Chez M éditeur : nouveautés de l’automne 2012

Par Mis en ligne le 22 août 2012
  • Le prin­temps des carrés rouges. Lutte étu­diante, crise sociale, loi liber­ti­cide, démo­cra­tie de la rue. 
  • La crise et la gauche. Conséquences sociales et poli­tiques de la crise finan­cière mon­diale. 
  • L’école au ser­vice de la classe domi­nante. 
  • Ne comp­tons que sur nos propres moyens. 
  • L’État rouage de notre exploi­ta­tion. 
  • Black and Red. Les mou­ve­ments noirs et la gauche aux États-Unis, 1850-2010. 
  • Indianisme et pay­san­ne­rie en Amérique latine. Socialisme et libé­ra­tion natio­nale. 
  • Hugo Chávez et la révo­lu­tion boli­va­rienne. Promesses et défis d’un pro­ces­sus de chan­ge­ment social. 

André Frappier, Richard Poulin et Bernard Rioux, Le prin­temps des carrés rouges. Lutte étu­diante, crise sociale, loi liber­ti­cide, démo­cra­tie de la rue. Comment com­prendre la dyna­mique du mou­ve­ment étu­diant et la crise sociale qui secoue le Québec ? Après avoir fait un retour sur la lutte étu­diante de 2005 (et ses leçons), les auteurs exa­minent les causes immé­diates et struc­tu­relles du conflit, ses enjeux en raison des poli­tiques néo­li­bé­rales (uti­li­sa­teur-payeur, tari­fi­ca­tion des ser­vices) et posent la ques­tion du rendez-vous raté des syn­di­cats avec le mou­ve­ment étu­diant, y com­pris en ce qui concerne la grève sociale géné­rale qui tarde à être orga­ni­sée. (Mobilisations ; 160 pages ; 12,95 $ ; en librai­rie fin sep­tembre ou début octobre.)

Leo Panitch, Greg Albo et Vivek Chibber (coord.), La crise et la gauche. Conséquences sociales et poli­tiques de la crise finan­cière mon­diale. Si les crises éco­no­miques créent des occa­sions favo­rables aux chan­ge­ments sociaux, jusqu’à pré­sent, ce sont les classes domi­nantes qui en ont pro­fité, non la gauche et les mou­ve­ments sociaux. Ce livre ana­lyse ce pro­blème, non seule­ment sur le plan régio­nal – de l’Amérique latine au Moyen-Orient, de la Chine à l’Europe et à l’Amérique du Nord –, mais aussi sur celui des consé­quences sur la ville ou dans l’industrie auto­mo­bile, en met­tant en évi­dence les nou­velles stra­té­gies d’accumulation capi­ta­liste, les­quelles se nour­rissent à la fois de la crise du sec­teur public et de celle du climat, ce qui pave la voie à une nou­velle ère d’austérité dra­co­nienne. (Mobilisations ; 208 pages, 21,95 $ ; en librai­rie en sep­tembre ; tra­duc­tion de l’anglais.)

Il y a qua­rante ans, les cen­trales syn­di­cales publiaient trois « mani­festes » cri­ti­quant le systиme éco­no­mique et poli­tique. Plusieurs aspects de ces cri­tiques sont tou­jours d’actualité. Ce qui motive cette réédi­tion : mettre en lumiиre un élé­ment de l’histoire du mou­ve­ment ouvrier et per­mettre а la jeune géné­ra­tion mobi­li­sée de connaоtre ce pan de notre his­toire.

CEQ, L’école au ser­vice de la classe domi­nante. Avant-propos de Lorraine Pagé ; pré­face de Véronique Brouillette. Le mani­feste s’attache à mon­trer com­ment l’école trans­met l’idéologie capi­ta­liste, repro­duit les inéga­li­tés sociales (femmes, pauvres, mino­ri­tés eth­niques) et muselle toute ten­ta­tive de modi­fier les rap­ports sociaux en impo­sant la dis­ci­pline, en main­te­nant l’ordre hié­rar­chique, en fai­sant la pro­mo­tion de l’individualisme et du pro­duc­ti­visme. (Mouvements ; 112 pages, 12,95 $ ; en librai­rie fin août.)

CSN, Ne comp­tons que sur nos propres moyens. Avant-propos de Louis Roy ; pré­face de Jean-Guy Loranger. « Qu’est-ce que le capi­ta­lisme au Québec ? Qu’est-ce que l’impérialisme amé­ri­cain ? Quelle est la rela­tion entre l’État fédé­ral ou pro­vin­cial et l’impérialisme amé­ri­cain et anglo-cana­dien ? Quelle est la rela­tion entre l’implantation et l’expansion des entre­prises mul­ti­na­tio­nales et le déve­lop­pe­ment de la struc­ture indus­trielle du Québec ? […] Que ce soit du capi­ta­lisme privé ou du capi­ta­lisme d’État, le sort des tra­vailleurs qué­bé­cois n’en demeu­rera pas moins lié au régime capi­ta­liste qui per­pé­tuera l’exploitation de leur force de tra­vail. » Telles sont les ques­tions tou­jours actuelles au coeur de Ne comp­tons que sur nos propres moyens. (Mouvements ; 144 pages, 14,95 $ ; en librai­rie fin août.)

