Déclaration

Déclaration du Comité de la Commémoration du 25ème anniversaire de la tragédie du 6 décembre 1989

Par Mis en ligne le 05 décembre 2014

Le 6 décembre 1989, qua­torze jeunes femmes vouées à un avenir d’ingénieures ont été assas­si­nées avec une arme léga­le­ment acquise pour la simple raison qu’elles avaient choisi une car­rière tra­di­tion­nel­le­ment mas­cu­line. Treize autres femmes et hommes ont été bles­sés. La sévé­rité et les motifs du mas­sacre en ont fait un sym­bole du combat per­pé­tuel contre la miso­gy­nie et la vio­lence autour duquel se sont ral­liées les socié­tés qué­bé­coise et cana­dienne.

En ce 25e anni­ver­saire de la tuerie sur­ve­nue le 6 décembre à Montréal, nous joi­gnons notre voix au front commun d’organismes et de citoyens qui croient que notre devoir de mémoire entraîne néces­sai­re­ment des actions concrètes pour …

ren­for­cer la lutte contre la vio­lence faite aux femmes, pour garan­tir, à toute femme, l’exercice effec­tif de son droit à la sécu­rité et à vivre dans une société sans vio­lence. Au Québec, les femmes repré­sentent 80% des vic­times d’infractions com­mises dans un contexte conju­gal, 96% des vic­times d’agression sexuelle et 93% des homi­cides conju­gaux. Depuis la tra­gé­die, plus de 1500 femmes au Canada ont été tuées par leur conjoint, ex-conjoint ou autre par­te­naire intime.

com­battre les inéga­li­tés entre les femmes et les hommes, en lut­tant contre la dis­cri­mi­na­tion, la mar­gi­na­li­sa­tion et l’exclusion à l’égard des femmes dans les domaines de l’éducation, du tra­vail, de la sécu­rité éco­no­mique et de la santé.

pour­suivre le combat pour un meilleur contrôle des armes, étant donné l’abolition du registre des armes d’épaule ainsi que les nom­breux affai­blis­se­ments aux mesures de contrôle ins­tau­rés par le pré­sent gou­ver­ne­ment fédé­ral à la demande du lobby des armes. Entre les mains de per­sonnes dan­ge­reuses, les armes à feu per­mettent d’infliger plus de dom­mages, plus faci­le­ment et plus effi­ca­ce­ment, et de faire plus de vic­times. Un enca­dre­ment légis­la­tif de l’accès, de la pos­ses­sion et des types d’armes à feu dis­po­nibles est néces­saire pour mini­mi­ser les décès et bles­sures par balles.

À la mémoire de :

Geneviève Bergeron Nathalie Croteau Hélène Colgan Barbara Daigneault

Anne-Marie Edward Maud Haviernick Barbara Klucznik

Maryse Laganière Maryse Leclair

Anne-Marie Lemay Sonia Pelletier Michèle Richard

Annie St-Arneault Annie Turcotte

Comité de la Commémoration du 25e anni­ver­saire 

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