Démocratie, entre dérives et recomposition

Comment le mouvement étudiant démocratise les structures du militantisme

Résistances

Par Mis en ligne le 24 janvier 2020

Au prin­temps 2012, le mou­ve­ment étu­diant qué­bé­cois rejoi­gnait la vague de contes­ta­tion inter­na­tio­nale contre les mesures d’austérité. Pendant plu­sieurs mois, plus de 200 000 étu­diantes et étu­diants – soit envi­ron 50 % de l’effectif post­se­con­daire – ont fait grève contre une hausse des frais de sco­la­rité. Semaine après semaine se suc­cé­daient actions artis­tiques, mani­fes­ta­tions noc­turnes, blo­cages de cibles éco­no­miques et mani­fes­ta­tions monstres. Pour plu­sieurs obser­va­teurs inter­na­tio­naux, cette grève s’inscrivait dans la lignée directe des indi­gnés, du mou­ve­ment Occupy, des luttes étu­diantes au Chili et en Angleterre. S’il est vrai que le mou­ve­ment étu­diant de 2012 répon­dait à une mesure d’austérité, son émer­gence tient davan­tage de la longue his­toire des grèves étu­diantes qué­bé­coises. Le mou­ve­ment étu­diant tire sa force de son mode d’organisation et de ses tac­tiques de pra­tiques mili­tantes pro­fon­dé­ment ancrées dans des orga­ni­sa­tions démo­cra­tiques.

Un mou­ve­ment diver­si­fié

Le mou­ve­ment étu­diant est en effet pro­fon­dé­ment ancré dans des asso­cia­tions étu­diantes, qui se sont struc­tu­rées comme l’est le monde syn­di­cal nord-amé­ri­cain : elles ont adopté le pro­ces­sus d’adhésion et de coti­sa­tion auto­ma­tiques et obli­ga­toires de la for­mule Rand. Pourtant, cette for­mule n’a pas été impo­sée aux asso­cia­tions étu­diantes : elle s’est pro­gres­si­ve­ment implan­tée par des ententes de gré à gré sur les campus, jusqu’à ce que l’État qué­bé­cois uni­for­mise et léga­lise cette pra­tique en 1982.

La struc­ture de ces asso­cia­tions varie tou­te­fois en fonc­tion du niveau d’étude et de la taille des ins­ti­tu­tions. Dans les cégeps (ins­ti­tu­tions post­se­con­daires et pré­uni­ver­si­taires), il y a une seule asso­cia­tion étu­diante par campus. Les plus petites asso­cia­tions comptent quelques cen­taines de membres, alors que celles des plus gros campus regroupent envi­ron 6000 étu­diantes et étu­diants. Dans les grandes uni­ver­si­tés, diverses asso­cia­tions étu­diantes coexistent : cer­taines repré­sentent les inté­rêts des étu­diantes et des étu­diants d’un seul pro­gramme d’étude – soit géné­ra­le­ment entre quelques dizaines et quelques cen­taines de per­sonnes, alors que les plus grandes en comptent plu­sieurs mil­liers ; elles repré­sentent la popu­la­tion étu­diante d’une faculté ou d’un campus.

Peu importe leur taille, la plu­part des asso­cia­tions étu­diantes ont une orga­ni­sa­tion interne simi­laire : un conseil exé­cu­tif et une assem­blée géné­rale. L’assemblée géné­rale est ouverte à toutes et à tous les membres et se ren­contre au moins une fois par année pour adop­ter le budget de l’association et élire son conseil exé­cu­tif. Dans la plu­part des asso­cia­tions, l’assemblée géné­rale peut infir­mer les déci­sions du conseil exé­cu­tif. Il existe éga­le­ment des fédé­ra­tions natio­nales que les asso­cia­tions locales peuvent joindre. Ces fédé­ra­tions sont gou­ver­nées par des congrès réunis­sant les délé­gué-e-s des asso­cia­tions locales et un conseil exé­cu­tif.

