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Conjonctures et actualités

Haïti : les raisons de la révolte
mercredi 11 juillet 2018
Conjonctures et actualités

Les récents évé­ne­ments en Haïti ne sau­raient sur­prendre aucun obser­va­teur doté d’un mini­mum de luci­dité. Le pays s’enfonce de plus en plus dans une crise sociale, éco­no­mique et poli­tique que ni le gou­ver­ne­ment illé­gi­time actuel ni l’oligarchie richis­sime et mafieuse ne veulent voir ni entendre parler. L’un (le gou­ver­ne­ment) s’évertue à faire danser le peuple ou à lui offrir des spec­tacles de foot, sou­hai­tant que la misère serait plus sup­por­table en dan­sant ou en célé­brant la vic­toire de l’équipe bré­si­lienne ; l’autre (l’oligarchie) affi­chant, jusqu’à la nausée, sa pro­fonde haine du peuple, le consi­dé­rant comme dépourvu d’humanité et indigne du moindre res­pect.

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Syndicalisme et transition juste : en quête d’une vision transformatrice
jeudi 24 mai 2018
Conjonctures et actualités

Dans un texte inti­tulé « Pour un syn­di­ca­lisme éco­so­cia­liste » publié sur le site des Nouveaux Cahiers du socia­lisme le 23 mars der­nier, Yves-Marie Abraham salue les prises de posi­tion du mou­ve­ment syn­di­cal sur la crise éco­lo­gique, mais cri­tique néan­moins une vision étri­quée du concept de la tran­si­tion juste qui ne serait à ses yeux qu’un « piège » débou­chant « sur un projet de green new deal » dans le cadre d’un « capi­ta­lisme vert ». En conclu­sion, il se pro­pose d’esquisser « les grandes lignes d’un pro­gramme éco­so­cia­liste pos­sible dans le mou­ve­ment syn­di­cal » (1).

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Les NCS à La Grande Transition
vendredi 4 mai 2018
Conjonctures et actualités
#MeToo et la poursuite du « processus de civilisation »
jeudi 8 mars 2018
Conjonctures et actualités

De quoi le mou­ve­ment de dénon­cia­tion des agres­sions sexuelles est-il por­teur ? Que tra­duit-il du point de vue du rap­port au corps, de la sexua­lité humaine et de la manière dont est codi­fié l’univers com­plexe du désir ?

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La question de la question
dimanche 4 mars 2018
Conjonctures et actualités

Le 24 février der­nier avait lieu un débat orga­nisé à l’UQÀM par le Réseau éco­so­cia­liste. Y pre­nait part une soixan­taine de per­sonnes, dont le groupe qui a « brisé la glace » com­posé d’Alain Savard (Lutte com­mune), Sibel Ataogul (Association des juristes pro­gres­sistes), Céline Hequet (Ricochet) et André Frappier (Québec soli­daire). Le ton de la dis­cus­sion était franc et ouvert, avec des inter­ro­ga­tions mul­tiples et variées, et ce, en phase avec la publi­ca­tion de nom­breux textes sur le site de Presse-à-toi-gauche sur la ques­tion natio­nale (http://​www​.pres​se​gauche​.org/​+​-​D​e​b​a​t​-​s​u​r​-​l​a​-​q​u​e​s​t​i​o​n​-​n​a​t​i​o​nale-+). On se sou­vien­dra que les deux congrès de Québec soli­daire de l’année der­nière ont abordé cette thé­ma­tique, notam­ment en décembre à propos du projet de fusion avec Option natio­nale.

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Programme
Québec solidaire clarifie son soutien à l’indépendance
dimanche 4 février 2018
Conjonctures et actualités

Deux tâches principales étaient à l’ordre du jour du congrès du parti de gauche Québec solidaire (QS), réuni à Longueuil du 1er au 3 décembre 2017. L’un était l’adoption de la plate-forme du parti pour les prochaines élections générales du Québec, qui se tiendront en octobre 2018. L’autre était la ratification d’une fusion proposée avec Option nationale (ON), un petit parti issu d’une scission du Parti québécois en 2011 après que le PQ ait mis de côté son objectif d’indépendance du Québec dans un avenir prévisible. La fusion pourrait ajouter plusieurs centaines de militants de l’ON à l’effectif de 18 000 membres de QS.

