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Cahiers du socialisme

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Que reste-t-il de la commission Bouchard-Taylor ?

En 2007, des ques­tions comme celles des accom­mo­de­ments, de l’immigration – voire du racisme – font presque quo­ti­dien­ne­ment la man­chette et deviennent le sujet prin­ci­pal des forums de dis­cus­sion et de nom­breuses conver­sa­tions pri­vées alors qu’auparavant l’expression même « d’accommodement » était incon­nue du grand public. Ainsi contre toute attente, le débat explose dans la société qué­bé­coise et s’intensifie en mono­po­li­sant toutes les tri­bunes. C’est au creux de cette vague média­tique que le pre­mier ministre Jean Charest com­mence à surfer sur le dos­sier des accom­mo­de­ments rai­son­nables. Politique et ges­tion de crise oblige, il faut calmer les esprits et sur­tout ne pas com­pro­mettre l’intégration de la popu­la­tion née hors Québec qui se chiffre désor­mais à 11,5 % selon le recen­se­ment de 2006 de Statistiques Canada. Charest lance donc la Commission de consul­ta­tion sur les pra­tiques d’accommodement reliées aux dif­fé­rences cultu­relles.

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Femmes et immigration

Compte tenu que la migra­tion se fémi­nise, un des enjeux pour le mou­ve­ment fémi­niste est évi­dem­ment d’accueillir ces femmes issues des mino­ri­tés dans leurs groupes, d’adapter leurs ser­vices et les acti­vi­tés offertes. Mais cela va plus loin : il faut aussi consi­dé­rer les apports de cette diver­sité en termes d’analyse, de stra­té­gies, de nou­veaux enjeux.

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Les migrations : enjeu et site des luttes sociales et politiques

À l’origine

Depuis la fin du ving­tième siècle, le capi­ta­lisme se restruc­ture à tra­vers le néo­li­bé­ra­lisme. D’emblée, on observe un immense flux migra­toire (après une « pause » entre 1920 et 1960). Au début du nou­veau mil­lé­naire, près de 200 mil­lions de per­sonnes (3 % de la popu­la­tion mon­diale) sont des immi­grants.

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Immigrants et immigrantes : les « grandes » et les « petites » batailles

Chaque jour dans notre monde glo­ba­lisé, des cen­taines de mil­liers de per­sonnes sont en mou­ve­ment. Il y a ceux –une petite mino­rité- qui fait partie de ce nou­veau jet set pla­né­taire, et qui surfe sur les ins­tances opaques qui prennent les déci­sions. Et il y a ceux –une grande majo­rité- qui doivent se dépla­cer pour sur­vivre, Évidemment dans ce deuxième groupe (la majo­rité des 300 mil­lions de migrants dans le monde d’aujourd’hui), il y a des hié­rar­chies. On ne peut com­pa­rer les mil­liers d’ingénieurs et méde­cins qui quittent en masse l’Afrique et qui abou­tissent à Los Angeles, Toronto, Londres, pour avoir une vie meilleure, à tant d’autres (des mil­lions) qui sont captés dans les cir­cuits fermés du cheap labor et de l’exploitation, quand ce n’est pas car­ré­ment dans un nouvel escla­vage qui vise sur­tout les femmes et les enfants, selon Richard Poulin (U de Ottawa). Autant de situa­tions, autant de par­cours et autant de luttes qui inter­pellent tout le monde, comme le sou­lignent les auteurEs qui ont contri­bué au numéro 5 des NCS sur les Migrations.

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Lancement du No. 5 des Nouveaux Cahiers du socialisme
Migrations : stratégies, acteurs, résistances
Lancement et Présentation du No. 5 - Table des matières - Formulaire d'abonnement (PDF - 2 pages)

Présentation (PDF)

Présentation du No. 5

Les mou­ve­ments de popu­la­tion déter­minent la construc­tion des socié­tés et redé­fi­nissent les notions de ter­ri­toire et de citoyen­neté. Sous le capi­ta­lisme, les migra­tions s’accélèrent et acquièrent une grande impor­tance éco­no­mique. Les migrantEs, en effet, consti­tuent très sou­vent une main-d’oeuvre prête à tout type d’emploi, à la sur­ex­ploi­ta­tion. L’État capi­ta­liste « gère » des flux par un ensemble de dis­po­si­tifs poli­tiques et juri­diques. Avec la mon­dia­li­sa­tion et depuis les atten­tats du 11 sep­tembre 2001, ces poli­tiques mettent l’accent sur le contrôle et la répres­sion au détri­ment des droits.

