la­tions locales et dans le res­pect de la sou­ve­rai­neté des peuples autoch­tones.

Nous saluons la lutte contre la construc­tion de l’oléoduc Énergie – Est au Canada, bataille menée par des autoch­tones, des com­mu­nau­tés locales et des mou­ve­ments éco­lo­gistes. Cet oléo­duc s’inscrit dans une stra­té­gie pour le déve­lop­pe­ment pétro­lier à l’encontre des objec­tifs de réduc­tion des GES et de la pro­tec­tion de l’environnement. Des pro­jets simi­laires peuvent être trou­vés dans dif­fé­rents endroits de notre pla­nète.
Par consé­quent, nous, par­le­men­taires, mili­tantes et mili­tants de la gauche, syn­di­ca­listes, et repré­sen­tantes et repré­sen­tants de la société civile, avons uni nos forces et tra­vaillé sur des stra­té­gies concrètes pour ins­tau­rer la jus­tice sociale et envi­ron­ne­men­tale.

Nous nous enga­geons à sou­te­nir les ini­tia­tives des com­mu­nau­tés pour enclen­cher la tran­si­tion éco­lo­gique et amé­lio­rer l’accès pour toutes les per­sonnes à une ali­men­ta­tion suf­fi­sante, ainsi qu’à ren­fon­cer les éco­no­mies cir­cu­laires et régio­nales. Nous défen­dons la sou­ve­rai­neté ali­men­taire des peuples et fai­sons la pro­mo­tion d’un modèle agri­cole sou­te­nable basé les petites fermes, qui res­pecte la bio­di­ver­sité et l’environnement. Nous deman­dons l’exclusion de l’agriculture du champ d’application de l’Organisation mon­diale du com­merce (OMC).

Traités de libre – échange : vers des alternatives populaires

L’un des prin­ci­paux piliers du capi­ta­lisme néo­li­bé­ral est l’établissement des trai­tés de libre – échange entre les pays faci­li­tant le com­merce des biens et ser­vices, à tra­vers l’abolition des tarifs doua­niers, des règles sociales et envi­ron­ne­men­tales, ainsi que l’élimination du sou­tien public à des indus­tries natio­nales. Pour assu­rer l e res­pect de ces trai­tés de libre – échange, les États acceptent l’instauration de tri­bu­naux supra­na­tio­naux opaques. Ceux – ci ont le pou­voir de tran­cher les conflits oppo­sant les gou­ver­ne­ments aux inves­tis­seurs et mul­ti­na­tio­nales se pré­ten­dant lésés dans leurs inté­rêts com­mer­ciaux par des légis­la­tions natio­nales. Ces tri­bu­naux supra­na­tio­naux peuvent exiger des États des sommes gigan­tesques en dédom­ma­ge­ment et les empê­cher de légi­fé­rer en faveur des droits sociaux et de l’environnement.

Dans les faits, les trai­tés de libre – échange exigent des États le renon­ce­ment à leur capa­cité à légi­fé­rer au béné­fice des popu­la­tions et empêchent, par consé­quent, l’exercice plein et entier de la sou­ve­rai­neté popu­laire. Ils sont un outil d’asservissement des peuples aux inté­rêts du capi­ta­lisme finan­cier et conduisent à l’augmentation des inéga­li­tés sociales.

Nous nous oppo­sons à ces accords de libre – échange, et dans l’immédiat à l’Accord éco­no­mique et com­mer­cial global (AECG) entre le Canada et l’Union euro­péenne, au Partenaria t trans­pa­ci­fique (PTP), au Partenariat trans­at­lan­tique de com­merce et d’investissement (TTIP), à l’Accord sur le com­merce et les ser­vices (TiSA) et aux accords de libre – échange impo­sés aux pays en déve­lop­pe­ment. Nous exi­geons que la rati­fi­ca­tion de ces accords par les par­le­ments natio­naux ne puisse se faire sans un débat incluant la popu­la­tion des pays concer­nés.

Les accords de libre – échange sont uti­li­sés pour tenter d’inverser la hié­rar­chie des normes, et d’instaurer une supré­ma­tie inac­cep­table des droits com­mer­ciaux sur les droits humains et le bien – être des popu­la­tions locales. Cela doit cesser : c’est une condi­tion essen­tielle à l’atteinte de nos objec­tifs en matière d’équité, de jus­tice, et de pro­tec­tion de l’environnement.

