PENSER LA GRANDE TRANSITION

Capitalisme et décroissance

La crise des crises

Par Mis en ligne le 17 novembre 2019

Le capi­ta­lisme mon­dial est entré dans une crise majeure dont la cause fon­da­men­tale est la conjonc­tion de contra­dic­tions sociales et éco­lo­giques. Cette simul­ta­néité marque le carac­tère sys­té­mique inédit de cette crise. Elle peut être inter­pré­tée en termes simples comme l’impossibilité d’aller au-delà d’un cer­tain seuil d’exploitation de la force de tra­vail, sous peine de sur­pro­duc­tion inven­dable et d’insuffisance du taux de profit, et au-delà d’un cer­tain seuil d’exploitation de la nature, sous peine de des­truc­tion des équi­libres éco­sys­té­miques, d’épuisement de toutes les res­sources natu­relles non renou­ve­lables et d’un réchauf­fe­ment du climat incon­trô­lable. En termes théo­riques, la crise est une crise de pro­duc­tion et de réa­li­sa­tion de la valeur, c’est-à-dire qu’il est de plus en plus dif­fi­cile pour le capi­ta­lisme de déga­ger des taux de profit suf­fi­sants, dont la pro­gres­sion est bornée par le taux d’exploitation de la force de tra­vail qui ne peut croître indé­fi­ni­ment, et par l’efficacité du capi­tal aujourd’hui de plus en plus dépen­dante de la dif­fi­culté d’accès aux res­sources et de leur coût. Il en résulte un ralen­tis­se­ment très net de l’augmentation de la pro­duc­ti­vité du tra­vail dans tous les pays capi­ta­listes déve­lop­pés depuis près d’un demi-siècle et on voit appa­raître les pré­mices d’une même évo­lu­tion dans les pays dits émer­gents comme la Chine[2].

Comme la crois­sance éco­no­mique infi­nie est impos­sible, la recherche d’une crois­sance maté­rielle forte comme voie de sortie de la crise glo­bale du capi­ta­lisme pro­duc­ti­viste est impra­ti­cable et vouée à l’échec à long terme. Mais la pro­po­si­tion de décrois­sance immé­diate prônée par cer­tains théo­ri­ciens et théo­ri­ciennes n’est-elle pas tout aussi illu­soire, en igno­rant ou sous-esti­mant la néces­sité d’une tran­si­tion qui s’étalera vrai­sem­bla­ble­ment sur plu­sieurs décen­nies à l’échelle mon­diale ? Ainsi, la trans­for­ma­tion des sys­tèmes éner­gé­tiques, des sys­tèmes et modes de trans­port, de l’urbanisme, de l’habitat, ainsi que la recon­ver­sion de pans entiers de l’industrie et le pas­sage d’une agri­cul­ture indus­trielle pol­luante et des­truc­trice des pay­sages et de la bio­di­ver­sité à une agri­cul­ture bio­lo­gique ou plus rai­son­nable exi­ge­ront des inves­tis­se­ments mas­sifs qu’un contexte de dimi­nu­tion de la pro­duc­tion glo­bale – au sens strict d’une décrois­sance – ne per­met­trait sans doute pas. Pourrait-on alors conce­voir une stra­té­gie de déve­lop­pe­ment qua­li­ta­tif aussi éloi­gnée d’une éco­no­mie où la recherche du profit prime sur toute autre consi­dé­ra­tion que d’une « sortie de l’économie » ?