FTQ. L’État rouage de notre exploi­ta­tion. Avant-propos de Michel Arsenault ; pré­face de André Leclerc. « Situé à sa vraie place, l’État appa­raît comme rien de plus qu’un rouage de notre exploi­ta­tion. […] Nous com­pren­drons vite que tout chan­ge­ment en pro­fon­deur est quasi impos­sible, quand on se conforme à toutes les règles du jeu défi­nies par lui pour se main­te­nir en place. » Il appa­raît impor­tant et même prio­ri­taire d’organiser « notre force poli­tique », jusqu’à un parti poli­tique des sala­riées si néces­saire, car il ne s’agit sur­tout pas de se débar­ras­ser « l’emprise amé­ri­caine et anglo-saxonne sur notre éco­no­mie » pour la « rem­pla­cer par une bour­geoi­sie tech­no­cra­tique et capi­ta­liste qué­bé­coise ». (Mouvements ; 128 pages, 14,95$ ; en librai­rie fin août.)

Ahmed Shawki, Black and Red. Les mou­ve­ments noirs et la gauche aux États-Unis, 1850-2010. Écrit de façon didac­tique et syn­thé­tique, Black and Red est une ana­lyse his­to­rique pers­pi­cace et fine des mou­ve­ments de lutte contre le racisme aux États-Unis, du sépa­ra­tisme de Marcus Garvey au mili­tan­tisme de Malcolm X, du Black Panther Party au mou­ve­ment des droits civiques animé par l’éloquent Martin Luther King Jr., et bien plus encore. La dis­cus­sion sur la libé­ra­tion raciale dans le cadre de la lutte pour l’émancipation des sala­riées fait rage aux États-Unis pen­dant tout le xxe siècle chez les socia­listes, les com­mu­nistes et les trots­kistes. Voici une véri­table contre-his­toire popu­laire des États- Unis qui tient compte de la com­plexité de l’articulation de la race et de la classe sociale. (Mouvements ; envi­ron 290 pages, 24,95 $ ; en librai­rie en octobre ; tra­duc­tion de l’anglais ; coédi­tion avec Syllepse, Paris.)

José Carlos Mariátegui, Álvaro García Linera, Indianisme et pay­san­ne­rie en Amérique latine. Socialisme et libé­ra­tion natio­nale. Préface de Harry E. Vanden et Marc Becker ; textes réunis par Pierre Beaudet. La ques­tion indienne tout comme la ques­tion pay­sanne sont fon­da­men­tales pour tout pro­ces­sus de trans­for­ma­tion sociale radi­cale et de libé­ra­tion de la domi­na­tion étran­gère, qu’elle soit directe ou indi­recte, en Amérique latine. José Carlos Mariátegui, exa­mine la tra­jec­toire par­ti­cu­lière du capi­ta­lisme dans les pays semi-colo­niaux d’Amérique latine, le rôle des classes sociales, la ques­tion autoch­tone et l’avenir du socia­lisme. Álvaro García Linera, vice-pré­sident de la Bolivie, est un théo­ri­cien du réveil iden­ti­taire indi­gène comme moteur des mou­ve­ments sociaux. Son texte traite de la réa­lité contem­po­raine des luttes autoch­tones. Les cher­cheurs Harry E. Vanden et Marc Becker retracent la vie et l’oeuvre de Mariátegui, tandis que Pierre Beaudet exa­mine l’histoire du dia­logue sou­vent dif­fi­cile, mais néces­saire et per­pé­tuel­le­ment renou­velé du socia­lisme avec la libé­ra­tion natio­nale. (Marxismes ; 176 pages, 17,95 $ ; en librai­rie en sep­tembre ; tra­duc­tion de l’anglais et de l’espagnol ; coédi­tion avec Syllepse, Paris.)

Patrick Guillaudat et Pierre Mouterde, Hugo Chávez et la révo­lu­tion boli­va­rienne. Promesses et défis d’un pro­ces­sus de chan­ge­ment social. Au moment où le monde s’interroge sur l’avenir du Venezuela, cet essai pro­pose une ana­lyse métho­dique de la révo­lu­tion boli­va­rienne (1998-2012) impul­sée par Hugo Chávez. Il s’attache à situer ce pro­ces­sus de chan­ge­ment social dans son contexte, en reve­nant sur l’histoire du Venezuela et en appré­ciant sa dyna­mique interne, les pro­messes comme les défis, les côtés lumi­neux comme la part plus sombre. C’est un véri­table ouvrage de réfé­rence qui offre l’occasion de réflé­chir en pro­fon­deur à ce que peut être un pro­ces­sus révo­lu­tion­naire au xxie siècle. (Mouvements ; 280 pages, 24,95 $ ; en librai­rie fin sep­tembre ou début octobre.)

Diffusion et dis­tri­bu­tion au Canada : Prologue
Diffusion et dis­tri­bu­tion en France : DNM / Librairie du Québec а Paris
Pour de plus amples infor­ma­tions : Richard Poulin
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