Créée en 2001, l’Association pour une soli­da­rité syn­di­cale étu­diante (ASSÉ) est l’héritière de la tra­di­tion du syn­di­ca­lisme de combat étu­diant initié par l’Association natio­nale des étu­diantes et étu­diants du Québec (ANEEQ), fondée en 1974 et dis­soute en 1993. Le nombre de membres de l’ASSÉ est passé de 20 000 en 2004 à 40 000 en 2011, et atteint main­te­nant 70 000 (soit près de 20 % de tout l’effectif étu­diant post­se­con­daire). L’association défend l’éducation gra­tuite, la démo­cra­tie directe et la com­ba­ti­vité.

Les autres fédé­ra­tions (la FECQ, l’ex-FEUQ et l’UEQ[2]) res­semblent plus aux cen­trales syn­di­cales ; elles sont hau­te­ment cen­tra­li­sées et défendent des valeurs pro­gres­sistes, mais elles pré­fèrent le lobby à la confron­ta­tion. Avant la grève étu­diante de 2005, elles regrou­paient plus de 260 000 membres, fai­sant d’elles – aux yeux des poli­ti­ciens et des médias – les repré­sen­tantes légi­times des étu­diantes et des étu­diants. Depuis, leur nombre de membres a chuté : il atteint main­te­nant envi­ron 120 000.

Un outil qui s’appelle la grève

Si les asso­cia­tions étu­diantes votent par­fois des grèves limi­tées sur des enjeux locaux, il n’en demeure pas moins que la force réelle du mou­ve­ment étu­diant réside dans son moyen ultime : la grève géné­rale illi­mi­tée – comme celles qui ont eu lieu en 2005 et en 2012. Depuis la pre­mière grève de ce type en 1968, ce moyen a été uti­lisé à neuf reprises au Québec. Les étu­diantes et les étu­diants votent la grève en assem­blée géné­rale, sachant qu’elle mettra fin à toutes les acti­vi­tés aca­dé­miques. Dans les cégeps et les petites uni­ver­si­tés, la grève ferme le campus au com­plet. Dans les grandes uni­ver­si­tés, la grève concerne les étu­diantes et étu­diants d’un dépar­te­ment ou d’une faculté, jamais de tout un campus.

Le droit de grève n’est pas enca­dré léga­le­ment, mais les moyens uti­li­sés lors de la grève, comme les lignes de pique­tage et les actions bruyantes visant à per­tur­ber les cours, sont tech­ni­que­ment illé­gaux. Avant 2012, la plu­part des admi­nis­tra­tions de campus tolé­raient ces pra­tiques et n’entreprenaient pas de recours légaux contre les mili­tantes et les mili­tants. L’année 2012 marque tou­te­fois un tour­nant : des admi­nis­tra­tions et des étu­diants ont eu recours à des injonc­tions et à des pro­cé­dures d’expulsions de mili­tantes et de mili­tants pour miner l’efficacité de la grève étu­diante. Ces ten­ta­tives ont cepen­dant eu un succès fort limité. Elles ont par contre géné­ra­le­ment enve­nimé la situa­tion, sans tou­te­fois par­ve­nir à mettre fin à la sus­pen­sion des cours occa­sion­née par la grève.

Le rôle-clé de l’assemblée géné­rale

Comment expli­quer ce mili­tan­tisme de longue durée ? C’est que les mili­tantes et les mili­tants sur les campus, avec peu d’assistance externe, ont trans­féré année après année leurs connais­sances sur l’organisation d’assemblées géné­rales et de grèves.

