Thomas-chiasson-lebel

Élections Législatives au Venezuela
Le creux de vague se concrétise
Paru d'abord sur le site Alternatives
dimanche 27 décembre 2015
Gauche / Mouvements sociaux

Depuis quelques mois, la thèse de l’épuisement de la vague de gauche en Amérique latine agite la toile. La récente défaite des cha­vistes aux élec­tions légis­la­tives véné­zué­liennes semble confir­mer ce ressac. Ils n’avaient perdu qu’un seul vote de la ving­taine d’élections et de réfé­ren­dums tenus depuis la vic­toire ini­tiale de Chávez en 1998.

Au len­de­main des élec­tions, les prin­ci­paux diri­geants per­dants du cha­viste PSUV (Parti Socialiste unifié du Venezuela) autant que les gagnants de la prin­ci­pale coa­li­tion d’opposition MUD (Table de l’unité démo­cra­tique) célé­braient la démo­cra­tie. En mau­di­ront-ils les résul­tats dans l’année à venir alors que les ten­sions poli­tiques s’installeront au cœur même de l’État, entre le légis­la­tif et l’exécutif ? Car malgré une vic­toire écra­sante de la MUD aux légis­la­tives, l’exécutif est tou­jours dirigé par le suc­ces­seur de Chávez, Nicolas Maduro.

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Vénézuela
Dernière marée rouge pour Chávez
Faut-il craindre le ressac ?

mort-chavezLe 5 mars vers 18h00, aux abords du capi­tole, siège de l’assemblée natio­nale, des ouvriers ter­minent de lisser le ciment des dalles qu’ils viennent de couler au centre de la rue en répa­ra­tion depuis quelques semaines. Le ciment ne peut attendre, tout comme les gens qui s’assemblent déjà sur la place Bolívar pour expri­mer leur peine. La mort de Hugo Chávez à 16h25 vient de leur être annoncé à la télé­vi­sion par le vice pré­sident, Nicolas Maduro. Ils ne sont alors que deux ou trois cen­taines, mais leur nombre ira crois­sant au cours des pro­chaines heures, jusqu’à dépas­ser le mil­lier. Ils arrivent en petits groupes, d’un peu par­tout dans la ville, arbo­rant dra­peaux et photos de leur leader. A 19h30, un groupe de moto­cy­clistes arrive, moteurs péta­ra­dant, par l’Avenida sur. Le bruit inter­rompt le dis­cours qu’un poli­ti­cien du régime pro­nonce depuis le pié­des­tal de la statut de Bolívar, qui est habi­tuel­le­ment gardé libre par deux gardes qui empêchent les gens de s’y asseoir. Mais ce soir, le climat est spé­cial. Des gens de tous âges, hommes et femmes confon­dues, pleurent et s’embrassent. Ils expriment leur pro­fonde tris­tesse face à la perte du Comandante, du Libertador. Ce der­nier titre, le libé­ra­teur, autre­fois réservé à Bolívar, est uti­lisé aujourd’hui pour Chávez.

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