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Conjonctures et actualités

#MeToo et la poursuite du « processus de civilisation »
jeudi 8 mars 2018
Conjonctures et actualités

De quoi le mou­ve­ment de dénon­cia­tion des agres­sions sexuelles est-il por­teur ? Que tra­duit-il du point de vue du rap­port au corps, de la sexua­lité humaine et de la manière dont est codi­fié l’univers com­plexe du désir ?

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La question de la question
dimanche 4 mars 2018
Conjonctures et actualités

Le 24 février der­nier avait lieu un débat orga­nisé à l’UQÀM par le Réseau éco­so­cia­liste. Y pre­nait part une soixan­taine de per­sonnes, dont le groupe qui a « brisé la glace » com­posé d’Alain Savard (Lutte com­mune), Sibel Ataogul (Association des juristes pro­gres­sistes), Céline Hequet (Ricochet) et André Frappier (Québec soli­daire). Le ton de la dis­cus­sion était franc et ouvert, avec des inter­ro­ga­tions mul­tiples et variées, et ce, en phase avec la publi­ca­tion de nom­breux textes sur le site de Presse-à-toi-gauche sur la ques­tion natio­nale (http://​www​.pres​se​gauche​.org/​+​-​D​e​b​a​t​-​s​u​r​-​l​a​-​q​u​e​s​t​i​o​n​-​n​a​t​i​o​nale-+). On se sou­vien­dra que les deux congrès de Québec soli­daire de l’année der­nière ont abordé cette thé­ma­tique, notam­ment en décembre à propos du projet de fusion avec Option natio­nale.

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Programme
Québec solidaire clarifie son soutien à l’indépendance
dimanche 4 février 2018
Conjonctures et actualités

Deux tâches principales étaient à l’ordre du jour du congrès du parti de gauche Québec solidaire (QS), réuni à Longueuil du 1er au 3 décembre 2017. L’un était l’adoption de la plate-forme du parti pour les prochaines élections générales du Québec, qui se tiendront en octobre 2018. L’autre était la ratification d’une fusion proposée avec Option nationale (ON), un petit parti issu d’une scission du Parti québécois en 2011 après que le PQ ait mis de côté son objectif d’indépendance du Québec dans un avenir prévisible. La fusion pourrait ajouter plusieurs centaines de militants de l’ON à l’effectif de 18 000 membres de QS.

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En finir avec le bon sauvage

Crédit photo : mon​dia​li​sa​tion​.ca

L’imaginaire colo­nial

Lors de la conquête des ter­ri­toires autoch­tones, le colo­nia­lisme s’est construit un ima­gi­naire qui, peu à peu, s’est enchâssé dans la loi, la culture, les ins­ti­tu­tions, aussi bien parmi les Blancs que parmi les Autochtones. Cet ima­gi­naire fonc­tion­nait sur deux registres. Il y avait d’abord l’Autochtone violent, instable, inca­pable d’accéder à la moder­nité, qui devait être, en fin de compte, anni­hilé comme indi­vi­dua­lité. De l’autre côté, il y avait le « bon sau­vage », un être mythique qui repré­sen­tait un passé héroïque et idyl­lique, rap­pe­lant une sorte d’état « natu­rel » qui aurait été dis­lo­qué au fil des siècles par des civi­li­sa­tions cor­rup­trices. Parfois, le « bon sau­vage » était accom­pa­gné de la « belle prin­cesse indienne » qui repré­sen­tait elle aussi cette per­sonne natu­rel­le­ment « bonne » et sus­cep­tible d’être « civi­li­sée ». Avec le bon sau­vage et la prin­cesse indienne, le colo­nia­lisme atté­nuait le sen­ti­ment de culpa­bi­lité qui décou­lait des mas­sacres, des expro­pria­tions et des expul­sions. De plus, le bon sau­vage était « inno­cent » et, en soi, il res­tait une « vic­time ». Il fal­lait par consé­quent le sauver, ce qui était le mandat confié aux mis­sion­naires. L’un comme l’autre, ces registres avaient pour objec­tif de détruire l’identité autoch­tone, de subor­don­ner la société autoch­tone à celle des colons et en fin de compte, de l’anéantir.

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Le colonialisme canadien, d’hier à aujourd’hui

En 1492, la monar­chie espa­gnole man­date Christophe Colomb pour qu’il prenne pos­ses­sion des Amériques[2]. Dans les années qui suivent, d’autres Européens débarquent en Amérique en pro­ve­nance de France, des Pays-Bas, de l’Angleterre et même de la Russie. Dès lors, le colo­nia­lisme s’installe, selon des registres dis­tincts dans le temps, selon les puis­sances colo­niales et les rela­tions avec les peuples autoch­tones.

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Québec, Baie-James et Premières Nations
Ou la décolonisation assujettie

De 1973 à 1975, vingt-quatre mois de négo­cia­tions allaient se solder par la pro­mul­ga­tion d’un règle­ment juri­dique tra­duit de l’anglais sous le titre de Convention de la Baie-James et du Nord qué­bé­cois (James Bay and Northern Quebec Agreement).

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De quoi la Commission de vérité et réconciliation du Canada est-elle le nom ?

