Avec Marx, contre le travail

En prenant pour mot d’ordre l’affranchissement du travail, la sortie de l’exploitation, les marxistes traditionnels ont négligé le fait que Marx mène une critique non seulement de l’exploitation capitaliste, mais du travail lui-même, tel qu’il existe dans la société capitaliste. Dès lors, il s’agit non pas de remettre au centre le travail, mais au contraire de critiquer la place centrale prise par le travail dans ce système, où il régit tous les rapports sociaux. C’est là l’objet de la relecture de Marx opérée dans Temps, travail et domination sociale par Moïshe Postone (publié en français en 2009 par la collection Mille et une nuits des éditions Fayard).

 

Retour de Marx ?

 

Trente ans plus tard, tous les médias sont d’accord : Marx est de retour. Sa « mort », proclamée vers 1989, ne fut qu’une hibernation qui n’a duré guère plus d’une décennie. Aujourd’hui, Marx est à nouveau à l’honneur dans les colloques ; il a été élu « plus grand philosophe de l’histoire » par les auditeurs de la BBC ; le Pape le cite et des millions d’électeurs votent pour des partis qui se réclament de lui. Mais qu’est-ce qui se cache derrière cette étonnante résurrection, inexplicable pour les suiveurs de Popper, de Hayek et de Furet ? La réponse semble évidente : les ravages que produit le marché déchaîné, le clivage entre riches et pauvres qui croît à nouveau, la crise économique qui menace de nombreuses existences, même dans les pays « développés ». Marx apparaît alors comme celui qui l’avait toujours dit : la société moderne n’est absolument pas harmonieuse, mais se fonde sur l’antagonisme de classe, le travail est toujours exploité par le capital, et ceux qui ne possèdent que leur force de travail ne peuvent résister qu’en s’associant en vue d’obtenir une régulation politique du marché. Une telle critique du capitalisme ne peut aboutir qu’à appeler de ses vœux un nouveau modèle de régulation du type social-démocrate et keynésien (dont la réalisation reste assez improbable). La critique du capitalisme se fait le plus souvent au nom du travail : il faut surtout que ceux qui travaillent reçoivent en échange une juste somme d’argent.

Ce « retour de Marx » sur la scène médiatique et électorale s’est donc révélé être surtout un retour du marxisme le plus traditionnel, à peine reverni. Mais d’autres formes de critique sociale inspirées par la pensée de Marx se développent également. Depuis vingt ans, on assiste à l’élaboration d’une critique du capitalisme centrée sur les concepts de marchandise, de travail abstrait et du fétichisme qui en résulte. En Allemagne, la mouvance de la « critique de la valeur » s’est formée à partir des revues Krisis (depuis 1987[i]) et Exit ![ii] (depuis 2004). Son auteur le plus connu est Robert Kurz[iii]. Moïshe Postone a développé dans les mêmes années, et pour son propre compte, une lecture de Marx souvent similaire. Les 600 pages denses de Temps, travail et domination sociale représentent visiblement la réalisation d’une vie, une œuvre à laquelle l’auteur a consacré deux décennies de réflexion. Très rigoureux, ce livre reprend continuellement ses thèmes centraux, assumant le risque d’une certaine répétitivité. Peu soucieux de la joliesse de ses formules, il est toujours d’une clarté parfaite et n’escamote aucun des problèmes qu’il soulève. Par rapport aux écrits de Robert Kurz, le livre de Postone a un objet plus restreint : la réinterprétation de la théorie de Marx (qui a néanmoins, bien sûr, des conséquences plus vastes). Mais sur ce sujet, il est déjà devenu une référence incontournable, surtout dans le monde anglo-saxon : les marxistes « traditionnels », pris à partie presque à chaque page de son livre, se sont vus obligés de discuter longuement ses thèses et de tenter de les réfuter.

