Chez M éditeur : nouveautés de l’automne 2012

  • Le printemps des carrés rouges. Lutte étudiante, crise sociale, loi liberticide, démocratie de la rue. 
  • La crise et la gauche. Conséquences sociales et politiques de la crise financière mondiale. 
  • L’école au service de la classe dominante. 
  • Ne comptons que sur nos propres moyens. 
  • L’État rouage de notre exploitation. 
  • Black and Red. Les mouvements noirs et la gauche aux États-Unis, 1850-2010. 
  • Indianisme et paysannerie en Amérique latine. Socialisme et libération nationale. 
  • Hugo Chávez et la révolution bolivarienne. Promesses et défis d’un processus de changement social. 

André Frappier, Richard Poulin et Bernard Rioux, Le printemps des carrés rouges. Lutte étudiante, crise sociale, loi liberticide, démocratie de la rue. Comment comprendre la dynamique du mouvement étudiant et la crise sociale qui secoue le Québec ? Après avoir fait un retour sur la lutte étudiante de 2005 (et ses leçons), les auteurs examinent les causes immédiates et structurelles du conflit, ses enjeux en raison des politiques néolibérales (utilisateur-payeur, tarification des services) et posent la question du rendez-vous raté des syndicats avec le mouvement étudiant, y compris en ce qui concerne la grève sociale générale qui tarde à être organisée. (Mobilisations ; 160 pages ; 12,95 $ ; en librairie fin septembre ou début octobre.)

Leo Panitch, Greg Albo et Vivek Chibber (coord.), La crise et la gauche. Conséquences sociales et politiques de la crise financière mondiale. Si les crises économiques créent des occasions favorables aux changements sociaux, jusqu’à présent, ce sont les classes dominantes qui en ont profité, non la gauche et les mouvements sociaux. Ce livre analyse ce problème, non seulement sur le plan régional – de l’Amérique latine au Moyen-Orient, de la Chine à l’Europe et à l’Amérique du Nord –, mais aussi sur celui des conséquences sur la ville ou dans l’industrie automobile, en mettant en évidence les nouvelles stratégies d’accumulation capitaliste, lesquelles se nourrissent à la fois de la crise du secteur public et de celle du climat, ce qui pave la voie à une nouvelle ère d’austérité draconienne. (Mobilisations ; 208 pages, 21,95 $ ; en librairie en septembre ; traduction de l’anglais.)

Il y a quarante ans, les centrales syndicales publiaient trois « manifestes » critiquant le systиme économique et politique. Plusieurs aspects de ces critiques sont toujours d’actualité. Ce qui motive cette réédition : mettre en lumiиre un élément de l’histoire du mouvement ouvrier et permettre а la jeune génération mobilisée de connaоtre ce pan de notre histoire.

CEQ, L’école au service de la classe dominante. Avant-propos de Lorraine Pagé ; préface de Véronique Brouillette. Le manifeste s’attache à montrer comment l’école transmet l’idéologie capitaliste, reproduit les inégalités sociales (femmes, pauvres, minorités ethniques) et muselle toute tentative de modifier les rapports sociaux en imposant la discipline, en maintenant l’ordre hiérarchique, en faisant la promotion de l’individualisme et du productivisme. (Mouvements ; 112 pages, 12,95 $ ; en librairie fin août.)

CSN, Ne comptons que sur nos propres moyens. Avant-propos de Louis Roy ; préface de Jean-Guy Loranger. « Qu’est-ce que le capitalisme au Québec ? Qu’est-ce que l’impérialisme américain ? Quelle est la relation entre l’État fédéral ou provincial et l’impérialisme américain et anglo-canadien ? Quelle est la relation entre l’implantation et l’expansion des entreprises multinationales et le développement de la structure industrielle du Québec ? […] Que ce soit du capitalisme privé ou du capitalisme d’État, le sort des travailleurs québécois n’en demeurera pas moins lié au régime capitaliste qui perpétuera l’exploitation de leur force de travail. » Telles sont les questions toujours actuelles au coeur de Ne comptons que sur nos propres moyens. (Mouvements ; 144 pages, 14,95 $ ; en librairie fin août.)

