Thème

Numéros des NCS

 
Nouveaux Cahiers du socialisme - No. 8 - Automne 2012
Les menaces sur l’enseignement collégial
À l'occasion du 50e anniversaire des cégeps
jeudi 13 avril 2017
Numéros des NCS

À l’occasion du 50e anni­ver­saire des cégeps, bien que cet article soit paru à l’automne 2012 dans le numéro 8 de la revue des Nouveaux Cahiers du socia­lisme, il nous est apparu qu’il demeu­rait plus que jamais per­ti­nent. Une ver­sion PDF est éga­le­ment dis­po­nible au bas de la pré­sente page. [NCS]


Les col­lèges d’enseignement géné­ral et pro­fes­sion­nel ou cégeps ont 45 ans. C’est bien jeune pour une ins­ti­tu­tion d’enseignement, en par­ti­cu­lier si on les com­pare aux uni­ver­si­tés dont les ori­gines qué­bé­coises remontent à 1663, date de la fon­da­tion de l’ancêtre de l’Université Laval. Pourtant, si les cégeps existent encore aujourd’hui, c’est envers et contre toute une série d’attaques concer­nant leur per­ti­nence et leurs carac­té­ris­tiques, et ce, dès leur créa­tion jusqu’à nos jours.

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Les femmes et la justice au Canada : quelle justice ?

Par Rachel Chagnon[1]

L’accès plein et entier à un sys­tème de jus­tice neutre et effi­cace est pré­senté comme l’un des grands acquis, si ce n’est le plus grand, de la démo­cra­tie libé­rale. Le droit à un juge­ment « juste et équi­table » est d’ailleurs garanti consti­tu­tion­nel­le­ment au Canada. Ce sont de très belles garan­ties sur papier ; tou­te­fois, qu’en est-il dans les faits ? Dans cet article, nous allons nous inter­ro­ger sur l’accès à la jus­tice, plus par­ti­cu­liè­re­ment pour les femmes[2].

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Numéro 17, Hiver 2017
Démocratie : entre dérives et recomposition
Présentation du dossier thématique
mardi 7 février 2017
Cahiers du socialisme, Numéros des NCS

Présentation du dossier

Démocratie : demos et kratos

La démocratie est une vieille idée qui s’est développée à travers les luttes et les résistances des peuples. L’étymologie du mot (demos : peuple et kratos : pouvoir) réfère à la cité grecque, à l’agora des citoyens (sans les femmes et sans les esclaves, qui sont la majorité des habitants), où les décisions sont prises sur les priorités et l’allocation des rôles et des responsabilités par tout un chacun. Mais l’expérience démocratique dépasse de loin le périmètre athénien. Elle découle également de peuples et de communautés qui s’inventent des processus et des structures participatives, parfois même sans État ni structure imposée sur et au-dessus de la société[1].

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NUMÉRO 15, HIVER 2016
Les territoires de l’art – Art et politique
LANCEMENT : Jeudi 25 février 2016 à 18 h
jeudi 4 février 2016
Numéros des NCS
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Introduction au dossier

« Nous ne vivons plus dans le beau » dira le socio­logue Guy Rocher [1] en par­lant de ce Québec aux formes aus­té­ri­taires. Notre rap­port à l’esthétique, au poli­tique, au commun, à la diver­sité des formes d’expression artis­ti­co­po­li­tique n’a cessé de nous ques­tion­ner tout au long de la pré­pa­ra­tion de ce dos­sier. Si notre géné­ra­tion porte en elle la mémoire du Refus global, c’est-à-dire de l’apport cen­tral des arts accom­pa­gnant nos déci­sions col­lec­tives, le prin­temps rouge des étu­diantes et des étu­diants est venu ravi­ver ce souffle contes­ta­taire, nous invi­tant de nou­veau dans « la beauté de la colère », le refus du pater­na­lisme éta­tique, l’effervescence de la créa­tion dans la recon­quête des espaces publics, la beauté d’exister en ces temps post­ré­fé­ren­daires. De Speak white à Speak red, l’histoire d’une révolte créa­tive se dresse encore, recon­fi­gu­rant irré­mé­dia­ble­ment les pour­tours d’un monde à construire, à par­faire. Si la révolte contre l’autorité jugée illé­gi­time amal­game le juste et le beau, en des temps plus pai­sibles, la conju­gai­son entre les arts et le poli­tique demeure sujette à inter­pré­ta­tion y fou­lant d’innombrables ter­ri­toires et axes d’analyse.

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NUMÉRO 14, AUTOMNE 2016
La décroissance, pour la suite du monde
mardi 20 octobre 2015
Cahiers du socialisme, Numéros des NCS
NCS14_couverture

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INTRODUCTION AU DOSSIER

Comment faire croître la décrois­sance ?

Yves-Marie Abraham, Andrea Levy et Louis Marion

L’appel expli­cite à une « décrois­sance sou­te­nable » a été lancé au début des années 2000, en Europe latine d’abord, contre l’idéologie du « déve­lop­pe­ment durable » sur­tout, mais contre aussi le déve­lop­pe­ment tout court. Le petit livre publié par Serge Latouche en 2004 sous le titre Survivre au déve­lop­pe­ment. De la déco­lo­ni­sa­tion de l’imaginaire éco­no­mique à la construc­tion d’une société alter­na­tive[1] a pra­ti­que­ment fait office de mani­feste.

