Thème

Numéros des NCS

 
Les femmes et la justice au Canada : quelle justice ?

Par Rachel Chagnon[1]

L’accès plein et entier à un sys­tème de jus­tice neutre et effi­cace est pré­senté comme l’un des grands acquis, si ce n’est le plus grand, de la démo­cra­tie libé­rale. Le droit à un juge­ment « juste et équi­ta­ble » est d’ailleurs garanti consti­tu­tion­nel­le­ment au Canada. Ce sont de très belles garan­ties sur papier ; tou­te­fois, qu’en est-il dans les faits ? Dans cet arti­cle, nous allons nous inter­ro­ger sur l’accès à la jus­tice, plus par­ti­cu­liè­re­ment pour les femmes[2].

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Numéro 17, Hiver 2017
Démocratie : entre dérives et recomposition
Présentation du dossier thématique
mardi 7 février 2017
Cahiers du socialisme, Numéros des NCS

Présentation du dossier

Démocratie : demos et kratos

La démocratie est une vieille idée qui s’est développée à travers les luttes et les résistances des peuples. L’étymologie du mot (demos : peuple et kratos : pouvoir) réfère à la cité grecque, à l’agora des citoyens (sans les femmes et sans les esclaves, qui sont la majorité des habitants), où les décisions sont prises sur les priorités et l’allocation des rôles et des responsabilités par tout un chacun. Mais l’expérience démocratique dépasse de loin le périmètre athénien. Elle découle également de peuples et de communautés qui s’inventent des processus et des structures participatives, parfois même sans État ni structure imposée sur et au-dessus de la société[1].

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NUMÉRO 15, HIVER 2016
Les territoires de l’art – Art et politique
LANCEMENT : Jeudi 25 février 2016 à 18 h
jeudi 4 février 2016
Numéros des NCS
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Introduction au dossier

« Nous ne vivons plus dans le beau » dira le socio­lo­gue Guy Rocher [1] en par­lant de ce Québec aux formes aus­té­ri­tai­res. Notre rap­port à l’esthétique, au poli­ti­que, au commun, à la diver­sité des formes d’expression artis­ti­co­po­li­ti­que n’a cessé de nous ques­tion­ner tout au long de la pré­pa­ra­tion de ce dos­sier. Si notre géné­ra­tion porte en elle la mémoire du Refus global, c’est-à-dire de l’apport cen­tral des arts accom­pa­gnant nos déci­sions col­lec­ti­ves, le prin­temps rouge des étu­dian­tes et des étu­diants est venu ravi­ver ce souf­fle contes­ta­taire, nous invi­tant de nou­veau dans « la beauté de la colère », le refus du pater­na­lisme éta­ti­que, l’effervescence de la créa­tion dans la recon­quête des espa­ces publics, la beauté d’exister en ces temps post­ré­fé­ren­dai­res. De Speak white à Speak red, l’histoire d’une révolte créa­tive se dresse encore, recon­fi­gu­rant irré­mé­dia­ble­ment les pour­tours d’un monde à construire, à par­faire. Si la révolte contre l’autorité jugée illé­gi­time amal­game le juste et le beau, en des temps plus pai­si­bles, la conju­gai­son entre les arts et le poli­ti­que demeure sujette à inter­pré­ta­tion y fou­lant d’innombrables ter­ri­toi­res et axes d’analyse.

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NUMÉRO 14, AUTOMNE 2016
La décroissance, pour la suite du monde
mardi 20 octobre 2015
Cahiers du socialisme, Numéros des NCS
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INTRODUCTION AU DOSSIER

Comment faire croî­tre la décrois­sance ?

Yves-Marie Abraham, Andrea Levy et Louis Marion

L’appel expli­cite à une « décrois­sance sou­te­na­ble » a été lancé au début des années 2000, en Europe latine d’abord, contre l’idéologie du « déve­lop­pe­ment dura­ble » sur­tout, mais contre aussi le déve­lop­pe­ment tout court. Le petit livre publié par Serge Latouche en 2004 sous le titre Survivre au déve­lop­pe­ment. De la déco­lo­ni­sa­tion de l’imaginaire éco­no­mi­que à la construc­tion d’une société alter­na­tive[1] a pra­ti­que­ment fait office de mani­feste.