La croissance infinie est impossible

L’épuisement des res­sources, notam­ment des com­bus­tibles d’origine fos­sile, est désor­mais pro­grammé. La perte de bio­di­ver­sité, tant sur le plan de la faune que de la flore, ainsi que l’accélération de la défo­res­ta­tion sont avé­rées, et la mani­pu­la­tion du vivant prend des allures indus­trielles. Le Groupe d’experts inter­gou­ver­ne­men­tal sur l’évolution du climat (GIEC) alerte sur le grave risque de dépas­ser 2 C de hausse de la tem­pé­ra­ture moyenne du globe, ce qui pro­vo­que­rait très pro­ba­ble­ment au cours du siècle un embal­le­ment du climat qui ne serait plus maî­tri­sable. Les experts proches des classes domi­nantes espèrent que l’amélioration des pro­ces­sus tech­niques de pro­duc­tion per­met­tra de décou­pler l’augmentation des émis­sions de gaz à effet de serre de celle de la pro­duc­tion. Mais, jusqu’ici, le seul décou­plage constaté est rela­tif, à cause d’un effet dit rebond : la crois­sance de la pro­duc­tion est plus rapide que la dimi­nu­tion de son contenu en gaz à effet de serre ou de son contenu en éner­gie.

Si la baisse de l’intensité de la pro­duc­tion en car­bone se main­tient au niveau constaté au cours des deux der­nières décen­nies, soit envi­ron 1,5 % de baisse par an, et si on veut dimi­nuer de moitié les émis­sions mon­diales de CO2 d’ici 2050, il serait néces­saire de dimi­nuer la pro­duc­tion de 0,47 % par an, soit 15,1 % en 35 ans. Pour main­te­nir le réchauf­fe­ment en des­sous de 2 degrés, il fau­drait une dimi­nu­tion de l’intensité de la pro­duc­tion en CO2 de 2 % par an. Pour le même but, une crois­sance éco­no­mique moyenne de 1 % par an exi­ge­rait une baisse de l’intensité de la pro­duc­tion en CO2 de 3 % par an. Les contraintes sont donc énormes.

Plusieurs études ont essayé d’évaluer les coûts d’une inac­tion face au réchauf­fe­ment cli­ma­tique et ceux au contraire d’une poli­tique réso­lue, ou bien pour appré­cier l’ampleur du décou­plage à opérer entre, d’un côté, la pro­duc­tion et, de l’autre, les émis­sions de gaz à effet de serre, la consom­ma­tion d’énergie et de res­sources natu­relles. Le rap­port de Nicholas Stern[3] en 2006 éta­blit que 1 % de PIB par an serait néces­saire pour atté­nuer les effets du réchauf­fe­ment cli­ma­tique. En cas d’inaction, les consé­quences seraient bien supé­rieures en termes de coût pour l’humanité : des pertes équi­va­lentes à 5 à 20 % du pro­duit mon­dial par an. Deux ans après avoir rendu son rap­port, l’auteur a consi­déré que le dérè­gle­ment s’accélérait et qu’il fau­drait, d’ici 2050, réduire de 50 % les émis­sions de gaz à effet de serre à l’échelle mon­diale et de 90 % aux États-Unis. Mais le rap­port Stern conserve une concep­tion très ortho­doxe de la crois­sance éco­no­mique. Il estime en effet que la crois­sance peut être pour­sui­vie tout en sta­bi­li­sant les émis­sions de gaz à effet de serre.

Selon Tim Jackson[4], l’estimation des coûts à enga­ger pour conte­nir le réchauf­fe­ment cli­ma­tique faite par Stern est trop opti­miste. À titre d’exemple, l’intensité des émis­sions mon­diales de car­bone par rap­port à la pro­duc­tion a baissé de près d’un quart au cours des quatre der­nières décen­nies. Mais, en dépit de la baisse des inten­si­tés éner­gé­tiques et en car­bone, les émis­sions de CO2 ont aug­menté de manière abso­lue de 80 % depuis 1970 et de 40 % depuis 1990, année de réfé­rence du Protocole de Kyoto, à un rythme annuel de 2 %. Cependant, ces alarmes sont contre­ba­lan­cées par une inter­ro­ga­tion de plus en plus sou­vent évo­quée jusque dans les sphères diri­geantes : le capi­ta­lisme ne serait-il pas tombé dans une stag­na­tion longue ? À l’appui de cette thèse, on note un ralen­tis­se­ment très net des gains de pro­duc­ti­vité du tra­vail dans le monde, qui serait dû à la perte d’influence sur celle-ci du pro­grès tech­nique (le rôle du pro­grès tech­nique étant estimé par l’évolution de la pro­duc­ti­vité totale des fac­teurs).