La plu­part des étu­diantes et des étu­diants ne connaissent pas les prin­cipes et les pra­tiques du syn­di­ca­lisme étu­diant au moment de leur arri­vée au niveau post­se­con­daire. Si l’association étu­diante ne se mobi­lise pas fré­quem­ment, les membres per­ce­vront l’association comme un « club étu­diant » parmi d’autres, comme le club d’échecs ou le comité envi­ron­ne­ment. L’association étu­diante est l’endroit où vont les per­sonnes qui s’intéressent à la poli­tique géné­rale ou encore à des sujets comme les frais de sco­la­rité. En ce sens, elle n’apparaît pas si dif­fé­rente du comité d’Amnistie inter­na­tio­nale, par exemple. Mais la per­cep­tion de l’association étu­diante change lors de la pre­mière assem­blée géné­rale qui dis­cute de grève. C’est là que les nou­veaux et les nou­velles apprennent que l’assemblée géné­rale a le pou­voir de déclen­cher une grève et que celle-ci dis­pose du pou­voir de sus­pendre les cours. À ce moment, les sujets de l’assemblée géné­rale appa­raissent sous un nou­veau jour. Le choix des cam­pagnes poli­tiques, les reven­di­ca­tions et les actions deviennent d’intérêt géné­ral, car ces choix pour­raient mener à une grève. La pos­si­bi­lité de la grève élar­git donc d’emblée les débats poli­tiques dans l’association. Comme tout le monde est affecté et, sur­tout, que tout le monde peut débattre, appor­ter des pro­po­si­tions et voter pour ou contre la grève, les étu­diantes et les étu­diants doivent prendre posi­tion.

En ce sens, la tra­di­tion­nelle jour­née de grève est bien plus qu’une étape dans la construc­tion d’un rap­port de force contre le gou­ver­ne­ment. Chaque fois qu’une grève étu­diante a lieu, elle initie les nou­veaux et les nou­velles aux normes et aux pra­tiques de la grève, met­tant en place la condi­tion préa­lable à l’organisation de futures grèves. Si de géné­ra­tion en géné­ra­tion étu­diante, la grève survit, c’est à tra­vers les pra­tiques et les struc­tures auto­nomes du syn­di­ca­lisme étu­diant.

Démocratiser la lutte, l’assise de la grève

Sans la tenue d’assemblées géné­rales, la grève ne par­vien­drait pas à éta­blir sa légi­ti­mité auprès des étu­diantes et des étu­diants. Faire la grève sans un vote démo­cra­tique dépen­drait alors avant tout de la force des piquets de grève. Toutefois, le noyau mili­tant est géné­ra­le­ment trop petit pour blo­quer com­plè­te­ment les campus, tout spé­cia­le­ment si une majo­rité d’étudiants décident d’entrer de force aux cours. En pre­nant démo­cra­ti­que­ment la déci­sion de faire grève, l’association étu­diante crée les condi­tions par les­quelles il devient pos­sible d’obtenir le consen­te­ment du corps étu­diant.

Bien sûr, la paire assem­blée géné­rale-grève ne se per­pé­tue pas par elle-même. Le noyau mili­tant de l’association doit orga­ni­ser les assem­blées géné­rales, convaincre les étu­diantes et les étu­diants de faire grève et prendre en charge les moyens d’action pour appli­quer le mandat de grève. Mais, bien entendu, ce noyau mili­tant n’arrive pas au cégep ou à l’université avec une connais­sance innée de tout cela. De plus, comme la rota­tion de la popu­la­tion étu­diante est très rapide, le noyau mili­tant doit se renou­ve­ler sur une base fré­quente. C’est spé­ci­fi­que­ment le duo assem­blée géné­rale-grève qui initie une masse impor­tante de gens aux pra­tiques de la grève et de la démo­cra­tie et qui permet le recru­te­ment de nou­veaux et de nou­velles membres pour le noyau mili­tant.

Le schéma sui­vant permet de visua­li­ser les trois élé­ments fon­da­men­taux qui font la spé­ci­fi­cité et le dyna­misme du mou­ve­ment étu­diant : l’assemblée, la grève et le noyau mili­tant. Il montre que chaque élé­ment est cru­cial. Si l’un d’entre eux s’affaiblit ou dis­pa­raît, il peut mena­cer le reste.