Pour les « objec­teurs et de crois­sance », le « déve­lop­pe­ment dura­ble » ou aujourd’hui la « crois­sance verte » ne per­met­tront, dans le meilleur des cas, que de « pol­luer moins pour pol­luer plus long­temps ». Rappelant qu’une crois­sance éco­no­mi­que infi­nie dans un monde fini n’est pas pos­si­ble, ils ajou­tent qu’elle n’est pas sou­hai­ta­ble. Cette crois­sance est pour eux en effet syno­nyme d’injustices entre humains et de sou­mis­sion à une méga­ma­chine tech­no­ca­pi­ta­liste de plus en plus alié­nante. Pour la plu­part d’entre eux cepen­dant, la décrois­sance n’est plus une option. Elle est leur (notre) hori­zon. La ques­tion est de savoir si cette décrois­sance sera subie, consé­quence bru­tale et incon­trô­la­ble du dépas­se­ment des limi­tes bio­phy­si­ques de la pla­nète, ou si elle sera choi­sie et assu­mée col­lec­ti­ve­ment, dans le but d’éviter aux humains, en par­ti­cu­lier aux plus dému­niEs d’entre eux, les effets désas­treux d’un tel dépas­se­ment. Militer en faveur de la « décrois­sance sou­te­na­ble », c’est croire qu’il est encore pos­si­ble de mettre en œuvre cette décrois­sance choi­sie.

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Recension
NCS, NUMÉRO 11 : MÉDIAS, JOURNALISME ET SOCIÉTÉ

Le onzième numéro des Nouveaux Cahiers du socia­lisme, une revue qué­bé­coise fondée en 2009, pro­pose un dos­sier autour du thème Médias, jour­na­lisme et société. Si la majo­rité des auteur(e) s de la dou­zaine de textes du dos­sier sont des chercheur(e) s uni­ver­si­tai­res, la revue vise un public élargi et pro­pose éga­le­ment les réflexions de dif­fé­rents acteurs des milieux syn­di­caux, com­mu­nau­tai­res et étu­diants. Il est évi­dem­ment dif­fi­cile de résu­mer un dos­sier de cette ampli­tude ce qu’arrivent pour­tant à faire Benoit Gaulin, Caroline Joly et Éric Martin dans leur intro­duc­tion au dos­sier (p. 7–12) qui pro­pose tout autant des études de cas que des réflexions théo­ri­ques, et dont les pré­mis­ses et les objec­tifs sont immé­dia­te­ment poli­ti­ques et inti­me­ment liés au contexte qué­bé­cois. Il est néan­moins pos­si­ble de déga­ger trois prin­ci­paux thèmes autour des­quels s’articulent les dif­fé­ren­tes contri­bu­tions de ce dos­sier, qui s’inscrit réso­lu­ment dans le pro­lon­ge­ment de dif­fé­ren­tes ana­ly­ses et concep­tua­li­sa­tions mar­xis­tes des médias et de leur pou­voir. Ces thèmes sont 1) la cri­ti­que du pou­voir des médias, 2) le rôle des médias dans la for­ma­tion de contre-pou­voirs et 3) les trans­for­ma­tions du jour­na­lisme.

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Nouveaux Cahiers du socialisme
Impérialisme au XXIe siècle, Empires et confrontations
Numéro 13, Hiver 2015
mercredi 18 février 2015
Numéros des NCS
No. 13 -Impérialisme au XXIe siècle

No. 13 -Impérialisme au XXIe siècle

Introduction au numéro

Numéro coor­donné par : Flavie Achard, Pierre Beaudet, Stéphane Chalifour, Donald Cuccioletta, Francis Fortier, Philippe Hurteau, Thomas Chiasson-LeBel, Ghislaine Raymond

En 1914, l’histoire contem­po­raine bas­cu­lait avec la Première Guerre mon­diale. Celle-ci lan­çait le monde entier dans un conflit d’une vio­lence sans pré­cé­dent. Cette guerre inter­éta­ti­que aux accents de lutte de clas­ses voyait s’affronter dif­fé­ren­tes puis­san­ces impé­ria­lis­tes dans une riva­lité qui allait en éli­mi­ner plu­sieurs. C’est à cette époque que le mar­xisme s’est d’abord inté­ressé, avec une atten­tion par­ti­cu­lière, à la ques­tion de l’impérialisme.

Au moment de bou­cler ce numéro, cent ans plus tard, le Parlement cana­dien, com­posé d’une majo­rité de conser­va­teurs, vient d’engager la par­ti­ci­pa­tion du Canada à des bom­bar­de­ments aériens en Irak. L’objectif pour­suivi, plutôt flou, est d’affaiblir un groupe armé qui opère dans la région, l’État isla­mi­que en Irak et au Levant (EIIL), qui repré­sen­te­rait une « menace à l’échelle mon­diale »[1]. Cet objec­tif a été réaf­firmé à la suite des inci­dents à Saint-Jean-sur-le-Richelieu et à Ottawa en octo­bre der­nier dans les­quels des mili­tai­res ont été tués. Les ser­vi­ces de sécu­rité affir­ment que les meur­triers se récla­maient d’un cer­tain islam « radi­cal », ce qui jus­ti­fie­rait, selon le gou­ver­ne­ment, de par­ti­ci­per encore davan­tage à la « guerre contre le ter­ro­risme mon­dial ».

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