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Socialisme et démocratie, l’utopie tient toujours !

Voici quelques ques­tions pour dis­cu­ter les élé­ments de conti­nui­tés entre la gauche de la fin du 20e siècle et celle du début du 21 siècle. Quels sont les élé­ments de conso­nances sur les­quels il importe de réflé­chir ? Quels sont les agen­ce­ments poli­tiques qui se sont pré­sen­tées et qui se pré­sentent encore aujourd’hui sur l’agenda poli­tique de la gauche sur le plan inter­na­tio­nal, mais dans l’espace natio­nal qué­bé­cois ?

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Retour sur Octobre 1970
Le nouveau militantisme syndical

Au tour­nant des années 1960, le syn­di­ca­lisme qué­bé­cois se réveille d’une longue tor­peur. Grosso modo, les struc­tures syn­di­cales connaissent alors des trans­for­ma­tions spec­ta­cu­laires.

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Retour sur Octobre 1970
« Pas de libération des femmes sans libération du Québec ! Pas de libération du Québec sans libération des femmes ! »

À la fin des années 1960, la société qué­bé­coise est en mou­ve­ment. La moder­ni­sa­tion de l’État et de l’économie entre­prise par la révo­lu­tion « tran­quille » pié­tine et plus encore, révèle d’autres frac­tures fon­da­men­tales. Le capi­ta­lisme même « moder­nisé » qui s’impose au Québec conti­nue de repro­duire un sys­tème d’exploitation et d’oppression sécu­laire. C’est dans ce contexte tur­bu­lent que des Québécois et des Québécoises s’organisent.

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Retour sur Octobre 1970
L’irruption des jeunes

En octobre 1970, le FLQ passe à l’action. L’enlèvement du consul bri­tan­nique James Cross, puis celle du Ministre libé­ral du tra­vail Pierre Laporte, est pré­senté par le FMQ comme un acte de résis­tance « néces­saire ». Le FLQ demande la libé­ra­tion des pri­son­niers liés à ses actions, la lec­ture à la télé­vi­sion du Manifeste, le réem­ploi de 400 ex-employés de l’entreprise Lapalme par Postes Canada à la suite de leur mise à pied, le libre-pas­sage des cel­lules res­pon­sables des enlè­ve­ments vers Cuba, ainsi que $500 000. Jusqu’à la pro­cla­ma­tion de la Loi des mesures de guerre (16 octobre), l’effervescence est pal­pable au Québec. Le 8 octobre, le gou­ver­ne­ment cède à l’exigence du FLQ en pré­sen­tant la lec­ture du Manifeste à Radio-Canada. L’émotion est vive. Des syn­di­ca­listes, des lea­ders com­mu­nau­taires, des curés, des intel­lec­tuels, des jeunes, pensent et disent que ce Manifeste « touche juste ». C’est un texte très poé­tique, imagé, uti­li­sant l’ironie et la dénon­cia­tion, et qui parle de l’oppression, mais aussi de la révolte.

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Colloque organisé par le Collectif d’analyse politique
Octobre 1970, 40 ans plus tard
Samedi 30 octobre, à l’UQAM

L’historiographie retient habi­tuel­le­ment d’octobre 1970 les évè­ne­ments dra­ma­tiques autour de l’occupation mili­taire du Québec et des enlè­ve­ments orga­ni­sés par le Front de libé­ra­tion du Québec (FLQ). Mais au-delà de cette confron­ta­tion peu banale, il y a un contexte qu’il importe de mieux com­prendre. Plus encore, cette période qui com­mence au tour­nant des années 1960 et qui s’échelonne jusque dans les années 1970 est un moment dans un cycle de luttes dont l’impact marque pro­fon­dé­ment le mou­ve­ment popu­laire. Aujourd’hui, les luttes actuelles ont certes un autre « lan­gage » et une autre iden­tité. La période de 1970 peut appa­raître comme tota­le­ment révo­lue, où rien de ce qui se fait aujourd’hui n’a un rap­port quel­conque avec les mou­ve­ments de l’époque. Mais glo­ba­le­ment, nous pen­sons que cette vision est erro­née. Le mou­ve­ment social contem­po­rain n’est pas né sur une « page blanche ». En fait aucun mou­ve­ment ne part « à zéro ». Le passé forme comme des sédi­ments, des fon­de­ments sur les­quels s’édifie le pré­sent.

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