FTQ. L’État rouage de notre exploitation. Avant-propos de Michel Arsenault ; préface de André Leclerc. « Situé à sa vraie place, l’État apparaît comme rien de plus qu’un rouage de notre exploitation. […] Nous comprendrons vite que tout changement en profondeur est quasi impossible, quand on se conforme à toutes les règles du jeu définies par lui pour se maintenir en place. » Il apparaît important et même prioritaire d’organiser « notre force politique », jusqu’à un parti politique des salariées si nécessaire, car il ne s’agit surtout pas de se débarrasser « l’emprise américaine et anglo-saxonne sur notre économie » pour la « remplacer par une bourgeoisie technocratique et capitaliste québécoise ». (Mouvements ; 128 pages, 14,95$ ; en librairie fin août.)

Ahmed Shawki, Black and Red. Les mouvements noirs et la gauche aux États-Unis, 1850-2010. Écrit de façon didactique et synthétique, Black and Red est une analyse historique perspicace et fine des mouvements de lutte contre le racisme aux États-Unis, du séparatisme de Marcus Garvey au militantisme de Malcolm X, du Black Panther Party au mouvement des droits civiques animé par l’éloquent Martin Luther King Jr., et bien plus encore. La discussion sur la libération raciale dans le cadre de la lutte pour l’émancipation des salariées fait rage aux États-Unis pendant tout le xxe siècle chez les socialistes, les communistes et les trotskistes. Voici une véritable contre-histoire populaire des États- Unis qui tient compte de la complexité de l’articulation de la race et de la classe sociale. (Mouvements ; environ 290 pages, 24,95 $ ; en librairie en octobre ; traduction de l’anglais ; coédition avec Syllepse, Paris.)

José Carlos Mariátegui, Álvaro García Linera, Indianisme et paysannerie en Amérique latine. Socialisme et libération nationale. Préface de Harry E. Vanden et Marc Becker ; textes réunis par Pierre Beaudet. La question indienne tout comme la question paysanne sont fondamentales pour tout processus de transformation sociale radicale et de libération de la domination étrangère, qu’elle soit directe ou indirecte, en Amérique latine. José Carlos Mariátegui, examine la trajectoire particulière du capitalisme dans les pays semi-coloniaux d’Amérique latine, le rôle des classes sociales, la question autochtone et l’avenir du socialisme. Álvaro García Linera, vice-président de la Bolivie, est un théoricien du réveil identitaire indigène comme moteur des mouvements sociaux. Son texte traite de la réalité contemporaine des luttes autochtones. Les chercheurs Harry E. Vanden et Marc Becker retracent la vie et l’oeuvre de Mariátegui, tandis que Pierre Beaudet examine l’histoire du dialogue souvent difficile, mais nécessaire et perpétuellement renouvelé du socialisme avec la libération nationale. (Marxismes ; 176 pages, 17,95 $ ; en librairie en septembre ; traduction de l’anglais et de l’espagnol ; coédition avec Syllepse, Paris.)

Patrick Guillaudat et Pierre Mouterde, Hugo Chávez et la révolution bolivarienne. Promesses et défis d’un processus de changement social. Au moment où le monde s’interroge sur l’avenir du Venezuela, cet essai propose une analyse méthodique de la révolution bolivarienne (1998-2012) impulsée par Hugo Chávez. Il s’attache à situer ce processus de changement social dans son contexte, en revenant sur l’histoire du Venezuela et en appréciant sa dynamique interne, les promesses comme les défis, les côtés lumineux comme la part plus sombre. C’est un véritable ouvrage de référence qui offre l’occasion de réfléchir en profondeur à ce que peut être un processus révolutionnaire au xxie siècle. (Mouvements ; 280 pages, 24,95 $ ; en librairie fin septembre ou début octobre.)

Diffusion et distribution au Canada : Prologue
Diffusion et distribution en France : DNM / Librairie du Québec а Paris
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