Thème

Université populaire 2015

6e édition de l'université populaire des NCS
Repenser l’émancipation
du 20 au 23 août 2015 à l'UQAM

Les Nouveaux Cahiers du so­cialisme (NCS) en col­la­bo­ra­tion avec Canadian Dimension pré­sen­tent l’Université popu­laire 2015 sous le thème « Repensons l’émancipation».

En 2012, les étu­diants et les étu­dian­tes ont redy­na­misé l’idée que, oui en fin de compte, l’avenir est ouvert. Aujourd’hui en 2015, une grande conver­gence, regrou­pant tous les sec­teurs de la société, dit NON aux absur­des poli­ti­ques de l’« aus­té­rité » et retisse les liens de soli­da­rité entre géné­ra­tions, régions, com­mu­nau­tés. C’est le point de départ de l’université popu­laire des NCS, pour appro­fon­dir la réflexion pour et par les mou­ve­ments popu­lai­res, pour favo­ri­ser l’interaction et per­met­tre l’expression d’un large éven­tail de pers­pec­ti­ves, pour repen­ser l’émancipation et réin­ven­ter le monde.

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Vous avez dit, « convergences » ?
mercredi 19 août 2015
Université populaire 2015

On le sait, l’unité est l’arme des peu­ples. « El Pueblo unido jamás será ven­cido », comme on le disait au Chili à l’époque d’Allende. Devant le mur des domi­nants, on ne peut y aller en rangs dis­per­sés. Pour autant, cette unité, elle n’est jamais facile à réa­li­ser, car le peuple n’est pas « unique ». Il n’est pas homo­gène. Il y a au sein du peuple des inté­rêts divers, des « contra­dic­tions » comme le disait Mao. Résoudre ces contra­dic­tions, trou­ver dans la com­plexité du réel le « fil rouge » qui relie ensem­ble les aspi­ra­tions et les reven­di­ca­tions, c’est tout un art que peu de mou­ve­ments popu­lai­res ont réussi à maî­tri­ser.

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Les fondements historiques du racisme dominicain
Les origines de l’antihaitianismo

« Si le racisme […] peut être glo­ba­le­ment com­pris comme un essen­tia­lisme, s’il témoi­gne par­tout d’un com­por­te­ment d’exclusion et d’objectivation d’un autrui col­lec­tif, ses mani­fes­ta­tions sont si diver­ses qu’elles sem­blent rele­ver d’un ordre par­ti­cu­lier1 (c’est nous qui sou­li­gnons). » Le racisme tel qu’il s’est déve­loppé dans la République domi­ni­caine illus­tre bien ces propos du socio­lo­gue Adam Michel. Il est, en effet, pour le moins sur­pre­nant qu’une société com­po­sée majo­ri­tai­re­ment de Mulâtres et de Noirs puisse déve­lop­per au cours de son his­toire un racisme que plu­sieurs cher­cheurs ont qua­li­fié d’antihaïtianisme (anti­hai­tia­nismo), racisme qui tend à trou­ver chez l’Haïtien l’essence même de la race noire, qui per­çoit dans son atti­tude, sa manière d’être, sa culture, la « bar­ba­rie », le « pri­mi­ti­visme » et « l’archaïsme » afri­cain.

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La leçon européenne
mardi 18 août 2015
Université populaire 2015

Les der­niè­res décen­nies ont été la scène d’un vaste sou­lè­ve­ment popu­laire aux quatre coins du monde. Au début, la vague a emporté une grande partie de l’Amérique latine. Des mou­ve­ments popu­lai­res d’une puis­sance inédite ont ren­versé des gou­ver­ne­ments, en Argentine, en Équateur, en Bolivie. Ils ont mis la droite au pied du mur au Brésil, au Venezuela, en Uruguay. De nou­vel­les confi­gu­ra­tions poli­ti­ques sont appa­rues en défiant l’ordre impé­rial tra­di­tion­nel.