L’impossible réconciliation

La néces­sité de divi­ser par quatre ou cinq les émis­sions de gaz à effet de serre va exiger de telles éco­no­mies d’énergie, de telles amé­lio­ra­tions de nos pro­ces­sus de pro­duc­tion qu’elles ne seront pas com­pa­tibles avec les normes de ren­ta­bi­lité capi­ta­liste, telles qu’elles s’expriment dans le capi­ta­lisme néo­li­bé­ral, jus­ti­fiant le dépas­se­ment du capi­ta­lisme et du pro­duc­ti­visme. Seraient-elles com­pa­tibles avec une dimi­nu­tion rapide de la pro­duc­tion, par exemple une dimi­nu­tion du PIB pen­dant plu­sieurs décen­nies de 2, 3, 4 % par an ? C’est impos­sible parce que l’économie n’est pas sim­ple­ment une affaire de tuyaux que l’on branche et débranche dans l’instant à loisir, en redi­ri­geant les inves­tis­se­ments par un coup de baguette magique. Les inter­dé­pen­dances entre sec­teurs font qu’il y faudra du temps. Un peu comme lorsqu’on dit qu’on peut sortir du nucléaire en deux décen­nies envi­ron et pas immé­dia­te­ment.

La tran­si­tion entre une société d’exploitation des humains et de la nature et une société soli­daire et éco­lo­giste doit donc être pensée simul­ta­né­ment sur le plan de l’équilibre social et de la recon­ver­sion éco­lo­giste de l’économie :

en termes de jus­tice sociale : la recon­ver­sion de pans entiers de l’économie ne peut pas être conduite sans prendre en compte l’emploi, la qua­li­fi­ca­tion, la qua­lité du tra­vail et sa durée, la réduc­tion des inéga­li­tés (revenu maxi­mum, réforme fis­cale) ;

en termes d’investissements : la trans­for­ma­tion de nos sys­tèmes éner­gé­tiques, de nos modes de trans­port, de notre urba­nisme et de notre habi­tat exi­gera des inves­tis­se­ments très impor­tants pen­dant des décen­nies (entre 2 et 3 % du PIB par an pen­dant au moins 10 ans pour amor­cer la phase de tran­si­tion) ;

en termes de pro­duc­tions qui, pour cer­taines, pen­dant cette phase de tran­si­tion devront dimi­nuer et, pour d’autres, devront croître, parce que le capi­ta­lisme est très réti­cent à les mettre à dis­po­si­tion s’il n’a pas réussi à les pri­va­ti­ser ; d’où l’importance de la dis­tinc­tion entre sphère mar­chande et sphère non mar­chande, car, au sein de cette der­nière, du tra­vail pro­duc­tif de valeur d’usage et de valeur éco­no­mique pour la société – et non pour le capi­tal – y est effec­tué[5] ; autre­ment dit, la sélec­ti­vité du type de pro­duc­tion est au moins aussi impor­tante que le niveau de la pro­duc­tion : c’est la qua­lité qui per­met­tra la sobriété[6].

Dès lors, il vau­drait mieux parler de décrois­sance des consom­ma­tions de matières pre­mières et d’énergie que de décrois­sance de la pro­duc­tion glo­bale pen­dant la phase ini­tiale de la tran­si­tion, bien qu’il ne soit pas cer­tain que l’on puisse avoir l’une sans l’autre dans un laps de temps aussi court que quelques décen­nies. En tout cas, l’idée de décrois­sance sélec­tive ren­force l’exigence de ne pas mettre les pays du Sud au même régime que les pays du Nord.

