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La question nationale

Le détour irlandais (2)
Retour sur la question nationale
vendredi 30 janvier 2015
La question nationale

a54ab7_7fd2ec615c1d48b9ae400467e772489f.png_srz_p_232_304_75_22_0.50_1.20_0Au début avec Marx et la Deuxième Internationale, les socia­listes mettent au jeu, à une échelle qui se veut inter­na­tio­na­liste, le grand pro­gramme de l’émancipation sociale. On se sou­vient de la fameuse phrase du Manifeste du parti com­mu­niste, « Les pro­lé­taires n’ont pas de patrie ». Mais peu à peu à tra­vers les luttes en Europe, on s’aperçoit que ce n’est pas si « simple », que l’histoire n’est pas un long chemin tran­quille menant au socia­lisme, mais un sen­tier plein de trous, d’aspérités, de murs.

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Le « détour irlandais »
Nations et prolétaires (1843-1912)
vendredi 23 janvier 2015
La question nationale

a54ab7_766eface74d74391a71a39dc14a91b1c.png_srz_p_327_425_75_22_0.50_1.20_0Depuis long­temps, les socia­listes s’interrogent sur les luttes natio­nales. Leur projet « fon­da­men­tal »reste social, l’émancipation des couches popu­laires et pro­lé­ta­riennes. On se sou­vient de la phrase lapi­daire de Marx, « les ouvriers n’ont pas de patrie ».

Au fil des luttes durant la pre­mière période du socia­lisme cepen­dant, il devient clair que le chemin de l’émancipation n’est pas aussi « droit » qu’on l’avait pensé au début. La com­plexité des sys­tèmes de domi­na­tion struc­tu­rés autour des États et de grands empires fait en sorte que toutes sortes de contra­dic­tions s’imbriquent les unes dans les autres. Même si la lutte des classes pro­duit un effet pola­ri­sant entre bour­geois et pro­lé­taires, d’autres frac­tures pro­li­fèrent entre la ville et la cam­pagne, entre les genres, les groupes eth­no­lin­guis­tiques et des pro­to­na­tions qui naissent avec les trans­for­ma­tions induites par le capi­ta­lisme.

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Histoires, pratiques et théories de la transformation
La gauche et la question nationale

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En 1978, dans l’effervescence qué­bé­coise de l’époque naît une revue, les Cahiers du socia­lisme. Son but est de relire la société qué­bé­coise au prisme des classes et des luttes de classes, plus par­ti­cu­liè­re­ment « de faire l’analyse des « rap­ports entre classes sociales au Québec et au Canada, de la nature de l’État capi­ta­liste fédé­ral et qué­bé­cois, de la place du Canada dans le sys­tème impé­ria­liste, des voies d’organisation et d’accession au pou­voir des classes oppri­mées, de la ques­tion natio­nale »[1]. L’« aven­ture » durera jusqu’en 1984[2].

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Marx et le détour irlandais

En abor­dant la ques­tion natio­nale, on sait que nos « ancêtres », en com­men­çant par Marx, ont mené de grands débats qui ont conti­nué lors des grandes révo­lu­tions du 20e siècle et au-delà. Au Québec, dans le tour­nant des années 1960, la gauche qué­bé­coise a adopté la pers­pec­tive « indé­pen­dance-socia­lisme » (le tiret entre les deux mots indi­quant qu’il s’agissait, dans cette optique, d’une seule et même lutte). Plus tard, cette posi­tion a été contes­tée par divers cou­rants (dont les partis se défi­nis­sant comme « mar­xistes-léni­nistes) qui pro­po­saient de reve­nir au projet anté­rieur de « lutte com­mune contre le capi­ta­lisme ». Néanmoins dans les années 1980-90, la majo­rité de la gauche s’est rallié à une mou­ture renou­ve­lée du « socia­lisme-indé­pen­dance », et ce dans le contexte d’une grande conflic­tua­lité avec le PQ et sa ges­tion néo­li­bé­rale. C’est là où sont nés divers pro­jets, dont celui de Québec Solidaire. C’est ainsi qu’on se retrouve aujourd’hui devant un nou­veau-vieux débat, face à l’offensive des domi­nants qui cherchent à « liqui­der » les objec­tifs de l’émancipation sociale et natio­nale. C’est dans ce contexte qu’il peut être inté­res­sant de (re) par­cou­rir ce qu’ont pensé nos « ancêtres » et c’est pour­quoi vous sont pro­po­sées quelques réflexions sur cet « héri­tage ».

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