Nous, mili­tantes et mili­tants des forces pro­gres­sistes et des mou­ve­ments sociaux, exi­geons la trans­pa­rence des négo­cia­tions com­mer­ciales. Nous nous oppo­sons à ces accords de libre – échange qui lèsent les peuples et l’environnement, et nous tra­vaillons à mul­ti­plier et à conso­li­der les alter­na­tives à ces poli­tiques néo­li­bé­rales. Nous pro­po­sons des trai­tés qui sou­tiennent la soli­da­rité entre les peuples et l’intégration des sys­tèmes de pro­tec­tion sociale. Sur le plan des normes inter­na­tio­nales, en exi­geant la pré­émi­nence des droits humains , nous deman­dons que l’on avance dans l’adoption par les Nations Unies d’un traité obli­ga­toire sur les entre­prises et les droits humains et pour que soit appli­qué plei­ne­ment le prin­cipe de la dili­gence rai­son­nable en ce qui concerne la res­pon­sa­bi­lité des entre­prises trans­na­tio­nales.

Les luttes com­munes pour la paix mon­diale, la défense de la démo­cra­tie et les droits humains Les contra­dic­tions du sys­tème capi­ta­liste et impé­ria­liste mènent conti­nuel­le­ment l’humanité au bord de la bar­ba­rie.

Les expé­riences de l’Amérique latine pour mettre fin aux conflits armés sont aussi des ave­nues à envi­sa­ger. Le pro­ces­sus de réso­lu­tion du conflit colom­bien est dû au recours à une ins­tance de média­tion sou­cieuse de la ques­tion huma­ni­taire, comme l’a été le gou­ver­ne­ment de Cuba.

Malgré l’établissement de rela­tions for­melles entre Cuba et les États – Unis, nous dénon­çons le main­tien d’un blocus éco­no­mique sur Cuba. La nor­ma­li­sa­tion des rela­tions implique la levée com­plète et rapide du blocus éco­no­mique imposé par les États – Unis e t la res­ti­tu­tion du ter­ri­toire de Guantanamo au peuple cubain. Nous dénon­çons, par ailleurs, les efforts de désta­bi­li­sa­tion des gou­ver­ne­ments pro­gres­sistes démo­cra­ti­que­ment élus. Le coup d’État au Brésil illustre la manière hon­teuse dont les oli­gar­chies mani­pulent avec men­songes et pro­pa­gande les ins­ti­tu­tions démo­cra­tiques pour le propre béné­fice.

Devant les attaques impé­ria­listes per­ma­nentes contre le gou­ver­ne­ment popu­laire de la République boli­va­rienne du Venezuela, dou­blées d’une cam­pagne média­tique des grands médias inter­na­tio­naux qui déna­turent la réa­lité véné­zué­lienne, nous expri­mons notre appui et soli­da­rité à la Révolution boli­va­rienne, tout comme nous sou­te­nons les ins­ti­tu­tions démo­cra­tiques comme expres­sion de la sou­ve­rai­neté popu­laire. De même, no us mani­fes­tons notre rejet de toute forme d’ingérence dans les affaires internes du Venezuela et exi­geons le res­pect du prin­cipe de libre auto­dé­ter­mi­na­tion des peuples, tout comme le res­pect du droit sou­ve­rain du peuple véné­zué­lien de dis­po­ser de son propre destin. Nous dénon­çons éga­le­ment la cam­pagne de sabo­tage éco­no­mique, entre­prise par les élites et l’impérialisme, qui frappe dure­ment le peuple du Venezuela.

Nous condam­nons, du même souffle, les ten­ta­tives des sec­teurs les plus tenaces de la droite et d e l’oligarchie à El Salvador, ainsi que les décrets anti­dé­mo­cra­tiques, adop­tés par la Chambre consti­tu­tion­nelle de la Cour suprême de Justice, qui visent à créer un climat d’instabilité poli­tique, sociale et éco­no­mique. Nous reje­tons toute action interne o u externe visant à désta­bi­li­ser le gou­ver­ne­ment actuel et déclen­cher un « coup d’État ».
L’avenir de la paix au Moyen-Orient, en Irak et en Syrie en par­ti­cu­lier, passe avant tout par une paix juste négo­ciée impli­quant toutes les com­po­santes de la société pour per­mettre une solu­tion véri­ta­ble­ment démo­cra­tique aux conflits armés et au pro­blème que posent le groupe Daesh et ses alliés.

