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Conjonctures et actualités

Nouvelles des NCS
vendredi 12 mai 2017
Conjonctures et actualités
Une crise systémique qui plonge ses racines dans les rapports de production capitalistes
vendredi 12 mai 2017
Conjonctures et actualités
Haïti :
Quand justice sera-t-elle rendue aux victimes de la Minustah ?
vendredi 12 mai 2017
Conjonctures et actualités

N’est-il pas sur­pre­nant et iro­ni­que que l’ONU qui pré­tend main­te­nant conso­li­der la jus­tice dans notre pays par la Minujusth (Mission des Nations unies pour l’appui à la jus­tice en Haïti) refuse même de consi­dé­rer les sévi­ces infli­gés à la popu­la­tion par son autre orga­nisme, la Minustah (Mission des Nations unies pour la sta­bi­li­sa­tion en Haïti), comme un pro­blème qui relève du droit inter­na­tio­nal et de la jus­tice ?

Que faut-il atten­dre d’une telle orga­ni­sa­tion en termes de jus­tice quand, par sa faute, des mil­liers d’enfants deve­nus orphe­lins, des famil­les entiè­res déci­mées par le cho­léra, des femmes et d’enfants vic­ti­mes de viols, de bru­ta­lité par des sol­dats sous sa propre juri­dic­tion, n’ont jusqu’à aujourd’hui obtenu aucune jus­tice, aucun dédom­ma­ge­ment ?

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Article 16
Bilan de la révolution
Centième anniversaire de la révolution soviétique en Russie

Rapport pré­senté au cin­quième congrès de l’Internationale Communiste

V.I. Lénine, 5 novem­bre 1922

(Extraits)

Au début de 1918, dans une courte polé­mi­que, j’ai touché la ques­tion de l’attitude que nous devions adop­ter à l’égard du capi­ta­lisme d’État. J’écrivais à cette date :

Le capi­ta­lisme d’État serait un pas en avant par rap­port à la situa­tion actuelle (c’est-à-dire de cette époque) de notre République des Soviets. Si, par exem­ple, d’ici six mois, le capi­ta­lisme d’État était ins­tauré chez nous, ce serait un immense succès et le plus sûr garant que, dans un an, le socia­lisme serait défi­ni­ti­ve­ment conso­lidé chez nous et qu’il serait invin­ci­ble. 

Certes, cela était dit à une époque où nous étions moins intel­li­gents qu’aujourd’hui, mais non pas sots au point de ne pas savoir exa­mi­ner de pareilles ques­tions.

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Des élections présidentielles en France
Quelques réflexions à propos d’un premier tour
Des perspectives pour la gauche radicale
samedi 29 avril 2017
Conjonctures et actualités

Les résul­tats du pre­mier tour achè­vent pro­vi­soi­re­ment une cam­pa­gne élec­to­rale éton­nante mar­quée par des rebon­dis­se­ments inat­ten­dus. Il n’est pas inin­té­res­sant d’en tirer quel­ques leçons. En tenant compte du contexte sur la situa­tion poli­ti­que en France, la crise euro­péenne accen­tuée par le Brexit, la situa­tion inter­na­tio­nale mar­quée par l’élection de Trump.

La colère et le « ras-le-bol » tra­dui­sent en fait un pro­fond désir de renou­vel­le­ment. Le rejet des partis de gou­ver­ne­ment, par­ti­cu­liè­re­ment le PS et les Républicains, s’est tra­duit par un véri­ta­ble jeu de quilles qui a fait tomber suc­ces­si­ve­ment : Hollande, Sarkozy, Juppé, Valls, Fillon.

Pour beau­coup, il s’agissait avec un bul­le­tin de vote, abs­ten­tion com­prise, de répon­dre à trois ques­tions : quel serait le moins mau­vais pré­si­dent ou le moins mau­vais pro­gramme ? com­ment faire bar­rage au Front natio­nal ? com­ment le mieux pré­pa­rer la suite pour une recom­po­si­tion de la gauche ? Les voix de gauche se sont répar­ties en fonc­tion de la prio­rité donnée à une des ques­tions. Aucune de ces ques­tions n’est hors de propos.

