Thème

États-Unis

UNIVERSITÉ POPULAIRE D'ÉTÉ DES NCS - 2013
Syrie : Le monde occidental n’en sort pas gagnant
Grand débat: Repenser l'émancipation

Rien n’illustre mieux les limites de la puissance du monde occidental que les débats, étalés sur la place publique, qui agitent actuellement ses élites – étatsuniennes notamment, mais aussi ouest-européennes – sur le rôle que leurs pays devraient jouer dans la guerre civile en Syrie.

Lire la suite...
Quelques observations sur la crise au Moyen-Orient

ÉTATS-UNIS. Pour Washington, le but est d’encercler la Russie et la Chine, ce qui implique de détruire le régime ira­nien. Pour ce faire, il faut prendre le contrôle de la Syrie (comme on a voulu le faire avec l’Irak), la déta­cher de l’Iran et de jouer au maxi­mum sur les ten­sions inter­com­mu­nau­taires. Compte tenu des échecs des États-Unis en Irak et en Afghanistan, cet impé­ra­tif est impor­tant. De plus, la révolte en Égypte et en Tunisie a ren­versé des alliés régio­naux qui consti­tuaient (avec Israël et l’Arabie saou­dite) des piliers de l’implantation impé­ria­liste dans la région. Devant ce fait, l’administration amé­ri­caine avec l’appui de la Turquie et des pétro­mo­nar­chies tend la main aux isla­mistes qu’elle voit comme un pos­sible par­te­naire pour réta­blir la stabilité.

Par
Lire la suite...
Syrie et Moyen-Orient
Le déplacement des plaques tectoniques au Moyen-Orient

Les jours du régime Bashar Al-Assad sont comp­tés en Syrie. Malgré la puis­sance de feu de l’armée syrienne, les rebelles avancent inexo­ra­ble­ment et ont atteint le point de non-retour. Il reste encore, peut-être, un petit espace pour une négo­cia­tion poli­tique qui per­met­trait au clan Al-Assad de sauver sa peau tout en fai­sant en sorte que ses alliés (la Russie et l’Iran notam­ment) ne perdent pas tota­le­ment la face, mais cela semble impro­bable. La coa­li­tion qui sou­tient la rébel­lion est confiante de sa force et veut en finir une fois pour toutes non seule­ment avec le dic­ta­teur, mais avec l’ensemble du dis­po­si­tif éta­tique qui le soutient.

Par
Lire la suite...
Le gouvernement canadien et la Palestine

Le gou­ver­ne­ment Harper a décidé de « sin­gu­la­ri­ser » le Canada à l’ONU en fai­sant partie du 5 % des États membres hos­tiles aux droits des Palestiniens. C’est tout un achè­ve­ment ! Au-delà de la bouf­fon­ne­rie du ministre des affaires étran­gères John Baird, il convient de rap­pe­ler un cer­tain nombre de véri­tés sur ce dossier.

Par
Lire la suite...
Syrie et Moyen-Orient
La guerre parfaite

La pré­sente guerre en Syrie est une guerre « par­faite » du point de vue de l’impérialisme amé­ri­cain. C’est à la fois la des­truc­tion d’un État récal­ci­trant qui sans être anti-impé­ria­liste agis­sait par­fois sur ses propres bases et consti­tuait un obs­tacle à l’hégémonie des États-Unis relayée par un pit­bull amé­ri­cain nommé État d’Israël. C’est à la fois une opé­ra­tion peu coû­teuse en argent et sur­tout en mili­taires, puisque la sale job est faite par des Jihadistes syriens ou étran­gers finan­cés par les pétro­mo­nar­chies du Golfe. C’est éga­le­ment une entre­prise à long terme pour repla­cer les États-Unis dans un mode offen­sif à la suite de leurs déboires en Irak et en Afghanistan. Du « win-win », pour­rait-on dire. Comment en est-on arri­vés là ?

Par
Lire la suite...
Le président Barack Obama tiendra-t-il toutes ses promesses ?

Compte rendu de : Planel, N., Obamanomics. Comment Barack Obama a réformé l’Amérique, Le Bord de l’eau, Lormont, 2012, 175 pages.