Nous saluons la lutte héroïque au Rojava (Kurdistan occi­den­tal) et le combat des Kurdes pour leur libé­ra­tion, leur auto­dé­ter­mi­na­tion et leur iden­tité. Nous recon­nais­sons que l’expérience d’autonomie démo­cra­tique au Rojava peut être uti­li­sée comme modèle pour résoudre de mul­tiples conflits ethno – natio­naux, reli­gieux et sec­taires au Moyen – Orient et au – delà. Nous dénon­çons les poli­tiques répres­sives du gou­ver­ne­ment turc contre les Kurdes, dont les député.es, maires et mai­resses, poli­ti­ciens et poli­ti­ciennes, et acti­vistes y sont sys­té­ma­ti­que­ment per­sé­cu­tés. L’État turc doit immé­dia­te­ment mettre fin à ses poli­tiques guer­rières, renoue r avec le pro­ces­sus de paix qu’il a sus­pendu, et s’engager vers un règle­ment démo­cra­tique avec le mou­ve­ment kurde.

La réso­lu­tion des conflits dans cette région passe obli­ga­toi­re­ment par un règle­ment négo­cié visant la créa­tion d’un État pales­ti­nien viable, reconnu inter­na­tio­na­le­ment aux côtés de l’État d’Israël, tel que décidé par les Nations Unies, avec les fron­tières de 1968 et ayant Jérusalem – Est comme capi­tale de l’État pales­ti­nien. Nous appe­lons à la fin de l’occupation mili­taire israé­lienne de ter­ri­toires arabes, le res­pect des droits fon­da­men­taux des Palestiniennes et Palestiniens, incluant les 1,5 mil­lion de Palestiniennes et Palestiniens ayant la citoyen­neté israé­lienne, et le res­pect du droit de retour. Or, nous consta­tons qu’Israël refuse toute solu­tion négo­ciée, ce qui mène à une impasse dans ce conflit. La com­mu­nauté inter­na­tio­nale, autant gou­ver­ne­men­tale que civile, doit donc faire pres­sion sur Israël afin de l’emmener à négo­cier de bonne foi. D’autre part, nous sommes inquiets devant la cri­mi­na­li­sa­tion, dans cer­tains pays dont le Canada, des cam­pagnes inter­na­tio­nales non vio­lentes de sou­tien à la Palestine, en par­ti­cu­lier la cam­pagne « Boycottage, dés­in­ves­tis­se­ment et sanc­tions » (BDS).

Nous affir­mons que la recon­nais­sance et la garan­tie des droits humains concernent toutes les per­sonnes, sans égard à leur ori­gine, leur iden­tité et leur orien­ta­tion sexuelle, de race ou de genre. Nous sou­te­nons la lutte à l’homophobie et la trans­pho­bie, tout comme la créa­tion d’une Convention inter­na­tio­nale sur la diver­sité sexuelle.

Les vagues de per­sonnes réfu­giées et migrantes ont déferlé sur les pays du Nord à la suite des conflits au Moyen – Orient et en Afrique. L’Union euro­péenne, les États – Unis et le Canada ont été jusqu’ici inca­pables de répondre adé­quate ment à la crise huma­ni­taire.

Sur la ques­tion de la migra­tion, nous dénon­çons la for­ti­fi­ca­tion fron­ta­lière en Europe, au détri­ment de notre devoir de pro­tec­tion des popu­la­tions fuyant la guerre, et nous dénon­çons la construc­tion d’un mur à la fron­tière entre les États – Unis et le Mexique.

Nous dénon­çons la dérive sécu­ri­taire qui ostra­cise des com­mu­nau­tés entières en réponse à des actes ter­ro­ristes commis par quelques indi­vi­dus. La pro­tec­tion des popu­la­tions doit se faire dans le res­pect des droits fon­da­men­taux x et des garan­ties juri­diques, sans quoi il fait le jeu des fon­da­men­ta­listes. Nous offrons notre sou­tien aux luttes autoch­tones, par­ti­cu­liè­re­ment dans l’État cana­dien où nous nous réunis­sons, tout en recon­nais­sant l’oppression inin­ter­rom­pue dont souffrent les pre­miers peuples depuis la conquête euro­péenne.

Nous croyons que la réso­lu­tion de l’oppression des peuples autoch­tones se fera par leur auto­dé­ter­mi­na­tion com­plète, obte­nue par des négo­cia­tions sous l’égide du prin­cipe de nation à nation. Nous, les forces pro­gres­sistes et inter­na­tio­na­listes ayant par­ti­cipé au Forum par­le­men­taire mon­dial, réité­rons encore une fois le droit des peuples à l’autodétermination, incluant l’indépendance s’ils en expriment le sou­hait démo­cra­ti­que­ment. La recon­nais­sance des peuples à se gou­ver­ner est non seule­ment un droit fon­da­men­tal, mais une solu­tion aux nom­breux conflits armés inter­na­tio­naux.

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