 

La vraie critique marxienne du travail

 

Où est le scandalum du livre de Postone ? Son interprétation de Marx est souvent à l’exact opposé de celles proposées pendant plus d’un siècle par presque tous les marxistes (même s’il installe un dialogue, cependant très critique, avec Georg Lukács, l’École de Francfort et Lucio Colletti). Sa reconstruction du « cœur » de la critique marxienne du capitalisme – que Postone distingue de la critique que le même Marx a adressée aux formes empiriques que le capitalisme a pu assumer au XIXe siècle – se fonde sur cette thèse : pour Marx, le travail ne constitue pas le point de vue à partir duquel critiquer le capitalisme : il est lui-même l’objet de la critique. En se fondant presque exclusivement sur la critique de l’économie politique formulée par Marx dans ses œuvres de la maturité – surtout les Grundrisse et Le Capital  – Postone affirme que Marx n’a pas tenté d’établir des lois générales du devenir historique. Ses analyses ne se réfèrent qu’au seul mode de production capitaliste : «L’idée que le travail constitue la société et qu’il est la source de toute richesse ne se réfère pas à la société en général, mais à la seule société capitaliste (ou moderne) » (p. 17). Ce n’est que dans la société capitaliste que le travail devient la médiation sociale générale, parce que ce n’est qu’en elle que le travail possède une double nature, à la fois travail concret et travail abstrait.

À cause de la grande confusion qui règne à ce sujet même parmi des gens considérés comme des marxistes attitrés, il faut souligner que le « travail abstrait » au sens marxien n’a rien à voir avec le « travail immatériel » et que le travail abstrait et le travail concret ne sont pas deux genres de travail distincts, ni deux phases du même travail. Dans le capitalisme, tout travail a deux aspects : d’un côté, il est l’un des nombreux travaux concrets, qui produisent une des nombreuses valeurs d’usage, chacune différente des autres. Mais tout travail est en même temps une simple dépense de temps de travail, d’énergie humaine. Ce temps dépensé ne connaît que des différences quantitatives : tantôt on a travaillé une heure, tantôt trois heures. C’est cette dépense de temps qui détermine la valeur d’une marchandise. La valeur se présente sous la forme d’une certaine quantité d’argent. Le côté purement temporel, abstrait, du travail n’est donc pas une simple opération mentale, mais devient réel dans le prix qui décide finalement du destin d’une marchandise. Dans la société capitaliste, le côté abstrait, et donc monétaire, prévaut entièrement sur le côté concret, comme l’utilité ou la beauté d’un objet, ce qui signifie aussi que c’est l’aspect temporel du travail qui domine. Dans la société capitaliste, les hommes sont ainsi dominés par des abstractions.

Selon Postone, Marx avait conçu son analyse du travail abstrait, de la marchandise, de la valeur et de l’argent comme une vigoureuse critique de ces catégories qui constituent la base du capitalisme – et de lui seul. Cependant, les marxistes traditionnels ont cru voir là la description d’un fait ontologique et transhistorique, valable universellement, et ne se sont dès lors plus intéressés qu’à la distribution de ces catégories, et donc à la répartition de la survaleur. Le marché et la propriété juridique des moyens de production, avec la structure de classe inégale qui en découle, représentent pour le marxisme traditionnel le niveau le plus profond du système capitaliste, un niveau qui se cacherait derrière l’égalité apparente qui règne dans l’échange des marchandises.

 

Capitalisme, marché, marchandise

 

La critique de Marx, selon Postone, est bien plus radicale : pour Marx, le marché et la propriété juridique des moyens de production sont des phénomènes relevant de la sphère de la distribution. Or, sa véritable critique regarde la production. La caractéristique principale de la production dans le régime capitaliste est d’être structurée par la double nature du travail. La critique marxienne vise donc à dépasser le rôle même du travail dans la société moderne. Dans les sociétés précapitalistes, le travail est création de richesse matérielle par l’action de l’homme sur la nature, et cette richesse est ensuite distribuée selon des relations sociales établies sur d’autres bases que le travail (ces bases n’étant cependant pas nécessairement justes, ou rationnelles : elles peuvent par exemple être issues de la tradition ou de hiérarchies établies elles-mêmes par la force). La richesse matérielle, prise en elle-même, «ne constitue pas les rapports entre les hommes ni ne détermine sa propre distribution. L’existence de la richesse matérielle en tant que forme dominante de la richesse sociale suppose l’existence de formes non déguisées pour les rapports sociaux qui la médiatisent » (p. 230).