Au-delà de la discussion entre croissance et décroissance, celle sur la richesse et la valeur

Comment les ins­ti­tu­tions inter­na­tio­nales et les gou­ver­ne­ments réagissent-ils à la crise éco­lo­gique ? En accé­lé­rant le pro­ces­sus de mar­chan­di­sa­tion et de finan­cia­ri­sa­tion visant à trans­for­mer la nature en capi­tal. Ce pro­ces­sus porte les doux noms de « crois­sance verte » et de « crois­sance inclu­sive » dans les publi­ca­tions de la Banque mon­diale[7]. En réa­lité, ces expres­sions dis­si­mulent la mul­ti­pli­ca­tion des cat bonds ou obli­ga­tions catas­trophes, les contrats de réas­su­rance de l’assurance, les bio­banques spé­cia­li­sées dans l’appropriation de res­sources et de terres, sur les­quelles elles élèvent un écha­fau­dage finan­cier. L’une crée des obli­ga­tions-ani­maux pour sauver telle ou telle espèce, l’autre des obli­ga­tions-coraux, ou encore des obli­ga­tions-forêts et autres espèces végé­tales, toutes qua­li­fiées d’obligations vertes. Un marché poten­tiel de 2,5 à 4 mil­liards de dol­lars par an existe, et on estime à 36,6 mil­liards de dol­lars le total des obli­ga­tions dites vertes déjà en cir­cu­la­tion.

Le prin­cipe de cette finan­cia­ri­sa­tion est le sui­vant : quand une entre­prise a un projet de déve­lop­pe­ment qui détruira un éco­sys­tème, on lui pro­pose d’acheter un titre émis par la bio­banque qui a acquis une sorte de zone-musée, et, ainsi, l’entreprise « com­pense volon­tai­re­ment » la dégra­da­tion ou la des­truc­tion que son projet occa­sionne.

Peu à peu se répand l’idée qu’il est pos­sible de régu­ler les res­sources natu­relles par l’instauration de mar­chés spé­ci­fiques à cha­cune d’elles. Après le marché des permis d’émission de gaz à effet de serre, sont pro­je­tés des mar­chés de droits à pêcher la baleine ou toute espèce de pois­son. Les quotas seraient trans­fé­rables dès lors qu’on peut iden­ti­fier des pro­prié­taires ou des quasi-pro­prié­taires.

La jus­ti­fi­ca­tion théo­rique avan­cée par les pro­mo­teurs de ces démarches est bien résu­mée par Pavan Sukhdev, ancien ban­quier et aujourd’hui pré­sident du Fonds mon­dial pour la nature (WWF International), qui pro­meut la « révé­la­tion de la valeur éco­no­mique intrin­sèque de la nature trop long­temps restée invi­sible[8] ». Cette notion est mal­heu­reu­se­ment ava­li­sée par cer­taines ONG envi­ron­ne­men­tales. Ainsi WWF vient d’estimer à 2500 mil­liards de dol­lars par an les ser­vices rendus par les océans et leur valeur totale à hau­teur de 24 000 mil­liards. Ou bien on trouve ce genre d’élucubration : « Imaginons le cas simple d’un berger vivant de sa capa­cité à pro­duire de la laine en ton­dant des mou­tons et en lavant la laine brute. Admettons que notre berger est rela­ti­ve­ment per­for­mant à la tonte arti­sa­nale avec 10 tontes et 5 toi­sons propres à l’heure. Le pro­prié­taire décide de faire une expé­rience en deman­dant au berger de tondre et laver les toi­sons des mou­tons sans uti­li­ser d’eau. Comme c’est bien plus dif­fi­cile, notre berger arrive à tondre tou­jours 10 mou­tons, mais ne peut net­toyer que 2 toi­sons à l’heure. Dans ce cas, la pro­duc­ti­vité de la res­source en eau cor­res­pond aux trois toi­sons man­quantes. Une partie de la créa­tion de valeur est donc impu­table à l’eau ![9] ». La vacuité de cet énoncé, faus­se­ment péda­go­gique, est évi­dente : si on empêche le berger de res­pi­rer, pour­rait-on dire que toute la valeur était, avant son asphyxie, créée par l’air ? En fait, on a affaire ici à un pro­blème dû à un fac­teur limi­tant, alors que la posi­tion éco­no­mique néo­clas­sique tente de théo­ri­ser ledit capi­tal natu­rel au moyen de l’idée fausse de valeur éco­no­mique créée par la nature. En réa­lité, la nature est une richesse mais ne crée pas de valeur, cette der­nière étant une caté­go­rie humaine. De la même façon, la notion de « valeur éco­no­mique intrin­sèque » de la nature n’a aucun sens.