Les États-Unis sont actuel­le­ment le théâtre des pré­si­den­tielles 2012. Depuis l’été, nous avons pu suivre les pri­maires, une com­pé­ti­tion poli­tique déter­mi­nant le can­di­dat qui affron­tera le pré­sident sor­tant de la Maison-Blanche et dont la signi­fi­ca­tion échappe sou­vent en dehors des États-Unis. Nous avons assisté au cou­ron­ne­ment de Mitt Romney, l’ancien gou­ver­neur du Massachussets, et, en octobre, à des débats média­ti­sés entre ce can­di­dat répu­bli­cain et le pré­sident démo­crate Barack Obama. Les son­dages, qui don­naient Obama gagnant en début d’été, indiquent à pré­sent une lutte de tous les ins­tants entre ces can­di­dats au poste de pou­voir le plus pres­ti­gieux du monde. Dans le cadre de cette cam­pagne, qui pour­rait se solder par une vic­toire d’Obama et d’un second mandat, Obamanomics de Niels Planel arrive à point nommé. 

Lire la suite...
Black and Red. Les mouvements noirs et la gauche américaine (1850-2010)

Ahmed Shawki, Black and Red. Les mou­ve­ments noirs et la gauche amé­ri­caine (1850-2010), col­lec­tion « Radical America », Paris, Syllepse, sep­tembre 2012.

Présentation par les édi­tions Syllepse

L’histoire des luttes de libé­ra­tion ­afro-amé­ri­caine est bien sou­vent réduite, en France, à quelques per­son­nages trans­for­més en icônes. Quant à l’histoire de la gauche radi­cale de ce pays, elle est tout sim­ple­ment ignorée. 

Lire la suite...
L’élite au pouvoir, de Charles Wright Mills
De la théorie de l’équilibre des pouvoirs comme illusion

Extrait de C. W. Mills, L’élite au pouvoir, éditions Agone, 2012

Les amé­ri­cains, qui ne veulent pas s’inquiéter des pro­blèmes moraux posés par l’économie poli­tique, s’accrochent à l’idée que le gou­ver­ne­ment est une sorte de machine auto­ma­tique, dans laquelle l’équilibre entre les inté­rêts rivaux joue le rôle de régu­la­teur. Cette image de la poli­tique ne fait que reprendre l’image offi­cielle de l’économie : dans les deux domaines, l’équilibre pro­vien­drait de la pres­sion exer­cée par de nom­breux inté­rêts, dont chacun n’est freiné que par des inter­pré­ta­tions léga­listes et amo­rales de ce que le public peut supporter.

Lire la suite...
Le mouvement « Occupy » aux Etats-Unis :
Alors, quelles sont les revendications ? Et où allons-nous à partir d’ici ?
Nous vous pro­po­sons ici la tra­duc­tion en fran­çais d’un article* éclai­rant sur la stra­té­gie et l’importance des mou­ve­ments Occupy, écrit par la phi­lo­sophe et fémi­niste Judith Butler. [Rédaction de la Gauche anti­ca­pi­ta­liste (Suisse)]

Depuis que le mou­ve­ment Occupy a fait son appa­ri­tion dans le pay­sage poli­tique, cri­tiques et scep­tiques se sont tous empres­sés de poser la ques­tion : « et alors, quelles sont ses reven­di­ca­tions ? » Au cours des der­niers mois, les scep­tiques ont en plus demandé si le mou­ve­ment avait perdu de son ampleur depuis que de nom­breux sites occu­pés ont été dis­per­sés par la police sur ordres de l’Etat. Examinons d’abord la ques­tion des reven­di­ca­tions, et tour­nons-nous ensuite vers la ques­tion de l’endroit où Occupy se passe aujourd’hui.

Lire la suite...
Violence invisible

1821 mani­fes­tants ont été arrê­tés par la police lors du Congrès répu­bli­cain qui s’est tenu à New York à la fin du mois d’août et au début du mois de sep­tembre (selon la police, source : New York Times, 4 sep­tembre). C’est presque quatre fois plus que lors des mani­fes­ta­tions contre l’Organisation mon­diale du com­merce (OMC) à Seattle en 1999. Et pour­tant… À New York, il n’y a pas eu de Black Blocs, ni de vitrines de McDonald’s ou de banques fra­cas­sées, ni de clô­ture ren­ver­sée. Bref, les mani­fes­tants étaient « paci­fiques » et « non-vio­lents », comme les poli­ti­ciens et poli­ciers les aiment. Résultat, les médias offi­ciels – publics ou privés – ont à peine parlé du grand défilé de plu­sieurs cen­taines de mil­liers de mani­fes­tants, et peu ou pas du tout des dizaines d’actions décen­tra­li­sées qui se sont suc­cé­dées pen­dant plu­sieurs jours. Il semble que pour les médias offi­ciels, c’est sur­tout la « vio­lence » qui jus­ti­fie qu’on parle des manifestants.

Lire la suite...