Dans le capitalisme, le travail est en plus créateur de valeur, donc d’une manière de mesurer les apports des producteurs particuliers. La valeur est un rapport social qui est exprimé à travers les marchandises, et les relations entre les marchandises dépendent du rapport social qu’elles incarnent. C’est ce que Marx appelle le « fétichisme de la marchandise ». La production de richesse matérielle et de valeur ne coïncident pas tout à fait : les augmentations de la productivité, dues à la technique, font qu’une quantité croissante de richesse matérielle est produite en moins de temps. Elle contient donc moins de valeur, parce que celle-ci est déterminée exclusivement en fonction du temps dépensé, et elle contient donc aussi moins de survaleur et moins de profit.

Dans une société post-capitaliste, le travail ne serait plus la mesure de la richesse sociale, donc ne structurerait plus les rapports sociaux. Une telle révolution est effectivement rendue possible aujourd’hui, selon Postone, par le remplacement du travail humain par les machines, qui fait que désormais la richesse matérielle n’est produite qu’en petite partie par le temps de travail direct. Cet écart toujours plus large entre production de richesse matérielle et production de valeur est la cause profonde de la crise du capitalisme. Celui-ci devient simplement anachronique quand sa base, le travail qui crée la valeur, perd son importance. « En d’autres termes, le dépassement du capitalisme signifie aussi le dépassement du travail concret effectué par le prolétariat » (p. 51) de façon que « le surproduit n’est plus créé d’abord par le travail humain immédiat » (p. 67). Pour le marxisme traditionnel, au contraire, le travail est toujours, dans toute société, le principe qui structure la vie sociale. Dans le capitalisme, ce rôle du travail serait occulté, tandis qu’il appartiendrait au socialisme de le dévoiler au grand jour. Il s’agirait donc, dans cette vision, de faire triompher le travail, conçu comme éternel rapport du travailleur avec la nature, sur ceux qui le parasitent de l’extérieur, en tant que propriétaires des moyens de production. Dès lors, on a pu en venir à penser que la collaboration mise en place dans les usines constituait un modèle pour la société communiste, et qu’il s’agissait simplement d’affranchir le travail de son exploitation par les capitalistes.

À l’inverse, Postone affirme que la « théorie devra se passer à la fois des conceptions évolutionnistes de l’histoire et de l’idée selon laquelle la vie sociale des hommes se fonde sur un principe ontologique qui « vient à soi » au cours du développement historique : par exemple, le travail dans le marxisme traditionnel ou l’agir communicationnel dans les travaux récents de Habermas » (p. 39). Ce n’est que dans le capitalisme qu’un seul principe homogène – le travail, non comme ensemble des travaux concrets, mais en tant que masse globale du travail sans qualité – régit toute la vie sociale, en se posant comme objectif, naturel et éternel. Dans les autres sociétés, les différentes sphères de la vie obéissent à des logiques différentes, et les rapports n’y « peuvent pas être déployés à partir d’un unique principe structurant et n’affichent aucune logique historique nécessaire immanente » (p. 124). Il existe toujours quelque forme de « travail » comme production de richesse matérielle, mais ce n’est que dans le capitalisme qu’on trouve un travail qui se fonde et qui se médiatise lui-même, constituant ainsi une forme totale de médiation sociale. Le problème n’est pas le caractère supposé « instrumental » de tout travail (comme le veut Habermas), en tant que rapport avec la nature, ni, à l’opposé, son seul contrôle par des agents extérieurs qui l’exploitent, mais sa double nature. Il n’est pas « naturel » au travail de produire de la valeur, ce n’est que le travail abstrait qui le fait, et celui-ci, en tant qu’« abstraction réelle », et non comme simple généralisation mentale, n’existe que dans le capitalisme.