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Révision de la carte électorale: pour éviter les psychodrames
Seul le scrutin proportionnel peut assurer la ‘représentation effective des électeurs’
dimanche 12 mars 2017
Conjonctures et actualités

Même si elle était confiée à un orga­nisme indé­pen­dant des partis poli­ti­ques, la Commission de la repré­sen­ta­tion élec­to­rale (CRE), le pro­ces­sus de révi­sion de la carte élec­to­rale qué­bé­coise qui vient de se ter­mi­ner, a pro­vo­qué de nou­veau un psy­cho­drame col­lec­tif. Cette fois-ci, c’est la sup­pres­sion d’une cir­cons­crip­tion sur l’île de Montréal et d’une autre en Mauricie -au profit de la cou­ronne nord de la région métro­po­li­taine- qui en a été la cause. La dis­pa­ri­tion appré­hen­dée de la cir­cons­crip­tion de Sainte-Marie-Saint-Jacques, sans que ses élec­teurs aient été consul­tés, a pro­vo­qué, en l’espace de quel­ques jours, une impres­sion­nante levée de bou­cliers et a donné lieu à une mobi­li­sa­tion citoyenne exem­plaire. Le CRE a d’ailleurs reconnu son erreur en reve­nant à sa pro­po­si­tion ini­tiale de fusion­ner plutôt les cir­cons­crip­tions de Mont-Royal et d’Outremont.

La fois pré­cé­dente c’est la sup­pres­sion de deux cir­cons­crip­tions en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent et d’une troi­sième au sud de Québec -au profit de Laval, de Laurentides-Lanaudière et de la Montérégie- qui avait mis le feu aux pou­dres. Les citoyens de la cir­cons­crip­tion de Beauce Nord s’étaient alors mobi­li­sés pour éviter la fusion avec la cir­cons­crip­tion de Frontenac. Le CRE avait cédé décré­tant plutôt une fusion entre Lotbinière et Frontenac. Les pres­sions avaient aussi été inten­ses pour éviter la sup­pres­sion des deux cir­cons­crip­tions de l’Est du Québec, mais le CRE a main­tenu sa déci­sion.

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ATTENTAT DE QUÉBEC
Le terreau fertile d’une extrême droite bien de chez nous
mercredi 1 février 2017
Conjonctures et actualités

Sous le choc de l’émotion quant au carac­tère indi­ci­ble de la tra­gé­die, il nous faudra sans doute du temps pour rendre celle-ci intel­li­gi­ble et sur­mon­ter la ten­ta­tion de la réduire trop faci­le­ment à une dérive patho­lo­gi­que décon­tex­tua­li­sée. Comment un enfant de bonne famille ayant grandi dans un pays dont l’identité fon­da­men­tale repose sur la « diver­sité » et la tolé­rance en vient-il à tirer sur d’innocentes vic­ti­mes dont le seul crime est de prier leur Dieu dans un temple censé les pro­té­ger contre l’horreur et la bêtise du monde ?

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Les populismes, la presse et Trump
mercredi 25 janvier 2017
Conjonctures et actualités

Le phé­no­mène popu­liste a été lar­ge­ment décrit et étudié en Amérique latine. On a sou­vent affirmé que les lea­ders popu­lis­tes étaient pro­pres aux cultu­res et tra­di­tions lati­nes, mais voilà que le monde et les États-Unis en par­ti­cu­lier décou­vrent qu’ils sont sur­tout le propre d’un contexte, de cer­tai­nes condi­tions socia­les qui le favo­ri­sent. C’est la société elle-même qui rend légi­time et accepte le leader popu­liste, ainsi que son excen­tri­cité et son éthi­que dou­teuse. Les auto­ri­ta­ris­mes sont une construc­tion sociale.

Une stra­té­gie poli­ti­que

S’il est vrai que les atta­ques contre la presse sont appa­rues au cours de la cam­pa­gne élec­to­rale, le nou­veau pré­si­dent amé­ri­cain a très tôt mis en évi­dence une appro­che popu­liste sem­bla­ble à ce que nous connais­sons en Amérique latine. Pour les popu­lis­tes, la prio­rité est l’établissement d’un lien direct avec la popu­la­tion, sans la média­tion des partis poli­ti­ques, de leurs idéo­lo­gies ou pro­gram­mes. Seule compte la parole du leader.

Les médias, por­teurs d’une diver­sité d´opinons et d’analyses basées sur les faits, peu­vent rapi­de­ment deve­nir un obs­ta­cle à cette rela­tion. La stra­té­gie est alors de les contour­ner. D’abord, en condam­nant le jour­na­lisme cri­ti­que, en cher­chant à lui faire perdre sa légi­ti­mité, en l’accusant de par­tia­lité et de manque d’objectivité. Ensuite, en ren­for­çant tous les moyens de com­mu­ni­ca­tion per­met­tant un lien direct avec les « masses ano­ny­mes ». Pour le moment, Donald Trump pri­vi­lé­gie l’usage de Twitter, mais peut-être arri­vera-t-il à mul­ti­plier les moyens de com­mu­ni­ca­tion directe. Par exem­ple, une chaîne de nou­vel­les telle que Fox News pour­rait éven­tuel­le­ment relayer ses posi­tions sans filtre cri­ti­que. En Amérique latine, les pré­si­dents Chavez et Correa (Venezuela et Équateur) ont trans­formé des médias publics en médias « offi­ciels ».