En jetant par-dessus bord tout ce qui a trait de près ou de loin à l’économie poli­tique et à sa cri­tique mar­xienne, toutes les apo­ries concer­nant la richesse et la valeur refont sur­face, tant au sein des cercles domi­nants que chez cer­tains éco­lo­gistes tentés par l’idée de la décrois­sance. Or, ce qui relève de la nature est incom­men­su­rable à ce qui relève de l’économie. La « valeur » de la nature est d’un autre ordre que celui de l’économie et de la valeur que le tra­vail engendre : « La terre peut exer­cer l’action d’un agent de la pro­duc­tion dans la fabri­ca­tion d’une valeur d’usage, d’un pro­duit maté­riel, disons du blé. Mais elle n’a rien à voir avec la pro­duc­tion de la valeur du blé », écri­vait déjà Marx il y a un siècle et demi[10]. La cri­tique radi­cale de la mar­chan­dise (incluant le refus de mar­chan­di­ser le vivant) et la légi­ti­mité d’un espace non mar­chand (dans lequel de la valeur est pro­duite pour la société et non pour le capi­tal) sont incluses dans la loi de la valeur de Marx, dont toutes les cri­tiques vul­gaires, sous cou­vert de cri­tique de l’économisme, ne voient pas l’enjeu. C’est ce qui fonde sur le plan théo­rique l’unité de la lutte sociale et de la lutte éco­lo­gique. Il reste à tra­duire cette unité pra­ti­que­ment. C’est tout l’enjeu de la défi­ni­tion d’un mode de vie sou­te­nable, c’est-à-dire d’un mode de déve­lop­pe­ment humain qua­li­ta­tif, car la richesse et a for­tiori le bien-être ne se réduisent pas à la valeur mar­chande. Réciproquement, à l’encontre d’un mar­xisme tra­di­tion­nel vul­gaire, il ne suf­fira pas de chan­ger les rap­ports de pro­priété fon­dant les rap­ports de pro­duc­tion, il faudra aussi chan­ger la pro­duc­tion.

Derrière toutes ces ques­tions socioé­co­no­miques, res­tent en fili­grane et en sus­pens toutes celles qui concernent la redé­fi­ni­tion du pro­grès[11], le rap­port de la société à la science et à la raison versus le réen­chan­te­ment du monde, l’universalisme versus le rela­ti­visme cultu­rel. Le débat tech­nique autour de la crois­sance et de la décrois­sance n’épuise pas ces ques­tions de phi­lo­so­phie poli­tique.

Jean-Marie Harribey[1],éco­no­miste, essayiste et édi­teur de la revue Possibles d’Attac-France