 

Rapports sociaux et domination

Dans le capitalisme, ce ne sont pas seulement le rapport avec la nature, mais aussi les rapports entre les hommes qui sont médiatisés par le travail ; ces deux aspects de la vie sociale y sont confondus. « La fonction sociale unique du travail sous le capitalisme ne peut pas apparaître directement comme un attribut du travail car le travail, en et pour soi, n’est pas une activité socialement médiatisante ; seul un rapport social non déguisé peut apparaître comme tel. La fonction historiquement spécifique du travail ne peut apparaître qu’objectivée, qu’en tant que valeur sous ses différentes formes (marchandise, argent, capital) » (p. 250). Ainsi, les formes objectivées du travail, la marchandise et le capital, sont des « formes abstraites et impersonnelles [qui] ne voilent pas seulement ce que l’on considère traditionnellement comme les rapports sociaux « réels » du capitalisme, c’est-à-dire les rapports de classes ; elles sont les rapports réels du capitalisme qui structurent sa trajectoire dynamique et sa forme de production» (p. 19-20).

La domination d’une classe sur une autre est encore aujourd’hui considérée comme le cœur de la théorie de Marx par la grande majorité de ceux qui se veulent marxistes, y compris ceux qui n’attribuent plus un rôle prépondérant aux ouvriers industriels. Selon Postone, cette domination est réelle, mais elle n’est qu’un phénomène de surface, appartenant à la sphère du marché et de la distribution. « Dans l’analyse de Marx, la domination sociale ne consiste pas, à son niveau le plus fondamental, en la domination des hommes par d’autres hommes, mais en la domination des hommes par des structures sociales abstraites que les hommes eux-mêmes constituent» (p. 53-54). Les formes fétichistes ne mystifient pas le travail comme source véritable de toute richesse, mais sont des formes d’apparence nécessaires d’une réalité où les rapports des personnes sont des rapports de choses.

Postone revient ainsi sur trois concepts centraux du marxisme « critique » (introduits par Georg Lukács dans Histoire et conscience de classe, de 1923) : la totalité, le sujet et l’aliénation. La caractéristique du capitalisme, et de lui seul, est d’avoir une substance homogène, une totalité, à savoir le travail. Cette totalité est donc, selon Postone, à abolir, et non à réaliser. Le véritable sujet dans le capitalisme n’est ni l’humanité, ni le prolétariat, mais la forme objectivée du travail : le capital. Il s’agit donc de dépasser ce sujet, et non de le faire triompher : « L’appel à la pleine réalisation du Sujet ne signifie que la pleine réalisation d’une forme sociale aliénée » (p. 125). Ce n’est pas la théorie de la « mort du sujet », mais l’affirmation qu’une véritable subjectivité ne peut se constituer qu’en dépassant la forme-sujet engendrée par le travail en tant que médiation sociale objectivée. Dépasser l’« aliénation » ne signifie alors pas restaurer un sujet déjà existant derrière les mystifications, un sujet qui, même opprimé et caché, se situerait, par essence, au-delà du rapport capitaliste. Pour le marxisme traditionnel, le prolétariat était un tel sujet. Pour le Marx de Postone, « dépasser l’aliénation signifie abolir le Sujet qui se meut et se fonde lui-même(le capital) et la forme de travail qui constitue et est constituée par les structures de l’aliénation ; cela permettrait à l’humanité de s’approprier ce qui a été créé sous une forme aliénée. Dépasser le Sujet historique permettrait pour la première fois aux hommes de devenir les sujets de leurs pratiques sociales » (p.331). Il faut reconnaître que c’est le travail lui-même qui est aliéné quand il n’est pas seulement un rapport à la nature, mais aussi une médiation sociale objectivée : « Toute théorie qui pose le prolétariat ou l’espèce en tant que Sujet implique que l’activité constituant le Sujet soit à réaliser, et non à abolir. D’où il découle que l’activité elle-même ne peut pas être vue comme aliénée. Dans la critique fondée sur le « travail », l’aliénation s’enracine nécessairement hors du travail, dans son contrôle par un autre concret : la classe capitaliste» (p.129).