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Appel de Porto Alegre pour la solidarité mondiale des peuples
dimanche 22 janvier 2017
Conjonctures et actualités

Nous, mem­bres du Conseil inter­na­tio­nal du FSM, réunis à Porto Alegre à l’occasion du Forum social des résis­tan­ces, affir­mons notre soli­da­rité avec les mil­lions de per­son­nes qui ont répondu, à Washington et dans plus 600 villes du monde, à l’appel de la marche des femmes contre Trump et le trum­pisme.

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Article 2
Octobre 1917 à l’épreuve de l’histoire
1917-2017 Centième anniversaire de la révolution soviétique en Russie


2017 marque le cen­tième anni­ver­saire de la révo­lu­tion sovié­ti­que en Russie. Pendant plu­sieurs années et notam­ment pen­dant la longue période durant laquelle a dominé la « pensée unique » néo­li­bé­rale et conser­va­trice, cet évè­ne­ment mar­quant dans l’histoire a été « évacué » des débats et même de l’enseignement de l’histoire. Parallèlement, selon les intel­lec­tuels de ser­vice de ce grand virage, la révo­lu­tion sovié­ti­que est deve­nue le point de départ du « tota­li­ta­risme », d‘une « guerre des civi­li­sa­tions » entre l’« Occident » moderne et les peu­ples « bar­ba­res ». Depuis, la situa­tion a quel­que peu changé. Devant l’impulsion des grands mou­ve­ments popu­lai­res des 15 der­niè­res années, la flamme de l’émancipation renaît. Et aussi, de plus en plus, on regarde der­rière avec un autre œil : qu’est-ce qui s’est réel­le­ment passé en 1917 ? Pourquoi cette révo­lu­tion qui a « ébranlé le monde », selon l’expression consa­crée de John Reed, s’est trans­for­mée ? Quelles sont les leçons qui s’en déga­gent ? Qu’est-ce qu’en ont dit les prin­ci­paux pro­ta­go­nis­tes ?


La révo­lu­tion d’Octobre a pro­fon­dé­ment marqué l’histoire du XXe siècle (1). Elle a sus­cité de nom­breu­ses polé­mi­ques, des jus­ti­fi­ca­tions et des pro­cla­ma­tions idéo­lo­gi­ques, des images d’Épinal et des condam­na­tions sans appel qui se confon­dent, pour de nom­breux obser­va­teurs, avec la réa­lité. La per­pé­tua­tion de ces repré­sen­ta­tions ancrées dans l’événement fon­da­teur que fut la prise du Palais d’hiver contri­bue à mas­quer, dans l’esprit de beau­coup, la réa­lité. Ainsi, en 1917, ce qui pré­do­mi­nait était le bou­le­ver­se­ment géné­ral (armée, police, appa­reil d’État, milieux éco­no­mi­ques, opi­nions et per­cep­tion de la vie poli­ti­que) et un chaos qui allait pro­fon­dé­ment peser sur les choix des bol­che­viks. À plu­sieurs repri­ses d’ailleurs, ce qui se joue sur la scène sovié­ti­que n’a pas de rap­port avec le décor et les dis­cours. Conséquence : une his­toire pleine de sur­pri­ses car elle a pour cadre un espace por­teur de crises, où les fac­teurs de décom­po­si­tion ont agi avec une vio­lence par­ti­cu­lière et où les fac­teurs de recom­po­si­tion ont pris des formes sur­pre­nan­tes. Tout sys­tème, pré­sent ou passé, doit être ana­lysé du point de vue de ses forces vives, de sa capa­cité ou non à se réfor­mer, et donc à trou­ver une nou­velle vita­lité en aban­don­nant une orien­ta­tion dan­ge­reuse. Les idéo­lo­gies sont sou­vent aveu­glan­tes, car elles pra­ti­quent l’autocélébration : elles amè­nent les êtres humains à oublier que le régime sous lequel ils vivent et qu’ils consi­dè­rent comme plus sou­hai­ta­ble a com­mencé à fonc­tion­ner selon d’autres règles, sous l’action de fac­teurs éco­no­mi­ques et sociaux dis­sol­vants, capa­bles de le vider de sa sub­stance et de n’en lais­ser sub­sis­ter que les appa­ren­ces. Une telle situa­tion peut être com­pa­rée à un théâ­tre où le décor et l’action n’ont rien à voir. Le décor est celui d’une autre pièce, appar­te­nant à une autre époque ; quant à l’action qui se joue, elle mène tout à fait ailleurs.

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