COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Une douzaine d’ONG internationales porte la voix de plus de 50 000 citoyens du monde entier pour demander un accord climatique sans nucléaire à Copenhague

Par Mis en ligne le 17 décembre 2009

Le 14 décembre 2009 à Copenhague, une délé­ga­tion d’une dou­zaine d’ONG a inter­pellé les délé­ga­tions gou­ver­ne­men­tales en pré­sen­tant une carte pos­tale géante et plus de 50 000 signa­tures pour un accord cli­ma­tique sans nucléaire. Ces ONG impli­quées dans la cam­pagne inter­na­tio­nale « Don’t nuke the cli­mate ! », ini­tiée par le Réseau « Sortir du nucléaire », ont été rejointes par plu­sieurs élus de France, Italie, Danemark et Luxembourgeois, dont les anciens ministres de l’environnement Yves Cochet et Corinne Lepage, les dépu­tés euro­péens José Bové, Claude Turmes, Margrete Auken et Yannick Jadot, ainsi que les dépu­tés et séna­teurs ita­liens Angelo Bonelli, Roberto della Seta et Francesco Ferrante.

Les ONG par­te­naires de la cam­pagne « Don’t nuke the cli­mate ! » ont sou­li­gné les attentes de la société civile, dont témoigne le nombre impor­tant de signa­tures col­lec­tées dans plus de 100 pays en l’espace de quelques mois : un accord ambi­tieux sur le climat où l’énergie nucléaire, dan­ge­reuse, sale et pol­luante, n’aurait pas sa place.

Rappelant les dan­gers liés au nucléaire, les ONG ont sou­li­gné que le recours à cette tech­no­lo­gie détour­ne­rait des vraies solu­tions au chan­ge­ment cli­ma­tique, et dénoncé les ten­ta­tives de l’industrie nucléaire de tirer profit de la crise cli­ma­tique pour s’imposer dans le pay­sage éner­gé­tique mon­dial. Un inves­tis­se­ment com­pa­rable dans l’énergie éolienne per­met­trait une réduc­tion deux fois plus impor­tante des émis­sions de gaz à effet de serre, sans géné­rer de risque d’accident ni de pol­lu­tion.

Il est cru­cial de par­ve­nir à un accord pour la période post-2012 qui per­mette une réduc­tion mas­sive des émis­sions de gaz à effet de serre, et le nucléaire est tota­le­ment incom­pa­tible avec cet objec­tif. Même un déploie­ment massif du nucléaire n’apporterait qu’une contri­bu­tion très mar­gi­nale, alors que les émis­sions mon­diales doivent abso­lu­ment bais­ser dès 2015 pour se rap­pro­cher autant que pos­sible de zéro vers 2050. La « contri­bu­tion » du nucléaire à la lutte contre le chan­ge­ment cli­ma­tique vien­drait trop tard (bien après 2020), à un coût fara­mi­neux (plus de 10 000 mil­liards de dol­lars), et entraî­ne­rait une myriade de risques majeurs (acci­dents, pro­li­fé­ra­tion, déchets…). Ce coût et ces impacts néga­tifs font du nucléaire un obs­tacle au déve­lop­pe­ment des sources d’énergie effi­caces, propres et moins chères, à la fois dans les pays indus­tria­li­sés et en voie de déve­lop­pe­ment.

Le Protocole de Kyoto et ses méca­nismes finan­ciers (Mécanisme de Développement Propre, Mise en Œuvre Conjointe) excluent tout sou­tien finan­cier au nucléaire pour la pre­mière période d’engagement. A Copenhague, les membres de la cam­pagne « Don’t nuke the cli­mate ! » appellent les chefs d’Etats à inves­tir dans des tech­no­lo­gies vrai­ment propres et à confir­mer l’exclusion du nucléaire de tout accord sur le climat.

Plus d’infos sur : http://​www​.dont​-nuke​-the​-cli​mate​.org/

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