 

Temps abstrait et temps concret

 

Postone consacre une longue digression historique à la naissance du «temps abstrait». Celui-ci n’est pas « naturel », il est la cause et la conséquence du développement capitaliste. Tandis que le temps concret est une «variable dépendante », « une fonction des événements ou des actions », le temps abstrait, qui naît en Europe à la fin du Moyen Âge et n’existe pas ailleurs, est un flux vide, « une variable indépendante ; il constitue un cadre indépendant au sein duquel le mouvement, les événements ou l’action surviennent. Ce temps est divisible en unités non qualitatives, constantes, égales » (p. 300)10. Le temps abstrait est donc constitué socialement (au lieu d’être, comme le voulait Kant, un a priori transcendantal), mais il se présente comme une donnée objective. Il domine les producteurs et les capitalistes eux-mêmes, en leur imposant en quel temps ils doivent réaliser leur production pour ne pas tomber en dessous du standard de productivité établi par la logique temporelle de la valeur. Pour l’illustrer, on peut se référer à un exemple donné par Marx : après l’invention du métier à tisser à vapeur au début de la Révolution industrielle, le temps socialement nécessaire pour produire une quantité donnée de toile est tombé d’une heure à une demi-heure. L’artisan traditionnel qui continuait à employer une heure pour tisser sa toile voyait cependant sa « valeur » réduite à une demi-heure, et crevait par conséquent de faim. La toile était restée identique comme richesse matérielle, mais en tant que richesse sociale, elle était réduite de moitié. La subordination de l’aspect concret de la production à sa seule dimension temporelle est pour Postone l’« expropriation » fondamentale qui «précède logiquement le type d’expropriation sociale concrète associée à la propriété privée des moyens de production », elle « n’en découle pas fondamentalement » (p. 513).

La totalité capitaliste n’est pas la victoire complète du temps abstrait, mais l’unité contradictoire du temps abstrait et du temps concret. Les progrès de productivité redéfinissent l’heure sociale, qui à son tour redéfinit le niveau de base de la productivité. C’est une course-poursuite, un effet « boule de neige » qui crée à lui seul – même avant le dynamisme introduit par l’opposition des classes – le caractère dynamique et directionnel du capitalisme. Ni le rapport entre l’homme et la nature, ni les rapports sociaux n’ont nécessairement un tel caractère : les sociétés précapitalistes tendaient à se reproduire longtemps à l’identique. En contenant cette dialectique des deux formes temporelles, le capitalisme contient aussi une logique directionnelle qui crée également, au-delà des désastres auxquels elle mène, la possibilité d’en sortir, à la différence des formes sociales précédentes. C’est le dynamisme même du capitalisme qui pousse vers ce dépassement, et non un facteur extérieur ou un acteur qui, comme le prolétariat, est censé faire partie d’une essence atemporelle située hors de la logique capitaliste : « La dialectique des forces productives et des rapports de production […] est donc une dialectique des deux dimensions du capital, et non celle du capital et de forces qui lui seraient extérieures» (p.515)

 

Anselm Jappe enseigne la philosophie. Ce texte est extrait d’une contribution à l’ouvrage collectif  Penser à gauche,figures de la pensée critique, publié par les Éditions Amsterdam (2011)

 

 


[i] http://www.krisis.org/

[ii] http://www.exit-online.org/text1.php?tabelle=transnationales&index=3

[iii] Voir les textes de Kurtz sur le site « Critiques de la valeur » : http://palim-psao.over-blog.fr/