Images intégrées 1

Si aucune grève n’a lieu pen­dant une période pro­lon­gée sur un campus, le noyau mili­tant perdra pro­gres­si­ve­ment les connais­sances liées à l’organisation de grèves et aura de la dif­fi­culté à recru­ter une relève. La par­ti­ci­pa­tion aux assem­blées chu­tera et l’association étu­diante perdra son rôle poli­tique. Plus ce trio s’affaiblit, plus il devient dif­fi­cile de repar­tir le cycle de lutte sans aide externe. La plu­part du temps, lorsque cela arrive, l’association étu­diante glisse vers l’organisation d’activités sociales comme les partys et s’orientant vers les clubs d’appartenance.

Une soli­da­rité construite pas à pas

D’autres fac­teurs, dont l’association étu­diante elle-même, contri­buent tou­te­fois à sta­bi­li­ser les pra­tiques du syn­di­ca­lisme de combat étu­diant. Les sta­tuts et règle­ments d’une asso­cia­tion, par exemple, incluent géné­ra­le­ment les pro­cé­dures pour orga­ni­ser des assem­blées géné­rales et voter des grèves. Les coti­sa­tions auto­ma­tiques obli­ga­toires per­mettent à l’association d’embaucher une ou un employé. Souvent, ces employé-e-s sont d’anciens mili­tants ou mili­tantes capables de trans­mettre leur connais­sance de l’organisation d’assemblées et de grèves, même après de longues périodes de creux. Bien sûr, cela n’est jamais aussi effi­cace que la pra­tique de la grève elle-même, mais les employé-e-s consti­tuent un filet de secours qui permet au mou­ve­ment de ne jamais s’arrêter com­plè­te­ment.

La soli­da­rité inter-campus est aussi un élé­ment impor­tant, car seule une mino­rité d’associations étu­diantes à tra­vers le Québec est capable de main­te­nir un cycle stable d’assemblées, de grèves et de renou­vel­le­ment du noyau mili­tant sur de longues périodes. Lorsque les noyaux mili­tants des campus mobi­li­sés aident les campus démo­bi­li­sés, ils peuvent trans­for­mer ces der­niers et repar­tir le cycle local.

Ce phé­no­mène sur­vient sur­tout dans les moments menant aux grèves géné­rales illi­mi­tées. Les campus les plus mobi­li­sés aident alors les autres asso­cia­tions à orga­ni­ser leurs assem­blées géné­rales, leurs votes de grève et à former des étu­diantes et des étu­diants dans l’action. Les fédé­ra­tions étu­diantes com­ba­tives ont his­to­ri­que­ment effec­tué ce tra­vail de soli­da­rité – comme l’ASSÉ en 2005 et en 2012, par exemple. De plus, lorsqu’une grève illi­mi­tée démarre, la taille de la mobi­li­sa­tion crée un contexte favo­rable pour moti­ver la gauche des campus démo­bi­li­sés à imiter les pra­tiques de grève. Et comme les grèves illi­mi­tées sur­viennent en moyenne tous les cinq ans, ces moments de soli­da­rité entre campus ne sont jamais trop éloi­gnés. Le succès his­to­rique des grèves géné­rales est éga­le­ment impor­tant pour main­te­nir la per­ti­nence et l’efficacité de la grève comme tac­tique. La tra­di­tion orale du mili­tan­tisme étu­diant consi­dère que huit des neuf der­nières grèves ont obtenu des vic­toires (au moins par­tielles).

La migra­tion de la popu­la­tion étu­diante des cégeps vers les uni­ver­si­tés est éga­le­ment un méca­nisme qui explique le renou­vel­le­ment des noyaux mili­tants à l’université. En fait, plu­sieurs asso­cia­tions étu­diantes n’ont pas besoin du duo de la grève et de l’assemblée pour dif­fu­ser les pra­tiques du syn­di­ca­lisme de combat, car les étu­diantes et les étu­diants pro­ve­nant du cégep sont déjà passés par là.