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En finir avec le bon sauvage

Crédit photo : mon​dia​li​sa​tion​.ca

L’imaginaire colo­nial

Lors de la conquête des ter­ri­toires autoch­tones, le colo­nia­lisme s’est construit un ima­gi­naire qui, peu à peu, s’est enchâssé dans la loi, la culture, les ins­ti­tu­tions, aussi bien parmi les Blancs que parmi les Autochtones. Cet ima­gi­naire fonc­tion­nait sur deux registres. Il y avait d’abord l’Autochtone violent, instable, inca­pable d’accéder à la moder­nité, qui devait être, en fin de compte, anni­hilé comme indi­vi­dua­lité. De l’autre côté, il y avait le « bon sau­vage », un être mythique qui repré­sen­tait un passé héroïque et idyl­lique, rap­pe­lant une sorte d’état « natu­rel » qui aurait été dis­lo­qué au fil des siècles par des civi­li­sa­tions cor­rup­trices. Parfois, le « bon sau­vage » était accom­pa­gné de la « belle prin­cesse indienne » qui repré­sen­tait elle aussi cette per­sonne natu­rel­le­ment « bonne » et sus­cep­tible d’être « civi­li­sée ». Avec le bon sau­vage et la prin­cesse indienne, le colo­nia­lisme atté­nuait le sen­ti­ment de culpa­bi­lité qui décou­lait des mas­sacres, des expro­pria­tions et des expul­sions. De plus, le bon sau­vage était « inno­cent » et, en soi, il res­tait une « vic­time ». Il fal­lait par consé­quent le sauver, ce qui était le mandat confié aux mis­sion­naires. L’un comme l’autre, ces registres avaient pour objec­tif de détruire l’identité autoch­tone, de subor­don­ner la société autoch­tone à celle des colons et en fin de compte, de l’anéantir.

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Le colonialisme canadien, d’hier à aujourd’hui

En 1492, la monar­chie espa­gnole man­date Christophe Colomb pour qu’il prenne pos­ses­sion des Amériques[2]. Dans les années qui suivent, d’autres Européens débarquent en Amérique en pro­ve­nance de France, des Pays-Bas, de l’Angleterre et même de la Russie. Dès lors, le colo­nia­lisme s’installe, selon des registres dis­tincts dans le temps, selon les puis­sances colo­niales et les rela­tions avec les peuples autoch­tones.

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Québec, Baie-James et Premières Nations
Ou la décolonisation assujettie

De 1973 à 1975, vingt-quatre mois de négo­cia­tions allaient se solder par la pro­mul­ga­tion d’un règle­ment juri­dique tra­duit de l’anglais sous le titre de Convention de la Baie-James et du Nord qué­bé­cois (James Bay and Northern Quebec Agreement).

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De quoi la Commission de vérité et réconciliation du Canada est-elle le nom ?

À consi­dé­rer la Commission de vérité et récon­ci­lia­tion du Canada (CVR) sur les pen­sion­nats indiens comme une ins­ti­tu­tion de jus­tice tran­si­tion­nelle, on ne peut que faire preuve de scep­ti­cisme quant à sa capa­cité à ins­tau­rer une éga­lité réelle entre Canadiens et nations autoch­tones. Depuis plus de qua­rante ans, les pro­messes et les dés­illu­sions se suc­cèdent ; les sur­vi­vants connais­saient donc les limites poli­tiques d’une telle com­mis­sion. Comment expli­quer que plus de 6000 per­sonnes ont été dépla­cées pour racon­ter leur his­toire pen­dant les six ans qu’ont duré les tra­vaux de la Commission ? Ce n’est pas, comme pour­raient l’avancer cer­tains mau­vais esprits, par inté­rêt pécu­niaire, puisque les pro­cé­dures visant l’octroi des com­pen­sa­tions finan­cières ont été indé­pen­dantes de la Commission[2].

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