  1. Ce texte est une ver­sion abré­gée d’un texte paru sur le site Les Utopiques, Union syn­di­cale Solidaires, « Face à la crise glo­bale du capi­ta­lisme global, la décrois­sance est-elle une voie sou­te­nable ? », 29 mars 2017, <www​.lesu​to​piques​.org/​f​a​c​e​-​a​-​l​a​-​c​r​i​s​e​-​g​l​o​b​a​l​e​-​d​u​-​c​a​p​i​t​a​l​i​s​m​e​-​g​l​o​b​a​l​-​l​a​-​d​e​c​r​o​i​s​s​a​n​c​e​-​e​s​t​-​e​l​l​e​-​u​n​e​-​v​o​i​e​-​s​o​u​t​e​n​able/>.
  2. Jean-Marie Harribey, « Développement sou­te­nable », dans Marie Cornu, Fabienne Orsi et Judith Rochfeld (dir.), Dictionnaire des biens com­muns, Paris, PUF, 2017, p. 355-359, <http://​har​ri​bey​.​u​-bor​deaux4​.fr/​t​r​a​v​a​u​x​/​s​o​u​t​e​n​a​b​i​l​i​t​e​/​d​i​c​o​-​c​o​m​m​u​n​s​-​d​e​v​e​l​o​p​p​e​m​e​n​t​-​s​o​u​t​e​n​a​b​l​e.pdf>.
  3. Nicholas Stern, « L’évaluation éco­no­mique des consé­quences du dérè­gle­ment cli­ma­tique », octobre 2006, <http://​cms​.unige​.ch/​i​s​d​d​/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​le165>.
  4. Tim Jackson, Prospérité sans crois­sance. La tran­si­tion vers une éco­no­mie durable, Bruxelles, De Boeck-Etopia, 2010.
  5. Jean-Marie Harribey, La richesse, la valeur et l’inestimable. Fondements d’une cri­tique socioé­co­lo­gique de l’économie capi­ta­liste, Paris, Les Liens qui libèrent, 2013.
  6. Jean-Marie Harribey, « Écosocialisme », dans Dominique Bourg, Alain Papaux, Dictionnaire de la pensée éco­lo­gique, Paris, PUF, 2015, p. 371-374, <http://​har​ri​bey​.​u​-bor​deaux4​.fr/​t​r​a​v​a​u​x​/​s​o​u​t​e​n​a​b​i​l​i​t​e​/​d​i​c​o​-​e​c​o​s​o​c​i​a​l​i​s​m​e.pdf>.
  7. Banque mon­diale, Inclusive Green Growth. The Pathway of Sustainable Development, 2012, <http://​site​re​sources​.world​bank​.org/​E​X​T​S​D​N​E​T​/​R​e​s​o​u​r​c​e​s​/​I​n​c​l​u​s​i​v​e​_​G​r​e​e​n​_​G​r​o​w​t​h​_​M​a​y​_​2​0​1​2​.​p​d​f​?​c​i​d​=​I​S​G​_​E​_​W​B​W​e​e​k​l​y​U​p​d​a​te_NL>.
  8. Commission euro­péenne, L’économie des éco­sys­tèmes et de la bio­di­ver­sité, Rapport d’étape, 2008, <http://​ec​.europa​.eu/​e​n​v​i​r​o​n​m​e​n​t​/​n​a​t​u​r​e​/​b​i​o​d​i​v​e​r​s​i​t​y​/​e​c​o​n​o​m​i​c​s​/​p​d​f​/​t​e​e​b​_​r​e​p​o​r​t​_​f​r.pdf>.
  9. Christian De Perthuis, Paul-André Jouvet, Le capi­tal vert. Une nou­velle pers­pec­tive de crois­sance, Paris, Odile Jacob, 2013, p. 196.
  10. Karl Marx, Le Capital, Livre III, dans Œuvres, Paris, Gallimard, La Pléiade, 1968, tome II, p. 1430.
  11. Jean-Marie Harribey, « Valeur », dans Marie Cornu, Fabienne Orsi, Judith Rochfeld (dir.), Dictionnaire des biens com­muns, Paris, PUF, 2017, p. 1193-1197, <http://​har​ri​bey​.​u​-bor​deaux4​.fr/​t​r​a​v​a​u​x​/​v​a​l​e​u​r​/​d​i​c​o​-​c​o​m​m​u​n​s​-​v​a​l​e​u​r.pdf>.

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