Le syn­di­ca­lisme tra­di­tion­nel lob­byiste déclassé par le syn­di­ca­lisme de combat

Le tra­vail mili­tant qui vise à sou­te­nir les pra­tiques du syn­di­ca­lisme de combat est plus dif­fi­cile à cause de la frange lob­byiste du mou­ve­ment – prin­ci­pa­le­ment orga­ni­sée au sein de la FECQ et de l’UEQ. Ces groupes orientent leurs pra­tiques vers la construc­tion de rela­tions de confiance avec des indi­vi­dus bien placés à l’intérieur des partis poli­tiques et dia­loguent fré­quem­ment avec le gou­ver­ne­ment en espé­rant obte­nir des conces­sions. La mobi­li­sa­tion de masse y est vue comme un élé­ment de der­nier recours. Ces fédé­ra­tions orga­nisent donc rare­ment des grèves, ne serait-ce que d’une seule jour­née.

Le résul­tat, c’est que leur pra­tique ne sou­tient pas la mobi­li­sa­tion de masse requise pour garder en vie la culture de l’assemblée géné­rale et de la grève. Ces asso­cia­tions repro­duisent alors les pro­blèmes typiques des syn­di­cats contem­po­rains : sans mobi­li­sa­tion au jour le jour, la par­ti­ci­pa­tion de la base décline. La direc­tion syn­di­cale ou asso­cia­tive per­çoit alors ses membres comme apo­li­tiques, dés­in­té­res­sés, tou­jours-jamais prêts à par­ti­ci­per à des grèves et des mobi­li­sa­tions larges. Et, tout comme la pré­sence d’un noyau mili­tant pra­ti­quant un syn­di­ca­lisme de combat peut ren­for­cer la culture de mobi­li­sa­tion à la base, la pra­tique lob­byiste ren­force le sen­ti­ment d’aliénation des membres face aux syn­di­cats. Comme la direc­tion ne mobi­lise pas les membres sur une base régu­lière, la culture de mobi­li­sa­tion dis­pa­raît et la par­ti­ci­pa­tion démo­cra­tique décline. Les nou­velles per­sonnes recru­tées à la direc­tion entrent alors en poste en croyant que la mobi­li­sa­tion est impos­sible et que les membres ne veulent pas par­ti­ci­per aux struc­tures démo­cra­tiques.

Après le tour­nant néo­li­bé­ral des années 1980, la montée des tac­tiques lob­byistes des syn­di­cats et la sup­po­sée « fin de l’histoire », le syn­di­ca­lisme de combat a perdu beau­coup d’influence au sein du mou­ve­ment étu­diant. L’ANEEQ s’est dis­soute en 1993 et a été rem­pla­cée par la FECQ et le FEUQ.

Mais ces fédé­ra­tions lob­byistes qui ont dominé le mou­ve­ment étu­diant dans les années 1990 ne sont tou­te­fois pas invin­cibles. Un combat de 15 ans et deux ten­ta­tives pour construire une alter­na­tive furent néces­saires pour venir à bout de leur hégé­mo­nie. À plu­sieurs égards, les noyaux mili­tants sur les campus ont importé les struc­tures et les pra­tiques du mou­ve­ment syn­di­cal com­bat­tif des années 1960 et 1970. La période allant de 1994 à 2012 fut donc une période de recons­truc­tion, où les nou­velles et les nou­veaux mili­tants ont tra­vaillé tran­quille­ment à recons­truire une gauche étu­diante, influen­cée alors aussi par des prin­cipes anar­chistes qui ont mis l’accent sur la démo­cra­tie directe et l’action directe. L’ASSÉ fut éga­le­ment pro­fon­dé­ment mar­quée par le mou­ve­ment alter­mon­dia­liste du début des années 2000 et par la vague de résis­tance à l’austérité depuis la crise de 2008. Mais ces chan­ge­ments sociaux, poli­tiques et his­to­riques auraient eu peu d’importance sans les mili­tantes et les mili­tants étu­diants qui ont construit et main­tenu les struc­tures de la grève et de l’assemblée géné­rale.

Alain Savard[1] est doc­to­rant en sciences sociales à l’Université York de Toronto


  1. Doctorant en sciences sociales à l’Université York de Toronto.
  2. FECQ : Fédération étu­diante col­lé­giale du Québec ; FEUQ : Fédération étu­diante uni­ver­si­taire du Québec ; UEQ : Union étu­diante du Québec.

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