Pour les « objec­teurs et de crois­sance », le « déve­lop­pe­ment durable » ou aujourd’hui la « crois­sance verte » ne per­met­tront, dans le meilleur des cas, que de « pol­luer moins pour pol­luer plus long­temps ». Rappelant qu’une crois­sance éco­no­mique infi­nie dans un monde fini n’est pas pos­sible, ils ajoutent qu’elle n’est pas sou­hai­table. Cette crois­sance est pour eux en effet syno­nyme d’injustices entre humains et de sou­mis­sion à une méga­ma­chine tech­no­ca­pi­ta­liste de plus en plus alié­nante. Pour la plu­part d’entre eux cepen­dant, la décrois­sance n’est plus une option. Elle est leur (notre) hori­zon. La ques­tion est de savoir si cette décrois­sance sera subie, consé­quence bru­tale et incon­trô­lable du dépas­se­ment des limites bio­phy­siques de la pla­nète, ou si elle sera choi­sie et assu­mée col­lec­ti­ve­ment, dans le but d’éviter aux humains, en par­ti­cu­lier aux plus dému­niEs d’entre eux, les effets désas­treux d’un tel dépas­se­ment. Militer en faveur de la « décrois­sance sou­te­nable », c’est croire qu’il est encore pos­sible de mettre en œuvre cette décrois­sance choi­sie.

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Recension
NCS, NUMÉRO 11 : MÉDIAS, JOURNALISME ET SOCIÉTÉ

Le onzième numéro des Nouveaux Cahiers du socia­lisme, une revue qué­bé­coise fondée en 2009, pro­pose un dos­sier autour du thème Médias, jour­na­lisme et société. Si la majo­rité des auteur(e) s de la dou­zaine de textes du dos­sier sont des chercheur(e) s uni­ver­si­taires, la revue vise un public élargi et pro­pose éga­le­ment les réflexions de dif­fé­rents acteurs des milieux syn­di­caux, com­mu­nau­taires et étu­diants. Il est évi­dem­ment dif­fi­cile de résu­mer un dos­sier de cette ampli­tude ce qu’arrivent pour­tant à faire Benoit Gaulin, Caroline Joly et Éric Martin dans leur intro­duc­tion au dos­sier (p. 7–12) qui pro­pose tout autant des études de cas que des réflexions théo­riques, et dont les pré­misses et les objec­tifs sont immé­dia­te­ment poli­tiques et inti­me­ment liés au contexte qué­bé­cois. Il est néan­moins pos­sible de déga­ger trois prin­ci­paux thèmes autour des­quels s’articulent les dif­fé­rentes contri­bu­tions de ce dos­sier, qui s’inscrit réso­lu­ment dans le pro­lon­ge­ment de dif­fé­rentes ana­lyses et concep­tua­li­sa­tions mar­xistes des médias et de leur pou­voir. Ces thèmes sont 1) la cri­tique du pou­voir des médias, 2) le rôle des médias dans la for­ma­tion de contre-pou­voirs et 3) les trans­for­ma­tions du jour­na­lisme.

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Nouveaux Cahiers du socialisme
Impérialisme au XXIe siècle, Empires et confrontations
Numéro 13, Hiver 2015
mercredi 18 février 2015
Numéros des NCS
No. 13 -Impérialisme au XXIe siècle

No. 13 -Impérialisme au XXIe siècle

Introduction au numéro

Numéro coor­donné par : Flavie Achard, Pierre Beaudet, Stéphane Chalifour, Donald Cuccioletta, Francis Fortier, Philippe Hurteau, Thomas Chiasson-LeBel, Ghislaine Raymond

En 1914, l’histoire contem­po­raine bas­cu­lait avec la Première Guerre mon­diale. Celle-ci lan­çait le monde entier dans un conflit d’une vio­lence sans pré­cé­dent. Cette guerre inter­éta­tique aux accents de lutte de classes voyait s’affronter dif­fé­rentes puis­sances impé­ria­listes dans une riva­lité qui allait en éli­mi­ner plu­sieurs. C’est à cette époque que le mar­xisme s’est d’abord inté­ressé, avec une atten­tion par­ti­cu­lière, à la ques­tion de l’impérialisme.

Au moment de bou­cler ce numéro, cent ans plus tard, le Parlement cana­dien, com­posé d’une majo­rité de conser­va­teurs, vient d’engager la par­ti­ci­pa­tion du Canada à des bom­bar­de­ments aériens en Irak. L’objectif pour­suivi, plutôt flou, est d’affaiblir un groupe armé qui opère dans la région, l’État isla­mique en Irak et au Levant (EIIL), qui repré­sen­te­rait une « menace à l’échelle mon­diale »[1]. Cet objec­tif a été réaf­firmé à la suite des inci­dents à Saint-Jean-sur-le-Richelieu et à Ottawa en octobre der­nier dans les­quels des mili­taires ont été tués. Les ser­vices de sécu­rité affirment que les meur­triers se récla­maient d’un cer­tain islam « radi­cal », ce qui jus­ti­fie­rait, selon le gou­ver­ne­ment, de par­ti­ci­per encore davan­tage à la « guerre contre le ter­ro­risme mon­dial ».

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