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Le jour où le peuple est monté à l’assaut du ciel
lundi 17 août 2015
Université populaire 2015

L’histoire des luttes et des mou­ve­ments popu­lai­res n’est jamais déter­mi­née d’avance, comme s’il y avait un « grand livre » écrit quel­que part. C’est au contraire une his­toire en dents de scie, pleine de vira­ges, d’inattendu, de hasard. Des déblo­ca­ges sur­vien­nent par­fois parce que deux choses arri­vent à un point d’intersection : d’une part, les mou­ve­ments popu­lai­res ont acquis de la force, de la confiance en soi, ils repré­sen­tent un projet hégé­mo­ni­que. Et d’autre part les domi­nants sont dans une grave crise, ils ne peu­vent plus, ils ne savent plus com­ment gou­ver­ner. C’est alors qu’il y a des avan­cées, comme on l’a vu dans le passé.

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Nos amis du Canada

Depuis la Révolution tran­quille, un puis­sant mou­ve­ment d’émancipation sociale et natio­nale est venu au monde au Québec. Les mou­ve­ments popu­lai­res, en gros, ont appuyé ce projet parce qu’ils voyaient bien le lien entre la cause sociale et la cause natio­nale. On s’est chi­ca­nés sur le com­ment, mais sur le but, il y a eu un assez gros consen­sus.

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Le capitalisme peut-il être vert ?
samedi 15 août 2015
Université populaire 2015

À quel­ques mois de la pro­chaine confé­rence de l’ONU sur les chan­ge­ments cli­ma­ti­ques, on note un cer­tain vent de pes­si­misme. Les « gros joueurs » comme les États-Unis et la Chine ne sem­blent pas dis­po­sés à céder une partie de leurs « droits » à pol­luer la pla­nète et nous pré­ci­pi­ter vers les chan­ge­ments cli­ma­ti­ques qui déjà se mani­fes­tent. Ils pen­sent que ce sont les pays pau­vres qui vont payer la note (et qui la paient déjà). Reste à voir ce que feront les vastes coa­li­tions popu­lai­res et éco­lo­gis­tes qui ont montré ces der­niè­res années leurs capa­ci­tés de résis­tance, au point où de nom­breux méga­pro­jets ont été mis de côté devant l’opposition des gens.

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Imagi-nation
vendredi 14 août 2015
Université populaire 2015

Sous le capi­ta­lisme réel­le­ment exis­tant, diver­ses frac­tu­res socia­les et natio­na­les sont entre­te­nues pour per­met­tre au 1 % de domi­ner les 99 %. Les domi­nants et les domi­nés sont « mar­qués » par leur classe sociale, mais aussi par leur ori­gine, leur genre, leur culture. L’élan d’émancipation doit faire face à toutes ces contra­dic­tions et éviter, comme on le fai­sait avant dans la gauche, de hié­rar­chi­ser les luttes et les reven­di­ca­tions. Par exem­ple, les femmes n’ont pas à « atten­dre » le socia­lisme pour obte­nir leurs droits. Pas plus que les nations ou les mino­ri­tés natio­na­les.

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La leçon européenne
jeudi 13 août 2015
Université populaire 2015

Les der­niè­res décen­nies ont été la scène d’un vaste sou­lè­ve­ment popu­laire aux quatre coins du monde. Au début, la vague a emporté une grande partie de l’Amérique latine. Des mou­ve­ments popu­lai­res d’une puis­sance inédite ont ren­versé des gou­ver­ne­ments, en Argentine, en Équateur, en Bolivie. Ils ont mis la droite au pied du mur au Brésil, au Venezuela, en Uruguay. De nou­vel­les confi­gu­ra­tions poli­ti­ques sont appa­rues en défiant l’ordre impé­rial tra­di­tion­nel.

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Chicane de famille : socialistes et libertaires
mardi 11 août 2015
Université populaire 2015

Au moment des gran­des révo­lu­tions du 19e siècle, les peu­ples cher­chent leur voie. Les Empires et les clas­ses réac­tion­nai­res sont secoués par­tout. De nou­vel­les clas­ses urbai­nes appa­rais­sent sur la scène poli­ti­que, la bour­geoi­sie et le pro­lé­ta­riat, notam­ment. Des luttes socia­les très vives se com­bi­nent avec des mobi­li­sa­tions pour la libé­ra­tion natio­nale. C’est éga­le­ment l’essor du colo­nia­lisme où des puis­san­ces de l’époque uti­li­sent la sub­ju­ga­tion des peu­ples comme arme pour divi­ser les domi­nés. Le pay­sage est plutôt confus.

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