À consi­dé­rer la Commission de vérité et récon­ci­lia­tion du Canada (CVR) sur les pen­sion­nats indiens comme une ins­ti­tu­tion de jus­tice tran­si­tion­nelle, on ne peut que faire preuve de scep­ti­cisme quant à sa capa­cité à ins­tau­rer une éga­lité réelle entre Canadiens et nations autoch­tones. Depuis plus de qua­rante ans, les pro­messes et les dés­illu­sions se suc­cèdent ; les sur­vi­vants connais­saient donc les limites poli­tiques d’une telle com­mis­sion. Comment expli­quer que plus de 6000 per­sonnes ont été dépla­cées pour racon­ter leur his­toire pen­dant les six ans qu’ont duré les tra­vaux de la Commission ? Ce n’est pas, comme pour­raient l’avancer cer­tains mau­vais esprits, par inté­rêt pécu­niaire, puisque les pro­cé­dures visant l’octroi des com­pen­sa­tions finan­cières ont été indé­pen­dantes de la Commission[2].

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Entrevue avec Alexa Conradi
Un engagement féministe qui s’approfondit dans les luttes

NCS Alexa, de quelle ori­gine es-tu ?

A.C. Mon père qui est nor­vé­gien d’origine a vécu aux États-Unis, en Norvège et en Suisse avant d’immigrer à Montréal avec ses parents, ses frères et sa sœur dans les années 1950, années où les immi­grants s’intégraient au milieu anglo­phone (la famille par­lait le nor­vé­gien, le suisse-alle­mand et l’anglais). Ma mère est une Anglo-cana­dienne ayant grandi à Montréal en anglais. Je suis née en Angleterre en 1971, alors que mon père y tra­vaillait dans le domaine finan­cier. Nous y avons habité deux fois, soit de 1971 à 1975 et entre 1981 et 1985. À part un séjour de deux ans à Toronto, j’ai grandi à Montréal où j’ai fré­quenté une école d’immersion fran­çaise. En 1990, ma famille a démé­nagé à Calgary à cause du tra­vail de mon père, mais moi, je suis restée à Montréal. Mes parents accor­daient beau­coup d’importance à l’engagement envers sa com­mu­nauté et à l’éducation ; ils nous ont aussi incul­qué le sens de l’effort, de la dis­ci­pline et du dépas­se­ment de soi.

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Contrer les violences sexuelles à l’université : un maillage de résistance

Les com­mu­nau­tés uni­ver­si­taires qué­bé­coises font actuel­le­ment face à la mise au jour de la pré­va­lence, en leur sein, de situa­tions de vio­lences sexuelles. Les résul­tats de l’enquête ESSIMU (Enquête Sécurité, sexua­lité et inter­ac­tions en milieu uni­ver­si­taire) montrent que le phé­no­mène n’est ni rare ni nou­veau : une per­sonne sur trois ayant par­ti­cipé à l’étude rap­porte avoir vécu une forme ou l’autre de vio­lence sexuelle dans le cadre de ses études ou de son tra­vail depuis son arri­vée à l’université(2). Face à l’institutionnalisation crois­sante de ce pro­blème désor­mais ins­crit à l’ordre du jour poli­tique, pro­ces­sus dont on peut légi­ti­me­ment craindre qu’il obli­tère tout ancrage militant(3), il m’apparait impor­tant de sou­li­gner une chose ou deux que révèle l’examen des mobi­li­sa­tions fémi­nistes contre les vio­lences sexuelles en milieu uni­ver­si­taire. En guise de « bilan de luttes » et de mon point de vue – lar­ge­ment situé à l’UQAM – de mili­tante fémi­niste et de cher­cheure dans l’équipe ESSIMU, je pro­pose donc de faire un bref retour socio­his­to­rique sur ces mobi­li­sa­tions, afin d’exposer le maillage de résis­tance fémi­niste qui a rendu pos­sible la mise sur pied de notre équipe de recherche(4) et contri­bué de manière déci­sive aux avan­cées en matière de lutte contre la culture du viol en milieu uni­ver­si­taire. Cet angle d’approche m’amène à éclai­rer le rôle des ins­ti­tu­tions dans la (re)production de ce que l’on qua­li­fie désor­mais de culture du viol dans les éta­blis­se­ments d’enseignement supé­rieur.

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Université populaire des NCS - 2017
La révolution numérique
Documents d'accompagnement pour les conférences sur la révolution numérique
vendredi 1 septembre 2017
Conjonctures et actualités

Le dis­cours domi­nant nous promet à la fois la catas­trophe (des mil­lions d’emplois perdus) et le para­dis avec la fin des emplois dan­ge­reux, sales et rou­ti­niers. Un peu par­tout, les mou­ve­ments popu­laires se trouvent bous­cu­lés par la robo­ti­sa­tion, l’ubérisation et les nou­veaux dis­po­si­tifs de contrôle mena­çant nos droits. Que faire ? Quelles sont les alter­na­tives ? Comment défi­nir un agenda inclu­sif et pro­gres­siste pour ima­gi­ner l’utilisation de la tech­no­lo­gie au ser­vice du 99% ?

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